Mondial féminin : les Bleues au sprint

Le moment tant attendu est arrivé pour les Bleues avec ce Mondial Division 1A de Rouen.

Logo équipe de FranceC'est la cinquième fois que la France organise les Championnats du monde féminins. En 2013 à Strasbourg, les Françaises étaient parvenues justement à se qualifier pour le second échelon. Et une semaine après l'énième sacre des Américaines, l'équipe de France se met à rêver d'une nouvelle promotion : l'élite, niveau qu'elle n'a jamais atteint. Sauf que les Bleuettes y sont arrivées en tout début d'année... à domicile en Isère. De quoi pousser leurs aînées à les imiter, elles aussi à la maison. Les seniors ne sont toutefois pas favorites à Rouen. Ce n'est que la deuxième participation consécutive des Bleues en Division 1A et, hormis la Lettonie, toutes les nations invitées en Normandie sont mieux positionnées que les Françaises au classement international.

D'ailleurs, ce classement international, comme chez les hommes, a plus que jamais son importance à l'approche des qualifications pour les Jeux olympiques 2018 de Pyeongchang. Mais si chez les hommes, le classement international 2015 sera pris en compte pour établir les modes de qualification, chez les filles, ce sera celui de 2016. Alors évidemment, le sélectionneur des Bleues Grégory Tarlé, avant même de parler de promotion, veut avant tout que ses filles progressent dans le classement à l'occasion des deux Mondiaux 2015 et 2016. Un objectif afin d'obtenir la position la plus favorable pour le tournoi de qualification des JO 2018.

Dans ce tournoi de Rouen, l'épouvantail se nomme la République Tchèque, qui avait terminé en tête l'année dernière de cette même division 1A. Si les Tchèques n'ont pas été promues, c'est qu'elles ont dû s'incliner lors des barrages face aux Japonaises. Ces barrages sont mis en place les années olympiques pendant lesquelles aucun Mondial Élite n'est organisé. Pas de chance donc pour les Tchèques, présentes une seule année - en 2013 - au plus haut niveau international, qui ont donc l'ambition de retenter leur chance au grattage, sans passer cette fois-ci par ces maudits barrages. 

Et les Tchèques ont démarré de la meilleure manière ce Mondial rouennais en dominant la Lettonie 5-1 et 56 lancers à 5 ! Élue meilleure gardienne de l'édition précédente, Klara Peslarova n'a donc vu que très peu d'action mais elle a tout de même encaissé un but. Sans conséquence puisque le duo Denisa Krizova / Katerina Mrazova a accumulé 5 points dont 3 des 5 buts de leur équipe. 

Grégory TarléC'était au tour de la France de rentrer ensuite dans le bain de l'île Lacroix en faisant face aux Norvégiennes. Les Bleues ont battu les Scandinaves 2-1 l'année dernière mais, en revanche, elles n'y sont pas parvenues cette saison, dont une défaite subie la semaine dernière. Devant la foule habituée aux Dragons mais venue en nombre - 2017 spectateurs - c'est la Norvège qui prend d'entrée les devants en menant de deux buts après vingt minutes de jeu. Malgré un but de Virginie Bouetz-Andrieu, les Norvégiennes mèneront même 4-1 à la mi-match. Cela semble donc mal engagé pour les Bleues, obligées de renverser la tendance. 

Après 1'10" dans le dernier tiers-temps, la Norvège menait même 5-2 grâce à un doublé d'Andrea Dalen. Mais les Bleues vont pourtant montrer une sacrée force de caractère, plus disciplinées qu'en seconde période et plus efficaces devant le but. Emmanuelle Passard imitera Dalen avec une deuxième réalisation avant que la capitaine Marion Allemoz ne remette la France qu'à une unité de retard, deux buts inscrits en supériorité numérique : 4-5. L'habituelle titulaire Caroline Baldin quitte alors ses filets à 50 secondes de la fin, les Bleues pressent et égalisent à... 5 secondes de la fin ! Un exploit réalisé par la jeune Alsacienne évoluant à Chambéry Soline Fohrer, seule devant le slot et servie par capitaine Allemoz qui s'est arrachée à la récupération le long de la bande !

Elle assure donc à la France un point précieux qui pourrait très bien s'avérer décisif cette semaine. La Norvège, poussée en prolongation, remportera néanmoins la rencontre par Madelen Haug-Hansen. Mises en difficulté dès la première journée, les Bleues ont montré une incroyable force de réaction. Une énergie qu'il faudra capitaliser demain face aux favorites tchèques, déjà...

 

Dans la soirée, le Danemark conservait un espoir pour la victoire, mené d'un but face à l'Autriche après quarante minutes de jeu. Sauf que les Danoises ont littéralement explosé dans le dernier tiers avec cinq pions de plus dans les filets de la pauvre Julie Clayton !  L'Autriche s'impose finalement 8-2 avec 4 points pour Anna Meixner et 4 points pour Victoria Hummel.