Épinal - Amiens (Ligue Magnus, quarts de finale, match 5)

Ce n’était que partie remise !

Les Gamyo auraient pu plier la série mercredi en Picardie. Mais les Amiénois, portés par un Mitch O’Keefe de gala, l’ont emporté aux penalties pour retarder l’échéance et forcer la tenue d’une cinquième manche à Poissompré. Un match couperet qui pourrait bien être leur dernier cette saison. Les Spinaliens, poussés par un public enthousiaste et passionné, se montrent en effet souvent intraitables à la maison...

OKEEFEMitch27022016Ces Gothiques en mode "survie" sont donc en sursis. Reste aux Vosgiens, en position de force (ils peuvent en finir dès ce soir en cas de victoire), à éteindre leurs dernières lueurs d’espoir. À finir le travail en infligeant un quatrième revers aux Amiénois... plus que jamais condamnés à l’exploit !

Ce serait en effet toute une performance de terrasser les vice-champions de France dans leur "chaudron" de Poissompré. Une victoire des Picards paraît inenvisageable sans un O’Keefe des grands soirs. Une bonne partie de leurs espoirs repose sur les épaules de ce gardien canadien apparu quasiment imbattable mercredi avec ses quarante-huit arrêts (et ses trois tirs au but repoussés). Un état de grâce que de nombreux supporters spinaliens redoutent de voir se prolonger...

Olivier Duclos aimerait autant ne pas avoir à s’en remettre aux seules prouesses de son portier, qu’il espère voir mieux protégé dans une configuration défensive incluant Grégory Beron. L’imposant Jeff Smith, consigné sur le banc depuis mercredi, n’entre visiblement plus dans les plans d’un coach amiénois voyant ses protégés répondre présents d’entrée. Une bonne entrée en matière permettant aux Gothiques de neutraliser un adversaire misant énormément sur le pressing des attaquants.

Mais cela na va pas durer. La tendance s’inverse doucement après le tout premier tir cadré amiénois, un tour de cage d’Ankerst (02'18"). Tomáš Klouček s’essaie d’un slap dévié de peu à côté (03'10") avant qu’Anthony Rapenne ne parachève son débordement d’un centre décalant parfaitement Dominik Fujerik... qui voit le cadre se dérober (04'43") !

OGRAJENSEKKen27022016Un premier tiers fatal aux Picards

Si Gašper Sušanj cadre le premier tir spinalien de la soirée (05'15"), c’est à la suite d’une faute commise en zone offensive qu’Amiens va progressivement perdre pied. Tout bascule sur un palet de dégagement que Shane Luke est allé disputer à Maxime Moisand. L’ailier canadien, devancé par le capitaine spinalien, se rend coupable d’un cinglage (05'53").

L’occasion, pour Ján Plch, de décaler Ken Ograjenšek, qui tire sur réception mais voit Kevin Bruijsten se coucher devant son lancer (06'07"). Cette intervention lance une contre-attaque débouchant sur un tir dévié (Leclerc, 06'18") avant que le jeu de puissance ne puisse se ré-installer. La rondelle circulant jusqu’à Fujerik, qui trouve Ograjenšek au second poteau. Lequel rate sa reprise, mais voit tout de même le palet s’envoler... pour retomber au fond des filets (1-0 à 06'43") !

Peinant à se montrer menaçants, les Gothiques, apathiques (battus dans les duels et dominés dans la conquête du palet), vont alors subir de plus en plus dangereusement. Laissant toujours plus d’espaces à exploiter, ils paraissent même totalement dépassés par moments, comme sur cette accélération d’un Anže Kuralt faisant parler sa vivacité (devant Fillman et Crowder) avant d’aller échouer en angle fermé (07'20"). Anthony Rapenne s’arrache sur le côté pour servir à l’opposé Vojtěch Kloz, dont le tir croisé frôle le montant (08'31").

HORDELALAYPC272022016Les Spinaliens, très solides derrière, créent des surnombres en se projetant rapidement vers l’avant à l’image d’un Matthieu Le Blond omniprésent, qui verra son frappé court heurter la jambière gauche de Mitch O’Keefe. Le rebond revient directement sur la palette d’Hordelalay, qui n’a plus qu’à pousser, du revers, la rondelle dans une cage ouverte (2-0 à 10'15").

Les Amiénois, inoffensifs, aggravent aussitôt leur cas suite à un palet bêtement perdu par Fabien Bourgeois. Le petit défenseur, en position de relanceur, s’est débarrassé du puck en l’envoyant sur sa droite, sans s’assurer du soutien d’un de ses coéquipiers. Une transmission téléphonée profitant à Ján Plch, qui entre en zone par le côté pour mieux remiser sur Florian Sabatier. L’ancien Phénix, servi plein axe, s’avance pour mieux ajuster la lucarne gauche du portier (3-0 à 10'58").

Tel un boxeur saoûlé de coups, Amiens est KO debout. On pense alors, vu la tournure des événements, que les Gothiques vont céder au découragement. Un sentiment conforté par les difficultés qu’éprouve Joël Champagne, clairement émoussé physiquement. Mais sous l’impulsion d’un trio Kazarine-Fauchon-Carpentier bien seul à surnager, les Picards vont parvenir à riposter. Kazarine, parti en débordement, remise sur Carr, qui sollicite Hočevar (12'35"). Un effort méritoire, mais grandement insuffisant. Les Spinaliens, en route pour leur troisième demi-finale en quatre ans, ayant le match bien en main...

LEBLONDMatthieu27022016Faisant preuve d’une grande complémentarité, la ligne Ograjenšek-Le Blond-Hordelalay, dans tous les bons coups, est une source inépuisable de danger. Une passe en retrait mal assurée manque d’ailleurs de profiter au dernier nommé, qui se fait poke-checker par le portier (12'51") avant de retenter sa chance en angle fermé (12'59"). On retrouve même ce diable d’Hordelalay impliqué dans l’action entraînant l’emprisonnement de Bault... forcé de le rudoyer pour ne pas voir l’ex-Rémois lui filer entre les doigts (13'14") !

En supériorité, Moisand ne manque pas l’occasion de faire parler son puissant lancer, qui échappe à la mitaine d’un O’Keefe parvenant néanmoins à se rattraper (en saisissant ce palet au vol, 14'33"). La seule véritable frayeur vécue, durant cette infériorité, par un gardien canadien s’employant ensuite à repousser de la crosse un one-timer de Sušanj (15'11"). Andrej Hočevar veille lui au grain devant un Quentin Fauchon s’efforçant d’entretenir l’illusion (17'01").

Même s’ils mènent très confortablement, les hommes de Stéphane Barin ne s’autorisent aucun relâchement. Une détermination illustrée par la ténacité d’un Anže Kuralt ayant bataillé comme un beau diable pour garder le contrôle du puck en zone offensive. Une belle séquence de conservation du palet (digne de Ján Plch ou Vojtěch Kloz, les maîtres spinaliens en la matière) interrompue par une charge illicite de Rémi Thomas (18'35"). S’ensuit une supériorité rapidement écourtée. Dominik Fujerik, aux prises avec Romain Bault, retient l’Amiénois qui l’entraînera dans sa chute (19'01").

KLOUCEKTomas27022016Ce premier tiers a été parfaitement maîtrisé par des Gamyo creusant un écart insurmontable au retour des vestiaires. Joël Champagne y perd, sous la pression, le contrôle du palet à la ligne bleue offensive. Cette situation permet à Anže Kuralt de s’échapper sur le côté. L’ailier slovène, lancé en deux-contre-un, ignore ensuite son coéquipier (Cacciotti) pour trouver le haut du filet, d’un tir allant se loger dans la lucarne gauche du portier (4-0 à 20'41").

Des occasions à foison

Un nouveau coup d’assommoir pour les Picards, dès lors submergés par des vagues orange déferlant sans discontinuer, pour le plus grand bonheur de Poissompré. Une rapide entrée en zone d’Ograjenšek permet au Slovène de trouver Klouček en retrait, qui s’essaye d’un lancer balayé terminant dans la mitaine d’O’Keefe (23'23"). L’énorme abatage du très remuant Matthieu Le Blond offre ensuite une belle situation à Ken Ograjenšek, seul devant la cage... mais bien mal inspiré d’essayer de dribbler le portier (24'21") ! Un manque de spontanéité ramenant aussitôt le danger aux abords d’Hočevar, vigilant devant Bruijsten (24'32"). Ce chassé-croisé d’occasions s’achève sur une accélération d’Anže Kuralt remisant derrière lui sur Florian Sabatier, qui verra son tir être contré (24'43").

LECLERC CHARPENTIERMais pas le temps de souffler qu’un deux-contre-un se dessine côté spinalien, bien emmené par Cacciotti qui décale imparablement Sabatier à l’opposé. Un but grand ouvert se refermant grâce à la crosse tendue par Nicolas Leclerc, qui l’empêche de marquer (25'11").

Tim Carr imite son coéquipier en coupant, devant Matthieu Le Blond (28'01"), la remise de Pierre-Charles Hordelalay. Ce dernier finit quand même par s’échapper face au gardien. Le duel singulier est remporté par l’homme masqué, qui repousse son tir du revers (28'12"). Mitch O’Keefe poursuit sur sa lancée en détournant les tentatives de Vojtěch Kloz (28'31") et Dominik Fujerik (28'57"), tombé sur une porte solidement fermée.

Andrej Hočevar, pas en reste, gobe d’une belle mitaine un tir appuyé de Kevin Bruijsten (30'01") avant qu’un énième surnombre ne permette à Anthony Rapenne de trouver Ján Plch, qui bute à son tour sur le portier (30'17"). Kazarine, nullement résigné, s’essaye pour sa part d’une frappe croisée qu’Hočevar ne manque pas d’attraper (31'27"). Une tentative qu’il a bien vu arriver, contrairement à cette reprise lointaine de Fabien Bourgeois déviée, entre ses jambières, par Romain Carpentier (4-1 à 32'44").

MOISANDMaxime27022016Ce but redonne un semblant d’espoir aux Picards, qui n’ont maintenant que trois trios à opposer aux Gamyo. Olivier Duclos a depuis longtemps coupé son banc, d’où est finalement sorti Jeff Smith, qu’on retrouve apparié à Fabien Bourgeois en lieu et place d’un Grégory Beron totalement disparu des écrans radar.

L’ancien Spinalien retrouvera sa place à l’entame du troisième tiers-temps, qu’Épinal aurait pu aborder encore plus sereinement si la précision n'avait pas fait défaut à Le Blond et Hordelalay, pourtant bien servis à bout portant (38e). Ján Plch, d’une subtile passe aveugle, a ensuite remis dans la course d’Anthony Rapenne, qui a cherché le cinquième trou... sans le trouver (39'23") !

L’ICE a donc laissé passer sa chance d’accroître son avance. Un trou qu’aurait également pu creuser Steven Cacciotti si sa tentative n’avait pas été détournée du bouclier (40'18") dans les instants précédant une situation de pénalité différée. Florian Sabatier, sanctionné d’un accroché derrière la cage de Mitch O’Keefe, voit au loin Kevin Bruijsten et Tim Crowder combiner en échappée, sans que l’ailier canadien ne parvienne à cadrer (40'49").

Cette supériorité numérique, Amiens ne pourra véritablement l’exploiter. La faute à ce diable d’Hordelalay, qui intercepte une passe levée de Fillman à la bleue pour s’échapper en deux-contre-un avec Le Blond, qu’il charge de finaliser l’action. Mais O’Keefe fait l’arrêt (41'10") et doit récidiver, peu après, devant ce même Hordelalay, qui ne pourra mener à bien son breakaway (42'47"). Aucun tir cadré n’a été entre-temps comptabilisé côté picard. Les Gamyo ont su couper les lignes de passe pour sans cesse repousser l’installation du powerplay.

Du relâchement dans l'air

CARPENTIERRomain27022016Voyant de nombreuses brèches dans lesquelles s’engouffrer, les Spinaliens enchaînent les échappées. Anthony Rapenne va même débouler côté gauche, sans succès (43'56"). La rondelle repart aussitôt vers l'avant, en direction d'un Joël Champagne assurant l'entrée en zone côté gauche. Le capitaine, constatant un certain relâchement, envoie le palet à l'opposé, dans la course d'un Romain Carpentier s'en allant marquer du revers en angle fermé (4-2 à 44'28").

Ce but ravive légèrement une flamme encore vacillante qu’Ograjenšek, en échappée, passe tout près de souffler. Le Slovène échoue sur O’Keefe après s’être joué de Bault (46'34"). Le top-scoreur spinalien reste toutefois en jeu et sert son vieux compère Anže Kuralt, accroché devant le filet (46'45"). Nicolas Leclerc, fautif, est alors envoyé sur le banc des pénalités, d’où il verra Grégory Beron se muer en véritable rampe de lancement, d’un poke-check envoyant Quentin Fauchon loin devant. Un break conclu d’une frappe déviée par Hočevar (47'58"). Le jeu de puissance spinalien finist par reprendre ses droits, avec un centre de Fujerik repris par Plch au second poteau, qui bute sur un O’Keefe sortant de nouveau l’arrêt qu’il faut (48'48").

Bien servi devant la cage par Tim Crowder, Joël Champagne reprend d’un tir puissant qu’Andrej Hočevar parvient à détourner (49'41"), comme sur cette incursion de Kevin Bruijsten (51'04"). Mais la vitesse des attaquants spinaliens reste un problème insoluble pour les visiteurs, sans cesse mis en difficulté. Ken Ograjenšek, bien servi devant la cage, voit ainsi sa tentative repoussée au terme d’une action voyant Matthieu Le Blond subir une grosse charge dans le dos (50'34"). Une crosse haute au visage d’Hordelalay, qui avait encore fait la différence, reste elle-aussi impunie (52e). Il faudra attendre une charge à la crosse de Bault (sur Sušanj 51'59") pour voir les Gothiques pénalisés. Une sanction doublée par un cinglage de Champagne, parti disputer la rondelle à Sabatier (52'21"). S’ensuit une réaction épidermique du capitaine amiénois, frustré, qui s’en prend à un Moisand ne lui ayant pourtant rien demandé...

CHAMPAGNEJoel27022016Voyant sa pénalité mineure assortie d’une méconduite, Joël Champagne rejoint Romain Bault au cachot (où il sera interpellé par un énergumène spécialement descendu des gradins pour l’insulter). Mais de cette minute trente-huit passée en double supériorité, les Spinaliens ne tireront rien de concret. Maxime Moisand fera pourtant parler la poudre (52'33" et 53'13"), imité par Gašper Sušanj voyant ses deux reprises également repoussées (53'56" et 54'00").

Les Picards passent même tout près de réduire l’écart, sitôt cette double pénalité tuée, sur une longue ouverture de Carpentier destinée à Fauchon, qui bute sur Hočevar (54'46"). Romain Carpentier, dans la foulée, s’arrache pour déborder Tomáš Klouček avant de glisser son revers à côté (55'19")...

Chaque seconde qui s’écoule rapproche les Gothiques de leur élimination. Aussi tirent-ils dès qu’ils en ont l’occasion. Romain Bault (57'26") et Grégory Beron (58'31") tentent ainsi leur chance de loin avant qu’Olivier Duclos ne se décide à sortir son gardien. Le temps fort qui en découle permettant à Fillman (58'54"), puis Beron (59'42") de lancer, sans que cela ne fasse trembler les filets. Une mission finalement accomplie par Tim Crowder, bien servi par un Romain Carpentier l’ayant vu totalement démarqué dans la zone de vérité. L’ex-Angevin dribble Hočevar en glissant habilement la rondelle entre le patin gauche et le montant du portier (4-3 à 59'57"). La fin d’une vaine course-poursuite pour les Gothiques d’Amiens, partis de beaucoup trop loin. Oui, rien ne sert de courir... il faut partir à point !

Grâce à un départ en fanfare, les Spinaliens se sont qualifiés sans trembler. Tout n’a pourtant pas été parfait, mais les trois buts rapidement marqués ont suffi à sonner le glas des espoirs amiénois. Pouvant s’estimer heureux de ne pas avoir été plus lourdement battus (le scénario du match 2 s'est répété jusqu'au début du troisième tiers), les Gothiques sont apparus beaucoup trop justes sur l’ensemble de la série. C’est donc sans surprise qu’Épinal accède au dernier carré, pour d’attendues retrouvailles avec les Ducs d’Angers...

Réactions d’après-match (dans 100 % Vosges) :

Stéphane Barin (entraîneur d'Épinal) : "On savait que si on réussissait à mettre un ou deux buts dans le premier tiers-temps, on allait se simplifier les choses. Et c'est ce qu'il s'est passé, donc c'est très bien. En revanche, j'ai en travers de la gorge cette troisième période car on a laissé beaucoup trop d'espaces. On a surtout arrêté d'aller vers l'avant, et si on ne fait plus ça, ça peut se retourner rapidement contre nous dans ce sport. Maintenant, c'est Angers qui nous attend. Les quatre premières équipes de la saison se sont qualifiées, donc on aura tous le même temps de repos. On sera prêt, mardi prochain, pour recevoir cette grosse équipe. On les a battus deux fois cette saison, ça nous donne un peu de crédit, mais on repart à zéro car ce n'est plus la même saison. On a hâte d'y être."

 

Épinal - Amiens 4-3 (3-0, 1-1, 0-2)
Samedi 27 février à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1688 spectateurs.
Arbitrage d’Alexandre Hauchart et Jérémy Rauline assistés d’Anne-Sophie Boniface et Gabriel Pointel.
Pénalités : Épinal 4’ (2’, 0’, 2’) ; Amiens 22’ (6’, 0’, 16’).
Tirs : Épinal 38 (10, 14, 14) ; Amiens 29 (8, 10, 11).

Évolution du score :
1-0 à 06'43" : Ograjenšek assisté de Fujerik et Plch (sup. num.)
2-0 à 10'15" : Hordelalay assisté de Le Blond et Ograjenšek
3-0 à 10'58" : Sabatier assisté de Plch
4-0 à 20'41" : Kuralt assisté de Cacciotti et Klouček (inf. num.)
4-1 à 32'44" : Carpentier assisté de Leclerc et Ankerst
4-2 à 44'28" : Carpentier assisté de Champagne et Carr
4-3 à 59'57" : Crowder assisté de Carpentier

Épinal

Attaquants :
Steven Cacciotti - Florian Sabatier - Anže Kuralt
Anthony Rapenne - Dominik Fujerik - Ján Plch (A)
Dorian Peca - Hugo Vinatier - Yannick Offret (A)
Pierre-Charles Hordelalay - Matthieu Le Blond - Ken Ograjenšek

Défenseurs :
Maxime Moisand (C) - Tomáš Klouček
Jiří Klimíček - Vojtěch Kloz
Gašper Sušanj - Thibaut Farina
Martin Charpentier

Gardien :
Andrej Hočevar

Remplaçants : Lucas Savoye (G), Maxime Martin.

Amiens

Attaquants :
Kevin Bruijsten (A) - Joël Champagne (C) - Tim Crowder
Fabien Kazarine - Quentin Fauchon - Romain Carpentier
Shane Luke - Jaka Ankerst - Rémi Thomas
Adrien Josse - Zbyněk Hrdel - Rudy Matima

Défenseurs :
Grégory Beron (A) - Fabien Bourgeois
Nicolas Leclerc - Romain Bault
Mitch Fillman - Tim Carr
Jeff Smith (quelques présences en fin de deuxième période)

Gardien :
Mitch O’Keefe (sorti de sa cage 58'45")

Remplaçant : Guillaume Duquenne (G). Absents : Loïc Coulaud, Marius Serer (fracture de la clavicule).