Épinal - Lyon (Ligue Magnus, 26e journée)

En pensant à demain

La saison régulière s’achève comme elle avait débuté : par un duel spinalo-lyonnais. Un rendez-vous particulier pour Benjamin Breault et Maxime Ouimet, de retour à Poissompré sous des couleurs qu’ils ne défendaient pas le 19 septembre dernier. Les deux Québécois n’étaient en effet pas lyonnais lors du match aller, remporté (5-4) par les coéquipiers d’un Mitja Šivic sorti lourdement blessé.

Breault SabatierBreault fréquentait alors le championnat polonais (après une expérience biélorusse rapidement avortée) tandis qu’Ouimet avait fait le choix de rester au Canada. Les tumultes de l’été, qui rendirent l’avenir spinalien très incertain, poussèrent le défenseur à ne pas honorer sa dernière année de contrat. Les Prédateurs de Laval (qui venaient d’acquérir ses droits pour la LNAH) l’ont ainsi accueilli... sans s’imaginer qu’il rejoindrait Lyon à la première occasion !

Le LHC devait en effet compenser plusieurs pertes, dont celle de Mitja Šivic qui a vu sa saison se terminer dès la première journée. Victime d’une fracture ouverte du bras gauche (qu’il dit avoir été brisé dès le cross-check de Klouček), le Slovène a tout de même remis le pied à l’étrier en acceptant d’assurer l’après-Dusseau (en attendant peut-être Philippe Bozon, fortement pressenti pour devenir le prochain entraîneur des Lions).

Mais si le Boz’ veut reprendre en main les Rhodaniens, ceux-ci devront assurer leur maintien. Une mission compliquée, bien éloignée de ce qui attend les Spinaliens, dont l’incroyable saison peut se résumer à une irrésistible ascension. On était pourtant loin d’imaginer, en fin d’été, que ces Gamyo se hisseraient aussi haut. Qu’ils feraient preuve d’une telle régularité dans le sillage d’un Andrej Hočevar n’ayant jamais cessé d’évoluer à son meilleur niveau...

Rien n’a donc pu entraver la bonne marche des Vosgiens. Pas même les rares absences de leur gardien numéro un, toujours relativisées par un Lucas Savoye répondant systématiquement présent. Comme ce fut le cas cette semaine à Gap et Briançon, où l’intéressé profita de la mise au repos d’Hočevar (qui traînait un gros mal de dos depuis le match de Bordeaux) pour démontrer l’étendue de sa fiabilité. Le Gapençais a aidé ses coéquipiers à ramener les points suffisants pour reprendre une deuxième place momentanément laissée aux Ducs d’Angers.

KURALTAnze06022016Ultime répétition générale avant les phases finales, cette dernière journée doit normalement permettre aux Gamyo d’assurer ce classement (la victoire de Gap à Amiens leur ayant ôté toute chance de pouvoir terminer premiers). Et très vite, Épinal se met sur de bons rails. Steven Cacciotti, depuis l’arrière du but, trouve Anže Kuralt au premier poteau, qui reprend victorieusement à bout portant (1-0 à 01'58"). Le Slovène marque dans l’angle gauche non couvert par Landry Macrez (préféré à Tommi Virtanen devant le filet lyonnais).

Le pressing exercé d’entrée par les Lions est donc resté sans effet. Les Spinaliens, sérieux et appliqués, déploient un jeu qu’ils ne manquent jamais d’accélérer, forts d’attaquants arrivant le plus souvent lancés. Se trouvant très facilement, les Gamyo n’ont donc aucun mal à se montrer menaçants. Ken Ograjenšek trouve ainsi Matthieu Le Blond en très bonne position, sans que ce dernier ne parvienne à finaliser son action (02'32"). L’attaquant-défensif bute sur Macrez, qui voit le danger tardivement s’éloigner. Une menace longtemps étrangère à Andrej Hočevar, pas inquiété jusqu’à ce palet envoyé derrière sa cage, qu’il ne pourra contrôler. Vikhaël Tô-Landry, venu forechecker, gratte alors la rondelle, qu’il remet sur Conor O’Donnell. Une passe finalement coupée par un Maxime Moisand s’étant parfaitement replacé au premier poteau (05'18").

MACREZLandry02062016Le jeu étant alerte et rythmé, les Gamyo, qui ont pris un net ascendant, trouvent de nombreux espaces à exploiter. Aussi tirent-ils dès qu’ils en ont l’occasion, comme sur cette rapide entrée en zone de Rapenne aussitôt suivie d’une reprise de Fujerik. Cette frappe à mi-hauteur échappe à la mitaine d’un Macrez (04'50") ensuite sauvé par l’imprécision de Sabatier, bien servi aux abords du filet (05'53"). Les Lions, régulièrement battus dans la conquête du palet, perdent il est L'action se poursuit jusqu’à déboucher sur une énorme occasion de Maxime Langelier-Parent, qui se retrouve seul au-devant d’un portier ne s’en laissant pas conter (06'11").

Si l’ICE contrôle les opérations, Lyon monte tout de même certaines capacités de réaction. Un puck ressorti par Breault contre la bande permet d’ailleurs à Lebey de s’échapper sur le côté, créant un surnombre lui permettant de décaler Breault au second poteau. L’ancien spinalien décoche une reprise qu’Hočevar dévie du bouclier (08'27"). Un nouvel avertissement sans frais pour les Gamyo, qui repartent aussitôt à l’assaut. Et après dix minutes de jeu sans temps morts, une première pénalité est appelée sur un coup dispensé par Jules Breton à l’encontre d’un Anže Kuralt s’étant approché un peu trop près du portier (10'00").

MOISANDMaxime06022016Pas toujours très inspirés en supériorité, les Vosgiens tombent alors sur un box-play bien organisé, mené par un Langelier-Parent se dressant devant Moisand, histoire de l’empêcher d’armer son puissant lancer frappé. Mais après s’être montré longtemps balbutiant, le jeu de puissance va soudainement s’illuminer sur une rapide entrée en zone de Ján Plch, qui combine avec un Ken Ograjenšek lui remisant aussitôt le palet. Un "une-deux" finalement déjoué par Tomko, bien placé, qui écarte le danger (11'22").

Un relâchement coupable

Les Lions, s’ils n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent, n’en restent pas moins appliqués dans leur échec-avant, ce qui n’est pas sans causer quelques revirements. Un palet perdu en sortie de zone profite ainsi à Tô-Landry, parti en deux-contre-un mais contraint, devant la ligne de passe coupée, de tenter sa chance dans un angle trop fermé (12'55"). Mais presser très haut ne suffit pas toujours à mettre le défenseur en difficulté. Surtout lorsqu’il s’agit de Vojtěch Kloz, passé maître dans l’art de conserver le palet. Il sera d’ailleurs impossible à Julien Lebey de lui subtiliser, ce qui va permettre au Tchèque de très proprement relancer. Une première passe aux allures de rampe de lancement pour Hordelalay, qui va accélérer sur le côté avant d’enrhumer Styf et d’adresser un tir trop croisé (14'01").

TOMKOSlavomir02062016Il n’empêche qu’au fil des minutes, l’étreinte spinalienne s’est desserrée, ouvrant des brèches dans lesquelles les Lions ne manquent pas de s’engouffrer. À force de se découvrir, les Gamyo se font donc contrer, comme sur ce débordement de Galbraith suivi d’une passe tendue que Vitton-Méa passe bien près de couper au fond des filets (14'44"). Klouček et Fujerik interviennent à point nommé devant Tô-Landry, tout près de reprendre la passe qu’O’Donnell, derrière le filet, lui aura adressé (15'19"). Mais une intervention similaire de Johan Burlin à l’opposé (sur une passe de Vinatier destinée à Peca) finit par mettre Eric Galbraith sur orbite. L’ailier canadien, lancé par Loup Benoît, s’en allant égaliser d’un tir sec filant, côté fermé, au ras du montant (1-1 à 16'44").

Se rattrapant in-extremis d’une relance ratée récupérée par Tô-Landry (17'44"), Moisand tente alors de redonner un second souffle à ses coéquipiers. Un exemple suivi par Sabatier, qui arrive lancé pour mieux dribbler Tomko, sans pour autant réussir à viser autre chose que le plastron de Macrez (17'08"). Anthony Rapenne, servi dans la profondeur, poussant lui un peu trop son palet, ce qui force Landry Macrez à dégager en catastrophe par-dessus son banc (18'51").

À trop jouer avec le feu, les Gamyo ont donc fini par se brûler. En laissant aux Lions autant d’occasion d’espérer, ils se sont mis en difficulté. Mais on pouvait compter sur Stéphane Barin pour les remettre dans le droit chemin.

OGRAJENSEKKen06022016Aussi l’acte médian s’ouvre-t-il sur un pressing d’Offret lui permettant de récupérer le palet, qu’il transmet à Peca, dos au filet. L’Italo-canadien, bousculé par Slavomír Tomko, est déséquilibré, ce qui envoie le Slovaque sur le banc des pénalités (20'29"). Une épreuve que les Lyonnais parviennent à surmonter en restant bien regroupés devant leur portier (les lignes de passes, systématiquement coupées devant la cage, ayant forcé les Spinaliens à tirer de loin). La pénalité est donc tuée. Mais dans les instants suivants, Jiří Klimíček décoche un slap rasant qu’Anže Kuralt parvient à dévier au fond des filets (2-1 à 22'46").

Une accélération décisive

Les Gamyo tiennent leur proie. Et ils ne vont plus la lâcher. Tomko voit sa relance interceptée en zone neutre par Hordelalay, qui avait suffisamment anticipé pour damer le pion à Tô-Landry. Une récupération suivie d’une deux-contre-un rondement mené par cette "fusée sur patins", qui décale parfaitement un Ograjenšek n’ayant plus qu’à s’en aller glisser la rondelle sous la jambière du portier (3-1 à 23'47").

Touchés, les Lions sont quasiment coulés. On en vient même à penser que la faute de Jules Breton (qui a fait trébucher Fujerik, 24'04") va définitivement les envoyer par le fond. Mais c’était sans compter sur la faculté qu’à le LHC à faire bloc devant son portier en infériorité. Le jeu de puissance vosgien, organisé en "parapluie" (avec Plch, Sušanj et Ograjenšek déployés devant la bleue), ne trouve aucune solution dans une enclave bien verrouillée.

S’ils n’y arrivent pas sur jeu placé, les "orange" sont en revanche beaucoup dangereux quand leur est donnée la possibilité de contre-attaquer. C’est d’autant plus vrai qu’Hočevar répond présent sur les rares lancers lyonnais.

PLCHJan06022016Capables de rapidement se projeter vers l’avant, les Gamyo vont ainsi creuser l’écart en deux temps trois mouvements. Pierre-Charles Hordelalay part de son camp (en s’appuyant brièvement sur Le Blond) pour filer sur le côté droit avant de remiser sur Ken Ograjenšek. Le Slovène fixe le gardien pour rendre la pareille à son coéquipier, totalement démarqué au second poteau. Hordelalay, s’il avait été servi, n’aura plus eu qu’à pousser le palet dans une cage grande ouverte. Mais la passe d’Ograjenšek, déviée par le patin d’un défenseur lyonnais, finit au fond des filets (4-1 à 27'53").

Profitant d’une défense passablement démobilisée, Ján Plch va ensuite faire parler ses poignets, non sans s’être habilement joué de Jules Breton. Le vétéran slovaque, arrivé lancé, parachève son action d’un superbe tir croisé à mi-hauteur... pour le plus grand bonheur de Poissompré (5-1 à 28'11") !

Il n’y a dès lors plus qu’une équipe sur la glace. Les Lyonnais, dépassés quand le jeu tend à s’accélérer, ont totalement perdu pied, à l’instar d’un Landry Macrez totalement dépité. Mais s’il n’est visiblement pas question pour les Lions de changer leur portier, Stéphane Barin ne va lui pas manquer de faire partager la garde du filet. Lucas Savoye remplace comme prévu Andrej Hočevar au beau milieu (29'38") d’un match devenu sans enjeu, mais pas totalement dénué d’intérêt. Les Gamyo, loin de se reposer sur leurs lauriers, continuent à se montrer menaçants en enchaînant les bons mouvements. Comme cette accélération d’Hordelalay libérant Ograjenšek sur le côté, qui va temporiser avant d’expédier un tir un peu trop écrasé sur la base du montant (31'42").

SAVOYELucas02062016Maîtrisant totalement leur sujet, les Spinaliens, gavés d’espaces jusqu’à plus soif, ne sont guère inquiétés par les rares soubresauts lyonnais. Lucas Savoye enchaîne les arrêts sans avoir à trop s’employer pour garder sa cage inviolée, sauf sur cette reprise de Breault, bien placé, qu’il lui faut repousser (34'55"). Le jeune gardien haut-alpin se montre solide de près comme de loin, d’où partent l’essentiel des tirs rhodaniens. Rien à voir, donc avec ce qu’à dû affronter Macrez durant ce deuxième tiers à sens unique, bouclé sur un caviar de Vinatier pour Peca... qui trouve le haut du poteau (38'40") !

Une simple formalité

Menant largement, les locaux peuvent envisager sereinement la suite des événements. Au retour des vestiaires, une longue de relance de Custosse destinée à Langelier-Parent est interceptée par Vinatier, qui déclenche un gros lancer (40'16"). Ce slap termine dans la mitaine de Macrez, presque autant sollicité que son homologue spinalien en ces tous premiers instants du troisième tiers-temps. O’Donnell trouve la botte de Savoye (41'34") avant de voir Klimíček lui couper, sous le nez, une bonne passe de Metais (42'05").

BREAULTBenjamin02062016Autant d’actions qui font figure d’exception. Les Lyonnais (dont les trios sont constamment remaniés) tentent de limiter les dégâts mais perdent trop rapidement le palet lors de leurs incursions, ce qui ouvre de nombreuses possibilités. Florian Sabatier, après avoir récupéré le puck, lance aveuglement Ken Ograjenšek vers un duel singulier remporté par Landry Macrez, parvenu à garder les bottes serrées (43'16"). Seul au second poteau, Ján Plch hérite ensuite d’un palet qu’il va exagérément lever (46'10"). Une rondelle qu’Anže Kuralt, en break, glissera de peu à côté (46'15"). La reprise appuyée de Klimíček, consécutive à un débordement d’Hordelalay, est elle aussi non cadrée (47'51"). Comme pour nous rappeler que la domination spinalienne, pourtant sans partage, n’amène rien de concret.

Tendant bien sa botte sur un palet remisé par Galbraith sur Metais (oublié dans le slot, 48'46"), Savoye veille au grain, ce qui accentue la confiance de ses coéquipiers. Lesquels ont toujours autant d’espaces à exploiter. Lancé par Sušanj, Peca en vient même à s’échapper, sans que sa tentative du revers ne trompe la vigilance d’Ouimet, bien placé (49'02"). Une action durant laquelle O’Donnell s’est rendu coupable d’un cinglage, ce qui lui vaut d’être pénalisé. Une faute permettant aux Spinaliens de capitalise. Fujerik, ligne de fond, remise en direction d’Ograjenšek, excentré sur le côté droit, qui reprend sans contrôler. Le Slovène complète son triplé, d’un one timer à mi-hauteur, côté fermé (6-1 à 49'38").

OUIMETMaxime06022016Générant une pénalité différée, un slashing d’Ouimet permettra au Québécois d’obtenir toute l’attention de Poissompré (51'12"). Les supporters profitent de son emprisonnement pour souhaiter un joyeux anniversaire à leur ancien défenseur (qui fête ses 28 ans). Cette faute est sans conséquence pour les Lyonnais, toujours bien regroupés devant Macrez. Eric Galbraith, pavenu à s’échapper sur le côté, passe même tout près d’en profiter. Mais gêné par un Klimíček bien replié, l’ex-ailier des Hull Stingrays verra son tir contré (52'12"). Un soutien que Savoye n’aura pas sur un puck venu de l’arrière du filet. Une passe de Conor O’Donnell destinée à Vikhaël Tô-Landry, seul au premier poteau, qui parvient à lever son palet dans la lucarne opposée (6-2 à 53'55").

Pas de quoi gâcher la fête à Poissompré, où l’on savoure pleinement les derniers instants d’une extraordinaire saison régulière. Un tir sur la barre de Matthieu Le Blond (parfaitement décalé par ce diable d’Hordelalay, 57'46"), une ultime pénalité (Galbraith pour dureté, 58'03") avant que les traditionnelles poignées de main ne soient échangées.

Un moment fort en émotion pour Maxime Ouimet, admiratif (et aussi quelque peu envieux) de l'exceptionnel parcours réalisé par ses anciens coéquipiers. Des Spinaliens qui auraient tout simplement terminé premiers sans ce retrait de trois points prononcé par les instances fédérales le 10 octobre dernier...

Véritable machine à gagner, intraitable à domicile (avec douze succès en treize matchs) et solide à l’extérieur (avec neuf victoires, dont quatre en prolongation), la meilleure défense du championnat a fait forte impression durant les six premiers mois de compétition. Mais avec les play-offs commence une nouvelle saison...

 

Épinal - Lyon 6-2 (1-1, 4-0, 1-1)
Samedi 6 février à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1688 spectateurs.
Arbitrage d’Alexandre Hauchart assisté d’Anne-Sophie Boniface et Joris Barcelo.
Pénalités : Épinal 0’ (0’, 0’, 0’) ; Lyon 10’ (2’, 4’, 4’).
Tirs : Épinal 30 (11,9, 10) ; Lyon 24 (9, 9, 6).

Évolution du score :
1-0 à 01'58" : Kuralt assisté de Cacciotti et Sabatier
1-1 à 16'44" : Galbraith assisté de Benoît
2-1 à 22'46" : Kuralt assisté de Klimíček et Cacciotti
3-1 à 23'47" : Ograjenšek assisté d'Hordelalay et Sušanj
4-1 à 27'53" : Ograjenšek assisté d'Hordelalay et Le Blond
5-1 à 28'11" : Plch assisté de Rapenne et Hočevar
6-1 à 49'38" : Ograjenšek assisté de Fujerik et Plch (sup. num.)
6-2 à 53'55" : Tô-Landry assisté de O'Donnell et Ouimet

Épinal

Attaquants :
Dorian Peca - Hugo Vinatier - Yannick Offret (A)
Anthony Rapenne - Dominik Fujerik - Ján Plch (A)
Anže Kuralt - Florian Sabatier - Steven Cacciotti (C)
Pierre-Charles Hordelalay - Matthieu Le Blond - Ken Ograjenšek
Maxime Martin [à partir de 48’]

Défenseurs :
Maxime Moisand - Tomáš Klouček
Jiří Klimíček - Vojtěch Kloz
Gašper Sušanj - Thibaut Farina
Martin Charpentier

Gardiens :
Andrej Hočevar, puis Lucas Savoye à 29'38"

Lyon

Attaquants :
Julien Lebey - Jonathan Laberge (C) - Benjamin Breault
Conor O’Donnell - Maxime Langelier-Parent (A) - Vikhaël Tô-Landry
Julien Correia - Loup Benoît - Eric Galbraith
Damien Bourguignon - Victor Vitton-Méa - Fabien Metais

Défenseurs :
Oliver Styf - Slavomír Tomko
Maxime Ouimet - Cédric Custosse
Jules Breton (A) - Johan Burlin
Nicolas Lehericey

Gardien :
Landry Macrez

Remplaçants : Tommi Virtanen (G), Thomas Lapointe.