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Les Bleuettes quittent l'élite mondiale

Disputant pour la première fois de son histoire le Mondial Élite, l'équipe de France féminine junior n'a pu préserver sa place parmi le top 8 mondial. Retour sur les performances des Bleuettes.

2016 women hockey logoLes Françaises ont disputé leur premier match de leur premier Mondial Élite face à Finlande, qu'elle avait déjà affrontée cette saison au pays du Père Noël (défaite 5-0). Les Lionnes n'ont pas fait de détails, surclassant les Françaises 11-1, dont 5 buts en seconde période. On retiendra que la capitaine des Bleuettes Chloé Aurard est devenue la première joueuse de l'histoire du hockey français à marquer un but dans un Championnat du monde Élite féminin, sa sœur jumelle Anaïs étant tout de même créditée de 44 arrêts devant les filets tricolores.

Après une telle déroute, il fallait pourtant garder le cap, comme le précisait à l'IIHF Chloé Aurard : "Même si c'était difficile, c'était notre premier match. Ce n'était pas plaisant pour nous. Nous devons oublier ce match et aller de l'avant. Nous savions que cela allait être difficile, mais nous n'avions rien à perdre. Nous pouvions faire mieux aujourd'hui, mais nous ne pouvons pas changer le résultat."

Le lendemain, après la Finlande, la France s'attaquait à une autre équipe scandinave  : la Suède. À l'issue du premier tiers, comme la veille, les jeunes Françaises concédaient un retard de deux buts. Ce seront sept unités qu'encaissera Victoire Masure, suppléante d'Anaïs Aurard, qui aura toutefois stoppé 42 des 49 lancers de la Damkronorna. À l'inverse, les Bleuettes n'ont pu tromper la vigilance d'Ellen Jonsson qui a terminé la partie avec un blanchissage.

Le dernier match du groupe se disputait alors ce lundi face à la Suisse, qui restait sur une belle performance après avoir battu la Finlande 2-0. Les Suissesses avaient déjà battu la saison dernière les Finlandaises sur le même score, ce qui ne les avait pas empêchées de disputer la phase de relégation face au Japon. Surtout que plus tôt dans la journée, la Finlande avait disposé de la Suède 3-1. La Suisse s'apprêtait à revivre la même histoire une deuxième saison de suite.

Sans point à l'issue des deux premières journées, la France ne pouvait elle plus vraiment éviter cette phase de relégation. Ce qui explique peut-être la nervosité des Bleuettes qui concéderont quatre pénalités face à la Suisse en première période, l'une d'elles entraînant un but pour la Nati. Une Nati qui s'imposera finalement 6-0.

Un succès finalement inutile puisque Françaises et Suissesses se retrouvaient alors pour cette fameuse phase de relégation au meilleur des trois matches. Lors de la première manche, les Bleuettes ont particulièrement résisté dès l'entame de la rencontre. Menées 2-0, elles sont parvenues à réduire la marque par Lisa Verney, assistée de Chloé Aurard. Après une seconde période blanche, la Suisse a malheureusement fait la différence dans la troisième avec trois buts supplémentaires, dont un doublé d'Alina Müller.

Il restait une occasion aux Bleuettes pour forcer une troisième et dernière manche décisive. Malgré leurs efforts, elles n'y sont pas parvenues. Jessica Schlegel a ouvert le score en supériorité numérique pour la Suisse à la 11e minute. Après une nouvelle période blanche, les Helvètes ont doublé la mise en infériorité par Rahel Enzler, assurant leur place parmi le top 8 mondial malgré une nouvelle prestation solide d'Anaïs Aurard devant les filets (40 arrêts).

La première expérience de la France parmi l'élite du hockey féminin U18 a été difficile avec seulement 2 buts marqués pour 31 encaissés en 5 matches, toutefois dans un championnat, peu renouvelé, où la concurrence est rude. Pour autant, ce genre d'expérience est toujours utile pour un hockey féminin tricolore qui continue de grandir. L'équipe de France féminine senior disputera elle le Championnat du monde Division 1 au Danemark à partir du 25 mars avec pour objectif une première qualification en élite. Avant de songer plus tard à la qualification aux JO puisqu'il reste encore deux tickets disponibles pour PyeongChang 2018.