Épinal - Amiens (Ligue Magnus, 5e journée)

Trois points qui font du bien !

Force est de constater qu’aucun cadeau ne sera fait aux Gamyo cette année, entre les sanctions dernièrement infligées par la FFHG et la lenteur d’une "affaire Klouček" s’étant longtemps éternisée. Un passage en commission de discipline très attendu par l’état-major spinalien, contraint et forcé de patienter jusqu’au 30 octobre prochain, histoire de savoir quelles sanctions seront prises à l’encontre du Tchèque (dont le degré de responsabilité dans l’action ayant entraîné la lourde blessure de Šivic à Lyon doit encore être déterminé) afin d’enfin finaliser son recrutement. Un nouveau joueur (attaquant, ou défenseur en cas de lourde suspension de l’ancien new-yorkais) doit encore être engagé.

KLOZKuraltOgrajensekS’il se murmure, depuis maintenant quelques temps, qu’un autre ex-NHLer en fin de carrière (le Suédois Marcus Nilson) pourrait prochainement débarquer à Poissompré, rien ne paraît encore acté. Les Vosgiens en sont donc au même point qu’il y a douze jours, date de leur dernière victoire face aux Picards. Un court succès (3-2) qui a eu pour principal effet d’éliminer les Gothiques d’une Coupe de la Ligue faisant désormais partie du passé.

Battus sept fois lors des neuf confrontations disputées depuis la réouverture de Poissompré, les Gothiques d’Amiens y ont souvent perdu d’un rien. Cinq des sept défaites concédées depuis l’automne 2011 (dont les quatre dernières) l’ont même été par un seul but d’écart. De quoi laisser présager un match très serré, même si les Samariens se présentent encore diminués. Le rugueux Jeff Smith, longtemps retenu au Canada pour des problèmes de visa, n’étant pas là, tout comme Zbyněk Hrdel, Quentin Fauchon et Fabien Bourgeois.

Si l'ailier Shane Luke a repris mardi (chez des Français-Volants exceptionnellement délocalisés à Neuilly), le joker Jaka Ankerst, qui souffre encore de douleurs aux adducteurs, voit ses débuts amiénois retardés. Et pour ne rien arranger, des virus intestinaux et grippaux sont venus dernièrement frapper les troupes de Barry Smith, touchant tout particulièrement leur capitaine (et meilleur compteur) Joël Champagne, que l’on disait encore souffrant la veille de ce déplacement.

SAVOYELucas17102015Le solide centre canadien est finalement bien présent, tout comme le gardien spinalien Andrej Hočevar, en tenue malgré son doigt meurtri à l’entraînement. Une blessure malvenue, mais qui permet à Lucas Savoye d’être titularisé pour la première fois (cette saison) en championnat devant le filet de Gamyo pressés très haut d’entrée. Un échec-avant contrariant, mais débouchant rapidement sur une première pénalité en zone offensive (Thomas, sanctionné d’un accrocher, 01'32").

Et s’ils ne brillent pas spécialement dans l’exercice si particulier du powerplay, les Spinaliens vont passer tout près de saisir cette première opportunité. Kuralt, ligne de fond, voyant Fujerik bien placé dans le slot. Mais voilà, la passe du Slovène échappera au Slovaque, qui verra sa crosse soulevée par Tim Crowder au moment de réceptionner le palet (02'35"). Ján Plch, bien servi par Gašper Sušanj en haut de l’enclave, voit lui sa tentative déviée de peu à côté (03'06")...

Déterminés à ne laisser aucun répit au porteur du palet, les Gothiques poursuivent leur forechecking sitôt cette pénalité tuée. Une pression entraînant de nombreuses récupérations, rendant les visiteurs d’autant plus menaçants. Il s’en faut d’ailleurs de peu que Coulaud ouvre le score en coupant le centre tendu d’un Champagne n’ayant fait que relayer la passe de Bruijsten (04'20"). Joël Champagne remet ça dans la foulée (04'35") avant que Romain Bault, d’un slap lointain, ne fasse chauffer la mitaine du cerbère spinalien (04'44").

BRUIJSTENKevin17102015Le danger se précise suite à l’emprisonnement de Charpentier (crosse haute, 04'57"), avec cette rondelle perdue par Champagne derrière la cage, mais revenant finalement sur un Paul Crowder n’ayant plus qu’à la pousser au fond des filets. Mais c’est sans compter sur Hugo Vinatier, venu à la rescousse de son portier (05'42")...

Les Gamyo ont eu chaud. Mais si Moisand, à la conclusion d’un trois-contre-deux emmené par Cacciotti et Sabatier, voit le cadre se dérober (08'05"), Luke, pourtant à bout portant, fait trembler le petit filet extérieur (en reprenant la bonne passe de Champagne, 08'48"). Un déboulé de Kazarine sur le flanc gauche inquiète tout autant Savoye, bien près d’être surpris par le tir très excentré du jeune amiénois (10'14"). Une action pas anodine, car suivie d'une rapide contre-attaque d’Anže Kuralt, parvenu à s’échapper sur le côté gauche, puis à tenter sa chance malgré l’intervention illicite de Romain Bault. O’Keefe bloque la rondelle mais une pénalité est logiquement appelée contre son défenseur (cinglage, 10'25").

Une faute rapidement mise à profit par les locaux : Cacciotti, en grattant l’engagement, permet à ses coéquipiers d’installer le powerplay. La rondelle revient sur Ján Plch, à la pointe, qui décale Gašper Sušanj à l’opposé. Le grand défenseur slovène reprend instantanément, d’un one timer aussi lointain qu’excentré filant, avec la complicité d’un Kloz bien placé, entre les jambières du portier (1-0 à 11'00").

BERONKLOUCEK17102015Freinés dans leur élan par un faire trébucher d’Hordelalay (11'43"), les Lorrains frisent la correctionnelle sur le parfait renversement d’un Joël Champagne décalant Tim Crowder, qui envoie sa reprise dans le petit filet (11'56"). Un énième tir non cadré par des attaquants picards souvent bien positionnés, mais n’ayant visiblement pas réglé la mire. Aussi Champagne se fait-il ensuite sanctionné (faire trébucher, 12'05") sans que Savoye n’ait essuyé le moindre lancer...

Dans ce match haché par les pénalités, plusieurs coups de sifflets sont "oubliés", comme cette crosse de Shane Luke se prenant dans les patins d’un Anže Kuralt débordant de vivacité. Cette faute n’empêche pas l’ailier slovène de garder le contrôle d’un palet qu’il s’avère incapable de lâcher, préférant défier Bault en un-contre-un, en entrée de zone, dans une série de crochets. Et ce qui devait arriver arriva. L’Amiénois poke-checke le Spinalien pour lancer un deux-contre-un. Mais un hors-jeu a raison de cette action (12'34"), suivie d’un tour de cage tenté par Carpentier (13'22").

APLCHJan17102015rrive ensuite le plus beau but de cette soirée, œuvre d’un Ján Plch parti de son camp pour se lancer dans une belle remontée. Le vétéran progresse jusqu’à combiner avec Sabatier, qui lui remet sans plus tarder. Un boulevard s’ouvre au Slovaque, qui fera parler ses poignets pour trouver la lucarne opposée (côté bouclier), d’un superbe tir croisé (2-0 à 14'02"). Un coup d’éclat rappelant immanquablement les plus grandes heures d’un joueur au crépuscule de sa carrière, mais résistant remarquablement aux outrages du temps. Plch, toujours aussi posé, habile et clairvoyant, brille plus que jamais par sa science du placement.

Sur leur lancée, les Spinaliens ne vont pas s’arrêter en si bon chemin. Le toujours percutant Pierre-Charles Hordelalay, parti en débordement, prend de vitesse un Grégory Beron forcé de commettre une grosse faute pour l’arrêter (14'31"). En découle une supériorité numérique qu’Ograjenšek se fera un plaisir d’abréger. L’ailier slovène fait (pour une fois !) preuve de spontanéité en tirant sur réception d’une remise bien sentie de Fujerik. Ograjenšek, positionné dans le slot, fait mouche d’une puissante reprise s’enfilant sous la barre d’O’Keefe (3-0 à 15'33").

Sans avoir démérité, les Gothiques se retrouvent lourdement menés par des Gamyo ultra-réalistes, qui auront su concrétiser trois de leur quatre premières supériorités. À croire que le powerplay, qui était jusqu’alors le maillon faible du jeu vosgien, est ce soir devenu son point fort.

OGRAJENSEKKen17102015Mais s’ils peuvent voir venir, les Spinaliens doivent rester méfiants, d’autant que leurs visiteurs se montrent à nouveau menaçants, à l’image de cette tentative de Mitch Fillman freinée, puis reprise par un Tim Crowder bien placé, qui ajuste son lancer... mais tire encore à côté (16'02") ! La mise au jeu remportée dans la foulée permet à Champagne d’aller inquiéter Savoye, qui tend suffisamment la botte pour gêner l’avancée du Québécois (16'50"). Gašper Sušanj se charge finalement d’éloigner le danger en intervenant sur un palet traînant dangereusement dans la zone de vérité (17'05").

Mitch O’Keefe n’ayant pas semblé fautif sur les trois buts encaissés, c’est avec étonnement que Poissompré voit Guillaume Duquenne prendre sa place devant le filet au retour des vestiaires. Mais le jeune gardien passé par Dunkerque, Rouen et Gap restera seulement dix minutes en jeu, le temps que le numéro un canadien soit de nouveau en état de jouer.

DUQUENNEGuillaume17102015Nul ne sait d’ailleurs ce qui aura aussi longtemps retenu O’Keefe, dont la cage est bien gardée par un Duquenne ne laissant aucun rebond devant Klimíček (22'42"), défenseur naturellement porté vers l’avant exceptionnellement promu attaquant (en l’absence d’Anthony Rapenne, malade, qui a dû déclarer forfait).

La victoire au bout de l’effort

S’évertuant à gérer leurs trois buts d’avance sans prendre de risques inconsidérés, les Gamyo laissent venir sans vraiment chercher à contre-attaquer. Matthieu Le Blond fera pourtant l’effort d’aller chercher un palet dégagé loin devant. L’attaquant isérois s’en empare avant de tenter un tour de cage mettant Duquenne en difficulté (28'07"). Le back-up amiénois effectue une ultime intervention sur une échappée d’Offret (28'00"), laissant ensuite O’Keefe reprendre ses quartiers.

Mais s’il n’est à peu près rien passé durant la première moitié du deuxième tiers-temps (à l’instar d’un Champagne bataillant férocement dans les bandes, mais pesant assez peu dans le jeu), il en sera autrement pour les dix dernières minutes de l’acte médian, démarrées tambour-battant. Bault fait trébucher Kuralt en toute impunité (30'08"), permettant aux Gothiques de créer un premier surnombre en zone offensive. Carpentier, en deux-contre-un, décale Thomas sur le côté. Mais Savoye, qui a bien suivi, couvre bien son angle gauche au moment du lancer (30'41").

CHAMPAGNEJoel17102015Paul Crowder va même jusqu’à mettre la défense sans dessus-dessous l’espace d’un instant, sans trouver le chemin des filets. La faute à Lucas Savoye, toujours bien placé (30'56").

Le jeune gardien haut-alpin (né et formé à Gap) ne pourra toutefois rien sur la frappe de Joël Champagne, bien servi par Paul Crowder aux premiers instants d’une pénalité infligée à Thibaut Farina (31'48"). Le maître à jouer des Gothiques, démarqué au cercle d’engagement, réduit l’écart d’un tir puissant à mi-hauteur (3-1 à 32'12").

Une réalisation que les Gamyo vont tenter "d'annuler", sans pour autant parvenir à scorer. Ján Plch, encore parti remonter lui-même le palet, temporise parfaitement avant de remiser sur Gašper Sušanj, qui déclenche un lancer paré de l’épaule (33'32"). Hordelalay, parvenu à enrhumer Leclerc, voit lui son tir repoussé (34'49"), tout comme Ograjenšek, qui a parachevé son accélération d’un tir croisé bien détourné (36'23"). Mitch O’Keefe ayant fait les arrêts qu’il fallait...

Mais il était dit qu’Amiens arriverait à ses fins. Les Spinaliens, trop attentistes (et pas souverains défensivement), subissent de plus en plus dangereusement. Tim Carr, épargné par le corps arbitral (visiblement décidé à ne siffler aucune des fautes commises à l’encontre de Kuralt !), adresse un lancer très excentré que Lucas Savoye parvient à repousser... sans que sa défense n’écarte le danger ! La situation profite à Kazarine, suffisamment opportuniste (et bien placé, sur la droite du portier) pour marquer de près (3-2 à 37'26").

L’inquiétude gagne alors Poissompré, qui assOKEEFEMitch17102015iste, impuissant, au retour de Gothiques accentuant inexorablement leur pression. Une marche en avant que seul Savoye semble en mesure d’entraver, comme sur cette incursion d’un Carpentier ayant mis facilement Klouček dans le vent. L’ailier amiénois s’en ira néanmoins buter sur le jeune gardien spinalien (38'10"), bien inspiré de garder les bottes fermées sur un lointain lancer de Beron, pas dévié malgré l’enchevêtrement de crosses et de joueurs qui lui a fallu traverser (38'30"). Champagne, bien lancé, se joue quant à lui de Charpentier... avant d’échouer, du revers, sur l’homme masqué (38'57") !

La deuxième période vit ses tous derniers instants lorsqu’un cinglage de Kazarine sur Kuralt permet aux Gamyo d’aborder le troisième tiers en supériorité. Moisand, parti de son camp, amorce une remontée bien relayée par Ograjenšek, qui combine avec Fujerik pour hériter d’un duel singulier. Le face-à-face remporté par un O’Keefe (40'43") ne fait que retarder l’échéance. Épinal se redonne un peu d’air par l’intermédiaire de Vojtěch Kloz, ancré devant la cage pour dévier le slap de Gašper Sušanj hors de portée du portier (4-2 à 41'36"). Une joie de courte durée. Loïc Coulaud, dont le centre s’est vu contré, profite d’un cafouillage pour prendre le gardien à contre-pied... et ainsi marquer son premier but parmi l’élite du hockey français (4-3 à 42'04") !

Les Spinaliens, qui semblaient se diriger vers un succès "aisé", ont chèrement payé leurs petits moments de "flottement". Des erreurs d’inattention, comme celle qui a failli être fatale à Mitch O’Keefe, bien trop non nonchalant au moment de relancer lui-même : le gardien canadien laisse le palet dans son dos, sans s’assurer qu’un de ses coéquipiers est bien là pour le récupérer (45'41").

Lucas Savoye, de son côté, capte d’une belle mitaine la tentative de Rémi Thomas (46'46") avant que Yannick Offret ne parvienne à s’échapper. L’ex-Amiénois, voyant Bault lui barrer la route, le défie, non sans se faire au passage accrocher (47'20"). Autant dire que cette pénalité tombe à point nommé pour les Gamyo, qui manqueront d’enfoncer le clou sur une accélération d’Ograjenšek suivie d’un centre repris par Kuralt (47'42"). O’Keefe a encore bien suivi...ICeAmiens17102015

Jiří Klimíček, en déséquilibrant Shane Luke, ne fait pas l’affaire de ses partenaires (49'36"), qui parviennent néanmoins à neutraliser le "cinq majeur" picard. Le box-play spinalien a pris le pas sur ce quintet formé des frères Crowder, Champagne, Bruijsten et Beron avant qu’une faute de Kazarine (49'47") ne rétablisse la parité... sans que cela ne fasse évoluer le score, toujours aussi serré !

MOISANdMaxime10102015Les dix dernières minutes paraissent interminables. Mais ces longues secondes finiront par s’égrener, sans qu’Amiens ne réussisse à égaliser, même porté par ses meilleures individualités. Paul Crowder et Joël Champagne n'ont poirtant pas manqué  d’essayer, à l’image de cette remontée du capitaine amiénois, suivie d’un tir croisé bas finissant directement dans la mitaine de Lucas Savoye (54'18"). Mais le Gapençais, qui aura fait totalement oublier l’absence d’Hočevar, sortira une belle parade à bout portant devant Kazarine (58'22") avant de capter l’ultime frappe de Beron (59'45"). Ce forcing restera donc vain : Florian Sabatier raflant, pour terminer, l’engagement que Paul Crowder devait impérativement gagner, avec seulement sept secondes à jouer...

Une fois de plus, les hommes de Stéphane Barin ont souffert pour l’emporter. Cette quatrième victoire d’affilée en championnat apporte non seulement trois précieux points pour la suite des événements, mais aussi la confirmation qu’Épinal tient (enfin !) deux très bons gardiens. Lucas Savoye s’avérant décidément être une solide alternative devant le filet...

Réactions d’après-match (dans Vosges Matin) :

Stéphane Barin (entraîneur d’Épinal) : "C'est toujours dur de se remobiliser après avoir eu un mauvais passage comme on en eu un deuxième période. On a fait plein de petites erreurs qui ont permis à Amiens de revenir. Cette équipe a fait un bon match et nous a aussi bien agacés. Sur ce match, on voit aussi l'importance d'avoir un bon back-up."

 

Épinal - Amiens 4-3 (3-0, 0-2, 1-1)
Samedi 15 octobre à 18h00 à la patinoire de Poissompré. 1 600 spectateurs.
Arbitrage de Benjamin Gremion, assisté de Thomas Caillot et Jérémy Metais.
Pénalités : Épinal 8’ (4’, 2’, 2’) ; Amiens 14’ (8’, 2’, 4’).
Tirs : Épinal 23 (7, 7, 9) ; Amiens 28 (7, 7, 11).

Évolution du score :
1-0 à 11'00" : Kloz assisté de Sušanj et Plch (sup. num.)
2-0 à 14'02" : Plch assisté de Sabatier et Ograjenšek (sup. num.)
3-0 à 15'33" : Ograjenšek assisté de Fujerik et Moisand (sup. num.)
3-1 à 32'12" : Champagne assisté de T. Crowder et P. Crowder (sup. num.)
3-2 à 37'26" : Kazarine assisté de Carr
4-2 à 41'36" : Kloz assisté de Sušanj et Plch (sup. num.)
4-3 à 42'04" : Coulaud assisté de Bruijsten et Champagne

Épinal

Attaquants :
Anže Kuralt - Dominik Fujerik - Ken Ograjenšek
Steven Cacciotti - Florian Sabatier - Ján Plch (A)
Jiří Klimíček - Matthieu Le Blond - Pierre-Charles Hordelalay
Maxime Martin - Hugo Vinatier - Yannick Offret (A)

Défenseurs :
Tomáš Klouček - Maxime Moisand (C)
Martin Charpentier - Vojtěch Kloz
Gašper Sušanj - Thibaut Farina

Gardien :
Lucas Savoye

Remplaçants : Andrej Hočevar (G), Nathan Ganz. Absent : Anthony Rapenne (malade).

Amiens

Attaquants :
Shane Luke - Joël Champagne (C) - Kevin Bruijsten
Fabien Kazarine - Paul Crowder - Tim Crowder
Rémi Thomas - Marius Serer - Romain Carpentier
Loïc Coulaud

Défenseurs :
Grégory Beron (A) - Tim Carr
Mitch Fillman - Romain Bault
Nicolas Leclerc

Gardiens :
Mitch O’Keefe (sorti de sa cage à 59'08") ; Guillaume Duquenne (de 20'01" à 28'00").

Remplaçants : Adrien Josse, Rudy Matima. Absents : Jeff Smith (problème de visa), Zbyněk Hrdel (fracture du poignet), Fabien Bourgeois (fracture du scaphoïde), Quentin Fauchon (blessé), Jaka Ankerst (adducteurs).