Bilan NHL (3/30) : Edmonton Oilers

Hockey Archives vous présente un bilan détaillé de la saison de chaque équipe de la NHL. Suite de ce tour d'horizon par le bas de tableau : les Oilers d’Edmonton.

Une saison noire, une éclaircie pour demain

Les hauts choix de draft consécutifs plaçaient de hautes attentes pour les Oilers d’Edmonton. Mythique franchise des années 1980, l’équipe de l’Alberta cherche sa gloire passée et espérait bien avoir trouvé la bonne combinaison. Au final, Edmonton termine avec une triste saison engluée en bas de tableau, plombé par un départ catastrophe. Fort heureusement, la saison s’est bien terminée : en remportant la loterie « Connor McDavid », les Oilers auront enfin le « franchise player » espéré et un centre n°1. L’arrivée de Peter Chiarelli au poste de manager général et celle de Todd McLellan sur le banc de l’entraîneur apporte un rayon de soleil après sept mois misérables...

Pts Buts + Buts - Tirs+
/match
Tirs-/match Sup.Num. Inf.Num. Min. Pén. Prol./fusillade (V-D) Mises au jeu Corsi Fenwick
62 193 276 28,4 30 17,7% 76,7% 677 7-14 48,2% 48,1% 47,6%
28e 26e 30e 26e 20e 19e 28e 4e 25e 25e 24e 24e

Corsi : Tirs + Tirs hors cadre + Tirs bloqués (pourcentage entre tirs lancés/subis) à 5 contre 5
Fenwick : Tirs + Tirs hors cadre (pourcentage entre tirs lancés/subis) à 5 contre 5

edm pts

Un début calamiteux donc, puisque Edmonton concède pas moins de neuf défaites sur les treize premiers matchs. Une bonne série de quatre succès à la maison (20 au 27 octobre) redonnait espoir, mais l’équipe coulait en novembre, avec un bilan de 2 victoires pour 12 défaites, dont cinq de rang à la maison. Fin novembre, l’équipe arrache quelques points mais ne retrouve le succès que le 7 décembre contre San Jose, avant de continuer à couler. Au total, entre le 11 novembre et le 27 décembre, Edmonton ne compte qu’une victoire pour... vingt défaites !
Les Oilers reprennent quelques couleurs en janvier-février-mars, avec ce seul mois de mars à 50% de victoires. Suffisant pour laisser Buffalo et Arizona derrière, mais pas assez pour convaincre le public.


Une défense passoire

edm butscontre

Les signatures des très défensifs Nikita Nikitin et Mark Fayne à prix d’or l’été dernier sont loin d’avoir apporté les résultats escomptés. Les deux hommes n’ont pas su prouver que leur niveau affiché dans les anciennes équipes venait de leur talent propre. A leur décharge, les attaquants n’ont pas du tout aidé, notamment Teddy Purcell et Nail Yakupov, aux statistiques de possession abyssales. Les Oilers ont encaissé 0 ou 1 but à 11 reprises, mais quatre ou plus à quarante occurrences, culminant avec une défaite 8-2 face aux Kings début avril. Une inconstance due aussi au poste de gardien, pas vraiment sécurisant.


Une attaque inconstante

edm butspour

Les Oilers ont marqué seulement 0 ou 1 but à 25 reprises, soit presque autant que quatre ou plus (22 occurrences). Une attaque très inconstante, capable du meilleur comme du pire et blanchie à sept reprises.


Gardiens

edm gk

L’ex-King et Leafs Ben Scrivens, acquis à prix d’or l’an dernier, n’a guère brillé dans les cages et la mise en concurrence avec Viktor Fasth n’a pas vraiment poussé les deux hommes au sommet. C’est LE poste faible des Oilers.


Défenseurs

edm def

L’offensif Justin Schultz a réalisé une saison honnête en possession, évoluant clairement comme quatrième attaquant, ce qui l’a exposé bien souvent aux contres adverses. Du coup, le reste de la brigade défensive s’est appuyée sur des défenseurs purs qui ont montré leurs limites. Le vétéran et capitaine courage Andrew Ference ne parait plus au niveau, les recrues Nikitin et Fayne ont déçu, les jeunes Klefbom et Marincin montré leur jeunesse. Le premier a malgré tout montré de bonnes choses en fin de saison. Les Oilers ont aussi testé pour deux matchs leur premier choix 2013 Darnell Nurse avec deux prestations intéressantes. Le petit gabarit de Brad Hunt, excellent en ligue américaine, a aussi joué correctement, sans qu’il ne constitue une solution à long terme. Le départ de Jeff Petry à la deadline n’a pas non plus été compensé.

Attaquants

edm att

Les Oilers auront été portés par leur première ligne, avec Eberle, Hall et Nugent-Hopkins. Les trois hommes n’affichent pas un bilan comptable spectaculaire – Hall ayant manqué une trentaine de matchs sur blessure – mais leurs statistiques de possession atteignent les sommets du club. Le souci est venu des autres lignes. Le vétéran Benoit Pouliot a parfaitement joué son rôle – défensif, physique, expérimenté, avec un record de carrière – mais ce n’est pas le cas de Purcell ou du jeune Yakupov, catastrophique une bonne partie de l’année avant de mieux finir. La profondeur de banc s’est révélée inexistante. Le junior Leon Draisaitl a du endosser un costume trop grand pour lui et a finalement été renvoyé en junior après 37 matchs, menant Kelowna au carré final de la coupe Mémorial. Les défensifs Hendricks, Gordon et le grand gabarit de Lander ont alterné le bon et le moins bon. Le vétéran Derek Roy n’a disputé que 46 matchs et n’a pas non plus convaincu. Au final, les Oilers auront été malmenés au centre (25e aux mises au jeu) dans une conférence Ouest redoutable à ce poste. Le staff a donc beaucoup testé en fin de saison, mais bien peu de joueurs venus de l’AHL ont réellement convaincu, à part peut-être l’ancienne star NCAA Andrew Miller.

Bilan

Les supporters d’Edmonton en ont clairement assez d’attendre et ont baissé les bras très tôt dans la saison. Les maillots floqués au nom de McDavid se sont multipliés au fil de la saison, et cette loterie remportée pourrait propulser Edmonton vers l’avant. Ceci dit, il ne suffit pas d’empiler les attaquants de talent pour gagner. La rigueur de l'entraîneur Todd McLellan, champion du monde à Prague – où il a parfaitement dirigé Hall et Eberle – devrait beaucoup apporter, mais cela ne suffira pas si le nouveau staff managérial ne comble pas les trous défensifs et dans les cages.