Épinal - Grenoble (Ligue Magnus, 15e journée)

Ces Spinaliens ne lâchent rien !

Rendue aux hockeyeurs après avoir accueilli l’élite du patinage français, Poissompré repasse à l’orange pour ce duel au sommet. La revanche d’un match aller disputé trois semaines plus tôt. Une rencontre si serrée qu’une fusillade s’imposa pour départager deux formations emmenées par d’excellents portiers. Ervīns Muštukovs et Andrej Hočevar s’étaient, ce soir-là, longtemps érigés en murailles infranchissables devant le filet.

AuKALUSPetrKLOZVojtech bout du suspense, c’est finalement Sébastien Bisaillon qui força la décision. Un but plein de sang-froid offrant aux Grenoblois la possibilité d’accomplir ce qu’aucune des deux équipes n’a pu réaliser ces cinq dernières années. À savoir faire coup double en remportant le match retour après s’être imposé à l’aller. Un défi de taille pour ces Brûleurs de Loups ayant beaucoup à se faire pardonner après leur faux-pas brestois (1-4). Une humiliante défaite qui aura marqué les esprits. Les hommes d’Edo Terglav ne sont en effet pas près d’oublier la séance de patinage "punitive" que l’entraîneur slovène, fortement mécontent, leur a infligée à l'issue de cette prestation indigne de leur rang...

Une réaction iséroise est donc fortement attendue après cet "amer" Noël ayant relégué les BDL à cinq points de leur hôte spinalien. Des Vosgiens souvent bousculés, mais presque toujours vainqueurs à l’arrivée. Comme mercredi à Chamonix, d’où ils sont parvenus à ramener deux nouveaux points en l’emportant, dans le temps additionnel, sur un slap de Maxime Moisand qu’Anže Kuralt dévia victorieusement. Un but suffisant au bonheur des Gamyo, qui gardent le cap derrière Gap... et voient toujours d’aussi haut le bas du tableau (dix points les séparant actuellement du neuvième, Bordeaux) !

N’allez pourtant pas imaginer que les Spinaliens peuvent tranquillement voir venir. Tout peut aller très vite dans ce championnat très serré, qui n’autorise aucun relâchement. Une réalité que Stéphane Barin n’a de cesse de marteler, conscient qu’un seul point laissé de côté peut favoriser le rapprochement des poursuivants d’Épinal au classement. Une "meute" qui comprend ces Brûleurs de Loups faisant d’Ervīns Muštukovs l’un de leurs meilleurs atouts.

MUSTUKOVSErvins27122015Bien connu des dirigeants vosgiens (il s’était engagé en mai 2010 avant de se rétracter au profit d’un club anglais), le gardien letton découvre cette chaude ambiance de Poissompré à laquelle les trois anciens Danick Bouchard, Sébastien Gauthier et Stéphane Gervais sont depuis longtemps habitués. Il faut dire que ce soutien inconditionnel venu des gradins est, depuis toujours, un allié précieux des Spinaliens, qui aimeraient tant gratifier leurs fidèles supporters d’un douzième succès en quatorze journées.

Jouée à guichets fermés, cette affiche aurait facilement pu réunir plus de 3 000 spectateurs si Poissompré en avait eu la capacité. Le hockey spinalien, à l’étroit dans une patinoire désormais strictement limitée à 1 788 entrées (joueurs, staffs et bénévoles compris), est aujourd’hui clairement victime de son succès. Mais parmi l’assistance figurent deux observateurs très particuliers. Les étrangers "surnuméraires" qu’Edo Terglav et Jean-François Dufour doivent laisser de côté à chaque journée afin d’être en conformité avec un règlement très pointilleux sur l’alignement des joueurs formés localement. La récente arrivée du Slovène Andrej Hebar (venu de l’Olimpija Ljubljana, club désargenté survivant difficilement en Erste Bank Liga) a, en effet, porté à treize le nombre d’étrangers figurant chez ces BDL privéz de Jakob Milovanovič et Sébastien Thinel.

HORDELALAYPC27122015L’alignement grenoblois n’est donc pas tout à fait celui de mercredi. Sébastien Gauthier, surnuméraire contre Brest, s’aligne au côté d’Andrej Hebar et Éric Chouinard, réunis au sein d’un premier bloc éprouvant rapidement les pires difficultés à s’organiser. Il faut dire que les Gamyo, emmenés par un trio Kuralt-Fujerik-Ograjenšek exerçant (comme souvent) un pressing très haut, déploient beaucoup d’agressivité pour récupérer un palet perdu dès la première mise au jeu. La sortie de zone bloquée, Chouinard se hasarde à tenter une longue transversale interceptée par Fujerik à l’opposé, qui lance aussitôt Ograjenšek. L’ailier slovène repique vers la cage mais se voit gêné par le capitaine isérois, qui l’empêche de prendre son lancer (00'27"). Cette obstruction est inexploitée par des Spinaliens qui font parfaitement tourner le palet en supériorité, mais n’adressent qu’un seul tir cadré. Une tentative de Ján Plch en angle trop fermé pour surprendre Ervīns Muštukovs, bien placé (01'05")...

La pénalité, sitôt tuée, est vite suivie d’une autre infraction, commise par Gašper Sušanj (accrocher, 02'53"). Une aubaine pour les visiteurs, qui sortent leur "cinq majeur" (un trio Perret-Labrecque-Hebar déployé devant Chouinard et Bisaillon, qui opèrent à la bleue) et se montrent menaçants. Hebar, après avoir remporté la mise au jeu, remise sur Chouinard, dont le slap chauffe la mitaine d’Hočevar (02'59"). Les Brûleurs de Loups, profitant de leur efficience aux engagements, prolongent leur séquence en zone offensive jusqu’à ce qu’Hočevar ne déséquilibre Perret, venu s’y frotter d’un peu trop près (03'51"). Cette double pénalité (qu’Hordelalay, côté spinalien, s’en ira purger) n’influe aucunement sur la suite des événements. Le gardien slovène d’Épinal répond présent sur toutes les sollicitations, sans avoir pour autant à sortir le grand jeu.

HARTYJonathan27102015Les débats, très engagés, vont toutefois se muscler, notamment sous l’impulsion d’un Jonathan Harty stoppant brutalement l’avancée d’Anže Kuralt (04'54"). Un cross-check qui fait bondir Poissompré, mais laisse de marbre un corps arbitral finissant plutôt par sanctionner l’international slovène, parti charger Ryan Barlock avec la ferme intention de se venger (05'23"). Mais cette pénalité ne profitera pas aux Grenoblois. Petr Kalus se voit aussitôt sanctionné pour une charge à la crosse (05'29"), ce qui rétablit la parité. Les Gamyo, percutants, se font alors malmener. Rudoyer, même, comme sur cette incursion d’un Moisand arrivant lancé, que Barlock enverra valdinguer en toute impunité (06'24").

Recherchant l’impact physique, les Grenoblois chargent à tout va, pratiquant un jeu rugueux, très nord-américain. Un style bien différent de celui des Vosgiens, qui patinent fort et ne lâchent rien, même s’ils concèdent de nombreux lancers (20 sur l’ensemble du premier tiers-temps). Des tirs n’ébranlant pas la sérénité d’Hočevar, qui fait le métier devant le filet. Un palet perdu par Ograjenšek dans son camp a pourtant provoqué un revirement favorable à Gauthier, sans que l’ancien Spinalien (écrasant trop son lancer) ne puisse en profiter (11'41").

CHOUINARDEric27122015Pris par la patrouille (11'58"), Sébastien Gauthier est bientôt rejoint en prison par Ryan Barlock, non pas sanctionné pour avoir fait trébucher Ken Ograjenšek en entrée de zone (13'01"), mais plutôt pour une charge dans le dos d’Anže Kuralt (13'15"). Le solide arrière américain récolte en supplément (et pour l’ensemble de son œuvre) une méconduite qui n’arrange pas les affaires de ses coéquipiers, contraints de faire bloc pendant quarante-quatre secondes devant leur gardien, à deux hommes de moins. Les Dauphinois résistent jusqu’au retour de Gauthier, mais sont surpris par un jeu de passe rondement mené permettant à Kuralt d’imparablement décaler Fujerik. La cage est ouverte pour le Slovaque, qui reprend instantanément. Mais c’est sans compter sur la réactivité de Muštukovs, auteur d’un arrêt venu d’ailleurs (15'54")...

Il y a alors le feu chez les Brûleurs, sauvés par la mitaine du Letton, puis par l’imprécision d’un Moisand ratant une cage vide à bout portant (15'56"). Sitôt l’orage passé, le danger s’inverse. Éric Chouinard, d’un tir du poignet soudainement déclenché, trouve le montant d’un Hočevar n’ayant rien vu arriver (16'14"). Un surnombre spinalien (16'42") maintient sous pression un portier contraint de s’employer sur un mouvement initié par Labrecque et conclu par Bouchard (16'57"). Un slap tendu de Bisaillon, dévié par Perret, file lui à côté, tout comme le lancer frappé d’un Chouinard positionné, comme à l’accoutumée, à la pointe du powerplay (18e).

BISAILLONSébastien271222015Comme à l’aller, Ervīns Muštukovs et Andrej Hočevar ont donc su garder leurs cages inviolées durant ce premier tiers animé par la détermination des deux formations, qu’on sent déterminées à ne rien lâcher. Les Grenoblois, s’ils n’y étaient pas vraiment mercredi, sont cette fois bien entrés dans la partie, faisant le nécessaire derrière en parvenant quasiment toujours à couper la dernière passe pour éloigner le danger. La nette domination des Gauthier, Labrecque et autres Tartari aux engagements limite également l’emprise des Gamyo, qui leur laissent l’initiative du jeu. Le scenario ne change pas d’un iota au retour des vestiaires, même si le brio de Ján Plch permet à Klimíček d’expédier un bon lancer (20'53"). Une frappe détournée du bouclier par Muštukovs, qui voit ensuite Le Blond parachever son déboulé d’un tir trop croisé (22'13").

C’est alors qu’intervient le premier tournant de la soirée. Un face-off en zone offensive remporté par Gauthier, que Chouinard s’empresse de remiser. Nicolas Favarin, servi à la pointe, s’essaie d’un tir balayé terminant dans le haut du filet d’un Andrej Hočevar sûrement masqué au départ du lancer (0-1 à 22'35"). La température de Poissompré, murée dans un silence glaçant, chute brutalement.

Sonnés par ce but inattendu, les Spinaliens en balbutient leur hockey. Ils trouvent même, en supériorité (surnombre isérois, 25'05"), le moyen de se faire contrer. Le rapide Jordann Perret, bien lancé, finit par s’échapper, éliminant au passage Maxime Moisand. Mais comme bien souvent en pareil cas, le jeune international rate la finition de son action en trouvant les jambières d’Hočevar (25'52").

BOUCHARDDanick27122015Bien articulé autour de son patron (le toujours combatif Sébastien Bisaillon), le box-play grenoblois tient bon et tue cette pénalité malgré l’échappée d’Hordelalay (26'15"). Mathias Arnaud, après avoir joué les substituts, marque ensuite l’un des buts les plus improbables qui soit. Le joker isérois (venu de Caen quinze jours auparavant) envoie droit devant - et depuis la ligne médiane - une rondelle qu’Hočevar pense bloquer avec sa crosse. Mais le puck rebondit juste devant lui et file entre ses jambes pour glisser au fond de ses filets (0-2 à 27'22"). À la stupeur se mêle l’incompréhension. Hočevar a-t-il manqué d’attention sur cette action ? Toujours est-il qu’Épinal se retrouve doublement mené...

En proie au doute, le Slovène va progressivement sortir la tête de l’eau, en stoppant le débordement de Kalus (27'38"), puis en enrayant le break d’un Bouchard parfaitement lancé (31'28"). Cet arrêt de la mitaine ragaillardit totalement l’homme masqué, que les supporters n’ont jamais cessé d’encourager. L’abattement s’est pourtant fait sentir dans les travées après cette énième supériorité (cinglage de Barlock à 28'15") inexploitée par des Gamyo ayant, comme trop souvent, cherché la faille sans la trouver. Il y avait pourtant du trafic devant la cage de Muštukovs, que Kuralt et Klouček s’ingéniaient à "aveugler"...

Cette occasion gâchée ne sera toutefois pas longtemps regrettée. Maxime Moisand accélère sur le côté en essayant de se faufiler dans un trou de souris, entre la balustrade et Quentin Scolari, qui n’aura pas manqué de l’accrocher (32'34"). Une pénalité lourde de conséquence pour les futurs finalistes de la Coupe de France. Ján Plch voit sa tentative freinée dans le slot, où l’imposant Vojtěch Kloz Kloz masquait la vue du portier. S’ensuit un cafouillage profitant finalement à Cacciotti qui, de près, parvient à glisser la rondelle entre les bottes de Muštukovs (1-2 à 33'08").

KURALTAnzeKLOUCEKTomas

Comme un air de play-offs

Retrouvant toute sa voix, Poissompré redevient alors le "septième homme", poussant de plus belle ses protégés, qui essayent par tous les moyens d’égaliser. Solides derrière en un-contre-un, les Spinaliens se projettent de plus en plus rapidement vers l’avant, comme sur cette récupération de Kloz (devant Bouchard) envoyant Cacciotti loin devant. L’Italo-canadien poursuit son action jusqu’à feinter Bisaillon, d’un mouvement pivotant suivi d’un centre à l’aveugle au second poteau (36'33"). Une passe bien sentie, qui aurait été décisive si un Spinalien l’avait suivie...

CACCIOTTISteven27122015Retrouvant tout leur mordant, les Gamyo vont dès lors se faire très pressants. Les Brûleurs, dans le dur, subissent de plus en plus dangereusement. Mais, heureusement pour eux, Ervīns Muštukovs répond systématiquement présent. Le Balte bloque le revers de Ján Plch (36'51") avant de jouer du bouclier pour repousser un tir très appuyé d’Hugo Vinatier (38'42"). Andrej Hočevar, pas en reste, sort lui aussi les arrêts qu’il faut. Petr Kalus, l’éphémère NHLer (11 matchs avec Boston et Minnesota entre 2006 et 2009), n’est pourtant pas passé loin de couper le centre de Jordann Perret au fond des filets (38'52"). Le palet a échappé de peu à cet ailier tchèque venu du championnat danois...

Dans le dur, les Grenoblois s’en remettent une dernière fois à leur portier, qui les aura tenus à bout de bras. Cacciotti, sur jeu placé, sert Sabatier, totalement démarqué dans la zone de vérité. Le Rémois, qui frappe sans tergiverser, vise la lucarne... mais trouve la mitaine d’un Muštukovs n’en finissant plus d’impressionner (39'54").

Difficile alors d’imaginer qu’un final haletant nous attend, d’autant qu’un faire trébucher de Cacciotti (41'05") complique l’entame de ce troisième tiers-temps. Malgré tous les efforts de Sébastien Gauthier, coéquipier dévoué à son leader Éric Chouinard (qui pèse assez peu le jeu et paraît beaucoup moins décisif que l’an passé), cette pénalité sera tuée. Mieux encore, ce même Gauthier se rend coupable d’une obstruction devant Hočevar (44'00"). De sa prison, il assiste impuissant à l’égalisation des Vosgiens. Tout vient d’un one-timer de Sabatier que Muštukovs, encore gêné par Kloz, repousse difficilement. Le gardien letton, qui tombe à la renverse, laisse le palet libre devant lui... ce dont profite l’inévitable Cacciotti (2-2 à 45'14") ! Comme bien souvent, le "renard des surfaces", spécialiste des buts de raccroc, était là au bon endroit, au bon moment, pour le plus grand bonheur des supporters, qui redoublent d’ardeur.

PLCHJan27122015Les Spinaliens, poussés par ce public n’arrêtant plus de chanter, et les Grenoblois nous livrent, il est vrai, une fin de match passionnée. Un duel digne d’une manche de play-offs. L’intensité étant au rendez-vous des deux côtés, où le mot d’ordre est toujours de ne rien lâcher. Il faut ainsi tout le métier d’Harty pour qu’un deux-contre-un (Fujerik-Kuralt) ne soit pas mené à bien (47e). Mais une charge mal assurée de Perret (52'05") est suivie d’un faire trébucher de Tartari (53'33"). Si la première pénalité est tuée, la seconde sera abrégée. La tentative de Gašper Sušanj, déviée par la jambière droite d’Ervīns Muštukovs, revient directement sur Ján Plch, totalement oublié, qui n’a plus qu’à pousser la rondelle dans une cage béante (3-2 à 55'22").

Les Vosgiens peuvent exulter. Mais rien n’est encore gagné. Tomáš Klouček, en zone neutre, précipite une relance qui file directement sur Jonathan Harty. L’ex-Angevin lance aussitôt Andrej Hebar, qui déboule sur le côté gauche avant d’adresser un centre coupé au premier poteau par Sébastien Gauthier (3-3 à 55'42"). De quoi jeter un sacré froid...

Il était toutefois dit que le dernier mot reviendrait aux Gamyo. Muštukovs, après un gros arrêt en grand écart devant Kuralt (56'40"), laisse le rebond de trop. Le Letton repousse de la mitaine une reprise de Moisand. Dominik Fujerik, bien placé sur la droite du portier, remet aussitôt au second poteau, vers Ján Plch. Le fringant vétéran profite de l’angle non couvert pour marquer du revers... et faire exploser Poissompré, comme à ses plus belles années (4-3 à 57'10") !

GAUTHIERSébastien27122015L’affaire est alors très mal engagée pour les visiteurs. Le temps tourne désormais en leur défaveur. Loin de s’avouver vaincus, les Chouinard, Labrecque et Bouchard se lancent dans une véritable course à l’égalisation, entrecoupée d’un temps mort resté sans effet. Les consignes du binôme Terglav-Dufour n’ont visiblement pas recueilli l’adhésion de ses meilleures individualités, qui grillent leurs dernières cartouches sans parvenir à faire mouche. Hočevar frustre tour à tour Bouchard (59'07"), puis Hebar (59'43") avant de pouvoir célébrer, avec tous ses coéquipiers, ce mémorable succès. Le huitième d’affilée en championnat à Poissompré, d’où seul Rouen (en Coupe de la Ligue) est, pour l’instant, reparti gagnant...

Vainqueurs à l’arrachée, les hommes de Stéphane Barin ont encore su trouver les ressources pour renverser une situation très compliquée. La force collective de ce groupe incroyablement soudé, vraiment taillé pour jouer les premiers rôles cette année, a lourdement pesé. Tout comme le fait de pouvoir compter sur quatre lignes de ce niveau, dans un match empreint d’une telle intensité. Voilà d’ailleurs ce qui a fait la différence aux yeux de nombreux observateurs, même si l’on ne peut minimiser l’importance de Ján Plch et Steven Cacciotti, impliqués sur tous les buts spinaliens de la soirée. Andrej Hočevar, le meilleur gardien de cette première partie de championnat, s’est quant à lui rapidement ressaisi après ce dégagement mal apprécié qui doubla l’avance des Grenoblois, finalement passés tout près de l’exploit...

 

Épinal - Grenoble 4-3 (0-0, 1-2, 3-1)
Dimanche 27 décembre 2015 à 18h30 à la patinoire de Poissompré. 1 715 spectateurs (guichets fermés).
Arbitrage de Benjamin Gremion assisté de David Courgeon et Aurélien Smeeckaert.
Pénalités : Épinal 10’ (8’, 2’, 0’) ; Grenoble 32’ (10 ‘+10’, 6’, 6’)
Tirs : Épinal 29 (7, 11, 11) ; Grenoble 39 (20, 11, 8)

Évolution du score :
0-1 à 22'35" : Favarin assisté de Gauthier et Chouinard
0-2 à 27'20" : Arnaud assisté de Baylacq
1-2 à 33'08" : Cacciotti assisté de Sušanj et Plch (sup. num.)
2-2 à 45'14" : Cacciotti assisté de Plch et Sabatier (sup. num.)
3-2 à 55'22" : Plch assisté de Sušanj et Cacciotti (sup. num.)
3-3 à 55'42" : Gauthier assisté de Hebar et Harty
4-3 à 57'10" : Plch assisté de Fujerik et Moisand

Épinal

Attaquants :
Anže Kuralt - Dominik Fujerik - Ken Ograjenšek
Steven Cacciotti - Florian Sabatier - Ján Plch (A)
Dorian Peca - Matthieu Le Blond - Pierre-Charles Hordelalay
Anthony Rapenne - Hugo Vinatier - Yannick Offret (A)

Défenseurs :
Tomáš Klouček - Maxime Moisand (C)
Jiří Klimíček - Vojtěch Kloz
Gašper Sušanj - Thibaut Farina
Martin Charpentier

Gardien :
Andrej Hočevar

Remplaçants : Pierre Mauffrey (G), Maxime Martin. Absent : Lucas Savoye (cheville).

Grenoble

Attaquants :
Éric Chouinard (C) - Sébastien Gauthier - Andrej Hebar
Jordann Perret - Dave Labrecque - Danick Bouchard
Petr Kalus - Christophe Tartari (A) - Mathias Arnaud
Robin Lamboley - Julien Baylacq - Romain Chapuis

Défenseurs :
Jonathan Harty - Nicolas Favarin
Sébastien Bisaillon (A) - Stéphane Gervais
Ryan Barlock - Quentin Scolari

Gardien :
Ervīns Muštukovs (sorti de sa cage à 59'05").

Remplaçants : Victor Goy (G), Arnaud Faure, Julien Guillaume. Absents : Jakob Milovanovič et Sébastien Thinel (étrangers surnuméraires), Aubin Lamirault.