Épinal - Gap (Ligue Magnus, finale, match 3)

En haut de l'affiche

Pas vraiment considérés comme de sérieux candidats à la succession de Briançon en début de saison, Épinal et Gap se disputent aujourd'hui le titre de champion. Une grande première pour l'ICE, qui ne s'était jamais hissée haut que cette année. Un retour en arrière pour les Rapaces, qui renouent avec leur glorieux passé... trente-sept ans après leur deuxième (et dernier) titre de champion de France !

Les Gapençais, que l'arrivée de Luciano BasBASILEile a fait renaître aux ambitions, ne s'attendaient pourtant pas à revivre aussi rapidement de tels moments. Mais l'Italo-canadien, après avoir tout gagné à Briançon ces dernières années, a su faire le nécessaire pour réunir les ingrédients du succès, dotant notamment les Rapaces d'un powerplay performant, d'une solide assise défensive et d'une grande profondeur de banc.

Luciano Basile, en plus de pouvoir réaliser un exceptionnel doublé (deux titres successivement remportés avec deux équipes différentes), pourrait donc rejoindre Zdeněk Bláha, son lointain prédécesseur, qui était parvenu à emmener un groupe totalement amateur (et entièrement composé de joueurs formés au club, à l'exception du buteur canadien Richard Peterson) au sommet du hockey français (en 1977 et 1978).

À l'époque, il n'y avait pas de phases finales, juste un championnat "régulier" s'étendant d'octobre à février. Rien de comparable avec ce qu'il faut aujourd'hui traverser pour être sacré. Les play-offs, susceptibles de tout remettre en question, pouvant s'avérer fatals aux favoris. Comme cette année, où trois des quatre principales têtes de série (Grenoble, Rouen et Angers) sont tombées, laissant ainsi la "magie" s'opérer...

Le rêve d'une fBoz coachinale est donc devenu réalité pour Épinal, qui a mis le cap sur Gap sans avoir vraiment pu savourer l'historique qualification arrachée, dimanche dernier, sur la petite glace d'Angers. Un exploit réussi au prix d'une grosse débauche d'énergie, que beaucoup craignaient de voir peser sur des organismes ayant déjà énormément donné. Une méfiance amplifiée par les antécédents d'une formation spinalienne s'étant toujours inclinée à l'Alp'Arena, sur les terres d'un adversaire ayant déjà eu raison d'Amiens et de Dijon. Mais les boys du Boz', décidément plus à un exploit près, ont encore fait très fort en s'adjugeant la première levée (3-2). Donnant ainsi l'impression que rien (pas même la répétition des matchs) ne pouvait les arrêter...

Les Vosgiens, qui pallièrent leur manque de fraîcheur physique par une grande rigueur tactique, n'ont en revanche rien pu faire le lendemain. Les Gamyo, pour qui cette neuvième bataille en seize jours fut le combat de trop, ont été écrasés (9-0) par des Gapençais déterminés à laver l'affront subi vingt-quatre heures plus tôt. Les partenaires de Clément Fouquerel (venu à la rescousse des Rapaces début mars, suite à la blessure du gardien numéro un) sont du coup revenus à égalité avant ce périlleux déplacement à Poissompré, où l'engouement est à la hauteur de l'événement (avec environ 2 500 spectateurs présents dans les travées).

Cette ferveur populaire, bercée par les chants incessants des supporters, est un soutien de poids pour les Baazzi, Kara et autres Valier... qui ne vont pas tarder à démontrer que leurs batteries ont été pleinement rechargées ! Et il valait mieux car les Rapaces ont rapidement pris le jeu à leur compte, cherchant d'emblée à imprimer un rythme élevé sous l'impulsion de Roman Vondráček et Nicholas Pard (pourtant incertain avant la partie après son coup reçu au genou mercredi).

LANGLAIS Chad EpinalUne première poussée suivie d'une tentative de contre-attaque bien endiguée par Chad Langlais, dont la passe en retrait permet à Brett Bartman de temporiser. Mais l'imposant Canadien laisse étonnement filer le palet, récupéré par un Ján Plch remisant aussitôt sur Alain Goulet, qui déclenche le premier lancer (00'29"). Un tir excentré, côté droit, que Fouquerel parvient à repousser. Un jaillissement de Richter débouche sur un deux-contre-un finalisé par Ritz, dont la frappe lointaine est parfaitement bloquée (00'56").

Pressants dans leur échec-avant, les Rapaces sont bien en place et s'évertuent à ne rien laisser passer. Leur vigilance est pourtant déjouée par Grégory Beron, qui lancera Anže Kuralt à l'opposé... sans que le Slovène ne parvienne à marquer (son tir, trop croisé, filant à côté, 01'25") ! Un avertissement sans frais pour les Gapençais, très solides défensivement, qui font le métier en contenant parfaitement l'activité des attaquants. Seul Pierre-Charles Hordelalay parvient à se montrer menaçant en grattant le palet sur l'engagement, puis en débordant sur son revers pour s'essayer d'un tir difficilement repoussé par Clément Fouquerel (04'37"). Un "chaud" rebond finalement dégagé par sa garde rapprochée.

Solides dans la récupération, les visiteurs s'activent en zone offensive pour garder le plus longtemps possible le contrôle du palet, s'appuyant notamment sur l'abatage des Valchař, Perez et autres Arrossamena. C'est d'ailleurs à l'issue d'un petit temps fort que Radim Valchař se fait sanctionner d'un faire trébucher (05'48"). La pénalité permet à Chad Langlais de s'illustrer. L'Américain, après avoir récupéré le palet, le remonte lui-même, parvenant à se faufiler avant d'être interrompu... non sans avoir failli passer toute la défense en revue (05'59") !

Un mauvais contrôle d'Aziz Baazzi à la bleue (alors que le jeu de puissance venait enfin de s'installer) permet également à Nicholas Pard de s'échapper sur le côté droit, pour un trois-contre-deux relayé par Matt Wahl vers Kevin Da Costa... sans que la passe n'arrive au dernier nommé (06'46"). La faute au bon repli de Baazzi. Deux actions, en désavantage numérique, qui en disent long sur l'inefficacité d'un powerplay spinalien tournant désespérément en rond, à l'image d'un Petrák se montrant (comme souvent) trop hésitant en pareille situation.

Si la défense gapençaise a pris le pas sur l'attaque spinalienne, les locaux trouvent de même quelques espaces à exploiter. Peter Valier se montre ainsi plus rapide que Chad Langlais pour récupérer un palet dégagé, sans que sa passe en retrait (plus instinctive que réfléchie) ne soit exploitée par l'un de ses coéquipiers (aucun d'entre eux n'ayant suivi, 09'05"). Grégory Beron, en coupant la passe tendue de Brett Bartman (que KURALT Gap PoRichter se tenait prêt à dévier, 11'31"), aide pour sa part Andrej Hočevar à garder sa cage inviolée. Chose faite avec brio par l'ange-gardien des Gamyo, qui bloque la lourde frappe de Trabichet (13'03") avant de refréner les ardeurs de Valchař (13'20").

Mais Grégory Beron va surtout provoquer LA pénalité. Celle qui va tout changer dans cette partie très équilibrée. Teddy Trabichet, en couverture, fait trébucher son ex-coéquipier amiénois (qui arrivait lancé, 15'41"). Le jeu de puissance s'installe, puis fait tourner jusqu'à ce que Moisand arme son lancer (16'11"). Une frappe détournée du bouclier, que Valier remet sur Baazzi. Ce dernier remise sur Moisand à la pointe, qui écarte à sa gauche, vers Kuralt. L'ailier slovène, excentré, s'avance légèrement avant de faire parler ses poignets, d'un tir croisé (à mi-hauteur) décrochant les toiles d'araignées (1-0 à 16'18").

Pas de quoi toutefois décourager les Gapençais, qui repartent aussitôt à l'attaque. Ils mettent même les bouchées doubles pour égaliser, manquant d'y arriver sur ce slap de Kramár libérant un rebond sur lequel Goličič est le plus prompt. Le Slovène s'en empare sans pouvoir l'exploiter (17'28"), espérant tenir sa revanche sur la prochaine supériorité. Un accrocher signalé à l'encontre de Maxime Ouimet (18'29"), dont les Rapaces ne parviendront pas à profiter.

La rondelle, une première fois dégagée, revient derrière sur Langlais, qui joue au chat et à la souris aveVALIER Gap Poc Leonelli (puis avec Kara, venu le suppléer au pressing) avant de lancer Valchař, qui entre en zone avant d'écarter sur Arrossamena. L'ailier saint-pierrais, sitôt servi, envoie au fond mais le rebond revient sur Gašper Sušanj, qui éloigne aussitôt le danger. Un palet aérien que Bartman intercepte, se détendant suffisamment pour le faire retomber devant lui. Mais l'arrière canadien, sur le reculoir, ne peut s'en saisir... ce qui profite à Vincent Kara ! L'ancien Chamois se déporte aussitôt sur le côté gauche avant de parfaitement combiner avec Valier, pour un "une-deux" plein de sang-froid, qu'il conclut en glissant la rondelle entre les grand compas de Fouquerel (2-0 à 19'37").

Et Fouquerel flancha...

La "bande à Basile" se retrouve donc doublement menée. Un écart qui se creuse encore au retour des vestiaires. Hordelalay lancé côté gauche par Ograjenšek, parachevant son débordement d'un tir excentré sur Fouquerel, dans un angle très fermé. Une frappe croisée destinée à terminer dans la mitaine du portier, mais qui échappe à son gant pour filer le long de sa jambière gauche avant de franchir la ligne fatidique (3-0 à 22'14").

Une petite faiblesse lourde de conséquence pour les Rapaces, loin de s'avouer vaincus mais plus que jamais frustrés par un Hočevar des grands soirs. Le Slovène joue du bouclier devant Arrossamena (25'29"), avant d'y aller d'une parade lui servant à repousser la reprise de Valchař (26'20"). Sans oublier ce deux-contre-un mené côté gauche par Sébastien Rohat, dont le tir levé finira dans la mitaine de l'homme masqué (26'44") !

Avec un tel gardien, que peut-il arriver aux Spinaliens ? Absolument rien, surtout qu'ils font preuve d'une grande efficacité. Anže Kuralt profite d'un énorme cafouillage devant la cage pour s'emparer d'un palet traînant dangereusement dans la zone de vérité. L'ailier slovène ne tremble pas au moment de l'expédier entre les bottes d'un Fouquerel masqué, qui avait tenté d'anticiper en adoptant la positon papillon (4-0 à 28'36").

Si le gardien vosgien stoppe tout, celui de Gap, lui, n'arrFOUQUEREL Epinal Poête pas grand-chose. La différence est là dans cette partie, qui voit les Rapaces perdre pied sans pour autant démériter. Mais que faire face à ces Gamyo pouvant désormais se livrer à leur petit jeu préféré (c'est-à-dire laisser venir pour mieux contre-attaquer) ? Cette question, restée sans réponse pour les Ducs d'Angers, l'est visiblement tout autant pour Luciano Basile qui assiste, impuissant, au déroulement des événements. Petrák s'échappe en jaillissant pour couper la passe de Ritz vers Wahl. Le Tchèque, parti côté gauche, envoie à la cage avant de subir un cinglage de la part du défenseur américain (31'56").

Ce mauvais réflexe permet au powerplay spinalien de s'installer jusqu'à ce que Kuralt, au cercle gauche, serve Moisand. L'ex-Grenoblois, en haut de l'enclave, remise presqu'aussitôt sur le Slovène, qui tire sur réception. Un one-timer à mi-hauteur s'enfilant côté fermé, entre le poteau gauche et le bouclier d'un Fouquerel désabusé (5-0 à 32'13")... et surtout pas au bout de ses peines. Offret, servi par Hordelalay dans la foulée, voit sa frappe croisée heurter l'intérieur de la jambière pour mourir au fond des filets (6-0 à 32'31")...

Cet énième but "casquette" est celui de trop pour le gardien venu de Chamonix, qui vit l'un des pires moments de sa jeune carrière. C'est même peu dire qu'il aura, ce soir, causé la perte des Rapaces, très malchanceux à l'image de cette frappe de Pard heurtant le montant... et dégagPETRAK Gap Poée, sur sa ligne, par un Ouimet vigilant (34'26") ! Mais son remplaçant n'est pas mieux loti. Lucas Savoye, après avoir été sauvé par son montant (sur un centre de Petrák repris par Plch au second poteau, 34'49"), est cueilli à froid. Michal Petrák, bien libéré par Ken Ograjenšek, nettoie la lucarne opposée (7-0 à 35'29").

Luciano Basile prend alors un temps mort pour tenter de stopper l'hémorragie. Le technicien italo-canadien, en bon meneur d'hommes, tance sérieusement ses poulains, qui se refont rapidement menaçants. Mais Hočevar garde la porte fermée, sortant les arrêts qu'il faut devant Goličič (35'54") et Vondráček (36'19"), venus l'inquiéter. Lucas Savoye manque lui de se trouer sur un tir très excentré (et pour le moins anodin) de Peter Valier, tout près de retomber au fond des filets (38'21"). Un petit brin de réussite souriant finalement à Mickaël Perez, totalement oublié au second poteau. Les Gapençais, en supériorité, trouve le chemin des filets sur un renversement d'Arrossamena relayé par Valchař, dont le centre tendu est contrôlé puis bonifié par Perez en angle fermé (7-1 à 39'31").

Le match étant plié, le troisième tiers temps ne présente plus guère d'intérêt. Et pourtant, une récupération de Kramár sert de rampe de lancement à Pard, qui accélère côté droit avant de remiser sur un Vondráček arrivant lancé. Le "blondinet", légèrement excentré à mi-distance, cherche la lucarne opposée mais son tir du poignet, dévié par le bouclier d'Hočevar, retombe un poil plus bas... au fond des filets (7-2 à 40'53") !

Les Rapaces, s'ils n'ont plus rien a espérer deHOCEVAR Gap PO2 cette soirée, ont au moins le mérite de ne pas lâcher, à l'image d'un Savoye sortant sa plus belle mitaine au-devant d'Hordelalay (42'23"). Ils sont même tout près d'en être récompensés, sur une récupération de Karel Richter relayée par Nicolas Ritz, puis par Dominik Kramár. Le Slovaque décalant Richter au centre... qui voit surgir ce diable d'Hočevar (44'13") !

Gérant logiquement leur avance, les Spinaliens laissent Gap à l'initiative du jeu dans une fin de match rythmée par les pénalités. La supériorité née d'un cross-check d'Arrossamena sur Hordelalay (48'32") est rapidement abrégée. Nicholas Pard, suite à un revirement, se voit retenu par Vojtěch Kloz (49'12").

Les minutes défilent, agrémentées de lancers bien stoppés par les deux portiers, qui restent indifférents à cette subite valse des pénalités, dictée par le jeu "musclé" des Gapençais. Karel Richter, sanctionné d'un 2'+10' (pour une charge dangereuse, 55'39"), voit Nicholas Pard (57'36") et Dominik Kramár (57'54") le rejoindre sur le banc d'infamie. Tout ce petit monde assiste, en spectateur, au dernier but de la soirée. Anthony Rapenne parvient à dévier la frappe de Maxime Ouimet entre les jambières de Lucas Savoye (8-2 à 58'23").

L'ultime fait d'arme d'une troisième manche remportée par des Spinaliens perpétuant leur invincibilité à Poissompré, où il restent sur sept victoires d'affilée. Sept succès pour seul dénominateur commun : celui d'avoir toujours marqué en premier...

Réactions d'après-match (dans Vosges Matin) :

Luciano Basile (entraîneur de Gap) : "Ce match est à oublier et le score ne reflète pas le match. Au premier et au deuxième tiers, on a plusBUT de tirs qu'Épinal et on est menés 5-0. Même si Épinal venait à gagner demain (samedi), cette série ne serait pas terminée. C'est encore très long."

Yannick Offret (attaquant d'Épinal) : " Ce qui s'est passé mercredi n'était qu'un coup de fatigue. Cela nous a fait du bien de rentrer à la maison. On a fait une très bonne entame de match. On ne peut rien enlever à Gap qui est sorti très fort. Gap, c'est un autre style de jeu qu'Angers avec beaucoup de vitesse et de jeu. Je ne veux pas vous dire le coup de boost que peut vous donner le public quand on est fatigué. Maintenant, Gap reste une très bonne équipe. Cela ne va pas être une partie de plaisir demain."

Philippe Bozon (entraîneur d'Épinal) : "Ce soir la première période a été la meilleure période de toute la série. Gap est sorti très fort et on s'y attendait. Sauf que cette fois, on a répondu présent. C'était aussi très important de marquer le premier but en supériorité numérique. Après, on a su marquer des buts importants à des moments clés. Le troisième but leur a fait très mal et les a tués. Maintenant, il faut penser à bien récupérer car il n'y a rien de fait. C'est très important de jouer comme ça à la maison avec ce public. J'ai dit aux joueurs que, même si c'était dur, il y avait neuf jours à tout donner."

 

Épinal - Gap 8-2 (2-0- 5-1, 1-1)
Vendredi 27 mars à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 2 500 spectateurs environ.
Arbitrage de Jimmy Bergamelli et Damien Bliek, assistés de Pierre Dehaen et Gwilherm Margry.
Pénalités : Épinal 10' (2', 4', 4') ; Gap 26' (4', 2', 10' + 10')
Tirs : Épinal 22 (6, 9, 7) ; Gap 29 (9, 11, 9)

Évolution du score :
1-0 à 16'18" : Kuralt assisté de Moisand et Baazzi (sup. num.)
2-0 à 19'37" : Kara assisté de Valier
3-0 à 22'14" : Hordelalay assisté d'Ograjenšek
4-0 à 28'36" : Kuralt assisté d'Ograjenšek et Beron
5-0 à 32'13" : Kuralt assisté de Moisand et Baazzi (sup. num.)
6-0 à 32'31" : Offret assisté d'Hordelalay
7-0 à 35'29" : Petrák assisté d'Ograjenšek et Ouimet
7-1 à 59'31" : Perez assisté de Valchař et Arrossamena (sup. num.)
7-2 à 40'53" : Vondráček asisté de Pard et Kramár
8-2 à 58'23" : Rapenne assisté d'Ouimet Hordelalay

 

Épinal

Attaquants :
Nicolas Leonelli - Michal Petrák - Ján Plch (A)
Vincent Kara - Matthieu Le Blond - Peter Valier
Anže Kuralt - Grégory Beron - Ken Ograjenšek
Pierre-Charles Hordelalay - Yannick Offret (A) - Martin Charpentier [puis Anthony Rapenne à 40']

Défenseurs :
Maxime Ouimet (C) - Alain Goulet
Vojtěch Kloz - Maxime Moisand
Gašper Sušanj - Aziz Baazzi
Peter Slovák
Martin Charpentier [à partir de 40']

Gardien :
Andrej Hočevar

Remplaçant : Pierre Mauffrey (G). Absents : Maxime Martin, Nathan Ganz (choix de l'entraîneur).

Gap

Attaquants :
Kevin Da Costa - Roman Vondráček - Nicholas Pard
Boštjan Goličič - Nicolas Ritz - Karel Richter
Nicolas Arrossamena - Mickaël Perez (A) - Radim Valchař
Paul Schmitt - Sébastien Rohat (A) - Matthieu Frecon

Défenseurs :
Brett Bartman - Chad Langlais
Dominik Kramár - Matt Wahl
Ryan Ruikka - Teddy Trabichet (C)
Alexandre Cornaire - Jérémy Baridon [à partir de 40']

Gardien :
Clément Fouquerel (puis Lucas Savoye à 32'31").

Absents : Charles Lavigne (G, arrachement du tendon commun du long adducteur droit), Matt Carter (suspendu pour contrôle positif à l'éphédrine), Aurélien Bertrand (G, blessé).