Épinal - Rouen (Ligue Magnus, 19e journée)

À la pêche au gros !

C’est peu dire que le mois de janvier n’offre aucun répit aux Rouennais, engagés sur tous les fronts en ce début d’année. Un calendrier d’autant plus surchargé qu’un tournoi final de Coupe continentale s’est ajouté aux échéances nationales, faisant passer le programme copieux des Dragons (treize matchs en vingt-neuf jours) pour un véritable marathon.

KROGJason13012016

Beaucoup s’interrogent donc sur l’état de fraîcheur des Normands, venus défier le "dauphin" spinalien après avoir livré plusieurs batailles sur la scène européenne. Trois matchs pour autant de victoires (contre Asiago, Tychy et Herning à l’issue d’une rencontre parfaitement maîtrisée), ce qui aura permis au capitaine Patrick Coulombe de soulever son deuxième trophée de l’année (après cette Coupe de France remportée aux dépens de Grenoble début janvier). Reste à voir si les effets de ce week-end couronné de succès se feront sentir à Poissompré... où les Gamyo perpétuent inlassablement leur invincibilité !

Repassés devant Rouen au classement (grâce à leurs récentes victoires contre Angers et Strasbourg, où ils ne se sont pourtant pas montré sous leur meilleur jour), les Spinaliens n’ont en effet plus perdu chez eux depuis le 1er octobre dernier. Ce soir-là, les Normands s’étaient imposés (3-2) en Coupe de la Ligue... non sans avoir été poussés dans leurs derniers retranchements !

Les Treille, Thinel et autres Labelle savent donc ce qui les attend à Poissompré, fief d’un groupe connu pour ne jamais s’avouer vaincu. Stéphane Barin dirigeant d’une main de maître cette formation très homogène et incroyablement soudée, capable de livrer une résistance acharnée devant son excellent portier. Un Andrej Hočevar régnant, tout simplement, sur la meilleure défense de France...

PERRAULTJoel130120116

Cette "défense de fer", qui n’encaisse jamais plus de trois buts par match, aura pourtant fort à faire pour contenir les vélléités d’un adversaire doté d’un potentiel offensif inégalé dans nos contrées. Les Dragons s’appuient sur une attaque de haut niveau dernièrement renforcée par l’arrivée de l’ex-NHLer Joël Perrault (venu pallier le départ de Whitecotton, reparti au Canada suite au décès de son papa).

Passé, ces cinq dernières années, par quelques-uns des meilleurs championnats européens (LNA, Liiga, DEL), cet attaquant solidement charpenté évolue désormais au centre d’un troisième trio rouennais pesant finalement assez peu sur le jeu. Contrairement au bloc mené par Marc-André Thinel, qui se montre le plus entreprenant en ces premiers instants. C’est d’ailleurs lui qui déclenche les deux premiers tirs cadrés de la soirée (00'27" et 00'39"), bien repoussés par un Hočevar s’apprêtant à répondre présent sur tous les lancers.

Laissant Rouen faire le jeu sans pour autant leur donner trop de libertés, les Gamyo s’emploient à ne laisser aucun répit au porteur du palet, harcelé par l’échec-avant d’attaquants pressant inlassablement. Un travail de sape favorisant les récupérations au détriment du jeu habituellement flamboyant de Dragons peinant à se montrer dangereux. Un premier surnombre est toutefois créé, sous l’impulsion de Coulombe qui décale Koudys, dont la reprise est détournée du bouclier (03'14"). Mais il faut attendre une pénalité pour obstruction infligée à Hugo Vinatier (03'31") pour assister au premier temps fort rouennais, que Matthieu Le Blond (en dégageant rapidement le palet) aura toutefois pris soin de retarder.

HOCEVARAndrej13012016

Une fois installé, le jeu de puissance normand trouvera de bonnes situations, comme cette remise de Thinel pour Lampérier (servi au premier poteau mais forcé de pivoter pour tirer en angle fermé, 03'58") ou ce centre tendu de Guénette coupé par Labelle voyant la rondelle s’envoler (04'18"). Patrick Coulombe, à la pointe, y va d’un one-timer (04'29") suivi d'un tir du poignet (04'45") bien bloqué par un Andrej Hočevar commençant à s’ériger en muraille infranchissable devant le filet.

Bien organisés, les Spinaliens se sont parfaitement défendus, tuant cette pénalité sans que l’élan des Normands s’en retrouve freiné. Profitant d’un palet bien ressorti par Chakiachvili, Koudys s’essaie ainsi d’une frappe "facilement" captée de la mitaine (06'07") par un Hočevar subitement livré à lui-même devant Lampérier, bien lancé dans l’intervalle par Thinel. Mais le portier slovène, très solide, ne mord pas dans la feinte d’un attaquant ne pouvant qu’aller s’enfermer dans un angle bouché (06'55").

COULOMBE et SABOURIN13012016

L’incessant pressing exercé par les attaquants spinaliens (qui se replient rapidement au besoin) ne tarde pourtant pas à porter ses fruits. Coulombe, en position de relanceur, voit la rondelle lui échapper au profit d’Hordelalay, qu’il parvient à maladroitement attraper (07'53"). Le capitaine québécois des Dragons, poussé à la faute, se fait alors sanctionner. Et c’est du banc des pénalités qu’il verra la passe d’Anže Kuralt arriver dans les patins d’un Ken Ograjenšek pourtant très bien placé (08'13"), ou encore ce débordement du premier nommé être relayé par Dominik Fujerik vers Maxime Moisand, qui n’aura pu reprendre à temps (08'42"). Dany Sabourin, jusqu’alors relativement épargné, garde finalement les bottes bien fermées devant Maxime Martin, parfaitement trouvé par un Tomáš Klouček parvenu à bloquer le dégagement d’Olivier Dame-Malka (09'48").

Chargé de remplacer Dorian Peca au côté de Matthieu Le Blond et Pierre-Charles Hordelalay, Maxime Martin croque dans ce match à pleines dents. Profitant pleinement de ce temps de jeu, il ne manque pas de faire parler sa vivacité. Une vitesse partagée par bon nombre de ses coéquipiers, qui travaillent fort en amont pour compliquer l’accès à leur zone, relativement bien verrouillée par une "trappe" limitant grandement l’emprise des Normands.

Les Spinaliens récupèrent donc de nombreux palets, qu’ils s’empressent d’exploiter, bien décidés à jouer chaque coup à fond à l’image de ce débordement d’Offret tout près de profiter à Vinatier (12'06"). Un centre en retrait de Tomáš Klouček, que Ján Plch a subtilement laissé filer, est repris par Steven Cacciotti. Le décalage est parfait... tout comme le retour de Sabourin, qui repousse du bout du patin (13'18"). Pierre-Charles Hordelalay, avec la vivacité qu’on lui connaît, s’échappe lui côté gauche avant de repiquer vers la cage, sans pour autant parvenir à glisser la rondelle dans le cinquième trou (14'21").

Sabourin se loupe, Épinal en profite

RAPENNEAnthony13012016

La menace semble donc se préciser devant le filet rouennais, où Dany Sabourin (malgré ses rebonds systématiques) paraît très serein. Peut-être même un peu trop sûr de lui, comme sur ce palet flippé qu’il tarde à relancer. Resté figé face à l’attaquant (Vinatier) venu le presser, le gardien canadien joue avec le feu... et va se brûler ! Hugo Vinatier finissant par s’emparer du palet, qu’il transmet aussitôt à Anthony Rapenne, bien placé... qui fait se lever Poissompré (1-0 à 15'05").

Irréprochable jusqu’alors, Dany Sabourin a commis ce que l’on appelle ici une "Hiadlovský". Comprenez une sortie à la crosse totalement ratée, dont Épinal n’a pas manqué de profiter.

Une "émotion" dont les Dragons se remettent difficilement, un temps malmenés par la fougue d’un trio Kuralt-Fujerik-Ograjenšek diablement remuant. Les hommes de Fabrice Lhenry vont toutefois finir par se ressaisir, retrouvant un mordant leur permettant d’acculer les Gamyo dans leur camp. Thinel, en manœuvre derrière la cage, sert ainsi Coulombe dans l’enclave, dont la reprise appuyée est détournée du bouclier (16'29"). Une déviation de Lampérier trouve ensuite les bottes d’Hočevar (16'40"), qui repousse un slap tendu de Chakiachvili (17'09") avant de fermer son angle droit devant Perrault (18'25"). Arrive ensuite l’arrêt de la soirée. Une parade venue d’ailleurs. Un réflexe stupéfiant du gardien spinalien, lobé par un tir dévié de Labelle mais parvenant, en se retournant, à sortir le palet du bout de la crosse (18'18").

KURALTAnze13012016

Forcés de s’en remettre aux prouesses de leur portier, les Vosgiens ont donc laissé l’orage passer mais terminent ce premier tiers en infériorité. Florian Sabatier s’est rendu coupable d’un accrocher aux yeux des référés (19'51").

Cette décision réactive le redoutable powerplay des Dragons, qui semble essentiellement s’appuyer sur la force de frappe d’un Coulombe prenant tous les lancers. D’un slap manquant d’être dévié (19'58") à ce one-timer bien capté (20'32"). Le défenseur offensif canadien reste même en jeu lorsqu’intervient le changement de ligne, qui voit Jason Krog décaler Yorick Treille à la pointe, qui tire sur réception. L’international français expédie un missile en hauteur qu’Hočevar parvient à bloquer sans concéder de rebond (21'13").

Ne trouvant pas comment venir à bout d’un gardien aussi inspiré, les Dragons tentent de ne pas relâcher la pression. Mais garder le palet aux avants-postes demande de gros efforts aux visiteurs, qui ne semblent pas avoir énormément d’essence dans le moteur. Et l’affaire, déjà très compliquée, va davantage se corser. Dominik Fujerik grattant la mise au jeu en zone offensive. Anže Kuralt, aussitôt servi, se recentre alors sur son coup droit avant de faire parler ses poignets... pour nettoyer la lucarne droite d’un Sabourin resté pantois (2-0 à 25'34").

LABELLEOlivier13012016

Rêvant tout éveillé, Poissompré voit l’exploit se dessiner. Mais les Dragons, bien que sonnés, ne restent pas longtemps sans réaction. Thinel combine avec Guénette pour amener le danger (26'14"), imité par un Labelle parachevant son débordement d’un tir capté en deux temps (27'48").

Florian Chakiachvili tente, pour sa part, de contourner le solide bloc spinalien, sans parvenir à s’ouvrir une fenêtre de tir. La tentative du défenseur international, bloquée par Vinatier, génère un surnombre mené par Offret. Lequel provoque Chakiachvili, qui ne mord pas dans sa feinte et parvient à le bloquer. Cela profite à Rapenne qui récupère le palet et l’envoie sans tarder en angle très fermé. Un tir anodin vraisemblablement dévié par Vinatier... qui termine au fond des filets (3-0 à 28'04").

Trois buts marqués pour seulement onze tirs cadrés. Difficile de faire plus efficace que ces Gamyo ultra-réalistes, que l’on sent résolument déterminés à ne rien lâcher. Stéphane Barin avait d’ailleurs prévenu que ses joueurs se battraient comme des morts de faim sur tous les palets. Et comme annoncé, ce sont bien des Spinaliens combatifs à souhait qui s’opposent à ces Dragons tentant désespérément de scorer. Une persévérance finalement récompensée. Marc-André Thinel, à l’affût dans le slot, reprend un tir contré de Patrick Coulombe pour marquer dans l’espace laissé par un Andrej Hočevar n’ayant pas eu suffisamment de temps pour se replacer (3-1 à 33'49").

MOISANDMaxime13012016

Une pointe d’inquiétude envahit alors Poissompré. Et si les récents vainqueurs de la Coupe continentale avaient enclenché l’opération remontée ? Cette crainte apparaît d’autant plus fondée qu’un forcing rouennais va non seulement déboucher sur l’emprisonnement d’Anže Kuralt (34'26"), mais aussi sur la sortie prématurée de Maxime Moisand, victime d’une charge contre la balustrade assénée en toute impunité. Le capitaine spinalien, souffrant de contusions à la hanche, laisse bien malgré lui ses coéquipiers, à nouveau pénalisés. Patrick Coulombe s’effondre en effet, derrière la cage, au contact d’un Vojtěch Kloz sanctionné d’un coup de coude doublant l’avantage numérique des Normands (35'17").

Au presque parfait

On voit alors mal comment les Gamyo pourraient s’en tirer. Mais c’était sans compter sur l’abnégation d’un trident Klouček-Cacciotti-Charpentier faisant parfaitement bloc devant son excellent portier. Hočevar n’a qu’à détourner la reprise de Guénette (36'30") et à repousser, de la jambière, une frappe rasante de Yorick Treille (36'45"). Marc-André Thinel, bien lancé par Mark Matheson, réussit quant à lui l’exploit de passer toute la défense en revue... mais sans trouver autre chose, à l’arrivée, qu’une porte solidement fermée (38'28").

Sanctionné pour dureté au départ d’un trois-contre-un parfaitement défendu par Patrick Coulombe (parvenu à dévier du patin la tentative de Sušanj, 39'31"), le rugueux Yorick Treille attendra la toute fin du deuxième tiers soirée pour s’en aller chauffer le banc des pénalités. Un moindre mal au vu des mauvais coups répétés que ce solide ailier aura distribué tout au long de la soirée. Mais une bien mauvaise opération pour des Dragons englués dans un casse-tête sans nom.

TREILLESacha13012016

Sentant le match leur échapper, les Rouennais, incapables d’accélérer le jeu, commencent en effet à s’énerver. Il faut dire que les Spinaliens, sérieux et appliqués, ne baissent toujours pas d’intensité. L'engagement reste total côté vosgien, avec un pressing incessant des attaquants. En grande difficulté, François-Pierre Guénette fait ainsi trébucher un Ken Ograjenšek plus insaisissable que jamais (45'26") avant qu’Olivier Dame-Malka ne fasse gronder Poissompré en y allant de plusieurs mauvais gestes à l’encontre de Ján Plch (46'18"). Un acharnement logiquement sanctionné d'une méconduite permettant à Aurélien Dorey de sortir du banc pour le remplacer.

Sur une nouvelle démonstration de jeu rapide, Fujerik (bien lancé par Klouček et Hordelalay) met Kuralt sur orbite, qui voit sa frappe détournée du bouclier (48'23"). Une occasion parmi d’autres durant ce troisième tiers rythmé par les pénalités. Lampérier, au pressing, ne trouve rien de mieux que de laisser traîner sa crosse dans les patins d’Ograjenšek (47'40"). Pas de quoi redorer le blason des Dragons, privés de solutions, à court de munitions (malgré tous leurs grands noms) et inquiétés sur un tir de Sabatier dévié par Kloz (48'11"), puis sur une frappe de Sušanj repoussée sur Plch, qui ne peut cadrer (48'50").

KONTTINENTero13012016

L’explosif Dominik Fujerik, parvenu à se frayer un chemin entre Florian Chakiachvili et Sacha Treille, passe lui tout près d’en remettre une couche (50'11"), imité peu après par un Matthieu Le Blond éliminant Léo Guillemain avant de voir le cadre se dérober (51'56"). Un contre découlant d’un rare temps fort rouennais d’une troisième période fort bien gérée par des Spinaliens ayant clairement le match en main.

La quatrième ligne, qui a droit à une très grosse part du gâteau, en profite d’ailleurs pour se montrer. Vinatier, Rapenne et Offret, très percutants, se font d’ailleurs souvent menaçants, accentuant la frustration de Dragons n’arrivant plus à rien de bon. Marc-André Thinel finit même par perdre ses nerfs en contestant trop énergiquement les deux minutes (pour cinglage) venant de lui être infligées (56'10").

Savourant les derniers instants d’une partie appelée à rester gravée dans les annales de Poissompré, les spectateurs assistent au sacrifice d’un Fabien Colotti n’ayant pas hésité à bloquer deux gros lancers (dont un shoot très puissant d’Ograjenšek). Une abnégation valant au jeune ailier, un retour précipité sur son banc en rampant (57'35"). Il y sera rejoint par Dany Sabourin, rappelé afin d’aligner un sixième joueur de champ (59'03"). De quoi donner un ultime assaut sur cette cage si bien gardée, qu’Hočevar préserva des convoitises d’un Perrault se montrant doublement menaçant à bout portant (59'35", 59'43"). Sacha Treille, bien servi par Jason Krog, fait une dernière fois parler la poudre, d’une frappe sèche déviée, qui finit par s’envoler (59'48")...

La victoire est en eux !

CettKLOUCEKTomas13012016e septième victoire d’affilée (qui est aussi la dixième de suite à Poissompré) doit beaucoup au brio d’Andrej Hočevar, véritable assurance tous risques devant le filet. Mais réduire ce succès de prestige à l’immense talent de cet exceptionnel portier serait injuste au regard des efforts déployés tout au long de la soirée par ses coéquipiers, auteurs d’un match plein du début à la fin.

Donnant l’impression que rien ne peut leur arriver (avec ces quatre lignes tournant à plein régime et cette détermination sans faille qui les anime), les Gamyo ont donc encore su faire le nécessaire pour terrasser leur adversaire. Des Dragons en quête d’un historique quintuplé (en comptant le Trophée des Champions, remporté le 13 septembre dernier), mais ayant dû baisser pavillon. Comme tant d’autres avant eux cette saison...

Réactions d’après-match (dans Vosges-Matin) :

Stéphane Barin (entraîneur d’Épinal) : "C’était un vrai match de play-offs. On voulait mettre du rythme et Rouen nous a aidés à en mettre. On a su les presser quand il fallait ; Rouen a un très bon contrôle du palet il fallait donc jouer intelligemment. Et je suis très contrent que la 4e ligne ait marqué des buts."

Fabrice Lhenry (entraîneur de Rouen) : "On fait cinq à six bonnes premières minutes. Après on perd trop de palets qui donnent confiance à Épinal qui nous a beaucoup plus pressés. On s’est compliqué la vie. On a aussi commis des erreurs qui ne nous ont pas aidés. Au fil du match j’ai vu chez certains joueurs les conséquences des cinq matches en une semaine. Dans le troisième tiers, on aurait pu revenir mais on prend cinq pénalités qui font mal. Mais on était en retard sur les palets libres au contraire d’Épinal. Qui a joué sa finale de coupe d’Europe contre nous !"

 

Épinal - Rouen 3-1 (1-0, 2-1, 0-0)
Mercredi 13 janvier 2016 à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1 684 spectateurs.
Arbitrage de Jérémy Rauline, assisté de David Courgeon et Aurélien Smeeckaert.
Pénalités : Épinal 8’ (4’, 4’, 0’) ; Rouen 32’ (2’, 2’, 8’+2x10’)
Tirs : Épinal 26 (9, 4, 13) ; Rouen 38 (17, 14, 7).

Évolution du score :
1-0 à 15'05" : Rapenne assisté de Vinatier
2-0 à 25'34" : Kuralt assisté de Fujerik et Ograjenšek
3-0 à 28'04" : Offret assisté de Rapenne et Vinatier
3-1 à 33'49" : Thinel assisté de Coulombe et Guénette

Épinal

Attaquants :
Anže Kuralt - Dominik Fujerik - Ken Ograjenšek
Steven Cacciotti - Florian Sabatier - Ján Plch (A)
Pierre-Charles Hordelalay - Matthieu Le Blond - Maxime Martin
Anthony Rapenne - Hugo Vinatier - Yannick Offret (A)

Défenseurs :
Tomáš Klouček - Maxime Moisand (C)
Jiří Klimíček - Vojtěch Kloz
Gašper Sušanj - Thibaut Farina
Martin Charpentier

Gardien :
Andrej Hočevar

Remplaçant : Lucas Savoye (G). Absent : Dorian Peca (commotion).

Rouen

Attaquants :
Loïc Lampérier - François-Pierre Guénette (A) - Marc-André Thinel
Sacha Treille - Jason Krog - Yorick Treille (A)
Nicolas Arrossamena - Joël Perrault - Olivier Labelle
Vincent Nesa - Damien Raux - Dan Koudys
Fabien Colotti [en infériorité numérique]

Défenseurs :
Olivier Dame-Malka puis Aurélien Dorey à 47' - Patrick Coulombe (C)
Mark Matheson - Tero Konttinen
Florian Chakiachvili - Léo Guillemain

Gardien :
Dany Sabourin [sorti à 59'03"]

Remplaçant : Julien Gaubert (G). Absents : Brieuc Houeix et Quentin Papillon (laissés à la disposition des U22)