Dijon - Strasbourg (match amical)

Le premier engagement est dijonnais, pour le plus grand plaisir des supporters qui ne cachent pas leur joie de retrouver leurs Ducs. Dijon est plus incisif que Strasbourg en début de match mais peine à s'imposer sur son premier powerplay. Riendeau rate même un shoot, pourtant idéalement placé.
 
Nouveau coach, nouvelle équipe, des ajustements sont évidemment à trouver. Cech, le portier dijonnais, s'illustre lui sur le premier tir strasbourgeois ; l'Etoile Noire a repris le jeu pour un temps à son compte, mais les locaux n'écartent pas le danger de la cage de Hiadlovsky pour autant. Kevorkian, récupérant joliment un palet derrière la cage de son opposant, manque d'ailleurs d'ouvrir la marque. Au passage, Dijon a tué une pénalité.
 
 
Le jeu s'établit dans un relatif équilibre, dans lequel seul Hiadlovsky, d'une sortie spectaculaire, anime vraiment Trimolet. Maslonka et Wallen, comme à Porrentruy, sont bien en vue. L'Etoile Noire, qui avait proposé un beau match de présaison l'an dernier, est à la peine pour entrer dans la zone dijonnaise. Le contraste est saisissant. Même en infériorité, les Ducs, après avoir un temps courbé l'échine, continuent d'attaquer. Et c'est Riendeau, jusque-là guère convaincant, qui trompe finalement Strasbourg sur une passe de Brown. Trimolet savoure le plaisir de ce tout premier but (1-0, 16'25").

BRIANDmathieu20141004024L'infériorité est tuée, et c'est finalement l'Etoile Noire qui en aura payé le prix fort. Il s'en faut de peu néanmoins que Strasbourg ne rééquilibre le score, mais Cech s'impose par deux fois.

Dijon est à nouveau pénalisé deux fois, mais les quelques secondes restantes dans le tiers sont très insuffisantes à Strasbourg pour marquer.
 
Le deuxième tiers démarre en double infériorité pour Dijon, mais Strasbourg grille ses cartouches. Heureusement que Dijon a un nouveau panneau d'affichage, pour inscrire la pénalité dont Briand vient lui aussi d'écoper. De quoi trouver le temps long pour les Ducs qui, en dépit d'une certaine sérénité, finissent par encaisse un but par De Concilys (1-1, 21'40").
 
Cette égalisation a donné de l'allant aux visiteurs, qui repartent à l'attaque, mais butent heureusement sur le nouveau portier dijonnais. Le début de tiers est pour le moins animé. Dijon ne peut que regretter ce deux contre un manqué, véritable occasion en or où Brown fait la passe de trop. Les locaux tentent de se créer des opportunités en attaque, mais pêchent dans la cohésion au moment de devenir vraiment dangereux. Pis, ils sont encore sanctionnés. Le penalty kill dijonnais est aussi solide que les Alsaciens sont maladroits, maintenant le score à l'égalité parfaite. Dans la foulée, les Ducs sont récompensés de leurs efforts quand Hiadlovsky est battu par Guttierrez, qui avait déjà beaucoup essayé à Porrentruy (2-1, 29'27").
 
Les Bourguignons, en supériorité dans la foulée, dominent assez nettement quand la cage strasbourgeoise bouge opportunément. Les supporters protestent pour la forme, mais savent leur ancien portier coutumier du fait. Les Dijonnais ne peuvent profiter que de quelques secondes de double supériorité, bien insuffisantes pour alourdir la marque. L'équilibre revient dans le jeu, ponctué de classiques maladresses de début de saison ; le tout reste plaisant, ne laissant pas le temps de s'ennuyer. Seule la méconduite attribuée au 16 de Strasbourg vient entacher la partie. Les Ducs profitent pourtant bien mal des cinq minutes de supériorité qui leur ont été attribuées : il faut attendre près d'une minute pour voir le premier shoot dangereux. De brassages en tentatives avortées, la fin du deuxième tiers passionne un peu moins, car trop brouillonne.
 
HIADLOVSKY PO 2À la reprise, les Ducs sont accrocheurs, emmenés entre autre par un Brown convaincant ce soir. Strasbourg n'est pas en reste, mais l'Etoile Noire est malheureuse sur un poteau que tout Trimolet entend claquer. Dijon, en contre, vise juste dans le fond du filet alsacien (3-1, 45'10"). Strasbourg n'est pas en reste, mais l'Etoile Noire est malheureuse sur un poteau que tout Trimolet entend claquer.
 
En Suisse, les Dijonnais avaient paru fatigués lors du troisième tiers ; devant leur public, ils répondent présents. C'est même fête à Trimolet quand, après un jeu toujours intelligent, Blanchard assisté de Guttierrez inscrit un nouveau but (4-1, 48'29"). Les supporters vous diront que, de toute manière, il n'est jamais trop tôt pour que les nouveaux joueurs apprennent le ban bourguignon, rituel des victoires ducales.

Cech est sollicité à son tour, mais joue parfaitement son rôle pour empêcher les strasbourgeois de revenir. À dix minutes de la fin, les voyants sont au vert pour Dijon, et Paredes fait rentrer son deuxième gardien Pawelek, 17 ans seulement. Strasbourg en avait fait autant au début du tiers, remplaçant Hiadovsky par Goetz, arrivé cet été en Alsace après le départ de Beck.

À nouveau en supériorité, les locaux prennent le temps de construire, perdant au pasage un palet ou deux, sans grandes conséquences. Si cette supériorité s'avère stérile, les Ducs ont gardé le contrôle du jeu, et c'est Valier, très travailleurs sur ses deux premiers matchs, qui voit ses efforts récompensés d'un nouveau but. Strasbourg est coulé (5-1, 55'22").

Pawelek, sollicité pour la première fois depuis son entrée sur la glace, ne se laisse pas démonter. Strasbourg, pour la forme, demande son temps mort, mais on imagine mal les visiteurs planter quatre buts dans les trois dernières minutes. La preuve ? Dijon a encore le palet à la reprise. Les Ducs sont même toujours largement fringants, et mettent Goetz au boulot régulièrement. Pawelek, lui, préserve une nouvelle fois le score. C'est un des rares moments où l'Etoile Noire existe en cette fin de match plus que difficile pour les visiteurs. En dépit d'une ultime infériorité, Dijon l'emporte, et de jolie manière. Cette équipe, pas la plus impressionnante sur le papier, pourrait en surprendre quelques-uns.
 
 
Dijon - Strasbourg 5-1 (1-0, 1-1, 3-0)
Mardi 25 août 2015 à 19h00 à la patinoire municipale Trimolet.
Evolution du score :
1-0 à 16'25" : Riendeau assisté de Brown (inf. num.)
1-1 à 21'40" : De Concilys (sup. num.)
2-1 à 29'27" : Guttierrez assisté de Brown et Riendeau
3-1 à 45'10" : Brown assisté de Riendeau (inf. num.)
4-1 à 48'29" : Blanchard
5-1 à 55'22" : Valier assisté de Lardière