Épinal - Dijon (Ligue Magnus, 23e journée)

Un déclic... et une claque !

À eux trois, Steven Cacciotti, Sébastien Gauthier et Ilpo Salmivirta ont compilé pas moins de 89 buts et 236 points (tant en Coupe de la Ligue qu'en championnat) sous le maillot bleu des Dauphins. Leur grand retour à Poissompré, où personne ne les a oubliés, n'est donc pas anodin. Mais ce petit derby entre "amis" ne saurait se résumer à la seule venue des trois anciens vosgiens (qui auraient pu être quatre si l'infortuné Benoît Quessandier ne s'était pas fracturé le poignet à Grenoble, le 28 octobre dernier). Dijonnais et Spinaliens, engagés dans la course au top 8, étant en grand besoin de points...

LSALMIVIRTAes Ducs, tout comme les Gamyo, paraissaient pourtant destinés à jouer le haut du tableau. Mais tous deux se sont éteints à petits feux... allant même jusqu'à ne plus du tout justifier les attentes placées en eux ! Les carences collectives s'étant mêlées aux déceptions individuelles, tant du côté spinalien que dijonnais, où le brio d'Henri-Corentin Buysse devant le filet aura fini par ne plus déteindre sur ses coéquipiers.

Ces contre-performances répétées ont donc fait dégringoler le DHC, qui a toutefois amorcé son redressement en allant s'imposer à Strasbourg (5-2) samedi dernier. Une performance très satisfaisante, aussitôt suivie d'une défaite "encourageante" à Trimolet (1-3), où les hommes de Jarmo Tolvanen n'ont pas démérité face à des Rapaces tutoyant actuellement les sommets. De bon augure avant ce derby très indécis, qui a tout du match à ne pas perdre pour deux clubs s'étant si souvent rencontrés ces dernières années ?

C'est en tout cas privés du seul Benoît Quessandier (Guttierez, qui risquait une suspension après son expulsion de mardi, n'ayant pas été sanctionné) que les Ducs s'en viennent défier des Gamyo au grand complet (avec le retour d'Offret et la présence d'un Kloz jouant avec une grille de protection faciale). Les blueliners Olivier Dame-Malka et Juho Mielonen, absents lors du match aller (qu'Épinal avait remporté sans trembler, 4-1), sont donc cette fois bien présents au sein d'une défense étoffée, l'automne dernier, par l'arrivée du polyvalent Kevin Bergin et le come-back d'Adam Sedlák. Une arrière-garde concédant habituellement beaucoup de lancers... ce dont Buysse semble parfaitement s'accommoder !

Dans uHORDELALAY Dijonne situation similaire l'an passé, Andrej Hočevar est lui bien moins sollicité. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne semble pas vraiment lui réussir comme en témoigne son pourcentage d'arrêts (87,5 %) largement inférieur à celui d'un portier dijonnais (91,7 %) possédant, également, une meilleure moyenne de buts encaissés (3,10 contre 3,46).

Les statistiques plaident donc en faveur d'un Henri-Corentin Buysse sortant rapidement sa panoplie de grand gardien. Valier parvenant à ressortir le palet, puis au bout d'une longue temporisation (qui l'aura vu oublier Le Blond), à trouver Grégory Beron, dont le tir en angle fermé est bien paré du bouclier (00'48"). L'entrée en zone ultra-rapide d'Hordelalay ayant également, pour finalité, un solide arrêt du cerbère dijonnais (02'39").

Partis pied au plancher, les Gamyo ont, comme à leur habitude, rapidement pris possession du palet. Mais dominer, dans le langage "hockeyistique" spinalien, ne veut pas dire gagner... surtout lorsqu'un aussi bon gardien se dresser sur leur chemin !

Buysse, vigilant devant Beron (qui aura tiré sitôt l'engagement remporté, 03'15"), sera toutefois chanceux de voir Ograjenšek, parfaitement mis sur orbite, trop croiser son lancer (04'09") au terme d'une occasion générée par un excellent repli, puis une belle ouverture d'Aziz Baazzi. L'international français, qui doit toujours s'improviser attaquant à plein temps (aux-côtés des deux Slovènes), s'évertuant à apporter sa contribution offensive... sans pour autant oublier ses fondamentaux défensifs !

Peinant à montrer le bout de leur nez, les Bourguignons, attentistes, subissent et se voient pénalisés sur une charge incorrecte du grand (1,98 m) Mathieu Briand. Le jeune ailier saint-pierrais (21 ans) ne portera toutefois pas préjuBUYSSEdice à ses coéquipiers, recroquevillés dans leur zone mais pas plus inquiétés que ça par un powerplay se montrant désespérément avare de lancers, à l'image d'un Ken Ograjenšek hésitant, puis se ravisant au lieu de tirer lorsqu'il en a l'opportunité...

Deux mitaines et un poteau

Il faudra ainsi attendre la septième minute de jeu pour voir les Ducs, inoffensifs, se montrer dangereux. Sébastien Gauthier passant tout près de finaliser une contre-attaque rondement menée en expédiant son tir du poignet sur la base du montant droit (06'59"). Une énorme occasion à laquelle réplique aussitôt Grégory Beron. L'ex-Amiénois, lancé à pleine vitesse, éliminant Sedlák avant d'expédier le palet, du revers, en direction de la lucarne opposée (08'18"). S'ensuite une belle mitaine d'un Henri-Corentin Buysse signant, là, un arrêt de choix...

Loin d'être aussi exposé, Andrej Hočevar doit lui rester concentré. Dijon, qui n'a tiré qu'une seule fois en dix minutes de jeu, finissant par desserrer l'étreinte sous l'impulsion de son trio d'anciens spinaliens. Steven Cacciotti, Ilpo Salmivirta et Sébastien Gauthier étant les seuls "jaunes et bleus" capables d'exploiter les espaces et d'exister aux abords d'une cage à laquelle ils ont difficilement accès. Les défenseurs spinaliens, très solides dans leur zone, ne s'en laissant pas conter, contrairement à leurs homologues dijonnais, qui s'en remettent trop souvent aux prouesses de leur portier. Un Buysse repoussant l'incursion d'Ograjenšek (10'30") avant de frustrer Hordelalay, idéalement servi par un Offret s'étant montré plus rapide que Mielonen pour récupérer le palet (10'58").

N'ayant pas grand-chose à se mettre sous la dent, les Côte d'Oriens se contentent des miettes. Hočevar doit ainsi jouer de la botte devant Gascon (11'17") et compter sur le parfait repli d'un Baazzi enrayant très proprement l'envolée d'un Kevorkian ayant profité d'une mésenteGAUTHIERnte en zone neutre pour s'échapper (12'50"). L'international slovène sortira toutefois le grand jeu devant Romain Guttierez, bien placé devant la cage et tout près de fructifier le rebond né d'un bon travail préparatoire d'Anthony Rech et Martin Gascon (13'21").

L'inquiétude gagne doucement Poissompré, qui sent le vent tourner. Les Ducs, plus mordants, tentant de se faire plus pressants à l'instar d'un Salmivirta ne ménageant pas sa peine dans les coins. L'ailier finlandais, symbole fort des "années Allard", se retroussant les manches pour aller au charbon en usant de son gabarit dans les arrondis. Une présence donnant du fil à retordre à Gašper Sušanj qui, en voulant le bloquer, va le faire trébucher (16'00").

Ni une ni deux, le lourd défenseur slovène est envoyé chauffer le banc des pénalités, d'où il verra ses coéquipiers contrecarrer les plans d'un powerplay peu inspiré, quelques soient les quintets alignés. Avec Salmivirta à la bleue (alors qu'il s'ancrait devant la cage, il y a quelques années, à l'affût d'une déviation ou d'un rebond) et Mielonen à la pointe, derrière un trio Guttierez-Cacciotti-Gauthier ou dans une configuration où Gascon s'associe à Bergin, Rech et Briand pour décaler Dame-Malka, un "canonnier" toujours prêt à dégainer.

Méritoire, mais insuffisant pour prendre la mesure d'un solide box-play parvenant à initier l'une des meilleures occasions de la soirée. Anže Kuralt récupérant la rondelle palet côté droit avant de lancer Ken Ograjenšek dans la profondeur. L'attaquant slovène, sur son revers, cherchant la lucarne opposée... sans la trouver (17'02") ! La faute à Buysse et à sa mitaine "aimantée" attirant décidément tous les palets...

Payant les mauvais choix d'un Peter Valier insuffisamment clairvoyant, les Gamyo ne se montrent plus aussi menaçants qu'il le faudrait. L'application défensive rattrape toutefois ce manque d'impact offensif, à l'image de Kloz et Moisand, bien présents pour couper le centre de Cacciotti destiné à décaler Salmivirta (19'14").

Hočevar superstar !

Tout reste donc à faire à l'issue d'un premier tierKLOZ Dijons ayant vu Buysse s'ériger en muraille infranchissable devant le filet. Un état de grâce qu'Andrej Hočevar s'apprête à partager. Les Ducs, plus mordants au retour des vestiaires, faisant retomber les Gamyo dans leurs travers. Un débordement de Gauthier, suivi d'un bon centre en retrait que Cacciotti, pourtant bien placé, va peiner à réceptionner (21e), étant l'acte fondateur du premier véritable temps fort dijonnais. Hočevar est néanmoins sur toutes les trajectoires. Même sur ce lointain lancer voilé d'Adam Sedlák, qu'il n'avait pourtant pas vu arriver (22'00").

Les hommes de Philippe Bozon, gênés par l'échec-avant bourguignon, ne font donc plus rien de bon. Ils frisent même la correctionnelle sur un one timer non cadré d'Ilpo Salmivirta (22'55"), bien décalé par Kevin Bergin lors d'une action abrégée par l'emprisonnement d'un Vojtěch Kloz sanctionné pour un faire trébucher (23'01"). Une bonne occasion pour Dijon, qui ressort l'artillerie lourde. Ou plutôt sa "Grosse Bertha", un "bombardier" nommé Olivier Dame-Malka (un "gros bras" que Martin Gascon cherchera prioritairement à décaler durant ce powerplay). Le solide arrière québécois fera, par deux fois, parler son surpuissant lancer, mais un seul sera cadré (23'29"), bien bloqué par un Hočevar des grands soirs. Un gardien des plus inspirés, qui assure autant qu'il rassure devant le filet, entre arrêts et parades de haute volée. Comme sur cette reprise tendue d'Ilpo Salmivirta sur laquelle il se détend parfaitement... en captant ce tir bas de la plus belle mitaine qui soit (25'56").

De magistral, le gardien d'Épinal sera ensuite chanceux devant Kevorkian, qui va inexplicablement rater la cible à portant (25'55") ! Tout étant parti d'un lointain dégagement d'Ouimet que Briand, sur son côté gauche, s'est avéré le plus prompt à récupérer. L'ex-Gapençais, arrivé en bout de course, ayant transmis en fond de glace à Mulle, qui aura aussitôt remisé sur l'emblématique attaquant dijonnais. Une action aussitôt suivie d'une échappée d'un Peter Valier parti chercher le "cinquième trou"... sans le trouver (26'20") ! Buysse, bien sur ses appuis, ayant gardé sa porte fermée...

Punis d'unHOCEVAR Cacciotti surnombre dans la foulée (26'27"), les Gamyo subissent ensuite les foudres d'un powerplay manquant, plus d'une fois, de briser le statu-quo. Un bel enchaînement de passes en première intention débouchant sur centre de Gauthier repris par un Guttierez très bien placé (28'12"). Mais c'était sans compter sur la vista d'un Andrej Hočevar repoussant ce lancer avant d'y aller d'un grand écart endiguant le tir dévié d'Alexandre Mulle (28'49"). Tout un arrêt d'un portier spinalien répondant parfaitement présent, même au plus fort de l'adversité.

Dans tous les bons coups, Anže Kuralt et Ken Ograjenšek prennent, pour leur part, un malin plaisir à mettre la défense adverse sans dessus-dessous. Un deux-contre-un vient même à se dessiner, impulsé par un Kuralt décalant parfaitement Ograjenšek. Le coup de rein du Slovène, aux prises avec Dame-Malka, fait la différence et pousse à la faute le Franco-canadien (29'54"), totalement dépassé sur cette accélération. Une pénalité permettant au jeu de puissance spinalien d'assiéger cette cage si bien gardée par Henri-Corentin Buysse, qui repousse notamment le tir en pivot d'un Vincent Kara totalement démarqué (31'14").

Des Slovènes très en veine !

Si l'intensité est au rendez-vous, les buts se font attendre à Poissompré, où les deux portiers volent décidément la vedette aux attaquants. Mais tout va subitement basculer : Thomas Roussel brisant sa crosse en déclenchant son lancer, ce qui va permettre à Ken Ograjenšek de s'emparer du palet, puis de se hisser aux avant-postes. Anže Kuralt, qui a bien suivi côté gauche, profitant du décalage en reprenant instantanément son centre plongeant pour expédier la rondelle entre les jambières d'un gardien en mouvement (1-0 à 34'38").

Les deux compères avaient donc la clé pour forcer le "verrou" dijonnais. Mais rien n'est encore fait dans ce derby très indécis, qui devient haché KURALT Dijonpar les pénalités. Bergin (34'49"), Ograjenšek (35'37") et Kevorkian (36'11") étant successivement appelés à siéger dans les geôles de Poissompré.

Et à ce petit jeu, ce sont les Gamyo qui tirer les marrons du feu. Beron, en one timer, chauffant la mitaine de Buysse (36'46") avant que Petrák ne se joue habilement de son vis-à-vis pour centrer dans le paquet. Une passe d'abord contrée par Gascon, mais qui revient sur un Kuralt s'essayant d'un tir en hauteur difficilement capté par l'homme masqué (37'22"). Kevin Bergin (38'07") puis Thomas Roussel, en stoppant illicitement l'irrésistible avancée d'un Ken Ograjenšek ayant passé toute la défense en revue (39'51"), compliquant les affaires d'un DHC revenant, des vestiaires, en double infériorité. Mais pas pour très longtemps. Les sept dernières secondes de la première pénalité s'égrenant très rapidement...

Roussel, lui, ne va pas s'éterniser au cachot. Vincent Kara, après avoir tenté une déviation devant la cage, décalant Anže Kuralt au cercle gauche. L'ailier slovène (qui a visiblement décidé de ne plus tergiverser) trouvant la lucarne opposée d'un imparable tir croisé faisant poteau rentrant... pour le plus grand bonheur de Poissompré (2-0 à 40'53") !

L'écart est creusé. Reste à voir si les Ducs, au bord de la rupture, pourront recoller. Ils tentent bien de refaire surface, mais rien n'y fait. Même sur cette longue relance de Kevin Bergin relayée par Romain Guttierez vers Martin Gascon, qui va libérer Anthony Rech. L'ex-Rouennais se présentant seul face au gardien... sans parvenir à le déjouer (43'50") !

Andrej Hočevar est alors au sommet de son art, ce qui est loin d'être le cas du massif Kevin Bergin. Le QuébécCACCIOTTIois, posté en entrée de zone, ratant piteusement son lancer balayé. Un raté laissant la rondelle à la disposition d'un Vincent Kara ne se faisant pas prier pour s'échapper. L'ailier né et formé à Chamonix va toutefois rater sa finition et trop enlever son palet (45'58"), imité peu après par un Anže Kuralt parti côté gauche avant de repiquer vers la cage en effaçant, au passage, Quentin Mahier. L'international slovène croisant trop son lancer (47'40")...

À trente secondes près...

Pas encore à l'abri d'un retour dijonnais, les Gamyo redoublent de vigilance derrière. Et il vaut mieux car les Bourguignons sont loin d'être résignés. Anthony Rech sonne même la charge en remontant toute la glace, s'appuyant sur Gascon pour mieux contourner la cage. Un effort permettant au capitaine dijonnais d'hériter d'une bonne possibilité... mais le Canadien rate la cible à bout portant (50'41") ! Baazzi, lui, ne va pas manquer d'allumer Buysse, d'un tir sur réception démasquant proprement l'ancien gardien du Mont-Blanc (51'58").

Même s'ils laissent les Ducs faire le plus clair du jeu, les boys du Boz' se montrent les plus dangereux. Mais sans un Hočevar aussi inspiré, les Vosgiens auraient sûrement craqué. La preuve sur cette reprise d'Olivier Dame-Malka filant tout droit dans la mitaine de l'international slovène (54'10"), assurément pas étranger au bon déroulement de cette soirée. Les minutes, qui défilent, rapprochent d'ailleurs l'intéressé d'un blanchissage mérité. Dijon, à court de munitions, ne trouvant pas la solution malgré tous les efforts des Cacciotti, Salmivirta et consorts...

Est-on en train d'assister au premier jeu blanc d'un gardien spinalien dans cette nouvelle patinoire de Poissompré ? Andrej Hočevar semble en tout cas bien parti pour réitérer sa performance du 1er novembre dernier, à savoir signer son deuxième blanchissage de la saison (après celui ramené de Lyon). Mais s'il s'emploie à garder sa cage inviolée, l'ancien gardien de Ljubljana, Jesenice, Pontebba, Kiev et Angers finira par s'incliner. Un but de raccroc issu d'un tir lointain de Juho Mielonen dévié par Ilpo Salmivirta, puis par l'inévitable Steven Cacciotti (2-1 à 59'30"). Un vrai but... à la Cacciotti !

L'ancien capitaine italo-canadien deKURALT 1s Dauphins, toujours aussi opportuniste, a donc réduit à néant ces espoirs de jeu blanc. Une relative déception effacée par l'ultime réalisation (3-1 à 59'59") d'un Peter Valier attendant le dernier moment pour marquer dans une cage vidée de son occupant (malgré l'opposition d'Olivier Dame-Malka)...

Embellie durable ou éclaircie de courte durée ?

Qualifiant officiellement l'IC Épinal pour les phases finales, cette victoire (la deuxième d'affilée après celle décrochée, mardi, face à de pâles lyonnais) ne souffrant d'aucune contestation laisse à penser qu'un renouveau des Gamyo est en train de s'opérer. Qu'on se le dise : les "orange et noir" reprennent des couleurs...

Plus dure, en revanche, est la rechute côté dijonnais après cette septième défaite en dix journées éloignant inexorablement les Ducs d'un huitième rang désormais occupé par des Lorrains auteurs d'un match plein... mais devant assurément une fière chandelle à leur gardien ! Andrej Hočevar, tant décrié pour son irrégularité, a en effet sorti son meilleur match depuis trois mois. Rapide dans ses déplacements, le Slovène aura fait les arrêts qu'il faut pour se conjuguer au presque parfait. Tout aussi décisif, Anže Kuralt revient en pleine lumière après n'avoir été que l'ombre de lui-même cette saison. L'ailier slovène, qui enfilait les buts comme des perles l'an passé, redeviendrait-il ce finisseur tant redouté ? Son deuxième doublé de la semaine semble en tout cas le confirmer...

Réactions d'après-match (dans Vosges Matin) :

Philippe Bozon (entraîneur d'Épinal) : " Dans ce genre de match très tactique, le premier but était hyper important et on a eu la réussite de le mettre. C'était une clé importante comme le powerplay en début de troisième tiers-temps où il fallait marquer. Je pensais que l'on pourrait mettre un peu plus de pression mais la physionomie du match a montré très vite que cela serait une grosse bataille. On a dû être vigilant et rabâcher qu'il ne fallait pas leur donner de contres."

Vincent Kara (attaquant d'Épinal) : " Cela fait du bien de gagner ce match. On a été très bon défensivement et c'est ce qui nous manquait ces derniers temps. Dijon a été très agressif et on ne s'est pas laissé faire. Le coach nous avait bien remonté les bretelles pour ne pas perdre des palets alors que Dijon n'attendait que ça. "

Steven Cacciotti (attaquant de Dijon) : " On savait que cela allait être un match très intense et très physique et cela a été le cas. Les pénalités de fin de deuxième période ont coupé notre rythme. On a essayé de revenir mais Épinal a vraiment très bien défendu et à la fin on n'avait plus de jus."

Épinal - Dijon 3-1 (0-0, 1-0, 2-1)
Vendredi 23 janvier à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1 500 spectateurs.
Arbitrage de Jimmy Bergamelli et Alexandre Hauchart assistés de Matthieu Loos et Yann Furet.
Pénalités : Épinal 8' (2', 6', 0') ; Dijon 12' (2', 10', 0').
Tirs : Épinal 36 (11, 12, 13) ; Dijon 23 (7, 9, 7).

Évolution du score :
1-0 à 34'38" : Kuralt assisté d'Ograjenšek
2-0 à 40'53" : Kuralt assisté de Petrák et Kara (sup. num.)
2-1 à 59'30" : Cacciotti assisté de Salmivirta et Mielonen
3-1 à 59'59" : Valier assisté de Kara et Le Blond (cage vide)

Épinal

Gardien : Andrej Hočevar.

Défenseurs : Maxime Moisand (+1) - Vojtěch Kloz (+1) ; Maxime Ouimet (C, -1) - Peter Slovák ; Alain Goulet (+1) - Gašper Sušanj (+1).

Attaquants : Vincent Kara (+2) - Matthieu Le Blond (+1) - Peter Valier (+1) ; Grégory Beron - Michal Petrák (+1) - Ján Plch (A, +1) ; Aziz Baazzi (-1) - Ken Ograjenšek - Anže Kuralt (+1) ; Nicolas Leonelli - Yannick Offret (A, sorti en cours de première période, côte cassée) - Pierre-Charles Hordelalay.

Remplaçants : Pierre Mauffrey (G), Martin Charpentier, Maxime Martin. Absents : Anthony Rapenne (choix du coach), Nathan Ganz (choix du coach).

Dijon

Gardien : Henri-Corentin Buysse (sorti de sa cage de 58'48 à 59'30", puis de 59'38 à 59'59").

Défenseurs : Olivier Dame-Malka (-1) - Kevin Bergin (-2) ; Thomas Roussel - Juho Mielonen ; Quentin Mahier - Adam Sedlák.

Attaquants : Ilpo Salmivirta (A) - Sébastien Gauthier (-1) - Steven Cacciotti (A, -1) ; Anthony Rech (-1) - Martin Gascon (C, -1) - Romain Guttierez (-1) ; Mathieu Briand (-1) - Aram Kevorkian - Alexandre Mulle.

Remplaçants : Juliàn Barrier (G), Arthur Montenoise, Mathis Chiappino, Bastien Lardière. Absent : Benoît Quessandier (fracture du poignet).