Épinal - Amiens (Ligue Magnus, quarts de finale, match 2)

Une deuxième pour la route !

Les Gamyo voulaient frapper fort d’entrée. Et si tout ne s’est pas exactement passé comme prévu, ils n’en sont pas moins arrivés à leurs fins. Mais s’ils se sont adjugés le premier round, les Spinaliens savent qu’ils n’ont fait qu’une toute petite partie du chemin. Trois victoires restant à décrocher pour accéder au dernier carré. Plus facile à dire qu’à faire : Amiens n’est pas le moins coriace des adversaires...

KLOZANKERSTCette série très serrée est donc à son premier tournant. Un virage que les Gothiques, dans l’obligation de l’emporter pour ne pas se retrouver doublement menés, se doivent de bien négocier. Raflant le premier engagement, ils prennent d’emblée le contrôle du palet. Un puck rapidement perdu par Champagne à la ligne médiane, mais aussitôt récupéré par Beron qui déclencher le tout premier lancer de la soirée, capté sans coup férir par Hočevar (00'14").

Les deux équipes, bien entrées dans la partie, peinent pourtant à imposer leur jeu. Mais alors qu’une première pénalité est infligée à Hugo Vinatier (cinglage, 02'23"), Pierre-Charles Hordelalay récupère rapidement la rondelle pour la dégager, histoire de faire perdre trente bonnes secondes au powerplay amiénois. Un jeu de puissance fortement contrarié par la détermination de Gamyo très agressifs sur le porteur du palet, sans cesse harcelé par des Spinaliens patinant d’arrache-pied.

Forcés, dans ces conditions, de confondre vitesse et précipitation, les Gothiques vont ainsi se faire contrer. Tout part d’une passe renversée en zone offensive interceptée par Vojtěch Kloz, qui avait parfaitement anticipé. Le solide arrière tchèque, voyant un boulevard s’ouvrir à lui, décide alors de jouer le coup à fond (n’en déplaise à Kazarine, qui aura bien tenté de l’accrocher au départ de l’action). Kloz parachève son débordement côté droit d’un tir croisé nettoyant la lucarne opposée (1-0 à 03'12").

OKEEFE FILLMANC’est (déjà !) le début de la fin pour Amiens, qui profite toutefois d’un mouvement de Shane Luke (déséquilibré en zone neutre par Hordelalay, 04'10") pour bénéficier d’une nouvelle supériorité. Une faute ne portant aucunement préjudice aux locaux qui défendent toujours à l’unisson. Un effort collectif limitant l’emprise d’un powerplay qui cherche à s’appuyer sur la force de frappe de Grégory Beron, mais s'avère particulièrement exposé aux interceptions.

Une récupération de Le Blond permet d’ailleurs de lancer Offret dans la profondeur, qui s’essayera d’un tir bas terminant dans la mitaine du portier (06'15"). Shane Luke fait ensuite passer un petit frisson sur Poissompré en attaquant la cage par le côté, poussant Andrej Hočevar à concéder un "chaud" rebond finalement dégagé (05'44").

Au presque parfait

Pratiquant un jeu alerte et rythmé, les Spinaliens croquent dans ce match à pleines dents. S’évertuant à éloigner toute forme de danger, ils se montrent aussi solides derrière que présents à l’avant, sous l’impulsion d’un Vojtěch Kloz taille-patron. Ne manquant pas d’espaces à exploiter, les attaquants vosgiens font ainsi parler toute leur vivacité. Une vitesse de patinage (et d’exécution) ouvrant de nombreuses possibilités. Les Gothiques, qui peinent à se créer des occasions, éprouvent les pires difficultés lorsque le jeu tend à s’accélérer.

SUSANJGasper20022016Mitch O’Keefe doit donc essuyer plusieurs lancers, et notamment cette frappe d’Anže Kuralt filant juste au-dessus de son filet (10'33"). Mais le gardien canadien peut tout de même compter sur sa garde rapprochée, autrement plus solide sur jeu placé. Pendant que Tim Carr est en prison pour avoir accroché Vinatier au démarrage (12'36"), les Gothiques vont ainsi pousser le jeu de puissance spinalien à longtemps chercher la faille sans la trouver. Du moins jusqu’à ce que Gašper Sušanj, servi à la pointe, n’adresse un tir flottant dans le trafic surprenant Mitch O’Keefe. Une tentative que Vojtěch Kloz ne manque pas de dévier (2-0 à 14'30").

Sentant le match leur échapper, les Amiénois vont dès lors perdre leur sang-froid. Un freinage tardif devant O’Keefe énerve passablement Bourgeois, qui s’en prend à Vinatier. S’ensuit un début d’échauffourée. Un "brassage" derrière la cage auquel les Champagne et autres Offret n’ont pas manqué de participer (15'09").

Une simple péripétie dans ce match dominé par des Spinaliens semblant se trouver les yeux fermés, comme sur cette remise d’Ograjenšek pour Le Blond, totalement oublié dans la zone de vérité, qui ne peut toutefois finaliser son action (15'22"). L’ex-Grenoblois, sur son revers, bute sur un O’Keefe ensuite forcé de s’employer sur une énième percée d’Ograjenšek. Un attaquant très remuant se voyant sanctionné d’un cinglage... pour avoir simplement tenté d’exploiter son propre rebond (16'07") !

KLOUCEKTomas20022016Se retrouvant en supériorité (à quatre-contre-trois), les Gothiques reprennent aussitôt possession du palet. Une rondelle frappée par Grégory Beron, mais trouvant la botte droite d’Andrej Hočevar (17'02") dans les instants précédant ce duel Bruijsten-Klouček fatal au plus Picard des Hollandais.

L’ailier batave, après avoir subi une charge appuyée de l’ex-NHLer contre la bande, se voyant reproché une crosse haute (18'01"). De quoi l’envoyer sur le banc des pénalités, d’où il assistera aux dernières manœuvres d’un powerplay bien huilé. Un jeu de puissance dont Ken Ograjenšek est un acteur majeur, toujours bien placé côté gauche, en tête de cercle. Sa position préférentielle, d’où il décoche un tir repoussé par la mitaine d’O’Keefe (19'46"). L’action se poursuit jusqu’à ce que Ján Plch, toujours aussi clairvoyant, ne le décale imparablement au second poteau pour lui offrir un but tout cuit (3-0 à 19'54").

Les Gamyo par K-O !

C’est un nouveau coup très dur porté aux Gothiques, à quelques secondes seulement du retour aux vestiaires. Un uppercut dont ils ne vont pas se relever. Anže Kuralt pousse fort sur ses patins afin de récupérer un palet de dégagement filant le long de la bande (sur le côté gauche). Un effort payant pour le Slovène, pourtant excentré, qui frappe la rondelle dans cette angle très fermé... pour nettoyer la lucarne opposée (4-0 à 20'28"). Un but venu d’ailleurs envoyant les Picards aux tapis...

On se dit alors que le match est plié. Un sentiment conforté lorsque Rémi Thomas fait trébucher le remuant Pierre-Charles Hordelalay (22'20"). Un avantage numérique doublé par Gašper Sušanj, parvenu à s’enfoncer dans la défense adverse pour forcer Nicolas Leclerc à commettre un impair (24'14"). De quoi donner l’occasion, aux Gamyo, d’effectuer une brillante démonstration de circulation rapide du palet. Le powerplay vosgien, impressionnant de fluidité, multiplie les décalages favorables aux prises de lancers. Un slap de Moisand paré du bouclier (24'57") ou encore cette passe de Kuralt arrivant dans les patins d’un Cacciotti très bien placé au second poteau (25'24"). Ken Ograjenšek dégaine ensuite un lancer excentré que Vojtěch Kloz dévie de peu à côté (26'12").

KURALTAnze20022016La machine spinalienne tourne donc à plein régime. Le palet circule vite et bien, les joueurs se trouvent facilement, enchaînant et combinent aisément. Une grande justesse de passe doublée d’une belle maîtrise technique. Un régal dont se délecte Poissompré, éblouie par tant de complémentarité.

Les Gothiques, dépassés, doivent s’en remettre aux seuls arrêts de leur portier, solide sur un enchaînement Le Blond-Ograjenšek (28'42") et avare de rebonds devant Sabatier, bien servi en retrait (30'00"). Le gardien canadien échappe même à un duel singulier face à Ján Plch, parfaitement lancé dans le dos d’un Jeff Smith ne pouvant que l’accrocher pour se rattraper (30'32").

Toujours aussi inspiré, le jeu de puissance vosgien assiège le camp samarien. Fujerik trouve Kloz devant la cage, qui reprend en plein sur O’Keefe (30'44"). Cacciotti, lui, parvient à servir Kuralt au second poteau... qui voit les défenseurs picards lui tomber aussitôt sur le dos (32'10") ! La pénalité est finalement tuée par des Gothiques soutenant difficilement la comparaison durant ce deuxième tiers à sens unique. La domination spinalienne, sans partage, n’empêche toutefois pas Romain Bault d’expédier un lointain lancer filant, à mi-hauteur, sous la mitaine d’un Andrej Hočevar sûrement masqué (4-1 à 33'38"). Un but qu’Amiens n’a pas franchement le temps de "savourer". Hordelalay prend encore la défense de vitesse pour servir Ograjenšek, que Beron déséquilibre au moment d’armer son lancer (34'21").

Sans l’ombre d’un doute

Les Gamyo, en pleine confiance, passent tout près d’un remettre une couche en supériorité, sur une tentative de Sušanj trouvant la botte droite d’O’Keefe. Un rebond qu’attendait Ján Plch, en embuscade, et dont il se saisit, sans pour autant parvenir à le mettre au fond. La faute à Mitch O’Keefe, très solide en papillon (35'03"). Un arrêt aussi réussi que l’intervention d’Hočevar devant Crowder, bien lancé par un Champagne s’étant démené pour conserver le palet (37'24").

HOCEVARAndrej20022016Passé tout près, sur cette action, de relancer ses coéquipiers, Tim Crowder manque ensuite de les envoyer définitivement par le fond. L’ailier canadien se voit puni d’une charge incorrecte (37'57") et réactive ce si redoutable jeu de puissance, mené de main de maître par un Maxime Moisand omniprésent, qui fait aussi forte impression qu’un Florian Sabatier n’ayant de cesse d’étaler ses nombreuses qualités.

Mais les meilleures opportunités seront créées par la deuxième unité, emmenée par un Ján Plch s’appuyant sur Vojtěch Kloz pour décaler Ken Ograjenšek à l’opposé, qui ne trouvera toutefois pas cette lucarne tant recherchée (39'47"). Plch, bien servi par Fujerik, s’offrant même une ultime occasion qu’O’Keefe, livré à lui-même, repousse in-extremis (39'59").

On voit mal comment les Gothiques, nettement dominés (et tentant essentiellement de limiter les dégâts), pourraient revenir dans cette partie. Il suffira pourtant d’une intervention illicite de Tomáš Klouček (sur Champagne à hauteur de la ligne médiane, 40'10"), puis d’un accrocher de Steven Cacciotti à l’encontre de Grégory Beron (parvenu à obtenir la pénalité qu’il était venu chercher, 40'58") pour générer un double avantage numérique rapidement exploité. Grégory Beron, du haut de l’enclave, trouve Tim Crowder au premier poteau, qui bascule aussitôt sur Kevin Bruijsten à l’opposé. Un décalage profitant au Néerlandais, idéalement placé pour glisser le palet au fond des filets (4-2 à 41'13").

BRUIJSTENKevin20022016Il n’en fallait pas davantage pour requinquer des Picards retrouvant subitement tout leur mordant. Ankerst se fend d’une rapide en zone ponctuée d’une frappe repoussée par la jambière de Hočevar (42'02") avant que Farina ne parvienne à dévier (au départ du lancer) la tentative d’un Bruijsten bien servi en retrait (42'48").

Grégory Beron fait quant à lui apprécier ses qualités défensives en poke-checkant l’attaquant, puis en lançant un Joël Champagne trouvant finalement Quentin Fauchon, qui s’essaye d’un tir bloqué par l’homme masqué (44'16"). Autant d’actions ayant quelque peu éloigné le danger aux abords d’une cage très bien gardée par un Mitch O’Keefe sortant la jambière à bout portant devant Dominik Fujerik (45'08").

Utilisés à toutes les sauces par Olivier Duclos, les Champagne, Crowder et autres Beron passent un temps considérable sur le glaçon. Il faut dire que le coach amiénois a depuis longtemps réduit ses rotations, tournant quasiment à deux lignes et demi pendant que son homologue spinalien en profite pour faire jouer Maxime Martin. Le match éest définitivement tué quand une récupération d’Hordelalay permet à Ograjenšek de trouver Le Blond. Lequel score de près, d’un tir croisé filant sous le bras du portier (5-2 à 45'53").

OKEEFE KLOZLa mission remontée, déjà très compliquée, devient lors totalement impossible pour les Gothiques, à nouveau sanctionnés sur une crosse que Beron a malencontreusement laissé traîner (47'41"). Une opportunité saisie par Maxime Moisand, qui va faire parler son puissant lancer. Un slap heurtant la jambière droite d’O’Keefe, tout près de voir le palet glisser lentement au fond de des filets (48'22"). Un rondelle qu’Anže Kuralt est allé disputer, ce qui lui vaut d’écoper d’une double pénalité. Une pour cinglage... l’autre pour dureté suite à son début d’altercation avec Mitch Fillman, logiquement venu "défendre" son portier !

Pas de quoi changer la physionomie d’une partie bien maîtrisée par des Gamyo restant vigilants. Les Amiénois, loin de s’avouer vaincus, refusent de lâcher prise. S’obstinant à ne rien lâcher et à jouer tous les coups à fond, ils se procurent encore quelques occasions, comme sur cette remontée de Beron relayée par Champagne en direction de Crowder, qui voit son tir échouer sous la jambière d’un Hočevar en grand écart (52'03"). L’effort des attaquants, bien présents au repli, permet aussi de mieux contenir les assauts spinaliens.

Mais il était dit qu’Épinal aurait le dernier mot. La pénalité provoquée par Jaka Ankerst (56'26") entraîne la sortie prématurée d’un Mitch O’Keefe laissant une cage inoccupée que l’inévitable Ken Ograjenšek se fera un plaisir de viser (6-2 à 58'17"). Florian Sabatier, à forces égales, passe la dernière couche en reprenant victorieusement à bout portant (7-2 à 59'17"). Le Rémois, bien servi par Anže Kuralt, marque d’un joli tir croisé s’engouffrant sous le bras droit du cerbère amiénois. Le point final d’une belle soirée pour les nombreux aficionados des Gamyo, qui voient déjà la qualification se profiler à l’horizon. Il faut dire que l'ICE, lorsqu'elle joue comme ça, a tout d'une invincible armada...

Auteurs d’un match plein du début à la fin, les Spinaliens ont donc fait très forte impression. Mais s’il n’y a ce soir pas eu photo, ce sont bien deux rudes batailles qui s’annoncent au Coliséum, où les Gothiques, dos au mur, vendront chèrement leur peau...

action epinal amiens

Réactions d’après-match (dans 100% Vosges)

Stéphane Barin (entraîneur d'Épinal) : "Je suis, avant tout, satisfait de l'entame de match et du mental des joueurs. Je n'ai pas eu besoin de dire beaucoup de choses avant le match, car ils ont conscience de ce qu'ils doivent faire pour remporter ce genre de match. Maintenant, il faut récupérer avant de partir à Amiens. L'objectif est avant tout de remporter la prochaine rencontre. Je ne veux pas que nous pensions à une possible qualification, prenons les matchs les uns après les autres, en conservant ce bon rythme".

Maxime Moisand (défenseur et capitaine d'Épinal) : "Hier, nous avons manqué un peu de rythme mais aujourd'hui, nous avons montré un autre visage. On sait qu'on est dangereux lorsqu'on accélère. On a fait le job mais il faut accrocher un match là-bas, maintenant. Rien n'est fait, on l'a appris l'an dernier en finale..."

Vincent Buriez (président d'Amiens) : "Un match très difficile, c'est le moins que l'on puisse dire, ce soir. Épinal était très fort et largement au-dessus d'Amiens et ils sont soutenus par un public incroyable. Il faut le reconnaître. En étant clairvoyant, Épinal et Gap sont aujourd'hui les deux favoris indiscutables. J'espère que le Gamyo ira en finale, rien que pour ce public incroyable."

Grégory Béron (attaquant d'Amiens): "On rentre à Amiens avec deux défaites. Il va falloir se reprendre chez nous. Hier, on se fait remonter et aujourd'hui, le Gamyo était vraiment supérieur. On va essayer de rectifier le tir, mais 7-2 ça fait quand même mal. Je suis content pour les supporters spinaliens que je redécouvre en tant qu'adversaire. Ils sont vraiment importants car, même lorsque l'équipe était menée 2-0, hier, ils étaient toujours en train de pousser".

 

Épinal - Amiens 7-2 (3-0, 1-1, 3-1)
Samedi 20 février à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1 688 spectateurs.
Arbitrage de Savice Fabre et Damien Bliek, assisté d’Aurélien Smeeckaert et Sébastien Geoffroy.
Pénalités : Épinal 18’ (8’, 0’, 10’) ; Amiens 20’ (6’, 10’, 4’)
Tirs : Épinal 28 (9, 12, 7) ; Amiens 24 (9, 7, 8)

Évolution du score :
1-0 à 03'22" : Kloz (inf. num.)
2-0 à 14'30" : Kloz assisté de Sušanj et Fujerik (sup. num.)
3-0 à 19'55" : Ograjenšek assisté de Plch et Kloz (sup. num.)
4-0 à 20'28" : Kuralt assisté de Cacciotti et Moisand
4-1 à 33'38" : Bault assisté de Carpentier
4-2 à 41'13" : Bruijsten assisté de crowder et Beron (double sup. num.)
5-2 à 45'53" : Le Blond assisté d'Ograjenšek et Hordelalay
6-2 à 58'17" : Ograjenšek assisté de Sušanj (inf. num., cage vide)
7-2 à 59'17" : Sabatier assisté de Kuralt et Cacciotti

Épinal

Attaquants :
Steven Cacciotti - Florian Sabatier - Anže Kuralt
Anthony Rapenne - Dominik Fujerik - Ján Plch (A)
Dorian Peca - Hugo Vinatier - Yannick Offret (A)
Pierre-Charles Hordelalay - Matthieu Le Blond - Ken Ograjenšek
Maxime Martin

Défenseurs :
Maxime Moisand (C) - Tomáš Klouček
Jiří Klimíček - Vojtěch Kloz
Gašper Sušanj - Thibaut Farina
Martin Charpentier

Gardien :
Andrej Hočevar.

Remplaçant : Lucas Savoye (G). 

Amiens

Attaquants :
Grégory Beron (A) - Joël Champagne (C) - Tim Crowder
Fabien Kazarine - Jaka Ankerst - Romain Carpentier
Shane Luke - Quentin Fauchon - Kevin Bruijsten (A)
Rémi Thomas - Zbyněk Hrdel - Rudy Matima

Défenseurs :
Tim Carr - Fabien Bourgeois
Jeff Smith - Mitch Fillman
Nicolas Leclerc - Romain Bault

Gardien :
Mitch O’Keefe (sorti de sa cage de 56'26" à 58'17")

Remplaçants : Guillaume Duquenne (G), Adrien Josse. Absents : Loïc Coulaud, Marius Serer (fracture de la clavicule).