Dijon - France U20 (CDL, poule D)

Au regard du match de la veille, gagné 8-1, l'optimisme est de rigueur en Bourgogne. Signe que le match est tout de même abordé sérieusement, Cech est de retour dans la cage ducale. Autre signe ? Un premier but de Wallen assisté de Chabert moins de deux minutes après le début du match (1-0, 1'33"). Dur pour les jeunes Bleus ! 

Les U20 reprennent néanmoins leur courage à deux mains et filent en attaque, alors que les Ducs cafouillent dans la construction. Une infériorité dijonnaise, bientôt complétée d'une deuxième infériorité, pourrait néanmoins remettre les pendules à zéro. Si les Bleus ont du mal à produire de gros shoots dangereux, un palet joliment glissé dans un coin de la cage par Nesa vient toutefois récompenser leur volonté (1-1, 6'57").

ROUSSELthomas20141004010Le penalty kill n'a pas forcément à rougir de sa prestation pour autant ; sans compter que, dans la foulée, la première ligne locale fonce sur la cage adverse comme un essaim d'abeilles sur du miel. C'est but, par Gutierrez qui a parfaitement trouvé sa place sur le premier bloc (2-1, 7'57"). Les Bleus peinent à se débarrasser du palet dans leur zone et quand, enfin revenus en attaque, ils perdent le puck, le contre est meurtrier. C'est un doublé pour Wallen (3-1, 10'02"). Les buts s'enchaînent, le jeu est rapide, fluide. Le powerplay des U20 est intéressant, le penalty kill dijonnais déjà solide par la force des choses. Cela donne un premier tiers beaucoup plus prenant que la veille, entre deux formations qui n'ont plus besoin de se jauger. 

A un peu plus de trois minutes de la fin, sur la première entrée en jeu de la quatrième ligne dijonnaise, Valier obtient une nouvelle supériorité (une affaire de famille ? Tout le monde, en Bourgogne, se souvient du talent de son frère pour mettre légalement l'adversaire en prison en forçant les fautes) ; de la bleue, il ne faut que quelques secondes à Riendeau pour crucifier Garnier (4-1, 17'46"). Mais rien n'est jamais acquis : les visiteurs se rebellent et réduisent l'écart au score dans la foulée. Plutôt une bonne chose pour eux, compte tenu de l'énergie dépensée (4-2, 18'29"). Le premier tiers s'en termine ainsi, laissant le public impatient de voir la suite.

 

Dijon est aux commandes à la reprise mais, faute de parvenir à marquer, perd la maîtrise du jeu au profit de l'adversaire, qui ne se montre pas plus adroit. Des deux côtés, les gardiens font le job. Garnier a d'ailleurs laissé la place à son collègue Papillon. A quatre contre quatre, les Bleus s'offrent une de leurs plus belles occasions, que Cech sauve du bout de la mitaine, démontrant une énième fois sa solidité du gant. Les locaux subissent le jeu des U20, et surtout leur énergie ; gare pourtant aux jeunes de ne pas se retrouver au bout du rouleau dans le troisième tiers, comme la veille !

Avec son style aussi peu académique que Buysse, Cech devrait réussir à faire oublier son prédécesseur. Jusqu'à présent, en tout cas, les supporters n'ont rien à lui reprocher, au contraire. Il est clairement celui qui maintient Dijon devant, jusqu'à présent.

Revenus de pénalité, les Ducs repartent enfin en attaque. Sur une sortie malheureuse de Papillon, la cage reste grande ouverte. Riendeau ne fait pas de cadeau, bien que le but ne soit sans doute pas le plus difficile à inscrire de sa carrière (5-2, 28'49"). L'apprentissage est souvent douloureux mais pour autant, le corps arbitral ne se laisse pas attendrir. Une cage déplacée devant le head envoie les U20 en double infériorité. Un premier but dijonnais est refusé, pour une crosse haute incontestable. Les jeunes tiennent jusqu'à la fin de leur penalty kill, pour encaisser un nouveau but dans la foulée. Oui, définitivement, l'apprentissage est difficile. Wallen, lui, vient de s'offrir un triplé (6-2, 33'11"). Il n'est pas le seul. Après quelques minnutes de jeu stérile - mais ponctué d'actions intéressantes de la quatrième ligne - Riendeau joue les snipers en powerplay, dans la cage laissée ouverte par Papillon (7-2, 37'37"). Le tiers, à peu de choses près, en restera là. C'est bien suffisant pour les U20.

 

BRIANDmathieu20141004169Au début du troisième tiers, Paredes a décidé de donner du temps de jeu à son deuxième gardien ; Cech est sur le banc, Pawelek est dans la cage. Le jeune cerbère doit d'ailleurs se tenir très vite prêt, mais le contre des U20 est avorté sur une maladresse. Evidemment, la défense dijonnaise est un peu plus resserrée, mais cela ne refroidit nullement les ardeurs des Bleus, qui ont maintenant face à eux un gardien normalement plus à leur portée. Parallèlement, les charges se sont faites un peu plus appuyées, et c'est Lazzaroni qui en fait les frais. Guillaume est exclu, le jeu reprend pour un long powerplay dijonnais ; si le penalty kill est au point, force est de constater que les supériorités sont encore à travailler. Les Ducs ont du mal à se créer des occasions. La faute, peut-être aussi, à un quatrième match en seulement huit jours. Avec cinq buts d'avance, les jambes sont d'autant plus lourdes. 

Pawelek, lui, a tout à montrer et brille face à Leclerc pour préserver le score. Après que Lazzaroni a regagné les vestiaires, Maslonka et Coulaud se battent ; Maslonka a défendu son gardien. Franchement, on se serait passé de ça, mais le Dijonnais n'avait pas tout à fait tort d'intervenir. L'arbitre, lui, expulse les deux joueurs, espérant calmer tout le monde. Il reste tout de même huit minutes de jeu, que personne ne veut voir tourner au pugilat. 

Dijon essaie bien de décaler encore le gardien visiteur ; ça ne marche - heureusement - pas à chaque fois. Papillon tient le choc. Il s'agit d'une des seules actions dangereuses d'une phase de jeu essentiellement marquée par la fatigue. Le soutien des supporters se reporte essentiellement sur Pawelek, qui bénéficie de tout l'appui de Trimolet pour son premier match officiel avec les seniors. Un premier match dans lequel il n'aura, certes, joué qu'un tiers, mais sans encaisser de but. Un premier blanchissage, en quelque sorte. Et les fruits du pari dijonnais de la formation par l'expérience.

Commentaires d'après-match :

Julien Guimard (entraîneur adjoint de Dijon) : "La première satisfaction, c'est la victoire. La deuxième, c'est que notre deuxième trio d'attaque a été efficace, a produit avec William Wallen. C'était quelque chose ... Ca fait du bien de voir qu'on a deux trios d'attaque voire trois qui sont capables de marquer. Après, comme l'écart a été creusé vité, le troisième tiers a été plus compliqué. La grosse satisfaction, c'est la victoire. On a fait le boulot."

 

Dijon - France U20 7-2 (4-2, 3-0, 0-0)
Samedi 29 août 2015 à 20h00 à la patinoire municipale Trimolet. 324 spectateurs.
Arbitrage : Geoffrey Barcelo assisté de Jérémy Kahli et Gwilherm Margry.
Pénalités : Dijon 37' (6x2', 1x5', 1x20') - France U20 84' (7x2', 2x5', 2x10', 2x20')
 
Evolution du score :
1-0 à 1'33" : Wallen assisté de Chabert
1-1 à 6'57" : Nesa assisté de Coulaud et Gallet (sup. num.)
2-1 à 7'57" : Gutierrez assisté de Brown
3-1 à 10'02" : Wallen assisté de Briand et Lazzaroni
4-1 à 17'46" : Riendeau assisté de Groulx et Brown (sup. num.)
4-2 à 18'29" : Ville assisté de Leclerc et Maia
5-2 à 28'49" : Riendeau assisté de Brown et Blanchard (sup. num.)
6-2 à 33'11" : Wallen assisté de Roussel
7-2 à 37'37" : Riendeau assisté de Brown et Groulx (sup. num.)