Épinal - Angers (Ligue Magnus, demi-finale, match 3)

Incroyable... mais vrai !

L'appétit venant en mangeant, les Spinaliens se voyaient bien poursuivre sur la lancée de leur exploit rouennais. Mais en s'attaquant aux Ducs d'Angers, les Gamyo savaient qu'il leur faudrait à nouveau se conjuguer au presque parfait pour se défaire d'un adversaire réputé pour sa solidité défensive. Et atteignant le dernier carré... pour la huitième année d'affilée !

Cette régularité au plus haut niveau français (qui tarde à se voir couronnée d'un premier titre de champion) faisait d'Angers le logique favori de cette série. Une demi-finale rappelant forcément celle d'il y a deux ans, perdue (3 à 1) par des Dauphins ayant su mener la vie dure aux Angevins. Les coéquipiers de Stéphane Gervais s'étaient imposés d'entrée (5-3) avant de s'incliner d'un rien le lendemain (2-3 a.p.), craquant seulement lors des deux dernières manches disputées à Poissompré... visiblement arrivés tout au bout de leurs possibilités !

KLOZ AUBINForts d'une grande confiance emmagasinée au tour précédent (et d'un statut d'outsider leur allant comme un gant), les hommes de Philippe Bozon avaient donc de bonnes raisons d'espérer, surtout qu'ils sont déjà venus à bout des "hiboux" à trois reprises cette saison (dont deux fois au Haras). Mais c'est bien doublement menés que les Spinaliens sont revenus d'Angers, faute d'être parvenus à mettre les Ducs en danger. Blanchis mardi (0-2) et dominés le lendemain (1-4) par une formation bien en place sur sa petite glace, qui n'a failli à sa réputation devant son excellent gardien, l'expérimenté Jean-Sébastien Aubin...

Malgré toute leur bonne volonté, les Vosgiens n'ont donc pas trouvé la solution au "casse-tête" angevin, ni même trouvé le moyen d'inquiéter Aubin. L'un des trois ex-NHLers (avec Lefebvre et Bisaillon) recrutés l'été dernier par le président Juret, qui n'en attendait pas moins d'un portier aussi solidement référencé. Un vétéran de 37 ans qui traîna bottes et mitaine aux quatre coins du continent nord-américain avant d'exercer ses talents outre-Rhin, puis d'intégrer le gratin des gardiens opérant dans le championnat transalpin.

Mais s'ils sont actuellement confrontés à ce qu'il se fait de mieux devant les filets français, les Spinaliens n'en restent pas moins confiants en leurs possibilités. Surtout ici, à Poissompré, sur cette grande glace autrement plus favorable à l'expression de leurs qualités. L'ICE regorge d'éléments capables de rapidement se projeter vers l'avant. D'attaquants plus rapides et techniques que véritablement physiques, à l'image d'un Peter Valier explosif à souhait ou d'un Ken Ograjenšek d'autant plus combatif qu'il souffre toujours du poignet.

LEFEBVRE Epinal POC'est dans une ambiance digne des plus grandes soirées de Poissompré, nourrie par la ferveur de plus de mille spectateurs entassés dans tous les recoins d'une patinoire pleine à craquer (aux gradins tapissés d'orange), que Spinaliens et Angevins ouvrent les hostilités. Une rude bataille tournant rapidement au défi physique, comme sur cette grosse charge de Gaborit aux dépens d'un Baazzi redevenu défenseur à plein temps. Les débats tendent donc à se muscler, pour le grand bonheur d'un Guillaume Lefebvre se plaisant à jouer les "autos tamponneuses" (en bon "enforcer" qu'il est).

Mais emmenés par un Maxime Ouimet décidé à ne pas se laisser intimider, les Gamyo ne vont pas se démonter, se montrant tout aussi présents physiquement. Et de plus en plus entreprenants. Un engagement de tous les instants tout près de s'avérer payant sur une relance dans l'axe mal assurée par Tifu et récupérée par un Valier lançant aussitôt Kara dans le dos de la défense. L'ancien Chamois, parfaitement servi, repique vers la cage sans arriver à ses fins. La faute à Jean-Sébastien Aubin (01'17")...

S'évertuant à ne laisser aucune marge de manœuvre aux Angevins, les Gamyo parviennent donc à exploiter des espaces qu'ils n'avaient pas sur la petite glace du Haras. Mais les hommes de Réal Paiement, forcément méfiants, restent bien regroupés en zone neutre dans un système de trappe favorisant (dans un premier temps) les récupérations. Et donc les occasions, comme cette incursion de Cody Campbell (bien endiguée par Hočevar, 04'08") ou cette percée de Johan Skinnars, parvenu à se frayer un chemin au milieu de trois Spinaliens (04'25"). L'ailier suédois s'est excentré pour expédier une frappe bien détournée par l'homme masqué.

Les boys du Boz' finiront toutefois par s'en accommoder, misant sur leur rapidité pour passer par les côtés. Grégory Beron jouant les "passe-murailles" pour entrer en zone et adresser un tir lointain, finalement contré (05'45").

CAMPBELLLa menace se précise même sur ce temps fort débouchant sur une tentative contrée d'Ouimet qui revient sur Valier, très bien placé, qui verra le cadre se dérober (07'11"). Vincent Kara (07'25") puis Alain Goulet (07'35") maintiennent le gardien sous pression avant que Michal Petrák ne s'engouffre par la droite pour prendre un lancer difficilement maîtrisé par le portier des Ducs d'Angers (08'27"). Jean-Sébastien Aubin finit par céder sur tir lointain... et aussi excentré qu'anodin de Gašper Sušanj (1-0 à 08'49") ! Le Slovène, en entrée de zone, récupère un palet ressorti par Rapenne (arrivé le premier sur un palet dégagé par Baazzi) pour adresser un shoot filant au ras du montant... sans avoir été dévié (ce que le gardien canadien, pris à contre-pied, avait visiblement anticipé) !

On le sentait venir, ce premier but spinalien, qui concrétise une entame plutôt réussie. Aussi les Gamyo prennent-ils l'entier contrôle des opérations, restant aussi solides derrière que présents devant. Mais rien n'est encore joué dans cette partie, surtout qu'Angers peut compter sur un Cody Campbell plus remuant que jamais. Le Canadien, plein de vivacité, parvient à s'immiscer en zone offensive, puis à trouver Busto en haut de l'enclave, d'une subtile "passe-abandon". Une inspiration permettant à l'Italo-canadien d'y aller d'un tir croisé qu'Hočevar repoussera de la botte... quasiment en grand-écart (13'04") ! Un arrêt suivi d'une intervention salvatrice de Martin Charpentier (bien présent pour bloquer le lancer d'Andrej Mrena, bien servi par un Yannick Tifu venant de récupérer le palet, 16'24") et d'une double parade à bout portant, d'abord sur un tir en coin de Gaborit... puis sur le rebond (de Walls) qui a suivi (17'40") !

En pleine réussite

Mais le pire est à venir pour les joueurs du Maine-et-Loire. Sébastien Bisaillon, sous la pression de Nicolas Leonelli, précipite un dégagement que Michal Petrák intercepte du gant, plein axe, à hauteur de la ligne bleue. Un raté ouvrant un véritable boulevard au centre tchèque, qui s'en ira marquer avec une dextérité qu'on ne lui connaissait plus. Petrák feinte parfaitement Aubin en l'attirant d'abord sur la droite... pour mieux glisser la rondelle entre la jambière et le poteau gauche (2-0 à 18'33") !

PETRAK Angers PoBaignant dans une douce euphorie, Poissompré se réjouit ensuite de la première pénalité de la soirée (écopée par un Guillaume Lefebvre ne faisant assurément pas dans la dentelle, 18'47"). Mais comme trop souvent cette saison, le jeu de puissance, bien installé, ne fera que tourner en rond. Les Petrák, Plch, Goulet, Ograjenšek et autres Beron font toujours la passe de trop, rechignant à prendre leur chance malgré de bonnes situations.

Autant d'hésitations permettant aux Angevins d'écarter le danger. Et même de contre-attaquer, comme sur ce déboulé côté gauche de Campbell, suivi d'une passe imprécise, mais tout de même exploitée par un Busto parvenant à tirer en pivot. Une tentative contrée qui engendre un contre rondement mené. Anže Kuralt lance Ján Plch dans la profondeur, à quelques centièmes du buzzer, vers une échappée illicitemment enrayée par un retour désespéré. Celui de Lahesalu, sanctionné d'un tir de pénalité qu'Aubin réussit à stopper. Plch, arrivé très vite face au gardien, l'a feinté sur la gauche pour mieux terminer du revers (20'00")...

Au retour des vestiaires, quelques passes mal ajustées (et autant de contrôles hasardeux) auront raison de ce qu'il restait de temps aux Spinaliens en supériorité. Autant d'approximations qui permettent non seulement aux Angevins de tuer cette pénalité, mais aussi de ré-enclencher la marche avant. Sébastien Bisaillon profite d'un palet envoyé derrière sa cage (et d'un changement de ligne) pour lancer Tim Crowder dans la profondeur. Une lointaine relance, très précise, file directement dans la palette du Canadien, qui finalise son échappée en embarquant Hočevar sur la gauche, sans pour autant parvenir à marquer du revers. La jambière d'Hočevar garde la porte fermée (21'53")...

TIFU Epinal POMais l'international slovène n'est pas au bout de ses peines. Ses coéquipiers, qui subissent de plus en plus dangereusement, éprouvent à présent les pires difficultés à contenir ces assauts répétés. Cody Campbell, décidément très remuant, pousse d'ailleurs le gardien spinalien à jouer du bouclier (sur l'une de ces entrées en zone dont il a le secret, 22'46"). Et c'est bien d'un tir lointain qu'arrivera l'égalisation d'Angers. Michael Busto, après avoir récupéré le palet à la bleue, renverse à l'extrême droite sur Yannick Tifu. L'ancien capitaine des Reading Royals (ECHL) envoie la rondelle en direction du filet... sans s'imaginer que son lointain lancer (un brin flottant... et vraisemblablement destiné à être dévié) s'enfilera dans la lucarne gauche d'un Hočevar n'ayant pas eu la mitaine suffisamment réactive (2-1 à 23'23") !

Petit coup de froid sur Poissompré, vite réchauffée par ce pressing très appuyé d'un Guillaume Lefebvre n'ayant rien fait pour éviter Andrej Hočevar, sorti derrière sa cage pour contrôler le palet. Un "crime" qu'Ouimet, très remonté, ne laisse naturellement pas impuni. Le capitaine spinalien tombe les gants pour en découdre avec son compatriote dans une "mise aux poings" plutôt musclée, valant aux deux belligérants d'être simultanément envoyés chauffer le banc des pénalités (26'23").

Une péripétie dans cette partie qui voit les opportunités se succéder. D'un bon une-deux Plch-Kloz (27'05") à cette tentative de Braden Walls parée du bouclier (27'55"), sans oublier cette frappe excentrée de Goulet relâchée par la mitaine d'Aubin au profit d'un Valier s'avérant incapable d'en profiter (28'10"). Et que dire de cette énorme occasion d'Anže Kuralt, née d'une accélération d'un Grégory Beron parvenu à contourner la cage et à servir le Slovène dans le slot (en dépit d'un cinglage), qui verra son revers anticipé par un Bisaillon s'empressant d'éloigner le danger (29'25").

CROSNIERC'est là qu'un nouvel incident éclate, juste devant le banc angevin. Tifu déséquilibre Petrák, qui subit ensuite les outrages d'un Crosnier s'acharnant sur lui avant de se "dégonfler" devant l'état d'énervement du Tchèque, prêt à le prendre à partie (29'42"). Une étincelle mettant le feu aux poudres, avec un début d'échauffourée débouchant sur une distribution de pénalités. Tifu, Crosnier et Petrak s'en vont expier leurs péchés.

L'avantage numérique d'Épinal est rapidement doublé : Braden Walls, en pressant Aziz Baazzi pour récupérer le palet, finit par faire trébucher l'international français (30'22"). Et il ne faudra pas longtemps à ce dernier pour trouver le chemin des filets en déviant, de près (et peut-être du patin), la "passe" d'un Kuralt ayant visiblement raté son tir du poignet (3-1 à 30'43").

L'affaire se complique sérieusement pour les Angevins, qui doivent encore tuer la pénalité de Walls. Plus facile à dire qu'à faire, même si Aubin parvient à garder les bottes bien fermées sur les slaps de Moisand (31'06") et Beron (32'09"). Le gardien canadien ne pourra en revanche rien sur cette frappe d'Alain Goulet, déviée dans le slot en direction d'un Matthieu Le Blond rôdant aux abords du poteau gauche. L'attaquant défensif, en embuscade, profite d'une cage grande ouverte pour inscrire le quatrième but spinalien de la soirée (4-1 à 32'24"). Dans l'ambiance indescriptible que vous imaginez...

Épinal n'a pas fait de détail !

HOCEVAR PO AngersSonnés, les Ducs sont dans les cordes, au bord du K-O. Incapables de stopper la furia des Gamyo, à qui tout semble réussir. Et comme Hočevar veille au grain (comme sur ce sursaut de Crowder suivi d'une poussée de Walls, 34'10"), on a même le sentiment qu'il ne peut plus rien leur arriver. Une impression confirmée par ce déboulé côté droit de Ján Plch, parti remonter le palet comme à ses plus belles heures. Le vétéran pousse son accélération jusqu'à la ligne de fond, temporisant parfaitement pour fixer deux adversaires, histoire de libérer son vieux compère. Un Petrák retrouvé, qui prend l'intervalle puis crochète l'ultime défenseur avant de se déporter au second poteau. Le Tchèque, si souvent décrié ces derniers temps pour ses ratés répétés, enchaîne parfaitement en logeant la rondelle par-dessus la jambière (et sous la mitaine) d'Aubin (5-1 à 35'08").

Dépassés quand le jeu tend à s'accélérer, les Ducs ont totalement perdu pied, pour le plus grand bonheur de supporters rêvant tout éveillés. On se croirait presque revenu à cette folle soirée du 28 octobre dernier, lorsque les Angevins (privés de Jean-Sébastien Aubin) s'étaient fait corrigés en Coupe de la Ligue (lors des quarts de finale aller).

Un bis repetita d'autant plus malvenu qu'Aubin, cette fois, est bien là devant le filet. Mais l'ancien Penguin de Pittsburgh, trop souvent livré à lui-même, ne peut indéfiniment rattraper les erreurs de ses coéquipiers. Comme cette passe téléphonée de Lauri Lahesalu (en supériorité) permettant à Nicolas Leonelli de s'échapper. Accroché dans son approche par Bisaillon, l'Helvète ne pourra en profiter mais les référés lui accorderont un tir de réparation. Un penalty parfaitement exécuté par Leonelli, bien inspiré de choisir l'option du tir... qu'il expédie entre les jambières de l'ex-NHLer (6-1 à 38'42") !

NEAULa meilleure défense du championnat est en train de voler en éclat, contrairement à celle des Vosgiens, solidifiée par un excellent gardien. Un Hočevar au diapason de ses coéquipiers, auteur d'une magistrale parade à bout portant (devant Walls, 39'25") dans les tout derniers moments de cet incroyable deuxième tiers temps, qui aura permis aux Gamyo de se mettre à l'abri.

Hors d'atteinte, ceux-ci peuvent envisager d'autant plus sereinement la suite des événements qu'un changement de gardien s'opère côté angevin. Et c'est tout sauf un cadeau pour Alexis Neau, chargé de remplacer un Jean-Sébastien Aubin n'ayant jamais connu une si mauvaise soirée depuis son arrivée dans le championnat français.

Touché au niveau des abdominaux après avoir bloqué un lancer d'Alain Goulet, Yannick Tifu devra brièvement quitter ses coéquipiers, le temps de se faire prodiguer quelques soins sur son banc (41'35"). Une absence forcée n'empêchant pas les Ducs de se montrer menaçants. Mais la réussite, qui aura souri aux locaux, leur fait cruellement défaut. Le tir excentré de Skinnars, dévié du bout de la mitaine, retombe derrière le gardien... sans franchir la ligne fatidique (41'56") ! Andrej Hočevar passe rapidement de chanceux à talentueux en détournant, de l'épaule, la reprise de Cody Campbell (42'07").

Quelle raclée !

LAHESALu epinal PoCe sentiment d'invulnérabilité, dont se délectent les nombreux spectateurs présents à Poissompré, suffit à pallier le manque évident d'intérêt d'un troisième tiers dénué de tout suspense.

Le match est depuis longtemps plié, tué par des Spinaliens s'attelant à gérer leur avance et à économiser leurs forces sans pour autant baisser leur garde, ni rien se refuser offensivement. Aussi mettent-ils à profit une pénalité de Tifu (coupable d'avoir fait trébucher Kara, 44'39") pour enfoncer un peu plus le clou. Ján Plch, sur jeu placé, décale Grégory Beron, qui tire sur réception. S'ensuit un rebond que Vojtěch Kloz, bien placé, ne manque pas de répercuter, du revers, au fond des filets (7-1 à 45'19").

S'ils n'ont plus rien à espérer de cette soirée, les Ducs ne coupent pas totalement leurs efforts (à l'image d'un Skinnars continuant à presser), poursuivant leur travail de sape. Mais il était dit qu'ils boiraient le calice jusqu'à la lie. Ján Plch s'engouffre dans une brèche côté droit avant de temporiser, usant de sa technique affûtée pour attirer les défenseurs et ainsi trouver Nicolas Leonelli, parvenu à se faire oublier devant la cage (8-1 à 51'16"). Ograjenšek, en prenant toute la défense de vitesse, libère pour sa part Kuralt à l'opposé... qui fera lui-aussi mouche, d'un tir du poignet à mi-hauteur, côté fermé (9-1 à 52'25") !

GOULEt Angers PoUn dixième but est refusé aux Spinaliens à l'issue d'une contre-attaque rondement menée, qui aura vu Martin Charpentier (désormais employé comme attaquant depuis quelques temps) reprendre du patin l'offrande d'Anthony Rapenne (52'45"). Une action qui précipite le retour (anecdotique) d'un Jean-Sébastien Aubin n'ayant pu empêcher le navire angevin de totalement sombrer à Poissompré, à la grande stupéfaction d'un public spinalien gâté par des Gamyo n'en finissant décidément plus d'étonner...

Réactions d'après-match (dans Vosges Matin) :

Philippe Bozon (entraîneur d'Épinal) : "Il ne faut pas regarder le score car je pense qu'Angers a arrêté de jouer au bout d'un moment. On a bien commencé le match en étant dans ce que l'on voulait faire avec une bonne implication. Ce soir, on a bien répondu et le powerplay a mis le but important pour nous donner de l'air et après cela a été un peu plus facile. J'étais sûr que les joueurs allaient être présents. Il fallait trouver des ajustements. Des fois, cela marche et d'autres non. On a été chanceux là-dessus. Il faut rester concentrés car Angers a déjà préparé le match de demain au troisième tiers."

Réal Paiement (entraîneur d'Angers) : "On ne s'attendait pas à un tel scénario mais ce sont les play-offs. On savait qu'Épinal faisait des bonnes séries finales. Tout le monde aurait voulu gagner en quatre matchs mais on s'est préparé à un match très difficile et Épinal mérite sa victoire et a profité de toutes ses opportunités de marquer. À chaque fois que l'on aurait pu revenir, Épinal a mis un but qui nous a fait mal."

 

Épinal - Angers 9-1 (2-0, 4-1, 3-0)
Vendredi 13 mars à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1 500 spectateurs (officiellement déclarés, mais plus de 2 000 en réalité).
Arbitrage de Geoffrey Barcelo et Damien Bliek assistés de Yann Furet et Gwilherm Margry.
Pénalités : Épinal 10' (0', 10', 0') ; Angers 16' (2', 12', 2')
Tirs : Épinal 36 (9, 16, 11) ; Angers 25 (8, 9, 8)

Évolution du score :
1-0 à 08'49": Sušanj assisté de Rapenne et Baazzi
2-0 à 18'33": Petrák assisté de Leonelli
2-1 à 23'23": Tifu assisté de Busto et Lefebvre
3-1 à 30'43": Baazzi assisté de Kara (double sup. num.)
4-1 à 32'14": Le Blond assisté de Goulet et Beron (sup. num.)
5-1 à 35'08": Petrák assisté de Plch et Moisand
6-1 à 38'42": Leonelli (tir de pénalité)
7-1 à 45'19": Kloz assisté de Beron et Plch (sup. num.)
8-1 à 51'16": Leonelli assisté de Plch et Petrák
9-1 à 52'25": Kuralt assisté d'Ograjenšek et Beron

 

Épinal

Attaquants :
Anže Kuralt - Grégory Beron - Ken Ograjenšek
Vincent Kara - Matthieu Le Blond - Peter Valier
Nicolas Leonelli - Michal Petrák - Ján Plch (A)
Anthony Rapenne - Yannick Offret (A) - Martin Charpentier

Défenseurs :
Gašper Sušanj - Aziz Baazzi
Maxime Ouimet (C) - Alain Goulet
Vojtěch Kloz - Maxime Moisand

Gardien :
Andrej Hočevar

Remplaçants : Pierre Mauffrey (G), Peter Slovák, Maxime Martin. Absents : Pierre-Charles Hordelalay (mâchoire), Nathan Ganz (choix de l'entraîneur).

Angers

Attaquants :
Braden Walls - Brian Henderson (A) - Robin Gaborit
Dimitri Thillet - Yannick Tifu - Guillaume Lefebvre
Johan Skinnars - Cody Campbell - Tim Crowder
Maxime Griet - Julien Albert (C) - Alexis Crosnier

Défenseurs :
Lauri Lahesalu - Sébastien Bisaillon
Andrej Mrena - Gary Lévèque
Michael Busto (A) - Paul Bahain
Florent Aubé

Gardien :
Jean-Sébastien Aubin (puis Alexis Neau de 40'00" à 52'45")

Remplaçant : Damien Sanchez