Présentation des quarts-de-finale de conférence 2015

Les playoffs 2015 dans le Ligue Nationale débutent dès ce soir avec des confrontations qui s’annonce de haute volée pour ces quarts de finale de conférence. Tour d’horizon complet de ce premier tour des séries éliminatoires dans la NHL.

Conférence Est :

Montréal Canadiens (A1) – Ottawa Senators (R1) :

MTL 60% - OTT 40%

Montréal: 50-22-10 (110pts) ; BP: 221, BC: 189 ; PP : 16.5% (23e), PK : 83.7% (7e).
Ottawa: 43 -26-13 (99pts) ; BP : 238, BC : 215 ; PP : 16.8% (22e), PK: 82.9% (11e).

Qui l’eût cru, les Sens sont bien en playoffs après une remontée fantastique de 14 points amorcée au mois de février. Après le congédiement de Paul MacLean (remplacé par Dave Cameron), les rouges et noirs ont repris des couleurs pour revenir dans la course aux séries grâce notamment à deux hommes Andrew Hammond et Mark Stone. Si pour le premier son histoire est extraordinaire (voir section suivante), pour Stone sa première saison complète en NHL est parfaite avec à la clé la tête des pointeurs chez les rookies avec 64 points au compteur (26B, 38A). Sur la première ligne, Stone forme avec Turris et Macarthur un trio de feu, bien aidé par Erik Karlsson à la bleue qui est encore une fois le meilleur compteur des Sens (66 pts, 21B, 45A).

La grande peur du coté de Montréal (outre la blessure de Max Pacioretty) est le fait qu’Ottawa a parfaitement gérer ses confrontation contre les Habs en saison régulière (3 victoires à 1). Les Sens ont en effet posé beaucoup de problème au Canadien cette saison. Toutefois la troupe de Michel Therrien reste favorite dans cette confrontation disposant d’un banc plus conséquent que son adversaire. D’ailleurs depuis la date limite des transactions dans la LNH, le problème du Canadien semble venir des troisième et quatrième trios. Avec les multiples arrivées, la chimie ne semble pas se faire où de nombreux joueurs montrentdes performances décevantes (Smith-Pelly entre autre). L’autre inquiétude est la blessure de Max Pacioretty subie contre les Panthers le 05 avril (tête ou épaule). Pacioretty risque de manquer à l’offensive mais les deux derniers matchs de saison régulière ont rassuré sur la production du Canadien (4 buts à chaque fois). Avec une défense solide et un grand Carey Price, Montréal devrait normalement passer ce premier tour et se placer comme un candidat sérieux pour la Coupe Stanley à l’Est.

Les joueurs à suivre :

Dans cette série, tous les regards seront portés vers les gardiens des deux équipes. D’un côté Carey Price, le gardien le plus performant de la ligue cette saison et de l’autre Andrew Hammond qui vit un conte de fée depuis le début de cette année. Celui qu’on surnomme « hamburglar » (en référence à son masque) en est à 20 victoire en 24 départs cette saison et est le grand artisan de la magnifique remonté des Sens. Longtemps habitué à l’AHL et passé par la NCAA avec Bowling Green State University, le canadien de 27 ans est maintenant la valeur sure d’Ottawa.

Face à lui rien de moins que le meilleur gardien en exercice dans la Ligue Nationale selon de nombreux observateurs. Avec 44 victoires et une moyenne de 1,96 de buts encaissés, Price est la pierre angulaire du CH. Blessé l’an dernier en finale de conférence, Montréal avait vu l’espoir de soulever une nouvelle coupe Stanley s’échapper. Cette fois-ci Price compte bien remporter ce trophée qui n’a plus été glané par le CH depuis 1993.

 

Tampa-Bay Lightning (A2) – Detroit Red Wings (A3):

TBL 60% - DET 40%

Tampa-Bay: 50-24-8 (108pts) ; BP: 262, BC: 211 ; PP : 18.8% (14ème), PK : 83.7% (9ème).
Detroit: 43-25-14 (100pts) ; BP: 235, BC: 221 ; PP : 23.8% (2ème), PK : 80.9% (17ème).

Voici une série où on s’attend à voir un jeu assez offensif entre deux équipes qui ont trustés les premières places durant toute la saison régulière. Eliminé sèchement l’an dernier en 4 matchs par Montréal, Tampa-Bay compte bien ne pas s’arrêter dès le premier tour et pourra notamment compter sur son attaque. Emmené par le capitaine Steven Stamkos, les Bolts peuvent se targuer d’avoir trois trios aussi dangereux  les uns que les autres. Il faudra surveiller bien sûr Tyler Jonhson mais aussi le russe Nikita Kutcherov et l’expérimenté Ryan Callahan. La seule crainte pour Jon Cooper se trouve dans le filet où Ben Bishop n’est pas aussi étincelant que l’an passé.

Du côté de Detroit, on a préféré ne pas prendre de risque avec l’inconstant Jimmy Howard. Ce sera en effet le tchèque Petr Mrazek qui débutera la série. Auteur de bonnes sorties et en pleine progression, Mrazek a là une belle opportunité de se montrer pour la suite de sa carrière. Pour le reste cela reste du classique du côté du Michigan avec son habituelle armada suédoise et son coach Mike Babcock, actuellement très courtisé. À l’attaque on gardera un œil sur le prometteur Riley Sheinan, mais aussi sur Justin Abdelkader et bien évidement sur Tomas Tatar. Cette série sera en tout cas très intéressante à suivre avec certes un léger avantage pour Tampa mais ce sera sans compter sur l’expérience et le powerplay des wings.

Les joueurs à suivre :

Cette saison, Danny DeKeyser a enfin confirmé les espoirs qu’on avait en lui. Auteur l’an passé d’une bonne saison quoiqu’irrégulière, le défenseur américain de 25 ans a passé un cap cette saison. Efficace à la bleue et sur le powerplay (31 pts en 80 rencontres), DeKeyser se montre aussi efficace dans le repli défensif avec une fiche de +11 (deuxième des Wings derrière Datsyuk).

Lui aussi a passé un cap  en finissant deuxième compteur de son équipe (15e de la Ligue), Tyler Johnson n’en finit pas d’affoler les compteurs.  Avec 72 points (29B, 43A) en 77 matchs, Johnson est la locomotive d’une ligne composée d’Ondrej Palat et de Nikita Kucherov sur les ailes. Cette ligne pourrait comme en saison régulière frapper fort en séries éliminatoires et permettrait à Tampa d’aller très loin cette année.

 

New-York Rangers (M1) – Pittsburgh Penguins (R2) :

NYR 65% - PIT 35%

Rangers: 53-22-7 (113pts) ; BP: 252, BC: 192 ; PP : 16.8% (21e), PK : 84.3% (6e).
Pittsburgh: 43-27-12 (98pts) ; BP: 221, BC: 210 ; PP : 19.3% (10e), PK : 84.8% (3e).

Vainqueurs du trophée du Président qui récompense la meilleure équipe de saison régulière, les Rangers de New-York se place comme le favori cette saison. Pourtant pas épargné par les blessures (notamment celle d’Henrik Lundqvist), les Rangers ont su maintenir le cap jusqu’à la fin de saison. Portée par une très grosse défense composée de 6 joueurs de talent, Alain Vigneault a su définir un style aux Blues-Shirts basé sur le repli défensif et sur le contre. New-York montre tout de même quelques inquiétudes comme son powerplay anémique où sa difficulté à construire et à aller de l’avant.

Du côté des Penguins, jamais une qualification n’aura été aussi difficile à aller chercher que cette année. Crosby et sa bande mal en point en cette fin de saison régulière ont dû attendre la dernière journée pour valider leur ticket en séries éliminatoires. Si des joueurs comme Crosby, Malkin ou Hornqvist peuvent très bien mener Pittsburgh à la victoire, on voit tout de même mal comment ils pourront passer ce premier tour. Avec Kris Letang absent jusqu’à la fin de saison, la défense est sérieusement amoindrie et les performances de Marc-André Fleury (quoique meilleures que par le passé) ne sont guère rassurante. Il faudra donc pour les hommes de Mike Johnston une grande maitrise des unités spéciales pour tenter de renverser les Rangers de New-York.

Les joueurs à suivre :

Très demandé lors de la Trade Deadline, Keith Yandle a finalement quitté le désert de l’Arizona pour la Big Apple au mois de mars. Depuis les Rangers dispose d’une armada défensive impressionnante. Pour autant Yandle ne se montre pas vraiment  à son avantage avec notamment de nombreuses erreurs de relance. En playoffs, il devra revenir à son meilleur niveau pour aller loin dans la course au titre. Déjà meilleur sur les derniers matchs de saison régulière Keith Yandle sera sans conteste l’un des éléments clés dans la réussite des Rangers.

Autre joueur qui a connu un changement d’équipe en plein milieu de saison, David Perron à l’air de sentir parfaitement à son aise en Pennsylvanie. Sur le second bloc en compagnie d’Egveni Malkin et de Chris Kunitz, le québécois passé par les Blues et les Oilers en est à 22 points en 43 matchs avec Pittsburgh. Bien que décevant sur les derniers matchs (seulement 1 points sur les 5 dernières parties), Perron reste une bonne arme offensive en complément de Crosby et d’Hornqvist.

 

Washington Capitals (M2) – New-York Islanders (R1):

WSH 50% - NYI 50% points

Washington: 45-26-11 (101pts) ; BP: 242, BC: 203 ; PP : 25.3% (1er), PK : 81.2% (14ème).
Islanders: 47-28-11 (101pts) ; BP: 252, BC: 230 ; PP : 18.7% (16ème), PK : 78.0% (26ème).

Grande confusion samedi dernier pour savoir qui aurait l’avantage des séries dans cette confrontation. À parfaite égalité de points, le son de cloche était très différent entre les différents médias. La NHL a finalement confirmé que les Capitals de Washington recevraient les 2 premières rencontres. Cette confrontation semble être la plus indécise entre deux équipes qui sortent d’une très bonne saison. Habitués au bas fond de la conférence Est, les Islanders de New-York pour leur dernière saison au Nassau Coliseum ont conclu une magnifique saison régulière. Avec un John Tavares au top de sa forme,  le coach Jack Capuano a longtemps installé son équipe au sommet de la division atlantique avant de se relâcher en fin de saison. Si le top-six des attaquants new-yorkais est très bon, la principale force des Isles pour ces séries sera son bottom-six destructeur. Dans le filet, si Halak est un bon goal et l’a prouvé cette saison, il en reste pas moins inconstant, ce sera peut-être la faiblesse de New-York face aux Caps.

Ce fut le tube de cette saison : Bäckström passe à Carlsson à la pointe qui donne à Oveckin à la gauche, one-timer et but. Voilà comment Washington détient le meilleur taux d’efficacité en supériorité numérique. Le powerplay fut vraiment l’arme numéro 1 des Caps cette saison à l’offensive. Porté avant tout sur le jeu défensif, Barry Trotz a misé sur son arrière garde assez impressionnante sur le papier. Malheureusement ceci s’est fait au détriment du jeu offensif où, mis à part en supériorité, les attaquants ont bien du mal à marquer. Pour preuve l’écart entre Bäckström second pointeur et Johansson quatrième pointeur et troisième attaquant est de 31 points. L’attaque des Caps doit donc prendre ses responsabilités, car ils ne peuvent se porter uniquement sur le duo Ovechkin-Bäckström.

Les joueurs à suivre :

Duel de stars entre Alexander Ovechkin et John Tavares. Les deux joueurs respectivement deuxième et quatrième marqueur de la ligue avec 86 pour Tavares et 81 points pour Ovechkin seront à n’en pas douter les artisans de la qualification de leur équipe. Meilleur buteur et de loin avec 53 réalisations, le tsar a fait trembler les lucarnes adverses en powerplay. Mais Ovechkin, sous la direction de Trotz a étoffé son jeu, notamment dans le repli défensif où il est de plus en plus imposant.

Tavares est clairement devenu le « Franchise Player » des Islanders cette saison. Présent à chaque match, le centre canadien termine la saison avec 86 points dont 38 buts et 48 passes. Véritable leader des Isles, Tavares est un sérieux candidat au trophée Hart récompensant le joueur le plus utile à son équipe. Excellent dans tous les compartiments de jeu, il sera la pièce maîtresse des Islanders dans ces séries éliminatoires. 

 

 

Conférence Ouest :

Saint-Louis Blues (C1) – Minnesota Wild (R1):

STL 55% - MIN 45%

Saint-Louis: 51-24-7 (109pts) ; BP: 248, BC: 201 ; PP : 22.3% (4e), PK : 83.7% (8e).
Minnesota: 46-28-8 (100pts) ; BP: 231, BC: 201 ; PP : 15.8% (27e), PK : 86.3% (1er).

La division Centrale fut sans nul doute la plus intéressante à suivre cette saison. Très relevée, elle envoi cinq de ses sept représentants en playoffs. Champions de cette division, ce qui a d’ailleurs fait très plaisir à l’entraîneur Ken Hitchcock, les Blues de Saint Louis partent une nouvelle fois avec la faveur des pronostics pour la course au titre. Sauf qu’appartenir à cette division fait qu’on se retrouve d’entrée face à un gros morceau et le Wild ne sera pas une tâche facile pour Saint Louis.

Les Blues ont pu compter sur leurs jeunes attaquants européens pour atteindre les sommets de la Centrale. Les Tarasenko, Jaskin et Lehterä ont largement contribué au rendement de la cinquième meilleure attaque de la ligue. La défense n’en est pas en reste avec seulement 201 buts encaissés, avec des joueurs comme Kevin Shatenkirk ou Alex Pietrangelo qui en impose dans les deux sens de la patinoire. Brian Eliott aura certes été inconstant mais sera le gardien partant pour les playoffs, à lui de montrer tout son talent.

Du côté du Wild, la machine s’est mise doucement en route pour commencer à accélérer en janvier 2015. Longtemps hors-course pour les séries les hommes de Mike Yeo se sont remobiliser et ont pu compter sur un Devan Dubnyk arrivé comme le sauveur du Wild. Avec un style de déplacement novateur Dubnyk présente actuellement les meilleures performances chez les gardiens de buts et devrait être l’atout majeur du Wild en playoffs. L’attaque est de nouveau redevenue efficace et le trio Parise - Pominville – Grandlund s’est montré particulièrement à son avantage. Le Wild dispose en tout cas de toutes les armes pour faire tomber des Blues souvent décevant en séries et ils pourraient peut-être bien être la surprise de ce printemps.

Les joueurs à suivre :

Après avoir affolé les compteurs en Liiga avec Tappara et en KHL avec le Lokomotiv Yaroslavl et le Sibir Novosibirsk, Jori Lehterä a enfin sauté le pas et a rejoint la NHL à 27 ans. Et pour une première saison, ses performances ne sont pas passées inaperçues grâce à ses 44 points en 75 parties. Souvent associé à Tarasenko et Steen, l’ailier finlandais est un fin passeur et devrait connaitre une carrière prolifique en Amérique du Nord.

Révélation également cette saison pour le jeune défenseur Matt Dumba. Drafté en 7e position en 2012, le joueur originaire de Regina se positionne déjà comme un pilier de l’équipe. Avec une moyenne de jeu de 15 minutes par match et un ratio de +13, Dumba montre clairement un bon niveau de jeu pour son age. Malgré quelques erreurs parfois évitables, on attend beaucoup de lui en séries, derrière les Suter, Brodin et autre Spurgeon.

 

Nashville Predators (C2) – Chicago Blackhawks (C3):

NHS 40% - CHI 60%

Nashville: 47-25-10 (104pts) ; BP: 232, BC: 208 ; PP : 16.2% (26e), PK : 80.8% (18e).
Chicago: 48-28-6 (102pts); BP: 229, BC: 189  ; PP : 17.6% (20e), PK : 83.4% (10e).

Si les Blackhawks de Chicago ne disposent pas de l’avantage de la glace dans cette série face aux Predators de Nashville, la majorité des observateurs les voient pourtant favoris. Ceci s’est accentué depuis l’annonce du retour de Patrick Kane dans la formation, lui qui ne devait revenir que dans un éventuel second tour. Chicago a en effet tous les atouts d’un futur vainqueur de la Coupe Stanley cette saison, avec un effectif habitué des séries et une profondeur de banc impressionnante. Les arrivées d’Antoine Vermette et de Kimmo Timonen ont plus qu’enrichi une équipe déjà très bien dotée.

Du coté de « Smashville », après un début de saison parfait, l’équipe de Peter Laviolette connait un sérieux passage à vide depuis le mois de février. Les Preds ont fini la saison sur 3 défaites de rang et les victoires se font de plus en plus rares. Face à des Hawks mieux armés, Nashville se positionne vraiment en outsider. Pour autant, durant toute cette saison, nous avons vu une équipe capable de joueur du très bon hockey. En attaque, l’atout majeur est le rookie Filip Forsberg auteur d’une saison magnifique avec 63 points. Le jeune Suédois, meilleur marqueur de son équipe, est le candidat le plus sérieux pour le Calder. L’autre atout de Nashvile est la défense où le duo Shea Weber – Roman Josi fait des merveilles et où Pekka Rinne est redevenu l’un des meilleurs gardiens de la NHL. Avec toutes ces forces il ne faudra pas enterrer trop vite les Predators de Nashville dans cette série.

Les joueurs à suivre :

Indésirable lors de ses derniers passages à Dallas et Washington, Mike Ribeiro est devenu l’atout majeur des Preds en attaque. Deuxième meilleur compteur de son équipe derrière Forsberg avec 62 points en 82 rencontres, Ribeiro est enfin revenu au meilleur de son niveau. Au centre du premier trio et souvent en compagnie de Forsberg, le « bad boy » de la NHL produit un jeu très intéressant et délivre de nombreux caviars à ses coéquipiers. À 35 ans, le Québécois à la chance de briller et  pourquoi pas aller chercher un titre avec les Preds.

Jonathan Toews sera bien sûr le joueur à suivre du côté des Blackhawks de Chicago. Une nouvelle fois meilleur pointeur de son équipe avec 66 points en 81 matchs (28B, 38A), Toews sera encore une fois à la recherche d’une troisième couronne. Attention cependant, puisque le capitaine des Hawks fut bien en difficulté contre Nashville cette saison avec un seul point en 5 confrontations.

 

Anaheim Ducks (P1) – Winnipeg Jets (R2):

ANA 60% - WPG 40%

Anaheim: 51-24-7 (109pts) ; BP: 236, BC: 226 ; PP : 15.7% (28e), PK : 81.0% (15e).
Winnipeg: 43-26-13 (99pts) ; BP: 241, BC: 216 ; PP : 17.8% (17e), PK : 81.8% (13e).

19 ans, qu’ils attendaient cela, les habitants de Winnipeg vont regoûter à la joie des séries éliminatoires. Avec des billets vendus en moins de 5 minutes pour les matchs à domicile, le MTS Center risque une nouvelle fois d’être chaud bouillant. Cependant se dresse face à eux, la meilleure équipe de l’ouest en la personne des Ducks d’Anaheim. On connaît la force des Ducks notamment par la puissance de son duo Getzlaf – Perry, cependant les Jets peuvent avoir des raisons d’espérer. Tout d’abord on surveillera de près le coaching de Bruce Boudreau, qui disons-le est catastrophique en playoffs. Ceci se traduit entre autre par la gestion des gardiens, et on ne sera pas étonné de voir une alternance pendant cette série si elle ne tourne pas en faveur des Ducks. Frederik Andersen et John Gibson semblent d’ailleurs être les gros points faibles des Ducks, il faudra que le portier danois retrouve son niveau du début de cette saison pour aller loin en séries.

Les Jets vont eux miser sur le collectif et sur l’échec-avant. L’équipe dirigée par Paul Maurice jouera sans doute très physique pour tenter de déranger Anaheim. Ceci passera par de grosses performances de Dustin Byfuglien, l’un des attaquants les plus robustes de la ligue. On n’oubliera pas le trio magique Ladd – Little - Wheller qui est devenu l’un des plus performants du circuit Betteman avec trois joueurs qui dépasse les 50 points. L’ajout de Tyler Myers renforce une arrière-garde qui pouvait manquer de profondeur. Il faudra faire donc très attention à Winnipeg, qui avec ses bruyants partisans peuvent aisément renverser des montagnes.

Les joueurs à suivre :

191 cm pour 104 Kg, Patrick Maroon est l’un des joueurs les plus physiques de la Ligue Nationale. Mais il ne faut pas se fier aux apparences puisque Marron est aussi capable de prouesses techniques dignes des meilleurs joueurs. Celui qui il y a quelque saisons voyait plus son avenir dans le roller hockey que dans la glace est désormais un atout majeur des Ducks. Avec 34 points en 71 rencontres, Patrick Maroon est utilisé dans toutes les phases de jeu. Avec son style, il a clairement le profil du joueur efficace en playoffs.

Pour compléter ce duel de poids lourds, qui d’autre que le joueur le plus puissant de la ligue. Avec 1m95 pour 118 Kg, Dustin Byfuglien fut l’un des grands artisans de la participation des Jets en séries éliminatoires. Auteur de 45 points en 69 matchs, Byfuglien s’est surtout démarqué par ses 203 mises en échec au cours de la saison régulière. Septième joueur le plus pénalisé, Byfuglien est l’un des joueurs les plus complets de la ligue, pouvant jouer à la fois en attaque et en défense.

 

Vancouver Canucks (P2) – Calgary Flames (P3):

VAN 65% - CGY 35%

Vancouver: 48-29-5 (101pts) ; BP: 242, BC: 222 ; PP : 19.3% (9ème), PK : 85.7% (2ème).
Calgary: 45-30-7 (97pts) ; BP: 241, BC: 216 ; PP : 18.8% (13ème), PK : 80.6% (20ème).

Duel 100% canadien dans cette série entre deux équipes qui retrouvent les playoffs après des années compliqués. Du côté de l’Alberta, les éloges reviennent en premier lieu au coach Bob Hartley qui est le favori pour recevoir le trophée Jack Adams. Hartley avec un effectif très loin d’être le meilleur du circuit a réussi à hisser les Flames de Calgary en playoffs. Au final assez constant tout au long de la saison, Calgary a réussi sans son meilleur défenseur Mike Giordano de tenir sa place sur le podium de la division pacifique. On notera les bonnes performances du duo Hiller – Rämö dans les cages. Les deux gardiens qui après des saisons compliqués pour Hiller et un retour après un exil en KHL pour Rämö ont plus que contribuer à cette qualification. Par ailleurs les performances de joueurs comme Jiri Hudler sont également à souligner.

Les Canucks sont quant à eux redevenus la solide équipe qu’il était autrefois. Après l’épisode Tortorella non concluant, l’arrivée de Willie Desjardins a permis à Vancouver de se remettre sur de bons rails. L’apport de Ryan Miller qui revient actuellement de blessure aura son importance, lui qui souhaite se racheter de sa performance moyenne avec Saint Louis l’an passé. En attaque les Sedin et Radim Vrbata seront les éléments clés face aux Flames. Normalement, compte tenu des effectifs, cela devrait passer sans problème pour les Canucks, mais attention au coaching d’Hartley.

Les joueurs à suivre :

Arrivé en début de saison avec un rôle précis, Radim Vrbata n’aura pas déçu ses dirigeants. Lui qui est venu de Phoenix pour épauler les jumeaux Henrik et Daniel Sedin a parfaitement convaincu. Avec 63 points (31B, 32A), le Tchèque de 33 ans sera encore à surveiller en séries éliminatoires.

Candidat au Calder, Johnny Gaudreau nous a régalés cette saison et devrait continuer à le faire en playoffs. Rapide et très habile, le natif du New Jersey finit deuxième compteur derrière Hudler avec 64 points (24B, 40A). À 21 ans il se présente déjà comme le joueur majeur des Flames de Calgary et on attend de lui qu’il continue à démontrer tout son talent en séries.