Amiens – Rouen (finale de la Coupe de France)

Le derby des plaines se délocalise dans le grand sud. Bercy en travaux, c'est un autre Palais Omnisport qui accueille la finale de la coupe de France : Marseille. Une première pour la cité phocéenne et sa très belle arène de 5000 places.

vainqueurs

Si Amiens-Rouen est un classique de la ligue Magnus, cette finale est inédite. Rouen a certes remporté quatre fois la coupe et perdu quatre fois en finale. Mais Amiens n'avait jamais été à pareille fête, n'atteignant les demi-finales qu'à trois reprises.

Amiens vise donc un premier titre depuis le championnat 2004, avec un effectif plutôt jeune, basé sur ses pépites championnes U18 et U22 ces dernières années. Rouen aligne pour sa part son armada habituelle et compte sur la meilleure attaque de la ligue Magnus, même privée de Marc-André Thinel, blessé à l'épaule. Jonathan Janil, tout juste papa, tient bien sa place, arrivé le matin même.

Les Dragons rugissent d'entrée

L'ambiance est surchauffée : les deux camps bénéficient de l'appui de nombreux supporters qui ont fait le long déplacement en Provence. Après une Marseillaise a capella, Luc Tardif et son homologue allemand donnent le coup d'envoi devant environ 3500 spectateurs.

02 entree joueursEt les mises en échec pleuvent d'entrée ! Rouen prend possession du palet et les contacts se multiplient, Amiens cherchant à répondre physiquement. Un premier lancer dangereux de Coulombe est dévié hors cadre. Vander Veeken impose son physique, mais concède deux minutes pour faire trébucher dans un contact appuyé (01'20"). O'Keefe ne tarde pas à devoir s'interposer, captant de la mitaine un tir puissant de Charland à la bleue. Puis, Desrosiers, superbement servi au cercle opposé, se heurte au portier adverse. Le palet reste dans la crosse de Desrosiers, qui slalome, change de côté. Il trouve Charland, qui dissèque la défense et trouve... Desrosiers, oublié au poteau opposé (1-0 à 02'36"). Un jeu de passe brillant pour des Dragons déterminés, portés par le meilleur marqueur de la ligue Magnus - et quatre des cinq meilleurs pointeurs !

La première incursion amiénoise expédie Antonin Manavian sur le banc à son tour, pour retenir (04'13"). Nicola Riopel sort un premier arrêt et sa défense fait le ménage, se dégageant assez facilement. Les Gothiques, en fin de supériorité, s'offrent un bon mouvement à une touche de palet. La volée croisée au cercle de Van der Veeken manque de puissance et ne surprend pas Riopel, pour la meilleure chance picarde. Rouen retrouve Manavian et repart à l'assaut. Desrosiers, intenable, s'infiltre dans la défense et se heurte à O'Keefe. L'action a débuté par une lourde charge amiénoise, qui n'échappe pas aux officiels. Romain Bault laisse son équipe à un de moins (7'21").

03 contactDesrosiers se promène encore et multiplie les passes, Janil s'imposant dans le slot pour gêner O'Keefe, solide sur un tir de Coulombe. En fin d'infériorité, Vander Veeken remonte le palet et son tir rasant menace Riopel. Amiens reste en attaque et intercepte un mauvais dégagement, permettant à Kazarine de trouver encore une fois la mitaine du gardien normand. Sur l'engagement, les Dragons débordent encore. Coburn est au duel et intervient de manière illicite (09'54"). Le jeu de puissance s'installe et, grâce à des passes bien ajustées, libère Manavian dans l'enclave. Le grand défenseur joue presque comme un pivot mais son tir file hors cadre. La domination rouennaise continue. Janil trouve Fabien Colotti. Le junior ne compte qu'un seul but en Magnus cette saison, mais il trouve cette fois-ci la faille face à O'Keefe (2-0 à 12'00").

Les Gothiques ne lâchent rien, à l'image de Bastien. Mais Rouen est à son meilleur. Koudys teste encore le gardien picard après avoir effacé son défenseur, et les passes s'enchaînent. La vitesse en attaque gêne beaucoup les arrières amiénois. À la colère de leurs supporters, une attaque de Lampérier envoie Romain Bault en prison, pour la quatrième pénalité en un quart d'heure (16'15"). Le jeu de puissance de Rouen reste fluide mais muet pour le coup. La vitesse de jeu est impressionnante. Encore un bon jeu de passe dans la neutre et Leveillé déborde à gauche. Son tir en hauteur gêne O'Keefe et Saint-André saute sur le rebond... mitaine du gardien ! Un arrêt spectaculaire pour tenir son équipe dans le match, juste avant la pause.

Rouen déroule

Amiens s'est montré bien nerveux en début de partie. La jeunesse de l'équipe doit réagir, mais commence par concéder deux occasions aux Dragons. O'Keefe parvient à contrôler avec difficulté deux déviations devant lui. Puis, une interception de Lampérier crée un deux-contre-un. Colotti tente de retrouver son coéquipier, qui, gêné, ne parvient pas à reprendre. Les Gothiques tentent d'aller vers l'avant, mais chaque contre rouennais met la défense au supplice. Sur l'un d'entre eux, Julien Desrosiers déborde à droite et, avec une patience incroyable, le numéro 42 nettoie la lucarne côté mitaine (3-0 à 23'35").

Julien DesrosiersLe favori tient son rang et lève un peu le pied, continuant tout de même à se montrer dangereux. Charland, puis Desrosiers, manquent de précision. L'attaque explosive des Dragons déroule. Le quatrième but ne tarde pas. Le défenseur Danny Groulx trompe O'Keefe sur un service de Guenette, d'un tir puissant en lucarne entre les deux cercles (4-0 à 26'27").

Barry Smith pose immédiatement son temps mort. Cela donne un petit effet, avec quelques présences plus percutantes en attaque. Cependant, cela reste brouillon. Les passes manquent de justesse et les rares tirs d'audace.

À toute vitesse, Rouen maîtrise. Coulombe déborde sur la gauche et tente un tour de cage, sorti par O'Keefe. Le gardien gagne ensuite un duel devant Leveillé, de l'épaule. La meilleure chance amiénoise revient à Bélanger, oublié près du but. Il lève bien son palet et Riopel s'impose. Les Picards bénéficient d'un jeu de puissance après une faute de Lampérier (35'21"). La défense normande contrôle et dégage facilement. Amiens tente d'enchaîner au retour à cinq contre cinq. Kevin Bruijsten part à l'attaque et concède une faute pour crosse haute (38'04"). Le jeu de puissance rouennais est d'un autre calibre. Groulx, Manavian, Leveillé testent O'Keefe, qui doit faire preuve d'agilité sur certaines déviations. Il sauve aussi un bon tir de Desrosiers avant d'être percuté par son défenseur, sans dommage heureusement

Desrosiers continue à mener le jeu. En feu ce soir, l'international fait étalage de sa vision du jeu et de sa qualité de passe. Il trouve un trou de souris vers Maxime Lacroix, qui dévie au fond (5-0 à 39'44"). À la dernière seconde, les Gothiques obtiennent leur meilleure occasion mais Fauchon ne parvient pas à reprendre un tir repoussé, malgré une cage ouverte, gêné par un défenseur. Patrick Coulombe et Marc Belanger reçoivent tous les deux une pénalité à la sirène. Après deux tiers, la messe semble dite.

Amiens réagit enfin

Les Gothiques n'ont plus rien à perdre et parassent libérés. Ils entament bien le tiers, sous l'impulsion de David Bastien. Relayé par Bourgeois, il pousse Danny Groulx à la faute. Cette fois-ci, le jeu de puissance fonctionne. Vander Veeken est servi au cercle droit et sa volée puissante finit en lucarne (5-1 à 41'47"). Un retour improbable ? Pas sûr, Lacroix frôlant le sixième but, trop juste pour la passe devant le but de son coéquipier. Mais il y a de la vie en Picardie...

La pression a changé de camp et les Gothiques insistent. Le gros travail de Bruijsten derrière la cage libère VanderVeeken pour un tir puissant dans l'axe. Bruijsten exploite le rebond en angle fermé (5-2 à 46'34"). Les erreurs s'accumulent dans le camp des Dragons. Janil se fait voler le palet derrière son but et Kazarine ressort, pour marquer en tour de cage. L'attaquant met ses supporters debout (5-3 à 49'18"). Les Picards sont déchaînés et Ari Salo a bien senti ledébut de panique de ses hommes. Il pose son temps mort pour recadrer ses troupes.

Amiens joue enfin dans ce troisième tiers, après deux périodes en spectateur. Les Normands deviennent fébriles. Cunningham concède deux minutes pour retard de jeu et l'équipe spéciale des Gothiques s'installe (50'52"). Riopel se fait bouger et sauve son camp à trois reprises consécutives, sous les coups de butoir de Vander Veeken et de ses attaquants au rebond. Couché sur la glace, il est protégé par sa défense alors que les esprits s'échauffent un peu. Le 5-4 était tout proche...

Rouen verrouille la fin de pénalité, avant d'obtenir un contre où Desrosiers, servi par Charland, lance hors cadre. Il reste cinq minutes et Amiens donne tout. Bruijsten sur mise au jeu, Belanger dans l'axe... Les Gothiques sont sur tous les palets. Leveillé intercepte à sa bleue et démarre à droite, repique vers la cage. Il est accroché et Dusseau laisse son équipe à quatre (56'49"). Champagne s'essaie au contre et son tir croisé ras glace file juste à côté du poteau. Deuxième chance en contre pour Bruijsten, qui brise sa crosse au moment du tir. Belanger encaisse dans la foulée une solide charge, qui le laisse un peu sonné. Il revient se faire justice lui même et les officiels ne pardonnent pas : méconduite et une vingtaine de secondes de cinq contre trois (58'28"). À peine de retour à quatre, Amiens est à nouveau puni. Champagne sort pour une charge avec la crosse (59'09").

05 feteUne fin de match hachée par les coups de sifflets. Gannon relayé par Vander Veeken d'un côté, Lacroix de l'autre... les deux gardiens restent solides. Sur le dernier arrêt d'O'Keefe, la frustration explose. Coburn et Lacroix se chauffent et tombent les gants à onze secondes de la fin du match.

Rouen remporte donc sa cinquième coupe de France, assez logiquement. Entrés dans le match tambour battant, les Dragons n'ont pas tremblé pendant quarante minutes, efficaces, prévis, rapides. Amiens n'est entré dans sa finale que lorsque le score était déjà fleuve. La remontée fut belle mais bien trop tardive. Les Gothiques avaient sans doute les armes pour mieux faire, mais cela viendra avec l'expérience...

Désigné meilleur joueur du match : Julien Desrosiers (Rouen)

Réactions d'après-match (recueillies par Josselin Giret)

Antonin Manavian (défenseur de Rouen) : « Ça fait du bien. On a mieux démarré que contre Grenoble, en finale de coupe de la Ligue. On a moins bien fini, aussi... On a joué les premières 40 minutes à fond. Le score l'a prouvé. On s'est un peu laissé aller dans la dernière période. On s'est fait un peu peur. Amiens a mis plus d'intensité sur la fin. On devait bien jouer pendant 60 minutes. On a très bien joué pendant 40 minutes. On a quand même la médaille. Ce qui compte, c'est la victoire. Peu importe la manière. »

François-Pierre Guénette (attaquant et capitaine de Rouen) : « On est sorti avec beaucoup de volonté. On était un peu resté sur notre fin après Méribel et la finale de la Coupe de la Ligue. Au troisième tiers, ils nous ont mis beaucoup de pression. On voulait continuer à proposer le même hockey. Mais on s'est compliqué la vie avec des pénalités, deux ou trois palets perdus. On a commencé à paniquer un peu. C'est normal aussi d'avoir la tête ailleurs quand on mène 5-0. Malgré cela, on a bien géré les 10 dernières minutes. On avait aussi fait la différence lors des deux premières périodes. C'est bon pour la confiance. Il nous reste trois matchs de championnat, un peu de temps pour se préparer pour les play-offs. Vaut mieux sortir d'ici avec le trophée que repartir découragé pour la suite. »

Guy Fournier (manager de Rouen) : « On sait qu'on a des qualités offensives. Mais la grosse différence, c'est quand on fait l'effort de concentration et l'effort défensif. C'est ce que l'on su réaliser dans les deux premiers tiers. On a levé un peu le pied au niveau de la concentration dans le troisième. On s'est mis en difficulté. Mais on a tenu jusqu'au bout. Les gars avaient en mémoire qu'on était passé à travers notre début de match en coupe de la Ligue. Ils avaient à cœur de répondre présents d'entrée. La fin de match ? Pour mon système nerveux, cela aurait été mieux de rester à 5-0... Mais Amiens a marqué un beau but sur le power-play. Après, il y a un but un peu scramble. On fait une erreur sur le troisième. On les a remis dans le match. C'est toujours agréable de gagner. On ne va pas faire la fine bouche. C'était une belle finale. Les joueurs la méritent. Mais la coupe de France, ce n'est pas l'objectif ultime. C'est une étape importante. »

Maxime Lacroix (attaquant de Rouen) : « On savait qu'Amiens était motivé. Mais on a attaqué fort. On a joué simplement. On a mis le palet au fond, fait travailler leurs défenseurs pour les forcer à prendre des prisons. Marquer en début de match nous a fait du bien. Après, on a trop reculé. Ça a joué contre nous. On a un peu paniqué, je n'ai pas aimé. C'était chaud, Amiens a bien travaillé pour revenir, mais avec notre avance, on était en sécurité. On est contents de notre début de match, moins de la fin. On voulait rester concentrés, continuer l'échec avant, les obliger à commettre des erreurs. Mais on y est moins parvenus. On a été aussi assez intelligents pour calmer le jeu en fin de match. Dès fois, ce n'est pas facile de gérer une avance de cinq buts. On donne du temps, de l'espace et c'est là que les bons joueurs sont dangereux. Amiens ne s'est pas découragé. Il faut les féliciter pour ça. C'était certain qu'ils n'allaient pas abandonner. Ils ont joué simple, ils ont marqué sur des rebonds et en avantage numérique. On a manqué de confiance et de concentration. »

DesrosiersJulien Desrosiers (attaquant de Rouen, désigné meilleur joueur de la finale) : « On s'était dit qu'il était important de prendre un bon départ, de commencer fort, de provoquer quelques pénalités en début de match. On a profité de nos occasions et on a pris les devants assez rapidement. Amiens a changé sa façon de jouer en fin de match. Ils ont pressé à deux. On n'était pas vraiment prêts à ça. Ils en ont profité. On a fini par réagir, heureusement. J'ai joué beaucoup de finales de coupe de France, mais ce n'est que la deuxième que je gagne. J'essaye du coup de savourer ce moment. On avait plus l'expérience de ce genre de rendez-vous qu'eux. Ça a joué. En début de match, ils ont peut-être eu un peu mal à gérer leurs émotions. Ils prennent des pénalités et on ne demandait pas mieux. On a fait notre match, c'est juste dommage que l'on ait eu une période un peu creuse au troisième tiers. »

Ari Salo (entraîneur de Rouen) : « On a fait deux premiers tiers vraiment bons. On s'est un peu relâché à la fin, mais c'est humain quand on mène 5-0. L'essentiel, c'est le titre. Bien sûr, j'étais inquiet. Ça peut aller très vite au hockey. Mais marquer 5 buts en un tiers, ça reste compliqué. Je dois dire bravo à Amiens pour cette attitude. Ils n'ont rien lâché. Mais on mérite notre victoire. Maintenant, il y a encore une saison régulière à finir avec des rencontres importantes. Il peut se passer encore beaucoup de choses. On va fêter un peu cette coupe de France et préparer notre match contre Angers. Ça efface un peu la défaite de Méribel où on n'avait pas été assez combattif en début de match. »

Kevin Dusseau (défenseur d'Amiens) : « On a pris trop de pénalités en début de match. On a encaissé tout de suite deux buts en power-play. On a eu des difficultés à rentrer dans la partie. On a fait une belle remontée au troisième tiers, mais c'était trop tard. Il aurait fallu se réveiller et montrer un autre visage plus tôt. Pendant la dernière pause, on s'est dit qu'on ne devait avoir aucun regret. Qu'il fallait tout donner jusqu'à la fin. On ne sait jamais ce qu'il peut se passer dans une finale. On l'a bien vu. On a marqué trois fois assez rapidement. Après, on a eu une supériorité numérique. Si on marque, on est en bonne posture pour revenir à 5-5. Maintenant, il faut se servir de ça pour avancer, pour grandir. On a une équipe qui est jeune. La saison n'est pas finie. Il reste les play-offs. »

Olivier Duclos (entraîneur adjoint d'Amiens) : « On n'arrive pas trop à expliquer notre mauvaise entame de match. On avait travaillé là-dessus. On avait insisté sur le fait qu'il fallait rentrer dedans tout de suite, dès les premières minutes. Malheureusement, c'est là où on perd. Les joueurs étaient sûrement un peu impressionnés, un peu fébriles. On a la plus jeune équipe du championnat avec 22 ans de moyenne d'âge. Pour nous, quoi qu'il arrive, la saison est déjà pratiquement réussie. On va essayer de passer un tour en play-offs de Magnus. Mais on n'était plus allé en finale depuis longtemps. Cette année, on a tout reconstruit de A à Z avec 70 % de nouveaux joueurs. Être là, c'est déjà une réussite. Avant le dernier tiers, on a dit au groupe qu'il fallait se libérer. Et que si on marquait un but, on pourrait peut-être en mettre un deuxième, puis un troisième, un quatrième. Ça a failli arriver. On leur a pratiquement fait comprendre que le match était perdu. Qu'il fallait juste se faire plaisir et jouer pour les supporters. On y a cru. La clé, c'est ce power-play à 5-3. On a deux ou trois énormes occasions, un shoot avec des rebonds. Si le palet est au fond, ça change tout. Il reste 5-6 minutes à jouer derrière. Mitch O'Keefe nous permet de rester dans la partie en fin de premier tiers. On estime quand même qu'il prend deux mauvais buts en lucarne dans le deuxième. Mais depuis le début de l'année, il nous aide énormément. Il a des hauts et des bas, comme tous les gardiens. Mais c'est une bonne recrue. J'espère qu'il va nous aider pour les play-offs. »

Éric Ropert (directeur général de la Fédération française de hockey sur glace) : « On est content de cette finale. Le contexte était compliqué : Rouen-Amiens à Marseille, c'est forcément un challenge de remplir une salle. La patinoire n'était pas pleine, mais on a eu une très belle ambiance. Tout ça doit aider le développement du hockey à Marseille, où il y a un vrai potentiel. On était venu la saison dernière avec l'équipe de France pour affronter l'Italie et la Russie. Cette année, c'était la coupe de France. On a fait une campagne de publicité dans le métro, sur les bus. Le club de Marseille se développe bien aussi. Samedi, il y avait plus de 2 000 personnes à leur match. On y a amené nos invités. Cette ville a aussi un très bel outil aussi avec cette patinoire de 5 000 places. C'est la plus grande en France. C'est un sport qui peut plaire aux Marseillais, aux gens du Sud. Pour nous, les prochains événements, ce sont les France - Danemark de début avril à Courchevel et Megève. On aura ensuite le championnat du monde féminin seniors à Rouen du 12 au 19 avril. Puis le dernier week-end d'avril, on recevra la Suisse à Grenoble et à Lyon. On continue de travailler fortement avec sur la Ligue Magnus. On a un projet marketing qui se met en place. On a un accord avec tous les clubs : on va charter les maillots, les patinoires, les glaces. Le rond central va être mis à la disposition de la Fédération pour chercher des partenaires nationaux. Le projet va dériver aussi sur la billetterie. On espère que la Ligue Magnus et l'ensemble du hockey français bénéficieront des Mondiaux de 2017. »

 

Rouen - Amiens 5-3 (2-0, 3-0, 0-3)
Dimanche 25 janvier 2015, 14h. Palais omnisport de Marseille Grand Est, 3517 spectateurs.
Arbitrage de Savice Favre et Jérémy Rauline assistés de Pierre Dehaen et Gwilherm Margry.
Tirs : Rouen 28 (14, 9, 5), Amiens 25 (7, 5, 13)
Pénalités : Rouen 22' (2', 4', 6'+10'), Amiens 44' (8', 4', 12'+10'+10')

Récapitulatif du score
1-0 à 02'36" : Desrosiers assisté de Charland et Coulombe (sup. num.)
2-0 à 12'00" : Colotti assisté de Janil et Groulx
3-0 à 23'35" : Desrosiers assisté de Janil et Coulombe
4-0 à 26'27" : Groulx assisté de Guenette et Lampérier
5-0 à 39'44" : Lacroix assisté de Desrosiers (sup. num.)
5-1 à 41'47" : Vander Veeken assisté de Stuart et Stockton (sup. num.)
5-2 à 46'34" : Bruijsten assisté de Vander Veelen et Belanger
5-3 à 49'18" : Kazarine assisté de Bruijsten

 

Amiens

Attaquants
Shayne Stockton - Joël Champagne - David Bastien
Kevin Bruijsten - Marc Belanger - Fabien Kazarine
Devin Gannon - Julien Guillaume - Quentin Fauchon
Axel Rioux - Romain Carpentier - Marius Serer
Rémi Thomas

Défenseurs
Greg Coburn - Kevin Dusseau
Jamie Vander Veeken - Fabien Bourgeois
Romain Bault - Shawn Stuart
Nicolas Leclerc

Gardien : Mitch O’Keefe

Remplaçant : Guillaume Duquenne (G).

Rouen

Attaquants
Julien Desrosiers - Maxime Lacroix - Francis Charland
Loïc Lampérier - François-Pierre Guenette - Fabien Colotti
Johan Saint-André - Daultan Leveillé - Daniel Koudys
Valentin Jacques - Loup Benoît

Défenseurs
Jonathan Janil - Danny Groulx
Antonin Manavian - Patrick Coulombe
Wesley Cunningham - Raphaël Faure

Gardien : Nicola Riopel

Remplaçants ; Fabrice Lhenry (G), Léo Guillemain, Aurélien Dorey, Alexandre Lubin

 

po marseille

Photos Nicolas Leborgne