Mondial U20 - Söderström écœure les États-Unis

Pour cette troisième journée des championnats du monde, deux gardiens s'offrent un blanchissage et deux cadors retrouvent le chemin des filets.

 

Vanecek résiste aux assauts slovaques

Les Tchèques confirment le point pris en fusillade face aux Russes en remportant le duel contre leur voisin slovaque, 2-0.

Privés de leur star Pavel Zacha, les Tchèques ont reçu l'heureux renfort de David Pastrnak. L'attaquant des Bruins de Boston, blessé une bonne partie du début de saison - fracture du pied -, venait tout juste de reprendre en AHL. Pour son troisième mondial U20, Pastrnak n'a pas tardé à se faire remarquer. Il a contribué au bon départ de son pays, qui domine le premier tiers 10 tirs à 2. Adam Huska se montre décisif, notamment sur un rebond de Michael Spacek. La Slovaquie reprend du poil de la bête en deuxième tiers à la faveur de quelques avantages numériques, sans réussite, tant Vanecek se montre solide malgré l'absence du défenseur Alex Rasner, blessé. Il est même secondé par son poteau sur un lancer de la bleue de Cernak. En fin de tiers, Pastrnak, en haut du cercle gauche, envoie un tir du poignet en lucarne à l'occasion d'un avantage numérique, profitant de l'écran de Smejkal (0-1). Frustrant pour la Slovaquie, qui venait de manquer une occasion en infériorité par Radovan Bondra, en débordement sur l'aile. Battus par la Slovaquie en 2015, les Tchèques ne commettent pas la même erreur et restent concentrés dans le dernier tiers. Une action confuse devant le but leur donne un avantage de 2-0, lorsque le palet rebondit sur le patin de Dominik Lakatos puis sur celui du défenseur slovaque Erik Cernak (0-2). Avec 34 tirs à 18, cette victoire méritée porte le bilan tchèque à 11 victoires, 1 nul et 4 défaites contre son voisin depuis 1997.

Söderström, héroïque

Le portier suédois a sorti le match de sa vie. Copieusement dominés par les États-Unis, les Suédois réalisent le braquage parfait et prennent la tête du groupe A.

46 arrêts : le portier suédois n'a pas tremblé face aux artilleurs américains. Il offre ainsi la première victoire des Scandinaves face aux États-Unis depuis 1996, mettant fin à douze défaites consécutives ! Le match débutait par une pénalité de William Lagesson, puis deux pénalités américaines. L'indiscipline fut le mot clé de ce premier tiers, les Américains échouant à leur tour sur deux supériorités de suite. Le match bascule en début de deuxième période, lorsque Gabriel Carlsson et Dmytro Timashov découpent la défense américaine avec leur jeu de passe, pour envoyer Alexander Nylander en échappée. Le jeune attaquant se présente seul devant Alex Nedeljkovic et ouvre le score d'un revrs en hauteur (1-0). Vexés, les joueurs de Ron Wilson vont copieusement dominer la fin de match, multipliant les tirs et les avantages numériques. Malgré sept supériorités, les États-Unis ne surprennent pas Söderström. Nedeljkovic n'a plus grand chose à faire à l'exception d'une belle mitaine sur Carl Grundström. La Suède prend les commandes du groupe.

La Russie renverse le score

Malgré un grand match du duo Laine-Puljujärvi, le pays hôte n'a pas réussi à faire tomber le vice-champion du monde russe, efficace en équipes spéciales.

L'entraîneur Valeri Bragin a choisi de renouveler sa confiance au gardien Alexander Georgiev, décisif en ouverture face aux Tchèques, au détriment d'Ilya Samsonov. Le portier s'incline dès la cinquième minute face à la première ligne finlandaise. Patrik Laine déborde, trouve Jesse Puljujärvi qui lance au cercle. Georgiev laisse un rebond, bonifié par Sebastian Aho (0-1). Le jeu de puissance russe parvient à égaliser rapidement, avec une superbe volée de Kirill Kaprizov ras du poteau (1-1). La Finlande joue avec confiance et manque de prendre l'avantage, notamment sur une action de Juha Lammiko, qui marque juste après un coup de sifflet. À une minute du terme, Laine dévie un tir de Puljujärvi et fait se lever les 12 526 spectateurs (1-2). Mieux, Puljujärvi, derrière la cage, trouve Aleksi Saarela dans l'enclave dès la reprise en supériorité (1-3).

Mais à la mi-match, la partie se renverse. La Russie revient en deux-contre-un lors d'une infériorité et Yegor Korshkov sert Andrei Svetlakov, patient, pour un tir en lucarne (2-3). Pavel Kraskovski enchaîne en supériorité, avec l'aide involontaire du défenseur Keskitalo (3-3). Le gardien Vehviläinen craque encore lorsque Kaprizov traîne derrière la cage en supériorité et trouve Vladislav Kamenev pour un tir en hauteur (4-3). Une minute plus tard, Korshkov, intenable, déborde, tente un tour de cage. Alexander Polunin exploite le palet qui traîne sur la ligne (5-3). Quatre buts en sept minutes !

Groggys, les Finlandais mettent du temps à réagir. Une action confuse devant le but nécessite un long arbitrage vidéo dès la reprise. Saarela est finalement crédité du but, le palet étant poussé au fond avec la botte du gardien (5-4). Les locaux poussent, mais Radel Fazleev prend son propre rebond et tue le match à six minutes de la fin, contournant la jambière de Vehviläinen allongé sur la glace (6-4). La Russie domine le groupe B avec six points.

Le Canada retrouve son attaque

Face à une équipe danoise modeste, le Canada a surmonté un départ poussif pour récolter sa première victoire du tournoi.

Il n'y aura eu de match que quelques minutes. Le Canada ne met que vingt secondes à se créer sa première chance, mais la révision vidéo refuse l'ouverture du score. Le Danemark reste acculé sur son but mais vient surprendre son adversaire à sept minutes de la pause. Mathias From piège un défenseur sur un palet envoyé au fond, contourne la cage et sert Alexander True (0-1). L'avantage ne dure qu'une minute. Un changement de ligne hasardeux est bien exploité par Matthew Barzal, qui sert Rourke Chartier pour envoyer Anthony Beauvilliers égaliser devant une cage désertée (1-1). Un but qui rassure les Canadiens, soudain plus dominateurs. Ils terminent le match avec 58 tirs !

Le deuxième tiers devient difficile pour le gardien Seldrup, qui cède d'entrée lorsque Mitch Marner lance au but. Le palet, dévié par une crosse danoise, retombe sur la jambe de John Quenneville, et trompe Seldrup (2-1). Quatre minutes plus tard, Barzal envoie un tir précis du cercle (3-1). Sur l'engagement, Travis Konecny impose sa puissance, efface un défenseur et décale Lawson Crouse poteau opposé (4-1). Le jeu de puissance canadien reçoit une chance peu après et bombarde Seldrup. À peine le puni de retour, Dylan Strome envoie une longue passe transversale vers Marner, qui marque (5-1).

Le dernier tiers est tout autant à sens unique, Seldrup multipliant les arrêts, notamment devant Brendan Perlini en supériorité. À mi-période, il craque sur un exploit individuel de Strome, qui élimine son défenseur et nettoie la lucarne (6-1). Une victoire nette et sans bavure pour les Canadiens, dont les deux attaquants vedettes, Marner et Strome, se sont enfin montrés dominants. Avec le retour de Mackenzie Blackwood dans les cages au prochain match, le temps du rodage est terminé.