Asiago encore champion d'Italie

Les Vénètes, avec Milan, sont l'équipe la plus titrée des années 2000 : cinq championnats.

Honneur aux deux finalistes Asiago et Renon, certainement les meilleurs de la saison, pour avoir livré la meilleure des séries finales, aussi bien du point du vue du spectacle que sur le plan sportif (combativité + technique + éthique). Un duel presque à parité. Mais petit à petit on a ressenti la supériorité de l'équipe guidée par John Parco qui, contre les Rittner Buam, a concédé ses trois défaites par un écart minime (une en prolongation, une aux tirs au but et la dernière par 2-1).

Cinquième scudetto, donc, sur le maillot jaune et rouge d'Asiago : le premier conquis en 2001, précédant le quinquennat des Milano Vipers, les autres plus récents (2010, 2011 et 2013).

À la septième partie - décisive - de cette finale, Asiago et Renon ont dû tous deux renoncer à un défenseur blessé (respectivement Miglioranzi et Rampazzo). De ce qu'on a vu auparavant, il est évident qu’Asiago partira tout de suite à l'attaque, et c'est le cas. Aux ordres de Camper et Pianezze, les locaux occupent avec continuité la zone défensive de Renon, mais même une pénalité de Simon Kostner ne leur permet pas de passer devant. C'est Marchetti qui parvient à ouvrir le score peu après, avec un tir de la ligne bleue, peut-être dévié par Ulmer (1-0). Aux assauts d'Asiago succèdent de sporadiques contre-attaques des Rittner Buam qui ont toutefois une première ligne un ton un peu en dessous.

Le 2-0 arrive par De Vergilio, qui réussit à battre Weinhandl en déviant un tir de Casetti, et la partie semble canalisée en faveur de Borrelli et de ses compagnons. Au quart d'heure, Bentivoglio est pris en faute pour crosse haute, Renon essaie de rentrer dans le match et De Vergilio lui vient en aide en portant Asiago en double inferiorité avec un coup de genou évitable : Gruber en profite immédiatement pour réduire l'écart (2-1) et, avant que les équipes reviennent à parité de joueurs, Johansson ramène la parité aux points (2-2). Dans les minutes restantes, chacun réfléchit à ses propres erreurs.

À la reprise, on note tout de suite les reccomandations de Raymond et Parco à leurs joueurs respectifs : Asiago attaque, mais avec moins d'impétuosité, Renon se défend, mais avec quelques sorties de plus ; le résultat est que le score ne change pas même si le spectacle ne s'en ressent pas.

Cela qui s'attend à une troisième période encore plus prudente est vite démenti, car la crainte de finir dans une exténuante prolongaation redouble les énergies restantes. Tous essaient de marquer le but décisif, contraignant Marozzi et Weinhandl à de très bonnes interventions, puis à 48’24, le capitaine Dave Borrelli donne l'avantage décisif pour Asiago, encore avec une déviation devant le gardien adverse. Le reste n'est plus très intéressant à chroniquer. On signalera encore l’altruisme de Bentivoglio qui, en cage vide pendant l'ultime tentative de Renon, élargit sa trajectoire pour passer derrière l'adversaire et offre à De Vergilio un palet commode pour le 4-2.

STRAZZABOSCO Michele 100508 052Très bon Asiago dans les sept rencontres de la finale, très bon Renon aussi qui laisse le titre conquis l'année précédente et se contente du triomphe obtenu en Coupe d'Italie. Sans ces retournements qui n'ont rien d'inhabituels dans le hockey italien, la prochaine Supercoupe de septembre verra donc s'affronter Asiago et Renon et sera un beau début. Pendant ce temps, Michele Strazzabosco finit sa carrière, un symbole pour Asiago et pour notre hockey : félicitations à lui et aux jeunes qui essaieront d'imiter sa carrière.

Un commentaire pour les autres équipes de série A et pour le président de la fédération Andrea Gios. Pour la A, on pourrait commencer par critiquer la formule : jamais rien vu de plus abstrus et incompréhensible. Si la LIHG (c'est-à-dire les présidents de clubs) faisait un examen de conscience et se demandait de temps en temps pourquoi le hockey italien perd de l'argent et des spectateurs, elle aurait une première réponse.

De cette formule patchwork (après saison régulière, Master Round, Relegation Round, atout à carreau et troisième plat de spaghetti), on est arrivé aux play-offs ; Caldaro, Fassa, Egna et Cortina n'y ont pas eu accès, mais l'état d'esprit est certainement différent dans ces quatre localités : déception à Egna et Cortina et una certaine satisfaction à Canazei et Caldaro ; le deux premières, parties avec bien d'autres intentions (Egna vainqueur en INL l'an dernier et Cortina demi-finaliste), n'ont jamais trouvé le bon rythme ; les deux autres en revanche, équipes parties sans prétention, ont recueilli quelques belles satisfactions chemin faisant.

Des autres, à l'exception des finalistes, on peut dire que Milan, Gherdeina, Appiano et Vipiteno sont satisfaites de leurs saisons pour des moments et des motifs différents : Milan pour avoir atteint la finale de Coupe d'Italie et être sorti de scène seulement en demi-finale, jusqu'à ce que son banc court ait eu raison de ses éléments les plus représentatifs ; Gherdeina pour l'excellente saison régulière, jetée par les fenêtres par la rupture des équilibres du groupe après le départ de Nigro vers Asiago en janvier ; Appiano pour avoir été à un pas d'éliminer les futurs champions dans un quart de finale de rêve; Vipiteno pour avoir diverti son public en alignant des jeunes prometteurs. Restent Val Pusteria et Valpellice, deux inachevées. À Brunico, l'angoisse du titre qui ne veut pas arriver empêche d'agir avec raisonnement ; à Torre Pellice, l'énième projet à long terme s'est brisé à Noël, après une éphémère première place au classement, à cause de problèmes de vestiaire pour lesquels l'entraîneur a été immolé. Curieux que ces deux clubs se consolent avec deux titres nationaux chez les moins de 16 ans, pour le Val Pusteria, et moins de 14 ans, pour Valpellice.

Au président Gios, je voudrais rappeler le sigle avec lequel j'avais salué son élection (Giocare Insieme Oppure Sparire, joueer ensemble ou disparaître) pour suggérer un devoir de vacances : ramener Bolzano en Italie.

 

Quarts de finale
Asiago - Appiano 4-3 (3-4, 3-2, 5-2, 1-5, 6-2, 2-5, 4-2)
Val Pusteria - Vipiteno 4-1 (7-3, 1-3, 3-1, 1-0, 4-1)
Renon - Gherdeina 4-0 (5-3, 2-1, 3-0, 6-3)
Milan - Valpellice 4-1 (2-1, 3-0, 5-2, 3-5, 3-2)

Demi-finales
Asiago - Milan 4-0 (5-2, 4-1, 3-2, 5-2)
Val Pusteria - Renon 2-4 (2-3, 4-3, 4-1, 2-3. 2-3, 1-2)

Finale
Asiago - Renon 4-3 (2-3 a.p., 4-3, 5-4, 2-3 t.a.b., 5-1, 1-2, 4-2) - Asiago champion d'Italie

Match 7
Asiago - Renon/Ritten 4-2 (2-2, 0-0, 2-0)

Rittner Buam : Weinhandl (Fink) ; Ramsey, Tauferer, (Rampazzo), Ambrosi, Borgatello, Gruber ; Felicetti, Johansson, Alber, J. Kostner, Eisath, Tudin, M. Spinell, S. Kostner, Rissmiller, Daccordo, Ansoldi, Quinz, Scelfo, T. Spinell.
Coach : Marty Raymond

Asiago Hockey : Marozzi (Tura) ; Sullivan, A. Strazzabosco, Casetti, Marchetti, Hotham, M. Strazzabosco, (Miglioranzi) ; N. Tessari, Borrelli, Presti, Nigro, M. Tessari, Stevan, Bentivoglio, Ulmer, De Vergilio, Benetti, Iori, Pace, J. Magnabosco.
Coach : John Parco

Buts : 1-0 Marchetti (De Vergilio, Bentivoglio 4'14"), 2-0 De Vergilio (Hotham, Casetti 12'47"), 2-1 Gruber (Rismiller, Ansoldi 16'34"), 2-2 Johansson (Gruber, Ansoldi 17'07"), 3-2 Borrelli (Iori, Hotham 48'24"), 4-2 DeVergilio (Bentivoglio, Ulmer 58'53").