Épinal - Strasbourg (Ligue Magnus play-offs, 1er tour, match 1)

Entre vieilles connaissances...

Cela fait maintenant quatre ans que l'odeur enivrante des séries ne s'était plus mêlée au doux parfum de ce derby. Quatre ans, déjà, que les Hiadlovský, Marcos et autres Cibuľa réalisaient l'exploit de se hisser jusqu'en finale du championnat, sur la lancée d'un premier tour remporté aux dépens de leurs chers "voisins" vosgiens.

Mais cette fois, rien ne dit que la magie des play-offs opérera du côté strasbourgeois, où Daniel Bourdages, après avoir longtemps compté ses blessés, peut désormais compter sur un groupe affichant complet. Le retour de Preston Shupe mardi dernier (contre Angers) permet même à l'Étoile noire de pouvoir tourner à quatre lignes et d'aborder relativement sereinement cette première manche disputée dans l'ambiance surchauffée de Poissompré.HOCEVAR BRUNETEAU

Daniel Bourdages, l'emblématique tacticien canadien (arrivé il y a vingt-cinq ans maintenant dans le Bas-Rhin), aurait bien évidemment préféré débuter à domicile plutôt qu'en terrain aussi hostile. Mais en s'imposant une nouvelle fois chez le leader grenoblois (5-4 a.p.), les Spinaliens ont arraché l'avantage de la glace et ainsi terminé en beauté une saison régulière pourtant teintée d'irrégularité.

Décidément toujours là où ne les attends pas, les Gamyo ont donc su se faire pardonner de leur faux-pas brestois (qui leur avait valu de regagner les vestiaires sous les huées de Poissompré). Mais difficile de s'enflammer ou de verser dans l'optimisme béat après cette victoire à Pôle Sud, toute méritante et prestigieuse qu'elle soit. Les partenaires de Vincent Kara, capables du meilleur comme du pire, nous ont trop souvent habitués à souffler le chaud et le froid...

Ces hauts et ces bas, qui firent tant débat ces derniers mois, seraient en tout cas bien vite oubliés s'ils parvenaient à franchir l'écueil strasbourgeois. Un obstacle n'ayant rien d'insurmontable pour des Spinaliens apparus longtemps "souverains" dans ce derby (qu'ils ont remporté neuf fois consécutivement, du 5 janvier 2013 au 11 octobre 2014) et n'ayant cette fois pas à subir la "concurrence" des Jeux olympiques de Sotchi (qui, l'an passé, les avaient privés d'Anže Kuralt et surtout d'Andrej Hočevar pour les deux premiers matchs des play-offs contre Chamonix).

L'IC Épinal n'aborde pourtant pas ces phases finales dans sa configuration optimale. Après quinze jours de repos forcé, Anže Kuralt (en proie à des problèmes d'oreille interne) n'est toujours pas en mesure de jouer, contrairement à Yannick Offret, qui fait fi d'une côte toujours endolorie pour revenir au sein d'un contingent vosgien devant impérativement se mettre à la hauteur de l'événement. Les grands joueurs répondant toujours présent dans les moments importants, il y a en effet fort à parier qu'un élément de la trempe de Ján Pardavý, véritable talent à l'épreuve du temps, saura se montrer rayonnant. Mais l'Étoile noire, souvent fidèle à sa réputation d'équipe difficile à manœuvrer, ne dépend pas tant du rendement de son fringant vétéran (43 ans) que de celui d'un Vladimír Hiadlovský pouvant tout à fait s'ériger en muraille infranchissable devant le filet.

VLADÉpinal était prêt pour la bataille

Un Hiadlovský des grands soirs est donc le meilleur des atouts pour l'Étoile noire. Mais loin de s'en remettre aux seuls prouesses de leur gardien, les Alsaciens peuvent également compter sur une organisation bien rôdée. Aussi laissent-ils l'initiative du jeu aux Spinaliens, s'attelant essentiellement à contenir les premiers assauts de Gamyo, que l'on sent animés des meilleures intentions. Ne lésinant ni sur le patinage, ni sur l'échec-avant, les hommes de Nicolas Martin (Philippe Bozon purgeant son second match de suspension) prennent en effet le contrôle des opérations et n'hésitent pas à presser très haut, achevant de rendre totalement inoffensifs des visiteurs subissant de plus en plus dangereusement.

Cette intensité, cette envie de bien faire doublée d'une rage de vaincre retrouvée, suffit à provoquer la première pénalité. Un faire trébucher d'Anthony Gonçalves (02'45") permettant, à un powerplay spinalien revu et corrigé (avec Petrák à la pointe, au côté de Goulet), de faire parler sa spontanéité. Un one timer de Goulet (02'55"), quelque peu écrasé, manque de surprendre un Hiadlovský parant du bouclier le slap de Petrák (03'07")... avant de stopper, on ne sait comment, l'essai de Valier à bout portant (03'59") !

Il s'en est pourtant fallu de peu qu'Anthony Gonçalves, en sortie de prison, ne profite d'une longue ouverture d'Élie Marcos pour s'échapper (5e). Mais l'attaquant de poche issu du centre de formation rouennais n'aura pu s'emparer du palet. Dommage pour l'Étoile noire, qui aurait pu réaliser le coup parfait (en marquant contre le cours du jeu) mais se retrouve bien vite submergée. Pas avares de lancers, les Spinaliens ne ratent pas une occasion de tirer mais Hiadlovský fait bonne garde devant le filet en repoussant quantité de frappes lointaines ou excentrées (signées Beron, Goulet ou encore Le Blond).

OUIUMET StrasbourgEmpêchant toujours l'Étoile noire de se projeter vers l'avant, les Gamyo accentuent leur emprise sur ce derby, sans pour autant se procurer d'énormes d'occasions. Gašper Sušanj, en crochetant Tarik Chipaux en zone offensive (12'19"), va même soumettre ses coéquipiers aux vélléités d'un jeu de puissance impulsé par Ján Pardavý. L'ex-international slovaque, authentique maître à jouer, distille les bons palets sans jamais rechigner à lancer, comme sur ce décalage de Goldberg lui permettant de tirer sur réception. Un one timer bien repoussé par Andrej Hočevar (12'22"), ensuite ciblé par les frappes lointaines de Ken Peroff (13'37" et 13'47") et cette tentative de Ján Cibuľa bien bloquée par un défenseur spinalien (ce qui permettra d'écarter le danger, 13'57").

Ce dégagement est d'ailleurs mis à profit par Nicolas Leonelli, qui poursuit son effort en allant presser le porteur du palet derrière sa cage. L'ailier suisse, déterminé comme jamais, parvient à s'emparer du puck pour servir un Matthieu Le Blond ayant bien suivi l'action. L'attaquant défensif, bien placé, verra toutefois son lancer bloqué (14'15") par l'un des maîtres en la matière (l'arrière américain Matt Bruneteau)...

Arrive ensuite l'un des premiers tournants de la soirée. Un temps fort spinalien voit Ján Plch, posté ligne de fond, remiser sur Grégory Beron. L'ex-Amiénois, connu pour avoir la gâchette facile, ne se fait pas prier pour tirer et adresse un lancer qu'Hiadlovský croit bloquer. Mais le gardien alsacien laisse en fait échapper le palet, générant un rebond que Ján Plch, en embuscade sur sa gauche, s'avère être le plus prompt à exploiter (1-0 à 15'19")...

La riposte strasbourgeoise ne se fait pas attendre. Une tentative de Ben Danford, contrée dans la zone de vérité, revenant sur Ján Pardavý, qui frappe à bout portant (15'51"). Mais Hočevar, sur la trajectoire, parvient à garder sa cage inviolée. Dans la foulée, une longue ouverture de Vincent Kara se verra freinée, mais pas suffisamment pour empêcher Peter Valier de s'échapper. S'ensuit un tir à mi-hauteur bien bloqué, cette fois, sous le bras gauche d'Hiadlovský (16'02"). Un arrêt d'autant plus important qu'il débouche sur une mise au jeu en zone offensive. Face-off remporté par Élie Marcos, qui sert aussitôt un Sébastien Trudeau "tricotant" dans le haut de l'enclave pour s'ouvrir une fenêtre de tir. L'ailier québécois expédie un lancer puissant, mais non cadré, dont le rebond profite à Ben Danford, qui parvient à égaliser dans un angle très fermé (1-1 à 16'51").

GONCALVESTout est à refaire pour les Gamyo. Mais Michal Petrák, en se faisant accrocher par Valentin Michel (17'50") va, sans le savoir, ôter une belle épine du pied de ses coéquipiers.

Dans un premier temps pourtant, la faute n'a pas été sifflée, ce qui permet à Tarik Chipaux d'entrevoir la possibilité de s'échapper. Les référés vont toutefois finir par intervenir, octroyant une nouvelle supériorité que Maxime Moisand, parfaitement décalé par Aziz Baazzi, se fera un plaisir d'abréger. Le défenseur né et formé à Grenoble, excentré sur le côté gauche, tire sur réception pour nettoyer le haut du filet (2-1 à 18'51")... dans l'ambiance indescriptible que vous imaginez !

Les Spinaliens ont le match en main...

Ce n'est assurément pas volé, surtout qu'Épinal, largement dominateur dans le jeu et au chapitre des lancers (18 tirs à 5 à l'issue du premier acte), dégage une belle impression de solidité. D'excellentes dispositions rapidement confirmées au retour des vestiaires, par une troisième réalisation signée Peter Valier. Un but devant beaucoup à la pugnacité d'un Vincent Kara parvenant à conserver le palet sur le côté pour mieux libérer Peter Valier. L'ex-ailier dijonnais, nullement inquiété, coupe au premier poteau pour glisser la rondelle sous la jambière du portier (3-1 à 20'43)...

Ce moment de relâchement, chèrement payé, va permettre aux Gamyo d'asseoir leur domination au prix d'une intensité partagée par l'ensemble des attaquants spinaliens, qui patinent à l'unisson et travaillent d'arrache-pied pour garder le contrôle du palet. Un abatage leur permettant de s'établir durablement en zone offensive, histoire d'asphyxier des Strasbourgeois n'y arrivant décidément pas.

PARDAVY playoffsÉprouvant les pires difficultés à remonter proprement le palet, l'Étoile noire (qui se perd en passes imprécises et autres contrôles ratés) va pourtant voir l'étreinte progressivement se desserrer. Les Spinaliens relâchent progressivement la pression, sans pour autant baisser leur garde. Une brèche s'ouvre ainsi côté gauche, permettant à Sébastien Trudeau de s'y engouffrer. Mais s'il parvient à repiquer vers la cage, l'ailier canadien ne pourra qu'aller s'empaler sur le gardien (30'21"), bousculé par un Ken Ograjenšek se retrouvant aussitôt sanctionné. La pénalité ravive la flamme d'un powerplay s'appuyant encore et toujours sur la vista et le métier d'un Pardavý qui loupe pourtant une cage grande ouverte... en ratant totalement son tir sur réception (31'40") !

Anthony Rapenne, qui croque dans ce derby à pleines dents, voit lui sa frappe tendue s'échouer sur la base du montant (34'01"), au cœur d'un deuxième tiers toujours aussi bien maîtrisé par des Gamyo laissant venir sans être réellement inquiétés. L'incapacité de Strasbourg à élever son niveau de jeu ne leur fait courir aucun danger. Un surnombre alsacien (36'47") va d'ailleurs faciliter la tâche des Vosgiens, qui n'en feront toutefois rien malgré cette reprise de Moisand (bien bloquée par l'inévitable Bruneteau, 37'06") et ce déboulé rageur de Petrák (38'11").

... mais gare au réveil de l'Étoile noire !

On voit alors mal comment Strasbourg, en balbutiant de la sorte son hockey, pourrait refaire surface dans ce derby malgré l'incessante activité d'un Sébastien Trudeau ne ménageant assurément pas sa peine. Le remuant Québécois, à force d'obstination, parvenant à combiner avec Élie Marcos... sans réussir à marquer (39'39") ! Mais voilà, les Alsaciens vont bénéficier d'une succession de pénalités leur permettant de se montrer menaçants. L'Américain Ben Danford, connu pour ses qualités de bombardier, fait ainsi apprécier la qualité de son lancer (41'10"), imité par un Ján Cibuľa voyant lui-aussi sa reprise détournée (41'34").

CIBULA Jan 2C'est le début d'une période d'intense activité pour Andrej Hočevar, à la parade devant Ján Cibuľa (43'55") et de nouveau soumis à un véritable feu nourri à cause d'une pénalité malvenue de Grégory Beron (puni d'avoir poussé Burgert alors que le jeu était arrêté, 44'07"). Le gardien slovène repousse la tentative de Danford sur sa gauche, non sans bloquer du bras l'angle de tir prisé par un Shupe bien placé (45'24").

Et que dire de cette magistrale intervention sur un parfait décalage de Cibuľa suivie d'une reprise à bout portant de Danford, sur laquelle Hočevar se détend parfaitement (46'03"). Autant d'arrêts déterminants... par la suite reproduits suite à cette pénalité provoquée par ce diable de Pardavý (47'14") !

Alain Goulet, coupable d'un cinglage sur la tentative d'infiltration du vétéran slovaque, voit du banc d'infamie Andrej Hočevar essuyer sans trembler une nouvelle pluie de lancers. Notamment ce one timer de Jake Goldberg, qu'il dévie du bout de la crosse (47'30") avant de repousser une nouvelle tentative du défenseur américain (48'01"). Et pendant que les supporters spinaliens, moqueurs, tentent de faire sortir l'irascible Vladimír Hiadlovský de ses gonds, Gašper Sušanj se voit pénalisé d'une obstruction (48'38").

Cette faute double, pour trente-sept secondes, l'avantage numérique d'un powerplay alsacien n'arrivant toujours pas à ses fins. Goldberg tente d'attraper le cadre (49'52") avant que Peroff (49'09"), puis Cibuľa (50'50"), ne trouvent la mitaine d'un Hočevar décidé à ne rien laisser passer. Tout aurait pourtant pu basculer sur ce shoot de Jake Goldberg (consécutif à une belle montée de Bougé) frappant le montant droit d'un gardien spinalien resté pantois (50'43")...

Les pénalités sont donc finalement tuées mais l'orage, qui a fait rage devant la cage, n'est pas encore terminé. L'Étoile noire, bien qu'incapable de marquer en supériorité, se fait plus pressante que jamais. Les "casques jaunes" passent la surmultipliée et jettent leurs dernières forces dans cette bataille. Mais le roseau spinalien, s'il plie, ne rompt pas et résiste à la furia des Strasbourgeois. Jouant le tout pour le tout, Bourdages prend un temps mort et fait sortir son gardien (57'28") pour intensifier le forcing alsacien. Et à force d'insister, ses troupes finissent par y arriver. Sébastien Trudeau jaillit au rebond né d'un tir excentré de Ján Pardavý pour redonner espoir à l'Étoile noire (3-2 à 58'20").

HOCEVAR Strasbourg POMais il est trop tard, surtout que Peter Valier, dans la foulée, profite d'un palet malencontreusement "oublié" par Vladimír Hiadlovský (58'43"). Mais le gardien slovaque n'est pas le seul à avoir cru bloquer le lancer d'Ouimet puisqu'un coup de sifflet prématuré aura stoppé le jeu juste avant que l'ex-Rouennais ne fasse trembler les filets. Ce quatrième but spinalien est donc refusé, à la grande colère de supporters faisant manifestant bruyamment leur mécontentement... avant de pousser un grand soupir de soulagement ! Matthieu Le Blond profite d'un dégagement (contré par un juge de ligne) pour expédier la rondelle dans une cage vidée de son occupant (4-2 à 59'14").

Daniel Bourdages aura beau gesticuler sur son banc, cette ultime réalisation ne sera pas invalidée. Voilà qui scelle définitivement l'issue d'une première manche logiquement remportée par des Gamyo plus consistants. Des Spinaliens apparus très solides durant les deux premiers tiers temps, mais qui ont franchement souffert dans leurs en fin de partie. Poussés dans leurs derniers retranchements, ils furent toutefois à bout de bras par un Hočevar de gala.

Place maintenant au deuxième acte d'un derby s'annonçant aussi disputé qu'indécis...

Réactions d'après-match (dans les Dernières Nouvelles d'Alsace).

Daniel Bourdages (entraîneur de Strasbourg) : "On a eu du mal à mettre de l'intensité en début de match, on n'était pas bon avec la rondelle. Sur le troisième tiers-temps, c'était mieux, mais il faut qu'on soit meilleur en powerplay".

 

Épinal - Strasbourg 4-2 (2-1, 1-0, 1-1)
Mardi 17 février à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1 500 spectateurs.
Arbitrage d'Alexandre Hauchart et Jimmy Bergamelli, assisté de Thomas Caillot et David Courgeon.
Pénalités : Épinal 12' (2', 4', 6') ; Strasbourg 6' (4', 2', 0').
Tirs : Épinal 31 (18, 7, 6) ; Strasbourg 22 (5, 4, 13).

Évolution du score :
1-0 à 15'29" : Plch assisté de Beron et Petrák
1-1 à 16'51" : Danford assisté de Trudeau et Marcos
2-1 à 18'51" : Moisand assisté de Baazzi et Hordelalay (sup. num.)
3-1 à 20'43" : Valier assisté de Kara et Kloz
3-2 à 58'20" : Trudeau assisté de Pardavý et Marcos
4-2 à 59'14" : Le Blond assisté d'Ouimet (cage vide)

Épinal

Attaquants :
Vincent Kara (+2) - Matthieu Le Blond (+2) - Peter Valier (+2)
Grégory Beron (+1) - Michal Petrák (+1) - Ján Plch (A, +1)
Ken Ograjenšek (-1) - Aziz Baazzi (-1) - Nicolas Leonelli (-1)
Anthony Rapenne (-1) - Yannick Offret (A, -1) - Pierre-Charles Hordelalay (-1)

Défenseurs :
Vojtěch Kloz (-1 ) - Maxime Moisand (-1)
Martin Charpentier (+1) - Maxime Ouimet (C, +2)
Gašper Sušanj - Alain Goulet (+1)
Peter Slovák

Gardien :
Andrej Hočevar

Remplaçants : Pierre Mauffrey (G), Maxime Martin. Absents : Anže Kuralt (oreille interne), Nathan Ganz (choix de l'entraîneur).

Strasbourg

Attaquants :
Ján Pardavý (A) - Élie Marcos (C) - Sébastien Trudeau
Ján Cibuľa (A) - Preston Shupe - Julien Burgert
Anthony Gonçalves (-1) - Tarik Chipaux - Valentin Michel
Jordy Anglés (-1) - Peter Bourgaut (-1) - Julien Baeumlin

Défenseurs :
Matt Bruneteau - Ben Danford (-1)
David Stříž (-1) - Ken Peroff
Pierre Bougé - Jake Goldberg

Gardien :
Vladimír Hiadlovský (sorti de sa cage de 57'28" à 58'20", puis de 59'06" à 60'00")

Remplaçants : Gilles Beck (G), Pierrick Hoehé.