Les Bleues prêtes à poursuivre leur ascension

Ce vendredi, l'équipe de France féminine débute son aventure au Championnat du monde Division 1A disputé cette année à Aalborg, au Danemark.

LogoFRAIl y a un an à Rouen, les Bleues étaient parvenues à obtenir le bronze, justement aux dépens du Danemark. Une troisième place en D1A qui égalait la meilleure performance de leur histoire : 11e à l'échelle mondiale. Du 25 au 31 mars, la sélection de Gregory Tarlé tentera de faire mieux face aux Danoises donc, ainsi que la Norvège, l'Allemagne, la Slovaquie et l'Autriche, à l'occasion d'un tournoi qui sera une fois de plus très ouvert.

Mais l'enjeu de ce Mondial ne sera pas simplement d'aller chercher un autre métal. Il s'agira également d'améliorer le classement international puisque les résultats de la compétition auront une influence directe sur le mode de qualification olympique. Il reste deux billets à distribuer pour les JO 2018 et l'on saura à l'issue du Mondial 2016 si la France disputera directement le Tournoi Qualification Olympique final ou si les Bleues devront passer par un tour intermédiaire.

La France est actuellement 13e nation mondiale au classement IIHF. Il faut être classé jusqu'à la 11e place pour basculer directement en TQO mais seulement 50 points séparent les tricolores de la Norvège (11e) et 80 du Danemark (10e). Autant dire que les écarts sont minimes. 

Certes, avant de penser aux J.O., il y a les Mondiaux. En constante progression ces dernières années, la France tentera de poursuivre son ascension dans l'échiquier mondial, portée par des joueuses en confiance. La capitaine Marion Allemoz, Lore Baudrit et Emmanuelle Passard ont permis aux Carabins de Montréal de rafler un troisième championnat universitaire québécois en quatre ans.

Les trois tricolores ne se sont pas arrêtées là puisque, dimanche dernier, elles ont permis à l'Université de Montréal de gagner le championnat interuniversitaire, seulement le deuxième titre national de l'histoire des Carabins. Une victoire 8-0 sans appel en finale face aux Thunderbirds de l'Université de Colombie-Britannique, avec notamment un match à 3 points de Passard dont 1 but.

 

La gardienne Caroline Baldin est elle parvenue à réaliser le doublé Coupe / Championnat en Suisse en écrasant toute concurrence avec Zurich cette année. Lugano et Anouck Bouché en savent quelque chose, finalistes malheureux. Caroline Baldin s'est confiée avant le début des hostilités danoises.

Comment avez-vous vécu cette année avec Zurich ?

C'était super. Leur proposition est arrivée dans un timing parfait et j'ai vraiment tiré le meilleur de toutes les situations. On a eu de la chance de jouer la Coupe d'Europe et d'arriver jusqu'en finale, puis de gagner la Coupe de Suisse début 2016, et finalement le "Graal" en mars. C'était une superbe expérience. Je m'entraînais au Pôle France à Chambéry durant la semaine et je partais à Zurich le vendredi après-midi pour l'entraînement du soir. Cela me permettait de travailler fort la semaine et d'aller jouer le week-end. J'ai côtoyé des filles de l'équipe nationale de Suisse qui ont gagné la médaille de bronze aux derniers Jeux Olympiques. Certes ce sont de très bonnes joueuses, mais quand je les voyais, je me disais qu'en France, on est pas si loin que ça de leur niveau.

Avec l'équipe de France, vous allez débuter le Championnat du monde Division 1A au Danemark. Dans quel état d’esprit allez-vous aborder ce Mondial ? Quel est l'objectif ?

Dans le Mondial, plus que jamais, tout le monde peut battre tout le monde. Ça va être je pense, parmi les Mondiaux auxquels j'ai participé, le plus serré. Tout le monde peut prétendre à la promotion et tout le monde peut prétendre à la relégation. L'objectif, c'est de faire mieux que l'année dernière où on avait fini troisièmes !  

Programme du Mondial

Norvège - France (25/03)
France - Slovaquie (26/03)
Autriche - France (28/03)
France - Allemagne (29/03)
France - Danemark (31/03)

Sélection

Gardiennes : Caroline Baldin (Zurich), Caroline Lambert (Villard-de-Lans).

Défenseures : Léa Villiot (Briançon), Virginie Bouetz Andrieu (Concordia University), Mylène Goncalves (Lyon), Audrey Lager Lacombe (Chambéry), Léa Parment (Chambéry), Gwendoline Gendarme (Chambéry).

Attaquantes : Alisson Obre (Chambéry), Soline Fohrer (Chambéry), Estelle Duvin (University of Maine), Jade Vix (Strasbourg), Emmanuelle Passard (Université de Montréal), Lara Escudero (St.Laurent Cegep), Marion Allemoz (Université de Montréal), Morgane Rihet (Chambéry), Clara Rozier (Morzine-Avoriaz), Betty Jouanny (Brynäs), Chloé Aurard (Vermont Academy), Lore Baudrit (Université de Montréal), Amandine Cuasnet (Dunkerque), Anouck Bouché (Lugano).