Rouen - Gap (Ligue Magnus, demi-finale, match 4)

Rouen est obstiné ! 

Auteurs d'un très bon match, les Rouennais, au complet, têtus et acharnés, n'ont pas volé cette victoire en gérant à merveille leur moment faible, les cinq premières minutes, et en recouvrant leur réalisme au deuxième tiers. Ils égalisent dans la série de demi-finale face au champion de France en titre. Premier du championnat, Gap, handicapé par les absences de Trabichet, Perez et Golicic, a marqué le pas après le premier tiers. Puis, résignés dans le dernier tiers, les Hauts-Alpins n’ont pas compliqué la victoire des Seino-Marins en se soumettant au blanchiment de Dany Sabourin.

MATHESONmark20160124434

Les deux équipes ont eu un début de match difficile. Rouen a écopé de deux pénalités en moins de quatre minutes. Si la première a vu un Dany Sabourin rassurant de la botte devant Carter (2’50), la seconde a été médiocre de la part des Gapençais. Les Rouennais ont même failli marquer à deux-contre-un. Il a fallu un arrêt déterminant et spectaculaire de Clément Fouquerel pour interdire le filet au duo Raux-Koudys (4’59). Luciano Basile, mécontent du démarrage de ses joueurs, leur a parlé du pays.

Après dix minutes de chauffe, les joueurs de Fabrice Lhenry ont repris leurs offensives là où ils les avaient laissées la veille. Marc-André Thinel fut le plus dangereux (10’22). Sur le power-play qui leur était attribué, les locaux concédaient un breakaway à Sébastien Rohat qui butait sur un solide Sabourin (11’20). Sacha Treille, de dos, a inquiété Fouquerel pendant la suite du cinq-contre-quatre (12’06).

Mais Gap était toujours dans le coup. Plus  tard, le trio Takac-Bouvet-Richter combinait merveilleusement bien et donnait le tournis à la défensive rouennaise. Cependant il manquait de précision dans les derniers gestes avec l’intervention de Dame-Malka (16’10). Puis, Anthony Rech à droite menaçait Sabourin faisant le boulot (17’18).

BASILEluciano20151010215Dans l’offensive suivante, Sacha Treille de la pointe trouvait les bottes de Fouquerel (17’37). Dans la continuité, le palet croisé, envoyé par Matheson de la droite, glissait entre les jambières du portier dauphinois, mais passait à côté de la cage (17’40). Pour finir le tiers, Clément Fouquerel était plus efficace sur un nouveau tir de la pointe de Thinel cette fois (18’05).

Au retour sur la glace, Le RHE76 a repris rondement sa besogne, son travail de sape, son combat de mines. Le RGHA a dû user du dégagement interdit. Les visiteurs s’inclinaient (enfin). Dans un jeu installé, Marc-André Thinel éliminait son adversaire et profitait d’un écran de Sacha Treille pour provoquer Fouquerel et, après une feinte de tir, glisser la rondelle hors de portée de Fouquerel (1-0 à 23’57).

COULOMBEpatrick20151228044Ce but donnait encore plus d’énergie et de cœur, s'il leur en fallait, aux Dragons. Patrick Coulombe de loin (24’22), Yorick Treille à deux-contre-un (25’12) et Krog (25’31) butaient tous sur Fouquerel. Les locaux mettaient beaucoup de pression et bloquaient les tirs adverses. Jusqu’à ce que dans un soubresaut, Dominik Kramar servit par Richter ne trouve la plaque de Sabourin toujours concentré (31’42). C’était peu de temps avant que Pierre Crinon ne soit jugé un peu paresseux pour rentrer sur le banc, concédant un surnombre. Cette fois les Normands ne manquaient pas cette aubaine. Dans l’attaque à cinq placée, le lancer de loin de Patrick Coulombe était récupéré au passage par Yorick Treille dans le trafic qui pouvait ajuster Fouquerel (2-0 à 32’43).

Moins de deux minutes plus tard, une circulation de Nicolas Arrossamena et de Damien Raux apportait un nouveau péril sur la cage des Gapençais (34’32). Tout comme une tentative de déviation d’un lancer de Jason Krog (35’45). Pourtant, Anthony Rech démontrait que les Rapaces n’étaient pas totalement dépassés, mais l’ailier ne cadrait pas son tir (36’32). C’est sur un nouveau jeu de puissance qu’est venu le troisième but. Jason Krog a eu le temps (hier le joueur de centre ne l’aurait pas eu) d’armer tout en s’avançant à mi-distance, pour frapper de la droite un missile sol-air dans le haut des filets (3-0 à 37’43). Maintenant, Matt Carter cirait le banc. Il était temps que la pose accoure car Nicolas Arrossamena, en avantage d’un homme, éprouvait les bottes de Fouquerel (39’50).

SABOURINdany20151228156Rouen gérait un peu plus le dernier tiers. Luciano Basile ne contestait pas la victoire. Le coach lâchait même un peu de lest des épaules de ses joueurs. Loïc Chapelier et Alejandro Carbonell faisaient leur entrée sur la glace. Sur un lancer des poignets de la pointe par Patrick Coulombe, le caoutchouc finissait dans la nasse de Fouquerel, voilé et à la mitaine mal assurée (4-0 à 44’36).

Plus tard, les Gapençais échappaient à la correction lorsque le service d’ordre invalidait le but de Nicolas Arrossamena. Suivant son propre ricochet, l’ailier trouvait les filets après que le bunker eut été branlé sur sa décharge préliminaire, qui suivait une salve de Colotti (45’41). François-Pierre Guénette ne laissait pas non plus de relâche pour le gardien (47’05). Finalement, Clément Fouquerel remplacé par Bertrand, ne se fit pas prier pour regagner son banc (49’13).

Le changement de gardien redonna un peu de vigueur aux Rapaces. Patrick Doherty (50’27) puis Carter (53’33) inquiétaient une dernière fois Sabourin qui obtenait un blanchissage. Pour terminer la rencontre, Aurélien Bertrand connaissait un moment de satisfaction, en détournant de la plaque un tir de Perrault parti le provoquer en échappée (56’03).

Les Rapaces ont certes montré ce soir un petit peu de perte d’énergie, mais ils disposent de trois jours pour recharger leurs batteries afin d’être, dans ce terrible combat, plus endurants dans l’agressivité et plus dangereux devant la cage de Sabourin. Du coup, malgré cette défaite, les champions de France avec le soutien de leurs supporters restent de coriaces et sacrés candidats à la victoire mardi soir. De leur côté, les Dragons n’ont montré aucun signe de doute malgré leur mésaventure de vendredi et ils ont affiché une sacrée volonté de « payer le prix ». Forcément, ayant déjà gagné à l’Alp Arena, cela leur donne des idées, d’y aller forcer le destin, promis, en Dauphiné, aux Rapaces.

Étoiles du match : Dany Sabourin*** (Rouen), Patrick Coulombe** (Rouen) et Marc-André Thinel* (Rouen).

 

Rouen – Gap 4-0 (0-0, 3-0, 1-0)
Samedi 12 mars 2015 à 20h00 au centre sportif Guy Boissière. 2746 spectateurs.
Arbitres : MM. Damien Bliek et Geoffrey Barcelo assistés de MM. Gwilherm Margry et Clément Goncalves.
Pénalités : Rouen 20' (4', 1x10', 6') ; Gap 14' (2', 8', 4').
Tirs : Rouen 35 (8, 17, 6+4) ; Gap 19 (8, 4, 7)
Chances : Rouen 14 (5, 6, 3) ; Gap 8 (4, 2, 2)

Évolution du score :
1-0 à 23'57" : Thinel assisté de Matheson et Konttinen
2-0 à 32'43" : Y. Treille assisté de Coulombe et Matheson (sup.num.)
3-0 à 37'43" : Krog assisté de Matheson et Coulombe (sup.num.)
4-0 à 44'36" : Coulombe assisté de Perrault

Rouen

Attaquants :
Sacha Treille [puis Nesa de 32’43 à 42’43] – Jason Krog – Marc-André Thinel
Loïc Lampérier – François-Pierre Guénette (A) – Olivier Labelle
Dan Koudys – Joel Perrault – Yorick Treille (A)
Fabien Colotti – Damien Raux – Nicolas Arrossamena

Arrières :
Tero Konttinen – Mark Matheson
Olivier Dame-Malka – Patrick Coulombe (C)
Florian Chakiachvili – Léo Guillemain

Gardien :
Dany Sabourin

Remplaçants: Quentin Papillon (G), Aurélien Dorey et Vincent Nesa.

Gap

Attaquants :
Anthony Rech – Camilo Miettinen – Marc-André Bernier (A)
Matt Carter – Kevin Da Costa [puis Doherty à 40’00] – Patrick Doherty [puis Bouvet à 40’00]
Samuel Takac [puis Da Costa à 40’00] – Maurin Bouvet [Puis Takac à 40’00] – Karel Richter
Paul Schmitt puis Alejandro Carbonell à 40’ – Sébastien Rohat (C) – Vincent Kara

Arrières :
Dominik Kramar (A) – Chad Langlais
Patrick McEachen – Pierre Crinon
Jeremy Baridon – Matt Maher
[puis Loïc Chapelier à 40’00]

Gardien :
Clément Fouquerel puis Aurélien Bertrand à 49’13"

Absents : Teddy Trabichet, Bostjan Golicic et Mickaël Perez (blessés) et Evan Mosher (choix).