Épinal - Angers (Ligue Magnus, demi-finale, match 1)

Un mur nommé Girard !

Voir les Spinaliens accéder au dernier carré avait tout d’exceptionnel en 2013. Mais force est de constater que cette performance, hautement inédite à l’époque, tend à devenir habituelle. Épinal s’apprêtant tout bonnement à disputer sa troisième demi-finale... en quatre ans !

GIRARDRaphael08032016Sur la lancée d’une saison régulière particulièrement réussie, l’ICE s’est donc hissée jusqu’en demies. Un palier qu’ont toujours atteint les Angevins ces neuf dernières années, sans que leur parcours ne soit couronné de succès. La Coupe Magnus leur a par trois fois (en 2009, 2013 et 2014) filé entre les doigts...

Finalistes malheureux l’an passé, les Gamyo ont eux aussi touché du doigt l’exploit. Le titre, qui leur tendait les bras, était finalement revenu aux Gapençais. Un adversaire rencontré dans la foulée d’une historique qualification glanée sur la petite glace d’Angers...

La route de la finale passera donc une nouvelle fois par le Haras, où les Ducs n’ont plus perdu depuis deux mois. Pas de quoi effaroucher les Gamyo, qui font partie des rares formations à s’y être imposées cette saison.

Ces Angevins réussissent donc plutôt bien aux Vosgiens, qui ont non seulement l’avantage d’ouvrir cette série à Poissompré, mais aussi celui de l’amorcer au grand complet. Stéphane Barin dispose de toutes ses forces vives, contrairement à son homologue angevin Jean-François Jodoin, toujours privé de Jimmy Jensen (en délicatesse avec son genou) et du prolifique Josh Lunden (qui peine à se remettre d’une commotion subie fin janvier). Deux attaquants qui n’auraient pas été de trop pour affronter ces Gamyo bénéficiant d’une plus grande profondeur de banc. Le secteur offensif des Ducs manque toujours d’épaisseur malgré le retour de Brian Henderson, absent contre Brest au tour précédent.

L’international reprend donc du service, sous les yeux de son sélectionneur de père, qui voit toutefois le jeune Gautier Alvau (19 ans) lui être préféré d’entrée au sein du troisième trio angevin (aux côtés de Braden Walls et Matthieu Frecon). Un statut de remplaçant qu’il n’endossera pas longtemps. Brian Henderson se signalera sur sa toute première présence (8e) en ouvrant le score d’un tir excentré qu’Andrej Hočevar, totalement masqué, n’a jamais vu arriver.

HOCEVARAndrej08032016Un coup dur pour les Lorrains, qui avaient pourtant pris le match par le bon bout en prenant rapidement possession du palet. Une mainmise totale en ces premiers instants, seulement troublée par une entrée en zone d’Albert trouvant Thillet étonnamment démarqué sur la gauche d’Hočevar, qui ne pourra marquer du revers dans un angle très fermé (01'18"). Un avertissement sans frais pour les Gamyo, dont la domination va crescendo.

Misant sur leur vitesse de patinage et leur capacité d’accélération pour mettre en difficulté les Ducs d’Angers, les Spinaliens pratiquent un jeu d’occupation mettant leurs attaquants à contribution. Les Busto, Julseth-White et autres May sont autant d’arrières robustes et expérimentés contre lesquels lutter. Mais comme ils ne ménagent pas leurs efforts, les locaux vont bénéficier de plusieurs temps forts. Ken Ograjenšek profite d’une relance ratée de Gary Lévèque (qui a atterri directement dans sa palette) pour s’essayer d’une frappe tendue déviée par la crosse du portier (02'43"). Un rempart nommé Raphaël Girard, qui s’en ira fermer la porte au nez d’un Ján Plch pourtant parfaitement décalé à l’opposé (04'20"). Le gardien québécois, diplômé de la prestigieuse université de Harvard, enchaînant avec une parade remarquable à bout portant sur une reprise à bout portant de Le Blond... qu’il renverra sur son montant (06'14") !

trio angevinC’est alors que Brian Henderson entre en scène, à l’issue d’une action menée par Matthieu Frecon. L’ancien Gapençais, parti contre-attaquer, déborde sur le côté droit avant d’adresser un centre-tir qu’Hočevar détourne du bouclier. Un rebond orienté profitant à Henderson, présent le long de la bande à la retombée du palet... qu’il envoie (sans contrôle) dans la lucarne opposée, à la grande stupéfaction de Poissompré (0-1 à 07'30") ! Andrej Hočevar, dont la vue était obstruée, s’est fait surprendre par la trajectoire flottante du lancer...

Un parfait hold-up !

Reprenant rapidement leurs esprits, les Gamyo repartent aussitôt à l’assaut. Vinatier trouve Peca au premier poteau, qui s’y reprend à deux fois (07'50"). Mais l’angle de tir est bien fermé par Girard, qui joue de la crosse pour détourner une frappe croisée de Sabatier (08'43") avant de brandir sa mitaine sur un tir rasant de Kuralt, qu’il laisse néanmoins échapper (08'58"). Sans conséquence pour l’homme masqué, qui bloque la lointaine tentative de Klouček (10e).

KLOUCEKTomas08032016S’évertuant à ne pas laisser le danger s’installer, les Ducs peinent à se projeter vers l’avant. Les Spinaliens, dominateurs, ne laissent que des miettes à leurs adversaires, rendus inoffensifs à l’image d’un Braden Walls parfaitement repris par Vojtěch Kloz (09'42").

Mais dominer n’est pas gagner, d’autant que les protégés du président Juret font preuve d’une incroyable efficacité. Cody Campbell, complètement excentré sur le côté gauche, s’essaie d’un tir lointain (et légèrement flottant) trouvant la base du montant. La rondelle revient sur Dimitri Thillet, totalement démarqué à la gauche du portier, qui nettoie le haut du filet (0-2 à 12'07").

Deux buts en seulement trois tirs cadrés. Un froid réalisme achevant de glacer Poissompré, "chaudron" parcouru de frissons au moindre tir cadré qu’Hočevar doit essuyer (au vu de l’inhabituelle fébrilité manifestée par ce gardien réputé pour sa propension à limiter les rebonds). Le Slovène relâche quasiment chaque lancer, comme cette lointaine tentative de Raphaël Faure (14'31"). Andrej Hočevar ne paraît pas dans un grand soir, contrairement à Raphaël Girard, en pleine réussite sur ce slap dévié de Vojtěch Kloz, qui vient à le lober... mais retombe derrière le filet (15'24") !

S’ils s’emploient à bloquer un maximum de lancers, les défenseurs angevins doivent donc régulièrement s’en remettre à leur excellent portier. Cacciotti, bien servi par Sabatier, voit son tir croisé bas repoussé par la jambière droite (16'16") d’un gardien se montrant solide de près comme de loin. Une invincibilité prolongée jusqu’à la fin d’un premier tiers qu’Épinal termine en supériorité numérique (suite à un accrochage de Faure sur Offret, 18'34"). Un powerplay mal négocié par les Gamyo, qui rentrent aux vestiaires doublement menés... sans qu’ils aient pourtant grand-chose à se reprocher !

LAHESALULauri08032016Les hommes de Stéphane Barin, dominateurs, ont eu en effet l’entière possession du palet durant cette première période. Ils ont fait le jeu, se sont montrés impliqués et suffisamment entreprenants pour se créer une une multitude d’occasions. Mais sans parvenir à les mettre au fond.

Et c’est là que le bât blesse. Car pour gagner, il faut marquer. Ce à quoi ils s’emploient au retour des vestiaires, animés d’une farouche envie de faire trembler les filets d’un Girard ne l’entendant évidemment pas de cette oreille. Kuralt cherche la lucarne sans la trouver (20'43") avant que Fujerik ne voit sa tentative générer un rebond rapidement dégagé (20'59"). Le forcing vosgien se poursuit au retour à forces égales, avec ce slap de Kloz repoussé sur Plch, qui s’en ira contourner le filet, sans plus de succès (21'14"). Raphaël Girard a bien suivi le mouvement...

Sous pression, les Ducs voient l’étreinte se desserrer par momenent, ce qui leur permet d’aller un peu de l’avant. Une incursion de Frecon profite à Walls, qui voit sa tentative repoussée par Hočevar (22'03"). Robin Gaborit, échappé sur le côté, crochète lui son défenseur pour se recentrer. S’ensuit un tir bloqué revenant sur Maxime Lacroix, qui rate la rondelle au moment de tirer (22'49"). L’action se poursuit jusqu’à ce sauvetage de Gašper Sušanj, parvenu à tendre sa crosse pour couper la passe destinée à un Yannick Riendeau parfaitement décalé au second poteau (22'54"). Cette intervention débouche sur une échappée d’Hordelalay, brutalement stoppée par la sortie "kamikaze" de Girard (23'05"). L’ailier spinalien, fauché par le gardien canadien, se voit logiquement crédité d’un tir de pénalité. Ce duel singulier tourne à l’avantage d’un portier ayant parfaitement lu le mouvement de l’attaquant, parti dans une feinte droite-gauche s’échouant dans la jambière.

OGRAJENSEKKen08032016Pas de quoi arranger les affaires des Vosgiens, qui tentent par tous les moyens de marquer... mais se font encore surprendre sur un tir lointain ! Yannick Riendeau, sur l’un des rares temps forts angevins, passe en retrait pour Gary Lévèque à la bleue. Le défenseur saint-pierrais s’esssaie, depuis la pointe gauche, d’un lancer balayé terminant dans la lucarne opposée (0-3 à 25'05")...

Vu la tournure des événements, il y aurait de quoi céder à l’abattement. Mais les Gamyo ne sont pas du genre à renconcer si facilement. Loin de se décourager, ils profitent d’une pénalité infligée à Julien Albert (lors de l’action ayant emmené le troisième but angevin) pour assiéger cette cage si bien gardée. Moisand, en première intention, voit son one timer générer un rebond inexploité par ses coéquipiers (25'39"). Fujerik profite lui d’une maladresse de May pour s’essayer d’un tir croisé que Girard parvient à repousser du bouclier (26'14"). Le changement d’unité spéciale amène ensuite Ján Plch et Ken Ograjenšek à se côtoyer. Le premier cherche à décaler le second, qu’on sait doté d’un lancer potentiellement foudroyant. C’est ainsi qu’Ograjenšek, excentré au cercle gauche, va tirer sur réception d’une passe de Plch. L’international slovène reprend instantanément pour scorer petit côté, d’un tir aussi précis que puissant filant au ras du montant (1-3 à 26'38").

Pas faute d’avoir essayé !

BUSTO HordelalayÀ force d’insister, les Spinaliens ont donc fini par y arriver. Mais Raphaël Girard ne va pas tarder à de nouveau s’ériger en muraille infranchissable devant le filet. Le Québécois rattrape l’erreur de Busto, qui a vu le palet lui échapper, dans son propre camp, au profit d’Hordelalay. Une récupération permettant à Ograjenšek de lancer Le Blond, qui se retrouve seul face au gardien... sans parvenir à ses fins ! Girard sort toute une parade à bout portant (27'38").

Malgré toute leur bonne volonté, les Gamyo continuent donc à faire briller l’homme masqué, pièce-maîtresse d’une formation très combative, qui repose sur de solides fondations. Une assise défensive pourtant malmenée par les pénalités (comme ce cinglage reproché à Lacroix sur l’incursion d’un Le Blond stoppé sans ménagement par Busto, 28'06"), mais faisant preuve d’une remarquable abnégation. Aucun joueur ne fuit ses reponsabilités dès qu’il s’agit de se mettre au travers d’un lancer. Des tirs qui, lorsqu’ils sont cadrés, échouent immanquablement sur un Girard essuyant, sans trembler, chaque pluie de lancers. Les Sabatier (28'28"), Sušanj (30'02") et autres Ograjenšek (30'43") voient toutes leurs tentatives systématiquement repoussées...

Devant ce feu nourri, le roseau angevin, à force de plier, menace de céder. Mais au plus fort de l’adversité, Michael Busto parvient à s’échapper sur le côté. L’imposant blueliner poursuit sa remontée pour mieux décaler Cody Campbell à l’opposé, qui voit Andrej Hočevar revenir, en un éclair, jaillir au second poteau (32'00"). Un déplacement latéral mené à la vitesse grand V, au grand soulagement de Poissompré... qu’un quatrième but aurait définitivement assommé !

PLCHJan08032016L’écart, stabilisé à deux unités, n’a pourtant rien d’insurmontable, d’autant qu’Angers enchaîne les pénalités. Robin Gaborit (pour dureté) doit passer par la case prison (33'56"), sans que cela ne porte préjudice à ses coéquipiers. May, Lévèque et Busto font le métier pour éloigner le danger, qui revient tardivement sous la forme d’une reprise d’Ograjenšek qu’Albert s’est employé à bloquer. Le Slovène reprend sa chance dans la foulée, tout en étant déséquilibré par le capitaine d’Angers (35'33").

La double peine s’applique avec l’incarcération de Jeff May (pour un cinglage), qui double l’avantage numérique des Gamyo, tout près de trouver la faille sur un décalage d’Ograjenšek profitant à Fujerik (36'16"). Un bon mouvement parfaitement suivi par Girard, secondé par une garde rapprochée qui se montre suffisamment bien regroupée pour limiter les fenêtres de lancers. Les deux tentatives lointaines de Gašper Sušanj, stoppées par un cerbère avare de rebonds (36'23" et 37'19"), sonnent comme les dernières occasions d’un powerplay apparu à court de solutions...

Parvenus, au courage, à tuer ces pénalités, les Ducs voient Jeff May se signaler d’une obstruction dans les tous derniers instants du deuxième tiers-temps (39'54"). Mais au retour des vestiaires, un palet récupéré par Maxime Lacroix permet au Franco-canadien de contre-attaquer, bien suivi par Robin Gaborit. Le meilleur compteur du championnat finit par décaler son ailier, qui cherchera la lucarne opposée... sans la trouver (40'30") ! La distribution de pénalités se poursuit avec une charge contre la bande d’Anže Kuralt (40'42") et un retenir de Cody Campbell, coupable d’un tirage de maillot (41'19"). Une faute grossière met ses partenaires en difficulté. Girard doit intervenir sur une tentative de Sušanj (41'42") avant de sortir le grand jeu sur un centre de Kloz repris par Ograjenšek à bout portant (42'00").

Les Spinaliens ont beau tout y essayer, rien n’y fait. Pas même cette échappée menée par un Kuralt fraîchement sorti du banc d’infamie, qui s’est appuyé sur Cacciotti pour mieux se présenter face au portier. Un gardien que le Slovène, sur son revers, parvient à coucher... sans pour autant réussir à le déjouer (42'52") !

LACROIXMaxime08032016Raphaël Girard achève de voler le match, définitivement plié à l’issue d’une contre-attaque rondement menée. Nolan Julseth-White, dans son camp, ressort la rondelle le long de la bande. Un palet que Riendeau laisse intelligemment filer pour Lacroix, qui arrivait lancé. L’ex-Rouennais poursuit son accélération côté droit avant de renverser sur Jeff May à l’opposé, qui déclenche un missile s’enfilant sous la barre d’Andrej Hočevar (1-4 à 48'14").

Les Ducs paraissent désormais hors d’atteinte des Vosgiens, sanctionnés d’un faire trébucher dans la foulée (Klouček, 48'29"). Mais une énorme occasion se dessine en infériorité, sous l’impulsion d’un Hordelalay servant idéalement Le Blond, qui se retrouve de nouveau seul face au portier. Mais là encore, Girard fait l’arrêt en récupérant, dans sa mitaine, un palet insuffisamment levé (48'39"). Une intervention toute aussi spectaculaire que cette échappée de Matthieu Le Blond enrayée, du bout de la crosse, alors que l’attaquant spinalien l’avait pris à contre-pied (52'43")...

De quoi écoeurer les Gamyo, embarqués dans une fin de partie rythmée par les pénalités. Une obstruction de Thibaut Farina (53'05") suivie d'un faire trébucher de Gary Lévèque (54'45"). Gašper Sušanj se fait ensuite accrocher par Matthieu Frecon (55'50"). Une faute doublant, pour près d’une minute, l’avantage numérique des locaux, qui ne sauront en profiter. Les Angevins font efficacement bloc devant leur solide gardien pour limiter les prises de lancers, comme sur cette seconde opportunité née d’un accrocher de Julien Albert (56'52"). Raphaël Girard, impérial, tient bon jusqu’au bout en frustrant Ken Ograjenšek (57'30") et Maxime Moisand (57'52"), qui auront planté les dernières banderilles d’une première manche remportée par les Ducs d’Angers. Des visiteurs ultra-réalistes (quatre buts marqués en seulement vingt tirs cadrés), qui doivent une fière chandelle à leur portier...

 

Épinal - Angers 1-4 (0-2, 1-1, 0-1)
Mardi 8 mars à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1 688 spectateurs.
Arbitrage de Nicolas Barbez et Geoffrey Barcelo, assistés de Yann Furet et Jérémie Douchy.
Pénalités : Épinal 6’ (0’, 0’, 6’) ; Angers 24’ (2’, 14’, 8’).
Tirs : Épinal 40 (11, 16, 13) ; Angers 20 (6, 9 ,5)

Évolution du score :
0-1 à 07'30" : Henderson assisté de Frecon et Walls
0-2 à 12'07" : Thillet assisté de Campbell et Albert
0-3 à 26'38" : Lévèque assisté de Riendeau et Campbell
1-3 à 26'38" : Ograjenšek assisté de Plch et Sušanj (sup. num.)
1-4 à 48'14" : May assisté de Lacroix et Julseth-White

 

Épinal

Attaquants :
Steven Cacciotti - Florian Sabatier - Anže Kuralt
Anthony Rapenne - Dominik Fujerik - Ján Plch (A)
Dorian Peca - Hugo Vinatier - Yannick Offret (A)
Pierre-Charles Hordelalay - Matthieu Le Blond - Ken Ograjenšek

Défenseurs :
Maxime Moisand (C) - Tomáš Klouček
Jiří Klimíček - Vojtěch Kloz
Gašper Sušanj - Thibaut Farina
Martin Charpentier

Gardien :
Andrej Hočevar [sorti à 58'00"]

Remplaçants : Lucas Savoye (G), Maxime Martin. 

Angers

Attaquants :
Yannick Riendeau - Maxime Lacroix - Robin Gaborit
Dimitri Thillet - Cody Campbell - Julien Albert (C)
Matthieu Frecon - Gautier Alvau puis Brian Henderson à 8’ - Braden Walls

Défenseurs :
Gary Lévèque (A) - Michael Busto (A)
Jeff May - Nolan Julseth-White
Raphaël Faure - Lauri Lahesalu

Gardien :
Raphaël Girard.

Remplaçants : Alexis Neau (G), Sébastien Valade, Maxime Griet, Gauthier Gibert, Augustin Nalliod-Icazard. Absents : Josh Lunden (commotion), Jimmy Jensen (genou).