Épinal - Chamonix (Ligue Magnus, 18e journée)

Les Spinaliens reviennent de loin

Il n'aura pas manqué grand-chose aux Spinaliens pour rentabiliser leur dernier déplacement à Rouen (1-2). À vrai dire, seule l'efficacité aura véritablement fait défaut aux Gamyo. Des Vosgiens ayant parfaitement répondu présent dans le sillage d'un Hočevar des grands soirs, qui aura frustré plus d'un attaquant normand.

Mais nMasson clémente nous y trompons pas. Cette septième défaite en huit journées de championnat, toute "encourageante" qu'elle soit, ne garantit pas à l'ICE un bon résultat face aux Chamois. Le CHC, de loin l'adversaire alpin qu'Épinal a le plus souvent rencontré ces sept dernières années, est aussi l'un des plus difficiles à manœuvrer, fort d'un solide portier (Fouquerel, qui brille par sa régularité) et d'excellentes individualités (les Gras, Masson, Tremblay, Beaudry, Hardy et autres Terrier) pour qui la ténacité, la rapidité et la vivacité ne sont assurément pas les dernières des qualités.

Les anciens Dauphins "survivant" au sein des Gamyo, qui virent leur saison s'achever prématurément en février dernier au pied du Mont-Blanc, sont bien placés pour en témoigner. Les autres (ceux qui ont rejoint le navire l'été dernier) gardent quant à eux le souvenir du match aller, dont l'issue fut favorable aux hommes du président Bibollet (2-6). Une défaite ne s'étant dessinée qu'en toute fin de partie... ce qui eût le don d'exacerber la frustration d'un Philippe Bozon ayant vu ses troupes se montrer incapables de concrétiser leur domination !

Ce mal, devenu récurrent ces derniers temps, s'illustre tout particulièrement en supériorité numérique avec un jeu de puissance trop souvent réduit à un enchaînement de passes. Comme si ses protagonistes ne savaient, par moments, plus vraiment quoi faire du palet...

Si l'incertitude planait sur la participation d'un Grégory Beron souffrant d'un dos meurtri, le retour d'Aziz Baazzi (en partie remis de ses soucis de santé), pourrait toutefois permettre au powerplay de retrouver davantage de spontanéité. Reste à voir quel impact aura l'absence d'Anže Kuralt (suspendu pour avoir manifesté son mécontentement de manière un peu trop véhémente à Rouen), qui s'ajoute à celle, toujours préjudiciable, d'un Vojtěch Kloz commotionné la semaine passée. La dimension physique du massif arrière tchèque manquant indéniablement à l'ICE lorsque les débats tendent à se muscler...

Toujours très attendues, les confrontations spinalo-chamoniardes valent souvent leur pesant de rebondissements et de buts. L'Équipe.fr, qui a pour la toute première fois installé ses caméras à Poissompré, ne s'y est donc pas trompé en mettant cette rencontre à l'affiche de la dix-huitième journée. 

Hocevar ChamUn duel entre Chamois et Gamyo qui concernait, en tout début de saison, deux formations du haut de tableau. Une vérité plus totalement d'actualité, même si Chamonix, qui reste sur deux succès acquis à l'arrachée (devant Grenoble et Brest), tient toujours son rang dans les sommets du classement (contrairement aux Lorrains, désormais neuvièmes, qui accusent six points de retard sur les Haut-Savoyards).

Au bord du précipice

En grand besoin de points, les locaux doivent donc l'emporter, sous peine de voir l'écart davantage se creuser. Et s'il est un Spinalien particulièrement motivé à l'idée d'affronter les Chamois, c'est bien Vincent Kara, ailier dynamique et travailleur dont le tempérament de battant s'est forgé au pied du Mont-Blanc. Une combativité qui aura fini par déteindre sur ses coéquipiers, pourtant totalement passés au travers d'un premier tiers largement dominé par des visiteurs apparus autrement plus affûtés.

Soignant leurs placements, les Chamois ont ainsi profité de chaque récupération pour rapidement se projeter vers l'avant en s'appuyant, notamment, sur la vitesse de leurs attaquants. Il faut dire que les "fusées sur patins" ne manquent pas dans les rangs alpins, où sévit Matt Bissonnette, un centre grand format (1,93 m) issu du junior majeur québécois. Un "gros morceau" détonnant parmi tous ces petits gabarits (et encore, il manque Hascoët, blessé). Du capitaine Clément Masson au fougueux Kyle Hardy, l'archétype du défenseur offensif. Sans oublier Michael Beaudry, un centre de métier que Stéphane Gros utilise essentiellement comme ailier (aux côtés de Bissonnette et Tremblay).

MaisBissonnette Matt le danger, en ces premiers instants, vient d'abord d'un vétéran. Laurent Gras, lancé par Clément Colombin, dont l'accélération, parachevée d'un tir excentré (et a priori sans grand danger), manque de surprendre Andrej Hočevar. L'international slovène laisse échapper un très gros rebond que ses défenseurs, bien placés, s'empressent de dégager (02'17"). Un avertissement sans frais pour les Gamyo, encore pris de vitesse sur un puck de dégagement flippé loin devant profitant à Masson, qui remise en retrait sur Beaudry... dont la frappe est cette fois parfaitement détournée (03'13").

Laissant volontiers la possession du palet, les Chamois, bien en place, procèdent par contres, usant de leur vitesse de patinage et d'une certaine rapidité d'exécution. Et s'ils se montrent plutôt solides derrière (en contenant des assauts pour le moins désordonnés), les visiteurs concèdent la première pénalité de la soirée (sur un cinglage de Beaudry, 03'46"). Un premier temps faible qu'ils surmontent sans difficultés, bien aidés il est vrai par les difficultés rencontrées par un powerplay très emprunté. Un jeu de puissance gangréné, il faut bien l'avouer, par les ratés répétés d'un Petrák manquant cruellement de lucidité. Le centre tchèque, que l'on a connu plus clairvoyant, est toujours en délicatesse avec son genou. Est-ce pour cela qu'il multiplie les mauvais choix ?

Toujours est-il que la rondelle circule convenablement en supériorité numérique... mais pas suffisamment rapidement dans les palettes spinaliennes pour créer les décalages escomptés ! Aussi cette pénalité est-elle tuée, sans que le danger soit immédiatement écarté. Ján Plch, bien placé (06'03"), puis Vincent Kara (06'12"), se font doublement menaçants à bout portant.

Hardy KyleRien à voir, toutefois, avec cette remontée parfaitement orchestrée. Kyle Hardy, derrière sa cage, temporise en attendant le changement de ligne avant de lancer, sur le côté gauche, Matthias Terrier. Ce dernier, sitôt la rouge passée, renverse sur Joris Bedin. Une ouverture difficilement réceptionnée par l'ancien Grenoblois qui, totalement excentré, adresse tout de même un lancer repoussé par la botte d'Hočevar... qui voit ce rebond filer entre Petrák et Goulet pour profiter à Terrier (0-1 à 07'30") !

Piégés sur ce contre rondement mené, les Vosgiens subissent dès lors de plus en plus dangereusement. L'emprise chamoniarde s'amplifie au fil des instants, avec une succession de temps forts restée inexploitée par le CHC. Il s'en est pourtant fallu de peu que Bisonnette ne répercute, au fond des filets, l'essai repoussé de Tremblay. Mais c'était sans compter sur la réactivité d'Hočevar, parvenu à fermer son angle droit d'un grand écart bien senti (09'50"). Tout un arrêt du gardien spinalien, pas avare de rebonds mais bien présent devant le filet pour repousser ou détourner les tentatives du jeu de puissance alpin, revenu en piste suite à l'emprisonnement de Petrák (puni pour avoir gardé un palet aérien contre lui, 10'21").

Une pénalité finalement tuée, sans que le puck ne parvienne à être dégagé... ce dont profitent Michael Beaudry et Julien Tremblay ! Le premier nommé manœuvre du revers, dans le sens de la largeur, pour trouver Tremblay, complètement oublié sur la gauche du portier. L'ailier québécois, après avoir contrôlé, fixe le gardien pour glisser la rondelle entre les jambières, dans un angle très fermé (0-2 à 12'32").

Tremblay JulienL'affaire se complique sérieusement pour les Gamyo, d'autant qu'Henric Andersén échappe à la vigilance d'Alain Goulet. Le grand défenseur canadien, qui déçoit par ses largesses défensives et son manque d'attention, voit son instant d'égarement rattrapé par Martin Charpentier, revenu de manière désespérée sur l'ailier suédois (13'57"). Une nouvelle pénalité est donc appelée contre Épinal, qui subit le jeu de puissance alpin en s'en remettant, notamment, à la grande vigilance d'un Moisand bien placé sur la reprise à bout portant d'Andersén (14'21").

Se battant comme des morts de faim sur tous les palets, les hommes de Stéphane Gros voient tous les duels tomber dans leur escarcelle. Leurs hôtes, trop approximatifs, sont eux devenus totalement inoffensifs. Très imprécis, ils tendent de sacrées perches aux Chamois, comme sur ce changement de ligne hasardeux ayant ouvert un véritable boulevard à Beaudry (qui aura préféré remiser sur Tremblay, dont la reprise sera finalement repoussée, 16'12"). Et que dire de cette relance axiale hautement téléphonée, que Moisand destinait à Petrák. Une sortie de zone interceptée par Kyle Hardy, qui lance aussitôt un Laurent Gras butant, à son tour, sur le natif de Ljubljana (17'02").

moisand chamDépassés quand le jeu tend à s'accélérer, les Gamyo bredouillent leur hockey. On peut même dire que les Spinaliens sont totalement à côté de leurs patins en cette fin de premier tiers à sens unique, qu'ils bouclent sur une ultime pénalité. Nicolas Leonelli, en grande difficulté (comme bon nombre de ses coéquipiers), percute Joris Bedin pour se faire sanctionner (17'55")...

Dominés dans tous les compartiments du jeu, les boys du Boz', incapables de se révolter, peuvent s'estimer heureux de ne pas regagner les vestiaires plus lourdement menés.

Mais ne nous y trompons pas. Ce match, Chamonix ne l'a pas encore tué. Loin de là, surtout que Kyle Hardy va se faire pénaliser, sitôt la remise au jeu effectuée (20'06"). Le lutin canadien assiste, impuissant, à la plus belle parade de la soirée. Un arrêt venu d'ailleurs que Fouquerel réalise aux dépens d'un Ograjenšek parvenu à combiner pour s'ouvrir le chemin des filets. L'ailier slovène est passé tout de près de glisser son revers dans un trou de souris, en prenant le portier à contre-pied. Mais la rondelle, insuffisamment levée, est finalement repoussée par le bâton d'un Fouquerel faisant apprécier toute l'étendue de sa réactivité (21'34")...

L'espoir renaît...

Ce n'est vraiment pas passé loin. Cette action démontre néanmoins que les Chamois, s'ils semblent avoir la partie bien en main, ne sont pas l'abri d'un retour spinalien. La mitaine de Fouquerel ne tremble pas sur cette reprise à mi-hauteur de Kara (27'41"). Et faute d'enfoncer le clou, les Alpins voient leur élan freiné par une pénalité sifflée sur un revirement causé par Joris Bedin (28'11"). Une petite erreur lourde de conséquences, car permettant au jeu de puissance vosgien d'arriver (enfin !) à ses fins. Michal Petrák décale Alain Goulet à la pointe, qui voit son one-timer être dévié (côté mitaine) par Ján Plch, bien placé devant le gardien (1-2 à 28'30").

Fouquerel clémentRallumant une flamme vacillante, ce but redonne espoir à toute une patinoire, qui se met à rêver d'une égalisation inespérée. Clément Fouquerel, en expédiant le palet par-dessus la baie vitrée, offre presque aussitôt une nouvelle supériorité aux locaux (28'37"). Des Gamyo menaçants (à l'image de cette reprise de Valier à bout portant, 31e), mais ne parvenant pas à en tirer profit.

Le CHC n'est, lui, pas plus verni dans ses contres, ni même sur cette pénalité infligée à Baazzi (33'58") qu'Andersén, imparablement décalé par Gras, aura pourtant failli abréger (34'20"). Un avantage numérique finalement neutralisé par un carré défensif bien en place, qui aura su limiter les possibilités du powerplay.

Gare, toutefois, à la réaction des Chamois, toujours aussi prompts à contre-attaquer. Il suffit d'un tir raté de Plch en zone offensive pour que Bedin s'empare du palet. Une rondelle envoyée en fond de zone et récupérée par Jérémy Arès, qui remise sur Joris Bedin au premier poteau. Sa déviation heurte la transversale d'Hočevar (33'00") avant qu'Arès ne récidive en exploitant un palet perdu derrière la cage (36'48"). Andrej Hočevar stoppe également (et en deux temps) l'incursion d'un Kyle Hardy parfaitement lancé par Clément Masson (37'04").

Ograjensek se veut dangereuxDes interventions décisives, mais pas aussi salvatrices que celles d'un Clément Fouquerel à nouveau livré à lui-même par une défense totalement débordée sur un petit exploit individuel de Ken Ograjenšek. L'international slovène, parvenu à se faufiler, choisit toutefois de se remettre sur son coup droit, permettant au jeune portier français de garder sa porte fermée (37'39").

Pourtant gêné par des adducteurs récalcitrants, Ograjenšek s'est montré très percutant durant cet acte médian. Il est même l'un des grands artisans du renouveau des Gamyo, toujours menés, mais plus aussi "largués" qu'en début de soirée. Revenus à portée de fusil de Chamonix, les Spinaliens gaspillent toutefois un énième powerplay (né d'une obstruction de Bissonnette sur Ograjenšek lors d'un face-off, 40'28") et frisent la correctionnelle, suite à un palet mal dégagé. La remise d'Ouimet vers Slovák, trop appuyée, revient sur Silvennoinen, qui sert Beaudry. Le top-scoreur canadien du CHC, bien placé, voit le cadre se dérober (44'24")...

Sébastien Payette, en faisant culbuter Vincent Kara, s'attire les foudres de l'ancien Chamois et rejoint, en compagnie du Spinalien, le banc des pénalités (43'35"). Cette situation de quatre-contre-quatre libère des espaces et ouvre des brèches, comme celle dans laquelle s'engouffre Kyle Hardy. Le défenseur offensif, particulièrement d'attaque cette saison, trouve le relais d'un Clément Masson servant Laurent Gras, qui reprend à bout portant (43'49"). Une bonne occasion rapidement suivie d'une énorme opportunité. Kyle Hardy lance Joris Bedin, qui se serait certainement échappé sans l'intervention de Maxime Moisand qui s'est parfaitement jeté au-devant de l'attaquant (45'53").

Le meilleur pour la fin

Arrsilvennoinen rikuive ensuite le premier tournant de cette soirée. Dans la continuité d'une action en première intention conclue par Valier (46'14"), Ograjenšek insiste, entre de nouveau en zone et prépare un lancer. Un tir du poignet totalement raté par le Slovène, qui laisse libre un palet remis, par les patins d'Arès, dans la course d'Hordelalay. L'ancien Rémois se joue de Torfou pour expédier la rondelle côté fermé, hors de portée de Fouquerel (2-2 à 46'32").

Poissompré peut exulter, mais les ardeurs des spectateurs sont bien vite refroidies. Ouimet, jugé coupable d'avoir illicitement déséquilibré Beaudry, écope d'une pénalité loin de s'imposer (47'14"). Une situation permettant à Vincent Kara d'obtenir un break-away (après avoir contré Silvennoinen à la bleue, 48'55"), puis à Laurent Gras, une fois le powerplay ré-installé, de ressortir le puck sur Matt Bissonnette, qui fait parler ses poignets. Son tir s'enfile dans la lucarne opposée après avoir été dévié à mi-hauteur par Clément Masson, idéalement placé devant le gardien spinalien (2-3 à 48'36").

Les Chamois n'auront pas eu le temps de douter. Mais s'ils ont rapidement repris les devants, les partenaires de Clément Masson vont rater l'occasion d'envoyer définitivement les Gamyo par le fond. Une énième fausse note de Petrák (sanctionné pour avoir fait trébucher Masson, 49'06") aurait toutefois pu permettre à Torfou (en situation de pénalité de différée) de couler l'ICE pour de bon. Mais Hočevar, en s'interposant à bout portant, en décide autrement (49'14").

OGRAJENSEK Ken1S'érigeant en muraille infranchissable devant le filet, l'international slovène permet à ses coéquipiers d'espérer. Une faute de Kyle Hardy sur Yannick Offret (50'14"), non sanctionnée, aurait pourtant pu permettre aux Spinaliens d'obtenir une nouvelle supériorité. Mais au lieu de ça, Laurent Gras s'échappe de nouveau, sans pour autant réussir à glisser son revers entre les jambières de l'homme masqué (53'05"). Sébastien Payette, parti de son camp, ne pourra quant à lui finaliser sa belle remontée (57'13"). La faute à ce diable d'Hočevar, vous l'aurez deviné !

Proprement renversant !

Poussés par un public survolté, les Valier, Ograjenšek et autres Hordelalay redoublent d'efforts et d'intensité. Un forcing tout près de rester vain, mais que les Spinaliens parviendront finalement à mener à bien. Maxime Ouimet sonne la charge en se hissant aux avant-postes, histoire de faire vivre le puck en zone offensive. Ce palet file dans le coin, puis revient sur Hordelalay, qui trouve le relais d'un Moisand contournant la cage pour servir Ograjenšek, posté devant le gardien. Le Slovène dévie cette rondelle entre les bottes de Fouquerel, dans une ambiance absolument indescriptible, presque irréelle (3-3 à 59'07") ! Le roseau chamoniard, à force de plier, aura donc fini par céder...

Sans jamais céder au découragement, les Gamyo ont vu leur obstination récompensée. Et comme les mouches ont changé d'âne, ils prennent rapidement le contrôle des opérations en prolongation, poursuivant sur leur lancée en provoquant une pénalité. Les Chamois, au bord de la rupture, éprouvent les pires difficultés à contenir les velléités d'un assaillant très entreprenant. Ken Ograjenšek, fauché par Kyle Hardy (61'38"), aurait même presque pu bénéficier d'un penalty. Une sentence qui sera accordée à Matthieu Le Blond, peu après cette supériorité numérique inexploitée par les hommes de Philippe Bozon. L'attaquant défensif, après avoir bloqué un tir d'Hardy, s'est échappé, illicitement rattrapé par Beaudry (64'32").

PoissLe Blondompré retient son souffle, prêt à exploser. Mais l'ex-Grenoblois, tout combatif et dévoué qu'il soit, n'est pas un buteur de premier choix. Aussi perdra-t-il son duel avec Fouquerel qui, après avoir longuement retardé l'échéance, finira par s'avouer vaincu. Hordelalay récupère le rebond d'un tir non cadré de Moisand avant de manœuvrer derrière la cage, attendant le moment propice pour servir Ograjenšek, qui reprend à bout portant. L'ailier slovène ne laisse aucune chance à Fouquerel... pour le plus grand bonheur de spectateurs ivres de bonheur (4-3 à 65'42").

On ne donnait pas cher de la peau des Gamyo à l'issue d'un premier tiers raté dans les grandes largeurs. Pourtant, ceux-ci sont revenus du diable Vauvert en égalisant dans les tous derniers instants, animés d'une farouche volonté de ne rien lâcher. Le "phénix" spinalien a donc fini par renaître de ses cendres. Mais n'oublions pas que les Chamois se sont mis eux-mêmes en danger en ne parvenant pas à tuer un match qu'ils auraient largement pu remporter...

 

Épinal - Chamonix 4-3 après prolongation (0-2, 1-0, 2-1, 1-0)
Vendredi 2 janvier à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1 469 spectateurs.
Arbitrage de Benjamin Gremion assisté de Jérémy Metais et Anne-Sophie Boniface.
Pénalités : Épinal 16' (8', 2', 8', 0') ; Chamonix 16' (2', 6', 6', 2').
Tirs : Épinal 36 (7, 12, 9, 8) ; Chamonix 36 (16, 8, 12, 0).

Évolution du score :
0-1 à 07'30" : Terrier assisté de Bedin
0-2 à 12'32" : Tremblay assisté de Beaudry
1-2 à 28'30" : Plch assisté de Goulet et Petrák (sup. num.)
2-2 à 46'32" : Hordelalay assisté d'Ograjenšek et Valier
2-3 à 48'36" : Masson assisté de Bissonnette et Gras (sup. num.)
3-3 à 59'06" : Ograjenšek assisté de Moisand et Hordelalay
4-3 à 65'42" : Ograjenšek assisté d'Hordelalay et Moisand

Épinal

Gardien : Andrej Hočevar.

Défenseurs : Gašper Sušanj - Maxime Moisand (+2) ; Maxime Ouimet (C, +1) - Peter Slovák ; Aziz Baazzi [+1, ou Martin Charpentier, -1] - Alain Goulet.

Attaquants : Vincent Kara (+1) - Michal Petrák (-1) - Ján Plch (A, +1) ; Nicolas Leonelli - Matthieu Le Blond - Pierre-Charles Hordelalay (+3) ; Peter Valier (+2) - Yannick Offret (A, -1) - Ken Ograjenšek (+1); Grégory Beron - [Petrák ou Offret] - Anthony Rapenne.

Remplaçants : Pierre Mauffrey (G), Nathan Ganz, Maxime Martin. Absents : Anže Kuralt (suspendu), Vojtěch Kloz (commotion cérébrale).

Chamonix

Gardien : Clément Fouquerel.

Défenseurs : Damien Torfou (-2) - Kyle Hardy (A, -1) ; Sébastien Payette - Clément Colombin (+1) ; Riku Silvennoinen (-1) - Arthur Cocar (+1).

Attaquants : Laurent Gras (A, -1) - Clément Masson (C, -1) - Henric Andersén (-1) ; Julien Tremblay - Matt Bissonnette (-1) - Michael Beaudry ; Joris Bedin (+1) - Matthias Terrier (-1) - Jérémy Arès ; [Gras] - [Masson] - Lou Bodganoff (-1) ; Patxi Biscard [en infériorité numérique].

Remplaçants : Victor Goy (G), Pierrick Magnien. Absents : Arnaud Hascoët, Mathieu Jestin.