Wasquehal - Orléans (Division 3, huitième de finale retour)

C’est avec deux buts d’avance que les Lions de Wasquehal abordent ce match retour, qui peut leur ouvrir les portes d’un quart de finale épique face aux voisins de Valenciennes. L’expérience récente de ces derniers doit cependant prémunir contre tout excès de confiance, les Diables Rouges ayant appris aux Renards d’Orléans qu’un retard de deux buts après un match aller à domicile n’est aucunement rédhibitoire.

Une fois honorée une minute de silence en mémoire des victimes du crash en Argentine, l’homme fort des Renards, Matus Kamzik, lance les hostilités dès les premières secondes, d’un lancer puissant de la gauche. Une charge incorrecte d’Alexis Thomas en zone offensive permet aux visiteurs d’installer leur jeu de puissance, sur lequel l’autre artilleur Bryan Lévêque fait chauffer la mitaine de Fabien Chardon.

La bonne entame des hommes de Gilbert Ledigarcher est toutefois enrayée, d’abord par une interception d’Axel Canaguier, repris fautivement par Kamzik en fin de supériorité (04'15"). Si le tir de pénalité n’est pas converti par le vif ailier devant un Jan Netopil inflexible, il ouvre la voie à une période de domination. Le portier tchèque écarte un essai de Lejeune, auteur d’une interception aux dépens de Thiebault, puis Axel Canaguier tient sa revanche en pivotant sur la droite pour loger le palet de façon soudaine sous la barre (1-0 à 06'39"). Le travail de Lejeune permet à Albin Terrenoire de faire parler la poudre (2-0 à 07'35"), et un autre ancien Valenciennois, Maxime Boschetti, l’imite pour servir Alexis Thomas, monté aux avant-postes et marquer sans contrôle (3-0 à 08'36").

Une faute de Benjamin Lejeune peut permettre aux Renards, obligés désormais de scorer à cinq reprises, de sortir de leur tanière ; elle est annihilée par une nouvelle interception wasquehalienne, Boschetti subissant l’intervention illicite de Lannes, passé furtivement chez les Lions en 2011. À quatre contre quatre, Benjamin N’Guyen, auteur de trois points dans le Loiret, distille deux passes à Fauchart, dont la feinte ne trompe pas Netopil, et Dubois. Le retour au complet favorise dans un premier temps les Orléanais, qui emploient Chardon lorsque Bryan Lévêque expédie deux palets vers le haut d’une cage qui tremble ensuite sur une action de ce même capitaine, qui pivote sur lui-même malgré le marquage de Fronty. Pas plus heureux, Kamzik trouve à son tour le métal en rôdant à l’affût d’un palet échappé par une défense jusque-là sereine. Rageant pour les jaunes et rouges, pris sur une contre-attaque de la paire N’Guyen-Dubois, dont le centre ricoche sur un défenseur pour tromper le dernier rempart (4-0 à 17'18").

Le début de la période intermédiaire voit Canaguier, en déséquilibre, défier Netopil sur une nouvelle percée, avant que les Orléanais, incapables de s’installer en zone offensive sur une faute de Fauchart, ne profitent d’un relâchement local. Les espaces s’ouvrent de plus en plus aux Renards. Lévêque en profite sur la droite pour armer un lancer échoué sur le poteau droit. Moins libre, Matus Kamzik s’extirpe du coin droit, où il résiste à Grégory Dubois, pour tenter sa chance du revers et permettre la réduction de l’écart (4-1 à 28'37").

Servi seul face au but, Boris Mikaleff voit ensuite Chardon lui fermer la porte. Deux fautes en quatre minutes de Turpin, qui vient de voir l’une de ses salves heurter le montant, et Louf auraient pu permettre aux visiteurs de réduire un peu plus l’écart. Oublié à droite par un carré porté par l’attaque, Thomas Thiebault défie Fabien Chardon, qui bloque son essai et multiplie les parades face à Bryan Lévêque, très en vue, et Lannes.

Dominateurs, les joueurs du Centre ont sans doute laissé passer leur chance au cours du deuxième acte, remporté 1-0. En trois minutes, les Lions vont leur donner une leçon de réalisme : à mi-hauteur, Maxime Boschetti donne le ton (5-1 à 42'30") et un centre de N’Guyen est repris en deux temps par Thibaut Verschaeve (6-1 à 43'43").

Benoît Burger n’assistera pas à une fin de rencontre devenue pour le moins anecdotique. Touché au poignet, le numéro 41 orléanais demeure au vestiaire, en attente de l’arrivée des pompiers. Les allers-retours de Gilbert Ledigarcher entre le banc et le vestiaire, coordonnés à l’appel à un médecin qui aura pour nom… Benjamin Lejeune, refroidissent l’assistance et ternissent un peu plus la fin de saison de l’OLHG.

Dans ce contexte difficile, Orléans encaisse trois nouveaux buts dus en grande partie aux efforts de Maxime Boschetti, dont deux interceptions obligent Jan Netopil à concéder autant de rebonds exploités par Robin Morvan (7-1 à 48'56" et 9-3 à 58'27"), le numéro 7 wasquehalien trouvant le but en supériorité, bien décalé par Dubois (8-2 à 53'44").

Battus 3-8 à Tours le 6 décembre dernier pour ce qui constituait leur dernière défaite en première phase, les Orléanais auront finalement trouvé les ressources pour adoucir la note par Thomas Thiebault, venu prêter main-forte à ses avants, dont il catapulte l’offrande hors de portée de Fabien Chardon (7-2 à 50'41") et l’inévitable Matus Kamzik, dont le tir en force de la bleue, seulement freiné par le dernier rempart adverse, perpétue la tradition d’au moins un but par match cette saison (8-3 à 54'31").

Mission accomplie pour les hommes de Frédéric Nilly, inexorablement détachés après quelques minutes de jeu pour atteindre les quarts de finale, où ils affronteront leurs voisins de Valenciennes, très attentifs en tribune et qualifiés après un retournement de situation à Nantes pour permettre aux quatre équipes de la Poule B de faire le carton plein.

Commentaires d’après-match

Gilbert Ledigarcher (entraîneur d’Orléans) : "La fin du match aller, avec une remontée à 5-3, nous laissait un peu d’espoir car Wasquehal avait fait des erreurs. Mais ils ont patiné vite, joué sérieusement. Nous avons été débordés et nous avons fait des erreurs provoquant des buts. L’équipe s’est bien reprise au deuxième tiers-temps, Wasquehal a pu souffler et était moins percutant. Au troisième tiers-temps les erreurs de jeunesse se sont additionnées. J’ai essayé d’équilibrer les lignes car Wasquehal a neutralisé les éléments de ma première ligne. Il est dommage sur ce match d’avoir un joueur blessé, et inadmissible qu’il n’y ait pas de médecin ; j’ai même dû délaisser le match. À 9-3 on se fait humilier verbalement en passant devant leur banc, ce qui est dommage pour une équipe qui veut monter. Wasquehal est une belle équipe, avec de l’expérience, nous on construit. L’objectif de se qualifier pour les huitièmes de finales est atteint. Nous avons des enseignements à tirer pour continuer à travailler et gagner en expérience. On a construit un groupe, qu’on a bonifié avec des joueurs expérimentés. Le groupe progresse avec cette bonne saison, il est facile à gérer et uni. Kamzik, arrivant d’un championnat slovaque, joue et patine fort. Il a été obligé de s’adapter à notre jeu car il ne comprenait rien. C’est un joueur de talent, éduqué, parmi les meilleurs étrangers que j’ai connus. Il se sent bien à Orléans, on va discuter pour le garder même s’il peut aller largement plus haut. Pour aller en quarts de finale, il faut plus de blocs et de joueurs. Orléans est sur le bon chemin. La Division 2 a été un coup d’arrêt pour le club, que ce soit avec Ledigarcher ou Pourtanel. Nous sommes ensuite repartis avec le même groupe qu’en Division 2 ; on s’est encore fait du mal avant de remettre les choses à plat. Cinq joueurs sont restés seulement. On est allé chercher 95% de joueurs afin de restructurer l’équipe et reconquérir le public. Notre âme avait été perdue, tout le monde se rejetait la faute. Il a donc fallu reposer les bases. Avec le public qui revient, une nouvelle dynamique anime le club : des candidats se présentent pour conduire les minibus, il faut même établir une liste d’attente et on reçoit aujourd’hui beaucoup de messages avant le match, ce n’est que du positif…"


Wasquehal – Orléans 9-3 (4-0, 0-1, 5-2)
Samedi 14 mars 2015 à 18h40 à la patinoire Serge Charles de Wasquehal. 300 spectateurs.
Arbitrage de Frédéric Massé et Geoffrey Yssembourg.
Pénalités : Wasquehal 14' (4’, 6’, 4’), Orléans 14' (2’, 0’, 2’+10’).
Tirs : Wasquehal 54 (20, 15, 19), Orléans 30 (7, 16, 7).

Évolution du score :
1-0 à 06'39" : Canaguier
2-0 à 07'35" : Terrenoire assisté de Lejeune
3-0 à 08'36" : Thomas assisté de Boschetti et Morvan
4-0 à 17'18" : Dubois assisté de N’Guyen
4-1 à 28'37" : Kamzik
5-1 à 42'30" : Boschetti assisté de Canaguier
6-1 à 43'43" : Verschaeve assisté de N’Guyen et Fauchart
7-1 à 48'56" : Morvan assisté de Louf
7-2 à 50'41" : Thiebault assisté de Lévêque
8-2 à 53'44" : Boschetti assisté de Dubois et Thomas (sup. num.)
8-3 à 54'31" : Kamzik assisté de Lannes (sup. num.)
9-3 à 58'27" : Morvan assisté de Boschetti


Wasquehal

Gardien : Fabien Chardon

Défenseurs : Grégory Dubois - Sébastien Fronty ; Albin Terrenoire - Jakub Mencik ; Alexis Thomas (C) - Benjamin Louf.

Attaquants : Thibault Verschaeve - Benjamin N’Guyen - Thomas Fauchart (A) ; Simon Angielczyk - Benjamin Lejeune - Benjamin Turpin ; Robin Morvan - Maxime Boschetti (A) - Axel Canaguier ; Nicolas Hamoudi, Anthony Kiffer.

Remplaçant : Jean-Christophe Rohart. Absents : François Piquet (ligaments), Valentin Vienne.

Orléans

Gardien : Jan Netopil.

Défenseurs : Damien Bery - Thomas Thiebault (A) ; Alexandre Aufrère - Raphaël Descourtieux ; Nicolas Simonnet.

Attaquants : Jefferson Lannes - Matus Kamzik - Alexis Lateule ; Aurélien Ortega - Bryan Lévêque (C) - Alexandre Paul (A) ; Boris Mikaleff - Benjamin Jones - Benoît Burger (puis Simonnet au troisième tiers-temps).