Les Bleus malmènent le Canada

Et si les Bleus réalisaient un miracle ? Après tout, le 9 mai est une date forte dans l'histoire des Bleus. En 2013, la France battait la Russie et en 2014, le Canada. Jamais deux sans trois ?

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Pour cette rencontre difficile, pour laquelle les Bleus sont conscients que viser trois points relèverait de l'exploit incroyable. Le staff de l'équipe de France a donc choisi d'économiser quelques cadres.

Cristobal Huet, déjà au repos contre les Tchèques, poursuit sa préparation du match décisif contre la Lettonie. Pour la première fois, Ronan Quemener est titularisé, avec Florian Hardy en backup. En défense, Teddy Trabichet fait ses débuts au Mondial, remplaçant Nicolas Besch, touché à la mâchoire au match précédent. Anthony Rech, qui n'a joué que vingt-six secondes contre les Tchèques, reste dans l'alignement, Stéphane Da Costa et son genou douloureux étant également au repos.

Le Canada aligne le deuxième gardien Martin Jones, logiquement, puisque l'équipe dispute deux matchs en deux jours. Il n'y a qu'un changement dans l'alignement. Le coéquipier d'Antoine Roussel à Dallas, Cody Eakin, est mis en tribune et Brayden Schenn débute enfin dans ce tournoi.

Le Canada s'appuie sur son jeu de puissance

IMG 5158Les Bleus paraissent concentrés et Hecquefeuille se signale avec une entrée en zone sans opposition, ponctuée par le premier tir du match. Les Bleus ont un peu de mal à sortir de leur zone et Couturier entame physiquement, avec une belle charge sur Meunier. Cela libère Toffoli qui permet à Quemener de réaliser son premier arrêt.

Les sorties de zone peuvent parfois donner de bons résultats. Fleury démarre en trois contre trois et Jones laisse un rebond. Roussel le prend mais ne parvient pas à cadrer. Le Canada ne joue pas de manière très intense sur ce début mais trouve tout de même un poteau à la septième minute. Crosby se chauffre avec un tour de cage suivi d'une passe dans le dos en aveugle, qui file sur un patin français et prive Taylor Hall d'un tir.
IMG 5219 700Petit à petit, la menace se précise. Auvitu effectue un bon travail pour dégager, dans une enclave un peu chargée. Mais Hecquefeuille concède deux minutes logiques. Quemener sort un bel arrêt sur Eberle et le jeu de puisssance continue. Le Canada pose son jeu, écarte bien la défense et trouve les diagonales. Spezza feinte le tir, ce qui attire Quemener, et trouve Seguin en diagonale qui marque en angle fermé pour un but 100% Dallas (0-1).

IMG 5310Quemener reste dans son match et sauve de la mitaine devant Couturier. Malheureusement, la précision canadienne complique la tâche. Un palet gagné dans le coin revient sur Eberle, dont le revers puissant échappe au gardien bleu (0-2).

Les Bleus ne s'affolent pas et desserrent l'étau. Une bonne entrée en zone de Meunier permet à Auvitu de s'infiltrer sur le côté. Il tente un tir, puis d'attaquer la cage mais finalement contourne derrière et pousse jusqu'à Meunier. Le capitaine voit Julien Desrosiers tout seul au deuxième poteau et sa transversale passe : le natif du Québec contrôle, ajuste Jones sous la mitaine (1-2). Le marquage de la star Crosby s'est montré un peu élastique pour le coup.

Juste après, Teddy Da Costa obtient une bonne occasion mais le palet file hors cadre. Le tiers se termine sur un ultime tir de Fleury et une excellente prestation française.

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Quemener tient la France dans le match

À la reprise, le Canada s'installe bien. Quemener sort un tir de Burns avec sa jambière, et les Bleus chassent, limitant les espaces des joueurs de Todd McLellan. Le temps défile, avec des relances propres des Bleus. Quemener reste dans son match. Même gêné, il sort un tir de près, puis un revers de Burns qui attaquait le slot. Puis, le portier du Jukurit s'offre une superbe jambière sur un tir de Eberle de près, servi par Hall ligne de fond. Duchene tente aussi sa chance sur un revers, puis Barrie, Seguin et encore Burns...

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À mi-période, une bonne remontée de Meunier sur la droite est arrêtée par un cinglage de Duchene, qui écope logiquement de deux minutes. Dieudé-Fauvel vient protéger son capitaine et est pénalisé tout comme MacKinnon, mais c'est tout de même un jeu de puissance français, qui ne parvient pas du tout à s'installer.

Au retour à cinq, le Canada envoie Giroux en échappée : Quemener sauve de la botte. Les Rouges restent en attaque et Anthony Rech sauve son gardien en bloquant Toffoli seul au deuxième poteau dans l'enclave. Le palet échappe alors au joueur des Kings. Les occasions pleuvent : Hamhuis, décalé au cercle, reprend sans contrôle et le palet percute la barre.

IMG 5468Le Canada campe dans la zone française et après deux dégagements interdits, la ligne Guttig-Claireaux-Lampérier a du mal. Dave Henderson pose son temps mort, les Bleus gagnent la mise au jeu et portent même le danger dans la zone canadienne.

En fin de tiers, le Canada pousse Fleury à la faute. Le jeu de puissance met treize secondes à produire. Spezza en tête de cercle trouve une nouvelle diagonale vers Seguin, qui contrôle au cercle et tire. Le disque tape la jambière de Quemener sur son déplacement et file entre les jambes (1-3). Un but qui ressemble étrangement au premier, et plutôt habituel à Dallas...

Les Bleus ne renoncent pas et effectuent une bonne présence d'entrée, encore par la ligne Guttig, avec notamment une belle boîte de Claireaux sur Hamhuis. Le tir d'Hecquefeuille à travers la foule est dévié juste à côté. Les Bleus cherchent à s'installer et un palet mal contrôlé par Auvitu à la bleue lance les Canadiens en contre. Giroux fait des misères sur cette accélération et Teddy Da Costa doit l'accrocher à cinq secondes de la pause.

Furia francese

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Le tiers reprend donc avec l'avantage numérique canadien. La bonne défense française repousse le palet et Meunier effectue un travail spectaculaire dans la neutre au milieu de quatre joueurs. Il libère Chakiachvili d'une passe en pivot et les Bleus peuvent tourner le palet en attaque, obtenant même une crosse haute canadienne. Fleury tente un bon tir repoussé, puis trouve une diagonale vers Auvitu, qui ne cadre pas.

De retour à cinq contre cinq, les Bleus insistent. Janil reçoit un palet à la bleue et reprend : le disque percute le masque de Jones et retombe sur la crosse de Trabichet, tout seul devant un but à moitié désert. Le défenseur de Gap tire au-dessus (photo) !

La France est bien dans son match. Rech vole un palet dans la crosse de Hamhuis, qui l'accroche et prend deux minutes. La mise au jeu est gagné et le puck décalé sur Auvitu qui shoote, Jones repousse sur Hecquefeuille qui reprend, nouvel arrêt. Desrosiers, puis Yorick Treille, tentent aussi leur chance et le public tchèque les pousse ! Les Francie, Francie résonnent dans l'O2 Arena.

Les Bleus prennent d'assaut le but. Yorick Treille, servi en retrait, se heurte à Jones qui repousse sur le côté. Le palet est bleu et Meunier renvoie tout de suite vers la cage où Yorick Treille dévie au fond des filets (2-3).

IMG 5511 But Treille 700Immédiatement, la France déboule à gauche sur l'engagement et un centre puissant devant le but envoie Fleury dans la cage.

Et les Bleus poussent ! Roussel mystifie son défenseur dans la zone française et lance un trois-contre-trois. Il fixe Burns et lance vers la cage. Le palet touche Fleury et finit au fond des filets. La vidéo confirme le but (3-3).

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Le public a pris fait et cause pour les Français, mais rien n'est encore acquis. Trabichet commet une grosse faute en chargeant Couturier dans le dos en fond de zone et le jeu de puissance canadien s'installe. Burns, à la bleue, mène le jeu et reprend de volée. Masqué, Quemener voit filer le disque entre les jambes. Le tir a été dévié par Eberle juste devant lui (3-4).

Le Canada manque une bonne chance de creuser l'écart avec une barre de Seguin. Puis, Quemener sort un tir de Hall juste devant lui. La France repart à l'assaut et un bon jeu de passe libère Trabichet, dont le tir finit sur l'épaule de Jones. Malheureusement, l'élan est brisé par une nouvelle faute de Teddy Da Costa. Quemener s'accroche et sauve superbement de la botte sur O'Reilly, avec Auvitu pour dégager le rebond.

Poussés par le public tchèque, les Bleus résistent et tuent la pénalité. Ils repartent à l'attaque avec une mise au jeu gagnée et un tir de Manavian, sorti par Jones, puis un slalom d'Hecquefeuille sans opposition. Roussel ne lâche rien et centre vers Teddy Da Costa, trop court. Les Bleus acculent le Canada dans son camp et Quemener laisse sa place à un attaquant pour la dernière minute. Cela ne suffit pas : le Canada s'en sort avec les trois points.

La France, sans pression et sans complexe, a sans doute produit son meilleur match du Mondial. Après le succès 10-0 du Canada contre l'Allemagne, tout le monde s'attendait à une correction aujourd'hui. Mais les Bleus ont capitalisé leurs quarante-cinq bonnes minutes contre les Tchèques et corrigé quelques détails. Le jeu défensif a été plutôt solide pour protéger Quemener, lui-même prometteur pour son baptême du feu. Une défaite encourageante, mais la France reste bloquée à trois points. La mission maintien ne sera pas facile.

Désignés joueurs du match : Laurent Meunier (France) et Tyler Seguin (Canada)

Commentaires d'après-match :

Valentin Claireaux (attaquant de l'équipe de France) : "On a trouvé les ressources pour finir fort en troisième tiers, mais ils ont profité des pénalités. Il y avait de meilleurs joueurs en face, mais nous étions bien concentrés défensivement et ce n'est pas passé loin. Il va falloir construire là-dessus et aller chercher les points. On est surtout déçus de l'issue, car on revient à 3-3 et on prend un but à quoi, dix minutes de la fin... Satisfait de l'effort mais pas du résultat. La quatrième ligne ? Notre job c'est de ne pas concéder de buts, on l'a fait. Puis, mettre la pression en zone offensive et là, c'était correct, mais on peut mieux faire."

Laurent Meunier (attaquant de la France) : "Oui, c'est peut-être notre meilleur match. C'était dur et notre gardien a bien joué. On a bien défendu autour de lui. On revient à 3-3 et on a cru pouvoir les accrocher jusqu'au bout. Je suis déçu de ne pas avoir pris de points. C'est une belle équipe canadienne, mais on a eu quelques chances aux rebonds. Même si on n'y croyait pas trop avant le match, on a tout donné, comme d'habitude. C'est surtout une déception de faire tant d'efforts pour zéro point. Le public ? C'était cool, plaisant de les avoir avec nous en fin de match. On a plus touché le palet que contre les Tchèques."

Ronan Quemener (gardien de l'équipe de France) : "Je suis fier de l'équipe, qui a fait un super match face à une grande équipe. On est toujours frustrés quand on perd d'un seul but. On a prouvé qu'on avait du coeur, à ne rien lâcher, et avec le talent et le coeur on peut embêter les meilleurs. Ce n'était pas évident d'arriver pour ce premier match, j'ai moins d'entraînement en tant que troisième gardien. Mais je suis là pour cela, avoir du temps de glace. Je ne pouvais pas rêver mieux comme début que jouer les Canadiens. Ils font peur, mais après tout, c'est le même palet. C'était agréable de voir l'équipe se battre à fond jusqu'au bout. Et le public tchèque était derrière nous, ça a donné du baume au coeur à toute l'équipe. À la fin, j'avais mal aux jambes... Mon premier match, je fais un arrêt sur une échappée de Giroux. Je le vois tous les jours sur le net, ça fait plaisir ! J'espère avoir une chance de les rejouer et cette fois, de les battre. Ce match m'a permis d'évaluer mon niveau et de savoir quoi travailler pour progresser."

Antoine Roussel (attaquant de la France) : "C'était proche, mais un manque de discipline au troisième tiers... L'équipe a montré une belle attitude, beaucoup de caractère. Tout le monde a levé son niveau de jeu. Notre capitaine Meunier... Il a eu, comment on dit... des balls ? Jouer comme ça, ça a tiré toute l'équipe. Le public, c'était cool, quand les gens se levaient et sautaient pour nous. Ils n'aiment pas trop les Canadiens en Europe centrale ! Cela donne de l'énergie, un petit baume à tout le monde. C'est fun, c'est un bon match mais ça n'a rien donné et ça fait chier (sic). C'est encourageant pour le reste du tournoi. On a mis deux-trois matchs pour se trouver, avec quoi, cinq buts marqués ? Là on en marque trois. On avait un peu peur avec le Canada-Allemagne (10-0) mais c'est bien allé finalement, c'est un bel effort d'équipe."

Dave Henderson (entraîneur de l'équipe de France) : "Nous avions besoin de points pour être hors de danger. Comme d'habitude, nous entrons sur la glace pour gagner, même contre le Canada. Nous avons tout donné. Nous prenons trois buts en infériorité, c'est un secteur à améliorer. Nous avons bataillé dur tout le match.
Les joueurs ont respecté le plan pendant soixante minutes, au lieu de quarante-cinq contre les Tchèques. Je suis satisfait du groupe, qui n'a jamais ouvert la porte. Les buts sont à quatre contre cinq et, avec le talent du Canada, c'est toujours un secteur difficile à défendre. On a tout laissé sur la glace, chaque bloc a créé des occasions. Les joueurs n'ont jamais baissé les bras, même à 3-1. Une punition nous coûte le match, mais même à 4-3 nous avons des occasions. Nous n'étions pas loin d'égaliser, mais ça n'a pas voulu rentrer. Il faut garder ce match en mémoire pour préparer les deux derniers.
Un mot sur le premier match de Ronan Quemener ?
Il a fait un bon match. C'est difficile en power-play, ils ont trouvé la clé "backdoor". Contre le très haut niveau, on ne peut pas se permettre des punitions. À cinq contre cinq, on a bien gérér, chacun a joué son rôle et on moins été en danger. Ronan est avec nous depuis trois-quatre ans, et le plan avant le tournoi était que Florian Hardy et Ronan Quemener allaient goûter à ce Championnat du monde. Il faut préparer le futur, sinon on ne sera pas prêts quand Cristo arrêtera. C'était difficile pour Ronan de rentrer face à l'une des meilleures équipes du monde, mais c'était un bon baptême. Il a eu ce qui peut arriver de plus difficile et il sera préparé pour le prochain départ, cette année ou plus tard. La formation à la française donne des jeunes de qualité, et ça a du sens de les tester au plus haut niveau.
Le banc français a beaucoup joué...
Les quatre blocs ont bien travaillé. Il y a eu des moments difficiles pour tous, mais surtout à quatre contre cinq. Le plus difficile, c'est la partie défensive, mais on s'est bien ajustés à la situation avec sérieux.
Les mises au jeu ont été largement dominées par le Canada (62%).
Le Canada est connu pour être très fort dans cet exercice. Quel que soit leur adversaire, ils en gagnent beaucoup. On en a parlé lors du briefing, pour être prêt lors des mises au jeu perdues et gagnées. Mais bon, le Canada est excellent dans tous les compartiments du jeu et cela nous laisse très peu de marge de manoeuvre.
Un match comme cela rend d'autant plus frustrant les deux premiers ?
Oui, les deux défaites sont rageantes. Quand on s'applique, on fait de bons matchs. Sur les deux premiers, on manque un peu de virtuosité, d'efficacité offensive. Aujourd'hui, on l'a un peu trouvée, mais ça n'a pas suffi. D'habitude, nous débutons par des "gros" pour nous passer vite à la vitesse supérieure, là nous jouions des équipes de notre niveau.
Il reste deux matchs, il reste des points à aller chercher. Cela donne un peu de confiance mais chaque match est différent.
Le public ? Je l'entends, mais je ne sais pas exactement ce qu'ils disaient [Francie!]... Je me doutais, souvent le public tient pour le petit poucet. Mais j'étais concentré, ça fait plaisir, mais je n'entends pas trop.
Lampérier n'a pas joué au troisième tiers temps. Est-il blessé ?
Il a pris une charge dans le dos et ça a un peu fait le coup du lapin. Il va être évalué. Nicolas Besch ? Convalescence."

Todd McLellan (entraîneur du Canada) : "Un match difficile pendant soixante minutes. La France n'a jamais abdiqué, et ils ont fait du bon travail. Leur tenacité est inégalée. J'ai trouvé que notre groupe avait abordé le match avec une attitude trop relâchée, cherchant le jeu parfait en début de match au lieu de tirer au but. Leur gardien a très bien joué aussi. En troisième, nous avons été mous et le "momentum" a changé de côté. Les Français étaient prêts. Heureusement, nous avons peu nous stabiliser, grâce à l'expérience présente sur le banc. À 3-3, nous n'avions pas peur, mais nous étions préoccupés, tout comme nous le sommes à 0-0. Ces matchs où nous sommes favoris indiscutables ne sont pas faciles à jouer. Les Français ont joué dur, avec fierté et la faim au ventre, du début à la fin. Ils voulaient créer la surprise et le niveau augmente d'année en année."

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France - Canada 3-4 (1-2, 0-1, 2-1)
Samedi 9 mai 2015, 12h15. O2 Arena de Prague, République Tchèque. 15300 spectateurs.
Arbitrage de Tobias Wehrli (SUI) et Vladimir Sindler (TCH) assistés de Henrik Pihlblad (SUE) et Peter Sefcik (SVK).
Tirs : France 21 (6, 1, 14), Canada 43 (19, 15, 9)
Pénalités : France 12' (2', 6', 4'), Canada 8' (0', 4', 4')

Récapitulatif du score
0-1 à 11'25' : Seguin assisté de Spezza et Barrie (sup. num.)
0-2 à 12'32" : Eberle assisté de MacKinnon et Duchene
1-2 à 16'31" : Desrosiers assisté de Meunier et Auvitu
1-3 à 37'02" : Seguin assisté de Spezza (sup. num.)
2-3 à 46'21" : Y. Treille assisté de Meunier (sup. num.)
3-3 à 46'56" : Fleury assisté de Roussel
3-4 à 49'18" : Eberle assisté de Burns et Crosby (sup. num.)

 

France

Attaquants
Antoine Roussel (+1) - Teddy Da Costa (4', +1) - Damien Fleury (2', +1)
Julien Desrosiers (+1) - Laurent Meunier (C, +1) - Yorick Treille (A, +1)
Sacha Treille (-1) - Damien Raux (-1) - Charles Bertrand (-1)
Anthony Guttig - Valentin Claireaux - Loïc Lampérier
Anthony Rech

Défenseurs
Yohann Auvitu (+1) - Antonin Manavian (+1)
Florian Chakiachvili - Kevin Hecquefeuille (2')
Benjamin Dieudé-Fauvel - Jonathan Janil
Teddy Trabichet (2')

Gardien : Ronan Quemener

Remplaçant : Florian Hardy (G). Au repos : Stéphane Da Costa (A), Cristobal Huet (G), Nicolas Besch (D)

Canada

Attaquants
Taylor Hall (-2) - Sidney Crosby (C, -2) - Jordan Eberle (-1)
Ryan O'Reilly - Claude Giroux - Tyler Seguin (2')
Nathan MacKinnon (2', +1) - Matt Duchene (2', +1) - Jason Spezza (A)
Brayden Schenn - Sean Couturier - Tyler Toffoli
Tyler Ennis

Défenseurs :
Dan Hamhuis (A, 2' -1) - Brent Burns
Jake Muzzin - Tyson Barrie
David Savard - Patrick Wiercioch
Aaron Ekblad (-1)

Gardien : Martin Jones

Remplaçant : Mike Smith (G). En tribunes : Cody Eakin (A)

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