Hockey à Reims : le feuilleton continue

En dépit du nouveau cauchemar du hockey rémois avec une deuxième faillite en treize ans, les Phénix n'étaient pas morts pour autant.

Logo Phénix de Reims 2012Dès lors que la liquidation a été prononcée, une nouvelle équipe s'était rapidement fait connaître avec à sa tête Laurent Hutasse, déjà membre de l'organisation. Il a alors été désigné président de cette nouvelle entité - Reims Métropole Hockey - qui a finalement décidé de conserver le surnom "Phénix". Un dossier a été rapidement monté en proposant trois équipes : une équipe senior Division 3 et deux équipes juniors U18 et U15. Des associations avec Wasquehal et - on pouvait s'en douter - Châlons-en-Champagne sont d'ailleurs envisagées pour les sections juniors.

Mais il semble que ce ne soit pas si simple au vu de l'attentisme de la mairie. On apprend en effet via le quotidien L'Union que Laurent Hutasse les avait relancés le 18 juillet en insistant sur l'urgence de la situation. La ville de Reims lui a finalement donné rendez-vous... le 4 août alors que la fédération française avait déjà accordé un délais supplémentaire pour un dépôt de dossier après le 15 juillet.

Au préalable, le néo-président des Phénix affirmait vouloir prolonger le partenariat avec le groupe médical Courlancy, fidèle allié de l'ère Benoît Vrielynck, et plusieurs sponsors des "anciens" Phénix. Il ne reste donc plus que le feu vert - et la subvention - de la mairie de Reims. La balle est dans leur camp, en espérant une réponse rapide afin d'éviter une nouvelle déconvenue. 

Rappelons que l'outil de travail tant espéré - et dont l'absence durant un an et demi avait précicipité la chute des Phénix - est en capacité à accueillir du hockey et un public : la patinoire Albert Ier a été inaugurée fin mai, en attendant la livraison d'un nouveau complexe d'ici 2018. La trame de l'équipe première est elle déjà établie. Enfin, voir l'emblématique technicien russe Vladmir Kovine poursuivre l'aventure est un soulagement pour l'avenir du hockey à Reims, encore contraint de se reconstruire. Avenir encore trouble car la patience de la FFHG, on le comprend, a ses limites, au moins celles du raisonnable...

Laurent Hutasse en interview sur Sportiplex