La finale déterminera le groupe de la France

De la finale mondiale Canada-Russie dépendra aussi la destination des Bleus aux Mondiaux 2016. En effet, les deux grandes nations historiques du hockey international se disputeront également la première place du classement IIHF.

Or, c'est ce classement qui détermine la composition des groupes. De ce fait, l'essentiel des poules est d'ores et déjà connu, et comme avec les tournois de qualification olympique, nous vous les révélons ci-dessous en avant-première.

On savait que la double organisation franco-allemande pose un petit dilemme puisque les deux pays ne peuvent pas être tous deux qualifiés d'office. Si les deux équipes sont releguées, il n'y aura qu'un seul repêché, et ce serait l'Allemagne, organisatrice principale. C'est le scénario-catastrophe (un Mondial 2017 à Bercy sans la France !) que la FFHG voudrait à tout prix éviter.

Ce scénario s'éloigne encore car l'Allemagne et la France seront dans le même groupe que la Hongrie, très inexpérimentée à ce niveau. Cela ne veut cependant pas dire que les Hongrois se font avoir et n'ont aucune chance de se maintenir : s'ils terminent avant-derniers du groupe devant la France ou l'Allemagne, c'est le "moins bon avant-dernier" (des deux groupes) qui sera relégué.

Groupe A : champion 2015, Finlande*, États-Unis, Slovaquie, Bélarus, France, Allemagne, Hongrie.

Groupe B : finaliste 2015, Suède*, République Tchèque, Suisse, Lettonie, Norvège, Danemark, Kazakhstan.

* Les organisateurs russes veulent que la Russie joue à Moscou et la Finlande à Saint-Pétersbourg, ville proche de la frontière finlandaise qui pourrait être envahie de supporters (comme Ostrava cette année avec les Slovaques). Donc, si les Russes sont champions, ils demanderont l'inversion de la Suède et de la Finlande dans leurs groupes respectifs.

La France jouera donc face aux champions du monde. Si ce sont les Russes, les Bleus iront à Moscou ; si ce sont les Canadiens, l'équipe de France jouera à Saint-Pétersbourg.

En place pour se lécher les babines devant cette super-finale Russie-Canada, deux pays qui ne se sont plus jamais affrontés depuis quatre longues années, et le quart de finale 2011 (dont la relecture vous expliquera pourquoi Jason Spezza, actuel meilleur marqueur des Mondiaux, a une revanche à prendre pour gagner le premier trophée de sa carrière pourtant brillante).