Dijon - Morzine (Coupe de la Ligue, poule D, 6e journée)

L'équation du soir est simple à Trimolet : ce sera au moins un point, ou l'élimination. Les Ducs, à l'offensive dès le début de la partie, l'ont apparemment bien compris.

 
Il leur faut d'ailleurs moins de deux minutes pour tromper Odrobny, sous la barre (1-0, 1'51"). Aram Kevorkian, qui avait subi une faute juste avant, démontre ainsi qu'il faut toujours compter avec lui. Morzine tente de revenir dans la foulée mais Dijon, en dépit de quelques maladresses, maîtrise le jeu. Les visiteurs ne sont pas rassurés, en témoigne une cage fort opportunément déplacée. Le jeu reste néanmoins stérile et ne soulève pas les foules, au contraire du corps arbitral, rapidement taxé de laxiste. Les Ducs finissent d'ailleurs par s'en lasser, et accélèrent un peu la cadence. Il était plus que temps.
 
CRUCHANDEAUhugues20141122131Les tirs ne sont pas d'une dangerosité extrême mais suffisent à forcer Odrobny à la vigilance. Un peu contre le cours du jeu, c'est pourtant Morzine qui s'offre la belle occasion, par Sarkanis. Le palet rebondit sur la transversale, les tribunes soufflent. Pintaric doit encore s'imposer peu après ; le jeu a, au moins provisoirement, changé de camp.
 
Une pénalité finalement sifflée contre Morzine pourrait néanmoins tout changer. N'en déplaise au public qui appelle les shoots, le powerplay n'est pas complétement inintéressant et, surtout, sur une nouvelle faute des Pingouins, Dijon s'offre une belle rallonge en powerplay. Il n'en faut pas tant à Briand (2-0, 16'03").
 
Morzine essaie, dans la foulée, de smasher un palet ; c'est crosse haute. Le but est logiquement refusé. Les Pingouins ont toutefois accéléré, et l'infériorité dijonnaise ne fait pas les affaires des locaux, d'autant qu'en quatre secondes, Dijon est renvoyé en prison pour retard de jeu. C'est dur, mais les locaux tiennent grâce au travail conjoint du gardien et de joueurs comme Gutierrez qui n'a pas hésité à se jeter devant le palet, pour finir son shift dans la douleur. La sonnerie retentit, Dijon a largement mérité son avance.
 
 
Les Ducs ont beaucoup plus de mal à convaincre à la reprise qu'au premier tiers, et se mettent en danger. Seul Briand, sur une échappée, apporte de l'air à ses coéquipiers, mais son tir n'est pas cadré. Ce qui devait arriver arrive : Morzine marque par Cruchandeau (2-1, 21'56"). Ce coup de semonce semble ne pas suffire aux Ducs qui, en supériorité dans la foulée, sont incapables d'assumer leur avantage, laissant les occasions aux visiteurs. La fin du powerplay, un peu plus convaincante, laisse tout de même espérer que les locaux vont se reprendre.
 
BONIFACEannesophie20140920219Morzine ne l'entend toutefois pas de cette oreille : Pintaric doit encore s'illustrer avant que Chabert délivre les siens, bien servi par Riendeau de derrière la cage (3-1, 25'11"). On a retrouvé les Ducs, qui reprennent possession du jeu, et du palet. De la bleue, Blanchard enfonce le clou (4-1, 26'56").
 
Chabert retente sa chance ; les locaux jouent sans complexe, Pintaric permettant à sa nouvelle équipe de ne pas focaliser trop fort sur le repli défensif. Autant dire que ce n'est pas le meilleur moment pour que Diaferia commette une faute grossière. Cette fois, Dijon ne peut exploiter son avantage, même pendant une double supériorité de trente secondes. Au lieu de ça, Schwindt et Gutierrez échangent des amabilités. Dijon y perd son avantage numérique, et un peu de sa mainmise sur le jeu. Rien qui effraie toutefois Kevorkian, qui montre à ses collègues le chemin de l'échappée, sans parvenir à être assez dangereux pour Odrobny.
 
La fin de tiers, en infériorité, est difficile pour les locaux, qui tiennent tout de même.
 
 
KEVORKIANaram20141004327Avec trois buts d'avance, Dijon attaque la troisième période confortablement. Pour autant, les joueurs sont plus concentrés qu'au deuxième tiers, et heureusement. Les locaux n'ont d'ailleurs pas relâché leur effort sur la cage adverse, et ce travail a tôt fait de payer quand Gutierrez sert Riendeau, qui ne fait pas de prisonnier (5-1, 42'19"). Ce n'est pas encore assez pour le Canadien, qui tente de remettre le couvert après quelques minutes d'attaques haut-savoyardes.
 
Rien que de très logique. Avec un maillot à la couleur aussi évocatrice que "Chardonnay", les Bourguignons n'ont jamais été aussi à même d'appliquer l'expression "faire boire le calice jusqu'à la lie" à leurs adversaires.
 
À douze minutes de la fin, la qualification est en tout cas particulièrement bien engagée. Même une infériorité ne saurait contenir ces Ducs qui permettent à peine aux Morzinois de pénétrer dans la zone bourguignonne. Revenus au complet, c'est dans un trou de souris que les locaux, en la personne de Mc Millin, poussent le palet au fond de la cage, assurant leur première place dans le groupe presque à coup sûr (6-1, 52'13"). Pas si mal, pour une équipe dont les pronostics ne donnent pas cher...
 
Morzine, en face, n'existe pas. Odrobny, dans ses cages, est bien seul. C'est presque en fin de match, quand tout est déjà joué, que les Savoyards se montrent les plus incisifs. Bien trop tard pour ne serait-ce que tromper Pintaric, décidément très convaincant. Les Ducs, avec cette belle victoire, ont signé un travail d'équipe remarquable.

Benoît Quessandier (défenseur, capitaine DHC) : "Très content. Premièrement, on a réussi à faire une bonne entame de match, ce qui était un peu difficile ces derniers temps. On a fait une bonne entame, une bonne première période, ça a donné le ton pour la suite."
 
Mathieu Briand (attaquant, DHC) : "C'était un bon match. On a fait un bon début de match, c'est ce qu'on voulait, et l'essentiel c'est de repartir avec la victoire. Le deuxième tiers a été difficile à gérer. On a une avance de deux buts, ensuite ils marquent le troisième, ça fait 2-1. Il fallait tout de suite rebondir et on l'a très bien fait."
 
 
Dijon - Morzine 6-1 (2-0, 2-1, 2-0)
Mardi 6 octobre à 20h00 à la patinoire Trimolet. 459 spectateurs.
Arbitrage d'Alexandre Hauchart assisté de Thomas Caillot et Anne-Sophie Boniface.
Tirs : Dijon 37 (11, 12, 14) - Morzine 38 (10, 17, 11)
Pénalités : Dijon 14' (7x2') - Morzine 16' (8x2')
 
Evolution du score :
1-0 à 01'51" : Kevorkian assisté de Riendeau et Mahier
2-0 à 16'03" : Briand assisté de Mc Millin et Brown (sup. num.)
2-1 à 21'56" : Cruchandeau assisté de Sarkanis
3-1 à 25'11" : Chabert assisté de Riendeau et Mulle
4-1 à 26'56" : Blanchard assisté de Gutierrez et Mulle
5-1 à 42'19" : Riendeau assisté de Gutierrez et Mulle
6-1 à 52'13" : Mc Millin