Épinal - Strasbourg (match amical)

En attendant la suite des événements...

Difficile de s’entraîner sans arrières-pensées et de faire comme si de rien n’était dans un contexte aussi particulier. C’est pourtant ce à quoi s’emploient, depuis lundi dernier, les hommes de Stéphane Barin, forcément impatients de retrouver leur public à Poissompré à la veille d’une audition capitale devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Toujours dans l’expectative à un mois de la reprise du championnat, les Gamyo doivent en effet encore patienter pour savoir s’ils seront autorisés à jouer en Ligue Magnus cette année.

Barin Stéphane sur le banc spinalienEt dire qu’il y a cinq mois de cela, l’ICE disputait la Coupe Magnus aux Gapençais en finale du championnat. Un souvenir que les remous de cet été pour le moins mouvementé n’ont pas réussi à totalement éclipser, même si l’on ne peut aujourd’hui plus faire abstraction des erreurs de gestion commises ces dernières années (et qui valent, à l’Image Club d’Épinal, deux redressements de l’URSSAF dont le montant cumulé s’élève à 700 000 euros). Une somme considérable que la FFHG entendait faire immédiatement provisionner aux dirigeants spinaliens, qui n’ont pu apporter les garanties escomptées et s’apprêtent, désormais, à abattre l’une de leurs dernières cartes devant la plus haute instance du sport français.

Espérant bien évidemment qu’un compromis soit trouvé pour que les Gamyo soient (enfin !) validés, les habitués de Poissompré voient ce premier galop d’essai coïncider avec les grands débuts strasbourgeois du plus Spinalien des Bas-Rinois. Michal Petrák, qui n’entrait plus dans les plans vosgiens, vient en effet de s’engager en faveur de l’Étoile noire (faute d’avoir pu transformer son essai à Kladno fin juillet). Le centre tchèque pallie, au sein du contingent alsacien, la défection du jeune Américain Luke Greiner (souffrant de la hanche et contraint de se faire opérer le mois dernier suite à une fracture fémorale non détectée).

Pardavy jan

Se disant pleinement satisfait d’une campagne de recrutement lui permettant, pour la première fois en vingt-six ans, de disposer "d’une équipe complète pour la reprise de l’entraînement, très solide offensivement, mais aussi défensivement", Daniel Bourdages a en effet su conserver ses meilleurs éléments.

Si Cibuľa n’est pourtant plus là, l’inusable Pardavý est lui toujours de la partie, tout comme l’emblématique capitaine Élie Marcos ou le buteur Sébastien Trudeau. L’apport offensif de Jake Goldberg et l’abnégation du très solide Matt Bruneteau sont eux-aussi toujours d’actualité, attestant du succès d’une filière universitaire dont est issu le blueliner américain Jake Suter (fils de l’ex-NHLer Gary Suter et cousin de Ryan Suter, le défenseur vedette du Minnesota Wild). L’Étoile noire, sur sa lancée, s’est également attaché les services d’un autre défenseur très complet "made in NCAA". Le Canadien Joey de Concilys, qui conciliait études et sport à Brown, dans l’une des plus prestigieuse universités du pays (et l’une des plus réputées, hockeyistiquement parlant, aux États-Unis).

Confronté aux récents désistements d’Alain Goulet et Maxime Ouimet, Stéphane Barin fait lui contre mauvaise fortune bon cœur, s’attelant à parfaire l’intégration des nouveaux arrivants. L’ancien technicien villardien peut ainsi compter sur Steven Cacciotti, l’ancien capitaine des Dauphins, "rapatrié" afin de montrer la voie à Florian Sabatier, Hugo Vinatier, David Klimek, Dominik Fujerik et Thibault Farina, qui sont autant de jeunes attaquants ayant encore tout à prouver au plus haut niveau français. Autant de "néo Gamyos" ayant la lourde responsabilité de faire oublier les Beron, Kara, Valier et autres Leonelli, sans qui les derniers play-offs n’auraient pas été si réussis. De quoi nous rappeler, aussi, que l’Étoile noire fut la première victime d’Épinal lors des séries éliminatoires. Non sans démériter puisque les Alsaciens avaient forcé la tenue d’une cinquième manche décisive
à Poissompré, qui bascula sur une pénalité majeure infligée à Julien Burgert...

Cacci très discret pr son retour a poissompréDe bonnes choses, mais pas de finition

Les Strasbourgeois reprennent donc là où ils en étaient restés, sur cette glace de Poissompré s’affichant aux couleurs d’une Ligue Magnus qu’Épinal n’est plus du tout sûr de pouvoir encore fréquenter. Mais l’heure n’est pas aux tergiversations. Le "feuilleton" de l’été a beau s’éterniser, le hockey reprend tous ses droits... le temps d’une soirée ! Et ça commence plutôt bien pour les Spinaliens, qui patinent fort d’entrée sous l’impulsion d’un Ken Ograjenšek forecheckant à tout va. L’international slovène, décidé à se battre comme un mort de faim sur tous les palets, voit son intensité déteindre sur tous ses coéquipiers. Même les plus limités, comme le nouveau tchèque David Klimek, en mal de repères... mais plein de bonne volonté !

Trop souvent dépassé quand le jeu tend à s’accélérer, ce jeune attaquant recruté à moindre frais éprouve de grosses difficultés à suivre le rythme de ses ailiers. Le costume de centre du premier trio semble donc trop grand pour ce joueur très brièvement passé par l’Extraliga slovaque l’an passé, qui présente la particularité d’avoir auparavant joué en amateur dans de petites ligues provinciales au Canada. Pourquoi donc s’étonner de le voir peiner aux côtés d’Anže Kuralt et Ken Ograjenšek, qui combinent et se projettent rapidement vers l’avant, parfaitement soutenus par Vojtěch Kloz et Maxime Moisand. Le solide duo franco-tchèque constitue évidemment la première paire d’une défense quantitativement limitée, que Thibaut Farina s’emploie à compléter.

KLIMEK DavidL’attaquant briançonnais, capable d’évoluer derrière ou devant selon les besoins du moment, se met d’ailleurs en évidence sur la première pénalité (obstruction de Klimek à 00'57"). Une opportunité que les Alsaciens n’exploiteront pas, d’abord contrés par Thibault Farina (parti déborder avant de se faire rattraper par Trudeau, 01'35"), puis par Yannick Offret (qui sera le premier à alerter Hiadlovský, 02'08). Andrej Hočevar n’est, de son côté, pas véritablement inquiété. Strasbourg, en ces premiers instants, ne dispose pas d’individualités aussi affûtées qu’Ograjenšek, plus complémentaire que jamais d’un Kuralt cherchant, lui aussi, à profiter de la moindre brèche pour s’y engouffrer.

Semblant se trouver les yeux fermés, les deux compères prennent régulièrement le meilleur sur leurs défenseurs en faisant preuve d’une grande vivacité. De quoi donner le tournis à Vladimír Hiadlovský, qui doit subitement s’employer pour garder sa cage inviolée. Le Slovaque parant du bouclier la frappe croisée d’Ograjenšek (parvenu à fixer Hoehe en un-contre-un, puis à l’utiliser comme écran, 03'20") avant de voir Kuralt glisser (de peu) la rondelle à côté (03'54"). David Klimek, dans la continuité de l’action, hérite lui aussi d’une bonne situation. Une belle opportunité, à bout portant, mais dans un angle trop fermé pour déjouer l’homme masqué (04'03").

Aussi solides qu’entreprenants, les Gamyo rendent ce match plutôt plaisant en développant un jeu alerte et rythmé. Les Kloz, Baazzi et autres Moisand laissent leurs adversaires, beaucoup plus prudents, subir de plus en plus dangereusement. Un puck gratté par Hordelalay manque ainsi de profiter à Sabatier, peut-être surpris de se retrouver si bien placé. La tentative du Rémois, insuffisamment appuyée, termine dans la "niche" du portier (05'02"). Pas plus de réussite pour un Anthony Rapenne sur-motivé, contré in-extremis par Pierrick Hoehe (05'35").

On se dit alors que l’emprisonnement d’AnthonyFUJERIK Dominik Gonçalves (06'53") pourrait permettre aux Vosgiens d’arriver à leurs fins. Mais voilà, après seulement une semaine d’entraînement en commun, l’art du powerplay n’est pas encore maîtrisé par les hommes de Stéphane Barin, qui ne parviennent même pas à s’installer. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer, mais à chaque fois, les Strasbourgeois, bien regroupés, parviennent à se dégager.

L’étreinte spinalienne finit ainsi par se desserrer, comme si les locaux, après avoir tant donné, commençaient à s’essouffler. De quoi relancer les Alsaciens, qui reprennent progressivement l’ascendant. Rien de très flagrant durant la deuxième partie de ce premier tiers-temps, qui voit de plus en plus d’espaces se libérer. Aziz Baazzi, bien lancé dans la profondeur par Pierre-Charles Hordelalay, est tout près d’en profiter mais l’international français enlève trop son lancer (12'32"). Un bel enchaînement relayé par Élie Marcos permet, ensuite, de décaler Sébastien Trudeau au second poteau. Une action en première intention sur laquelle Hočevar se détend parfaitement (15'10").

Le premier but alsacien n’est pas loin, seulement retardé par la réactivité d’un très solide portier, sans qui les Spinaliens auraient été sûrement plus lourdement menés. Strasbourg trouve l’ouverture au tout début du deuxième tiers après que Klimek, bien servi par Moisand, a encore échoué à bout portant (19'15"). La pénalité concédée par le jeune Colin Morillon (19'29") à peine tuée, Jake Goldberg se verra impeccablement servi par Ján Pardavý. Le défenseur américain, esseulé dans la zone de vérité, s’en allant dribbler Hočevar pour marquer, du revers, avec une grande dextérité (0-1 à 22'16").

Petit coup de froid sur Poissompré, qu’on n’avait jamais vu si bien remplie pour un match de pré-saison. Un derby tournant inexorablement à l’avantage des hommes de Daniel Bourdages, plus consistants et à peine inquiétés par cette percée d’Anže Kuralt (24'20") ou ce rebond que Dominik Fujerik fut le plus prompt à exploiter (25'02"). Deux actions réalisées en supériorité : l’Américain Jake Suter a été auparavant sanctionné (22'49")...

Bruneteau matt

Répondant présent sur tous les lancers, Vladimír Hiadlovský bénéficie, il est vrai, de la maladresse d’un Anže Kuralt incapable de cadrer. Le Slovène aurait pourtant conclu un remarquable mouvement relayé par un Aziz Baazzi n’ayant rien perdu de son explosivité (27'24"). Mais que dire d’Ograjenšek, si remuant qu’il est l’un des Spinaliens véritablement menaçant pour une Étoile noire semblant avoir le match en main. L’emprise alsacienne sur cette partie se confirme après ce break raté de Klimek. Le centre tchèque, pourtant bien lancé par Offret (suite à un revirement), expédie la rondelle au-dessus du filet (35'01"). Un mauvais contrôle de Klimek, dans la foulée, offre un contre favorable à ce diable de Goldberg, qui fait encore parler son revers (0-2 à 35'46").

Au bord de la rupture, les Gamyo sont tout près de perdre pied sur un "une-deux" Trudeau-Sullivan mal finalisé par l’ailier américain (36'30"). Une frappe non cadrée de plus dans ce derby si particulier pour Michal Petrák, qui n’imaginait pas retrouver si rapidement Poissompré après son départ d’Épinal en début d’été. Et s’il encore en phase d’acclimatation, le Tchèque ne manque déjà pas de responsabilités. Lui qui s’allie à Pardavý au sein du premier trio alsacien se voyant également chargé d’animer la première unité du powerplay. Un rôle qui était déjà le sien dans les rangs vosgiens, où surnage un Maxime Moisand n’hésitant pas à y aller d'une belle remontée pour s’ouvrir une fenêtre de tir, toutefois vite fermée par Pierrick Hoehe (42'23").

PETRAK MIchalL’exploit individuel de la soirée est plutôt à mettre au crédit de l’ex-Rouennais Johan Saint-André, auteur de jolis gri-gris suivis d’une frappe lointaine trompant la vigilance d’un Andrej Hočevar voyant la rondelle heurter l’intérieur de sa jambière (0-3 à 46'31").

La cause paraît entendue, avec moins d’un quart d’heure à jouer. Mais c’est sans compter sur la ténacité d’Offret, qui va voir s’ouvrir un véritable boulevard. De quoi forcer Hiadlovský à foncer droit devant, pour une sortie "kamikaze" totalement ratée puisqu'elle déséquilibrera l'Amiénois sans pour autant l’empêcher d’aller au filet. Yannick Offret ne pourra toutefois redresser la course du palet, qui échouera sur le montant droit d’un portier s’apprêtant à remporter un second duel singulier (46'58"). Un tir de pénalité ayant été appelé sur cette action, sans qu’Offret ne parvienne à obtenir réparation. Vladimír Hiadlovský, bien sur ses appuis, laissant venir un attaquant tirant, finalement, dans un angle trop fermé...

N’ayant pas encore dit leur dernier mot, les Gamyo bénéficient ensuite d’une nouvelle supériorité (50'13"). Aussi repartent-ils à l’assaut d’une cage très bien gardée. Hiadlovský étant, au besoin, bien secondé par ses coéquipiers, comme sur ce tir flottant de Moisand au rebond brûlant mais finalement dégagé (51'19"). Reste qu’à force d’insister, les Spinaliens finiront par y arriver. Ján Plch, dans un angle très fermé, glisse la rondelle entre les bottes du portier (1-3 à 52'15").

Offret et MichelUn semblant d’espoir renaît à Poissompré, où l’on se prend à rêver d’une belle remontée. Et le moins que l’on puisse, c’est qu’il s’en est fallu de peu. Maxime Martin, après plusieurs contres favorables, s’étant ouvert le chemin des filets. Une chance, pour Strasbourg, que le jeune Spinalien ait fait une "Offret" (en trouvant le montant, 53'23")...

Chaque minute s’égrenant rapproche l’Étoile noire d’une première victoire. Mais à la sortie prématurée d’Élie Marcos (visiblement touché à la cheville, 54'52") se mêle l’envie de Spinaliens déterminés à ne rien lâcher. Stéphane Barin ne manque d’ailleurs pas de sortir son gardien (58e), pour un forcing qui ne restera pas vain. Maxime Moisand, d’un slap aussi lointain qu’excentré, surprenant un Vladimír Hiadlovský masqué au départ du lancer (2-3 à 58'24").

Plus rien ensuite ne sera marqué, au grand soulagement d’Alsaciens n’en ayant pas encore fini avec leurs "voisins" vosgiens. Un nouveau derby étant programmé vendredi dans le Bas-Rhin, où les Gamyo se déplaceront le cœur léger. Leur réintégration en Ligue Magnus ayant été officialisée mercredi après-midi, après conciliation devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF)...

MOIsand MaximeDe quoi préparer sereinement la suite des événements, et notamment cette prochaine participation au très relevé tournoi d’Yverdon. Épinal est le deuxième club français (après Rouen en 2012) à disputer la Coupe des Bains, qui réunira encore un plateau de choix comprenant deux représentants de LNA (Lausanne et Ambrì-Piotta), le vice-champion d’Extraliga slovaque (Banská Bystrica), un grand nom de la Liiga (Ilves Tampere) et un nouveau venu parmi l’élite du hockey suédois (Karlskrona). Des Spinaliens qui, s’ils n’auront à se frotter qu’aux trois derniers nommés, ont décidément de la "Suisse" dans les idées. Il leur faudra en effet enchaîner par un périlleux déplacement à La Chaux-de-Fonds, sur les terres d'un adversaire ne leur réussissant guère et aspirant plus que jamais à jouer les premiers rôles en LNB (fort du renfort d'un certain Laurent Meunier)...

Réactions d’après-match (dans Vosges Matin)

Stéphane Barin (entraîneur d’Épinal) : "C’était un bon match de reprise. On a eu un coup de mou au deuxième tiers. On est passé à travers sans pouvoir contrôler le jeu et on a offert des buts à Strasbourg. Ce que je retiens, c’est que l’on s’est battu jusqu’au bout. Je suis assez satisfait de ce que j’ai vu. Il faut aussi s’adapter à un nouveau système de jeu mais je pense que c’est de bon augure. On va regarder tout ça à la vidéo et on va peut-être changer les alignements. Les matchs de préparation, ça sert à ça."

Daniel Bourdages (entraîneur de Strasbourg) : "Je suis content d’avoir fait ce match car je n’avais pas vu certains de mes joueurs en action. J’ai été agréablement surpris. J’ai vu beaucoup de joueurs qui ont bloqué des tirs. C’est très encourageant. Et puis Michal Petrák va nous faire beaucoup de bien. Épinal a utilisé le même système offensif que l’année dernière. Ça patine bien et cette équipe est bien construite."

 

Épinal - Strasbourg 2-3 (0-0, 0-2, 2-1)
Mardi 18 août à 19h00 à la patinoire de Poissompré. 700 spectateurs environ.
Arbitrage de Savice Fabre assisté de Sébastien Geoffroy et Justin Chouleur.
Pénalités : Épinal 8' (4', 4', 0') ; Strasbourg 10' (4', 4', 2')
Tirs : Épinal 21 (7, 6,8) ; Strasbourg 20 (7, 4, 9)

Évolution du score :
0-1 à 22'16" : Goldberg assisté de Pardavý et Burgert
0-2 à 35'46" : Goldberg assisté de Pardavý
0-3 à 46'31" : Saint-André
1-3 à 52'15" : Plch assisté de Fujerik et Baazzi (sup. num.)
2-3 à 58'24" : Moisand assisté d'Offret et Martin (joueur supplémentaire)

Épinal

Attaquants :
Anže Kuralt - David Klimek - Ken Ograjenšek
Steven Cacciotti - Dominik Fujerik - Ján Plch (A)
Pierre-Charles Hordelalay - Florian Sabatier - Matthieu Le Blond
Anthony Rapenne - Hugo Vinatier [puis Maxime Martin] - Yannick Offret (A)

Défenseurs :
Vojtěch Kloz - Maxime Moisand (C)
Martin Charpentier - Gašper Sušanj
Aziz Baazzi - Thibaut Farina

Gardien : Andrej Hočevar (sorti de sa cage de 58'10" à 58'24", puis de 59'00" à 59'35")

Remplaçant : Lucas Savoye (G).

Strasbourg

Attaquants :
Ján Pardavý (A) - Michal Petrák (A) - Julien Burgert
Sébastien Trudeau - Élie Marcos (C) - Kevin Sullivan
Thomas Mathieu (?) - Tarik Chipaux - Valentin Michel
Anthony Gonçalves - Johan Saint-André - Julien Beaumlin

Défenseurs :
Matt Bruneteau - Jake Goldberg
Joey de Concilys - Jake Suter
Maxim Belov - David Stříž
Pierrick Hoehe - Colin Morillon

Gardien : Vladimír Hiadlovský

Remplaçant : Baptiste Goetz (G).