Strasbourg II - Marseille (Division 2, relégation, match 4)

La rencontre offre à la réserve de Strasbourg un répit en cas de victoire face aux Marseillais (avant un ultime match dans le Sud), ou alors une funeste issue pour le cas où les visiteurs remportaient leur troisième victoire dans cette série.

Ayant remporté une large victoire 4-0 lors de la précédente venue des Spartiates (match n°2), l'espoir était donc de mise dans les traverses peu remplies du glaçon bas-rhinois, et ce d'autant plus que le premier tiers est relativement dominé par les locaux, bien aidés par de nombreuses indisciplines marseillaises.

Hélas, c'est bien Marseille, lors de sa seule supériorité du tiers, qui ouvre le score, à contre-courant du match, sur un tir de la bleue de Viktor Coufal (0-1 à 5'39"). De quoi crisper un peu plus les jeunes Strasbourgeois, que l'on sent fébriles, malgré deux actions de près d'Erwan Agostini (6'15"). Marseille, de son côté, se concentre avant tout à boucler l'accès de son slot, afin de permettre à son gardien, Benoît Niclot, bien concentré, de bloquer proprement les tirs. Leur tactique offensive est simple : les deux centres Vladimir Sorokin et Roman Novotny mènent la danse et gèrent les envois en contre-attaque, comme sur cet essai du second qui bute de près sur Ludovic Rio (10'46").

Durant ce premier tiers, les Alsaciens ont du mal à percer le mur défensif adverse, et ne sont pas assez réalistes et rapides lors de leurs nombreuses supériorités, ce qui risque de leur porter préjudice pour le restant de la rencontre. En effet, Marseille, menant au score, ne cherche alors pas à mettre en danger son avantage, et se contente d'attendre l'occasion de contre-attaquer.

Tout juste les Spartiates positionnent-ils plus haut en zone centrale, lors du début de seconde période, ce qui gêne considérablement les attaquants strasbourgeois, en manque de présence physique et de précision. Marseille double le score lors d'une action confuse : Strasbourg est parvenu enfin à s'installer en zone d'attaque, un attaquant alsacien est même rugueusement retenu sans que la faute soit sifflée. Dans la continuité de l'action, Luc Tardif part rapidement en raid avec un coéquipier, créant le surnombre face à Colin Morillon, seul défenseur revenu. L'ancien international gagne alors son duel face au gardien local (0-2 à 29'10").

L'Étoile Noire ne se décourage pas mais bute sur le mur marseillais toujours haut placé. Les Spartiates exploitent ainsi plus facilement les mauvaises passes adverses, et se permettent d'occuper un peu plus souvent la zone offensive, comme sur ce nouveau tir de la bleue qui trompe Rio, relativement masqué par le trafic créé devant sa cage (0-3 à 34'12"). Le score est dur à avaler pour les Alsaciens en rentrant aux vestiaires.

La dernière période n'offre plus grand chose d'intéressant. À défaut de manquer de volonté, Strasbourg pêche toujours par trop d'imprécision dans son placement et ses passes. Marseille se contente logiquement de laisser l'Étoile Noire s'engluer toute seule dans ses tentatives de progression, de couper toutes les passes strasbourgeoises, et d'empêcher physiquement l'accès devant son gardien, tout en envoyant devant dès que l'occasion le permet, comme sur ce nouveau raid que Rio détourne magistralement d'un jeter de botte alors que sa cage est béante (43'28"). De son côté, Niclot n'est pas en reste, notamment sur des brulôts tirés à bout-portant de Maxence Leroux, l'un des minots alsaciens les plus déterminés, sinon le plus déterminéde la soirée (49'16" puis 56'54"). Hélas, les minutes passent, les locaux perdent de plus en plus de lucidité et n'arrivent pas à percer une seule fois le rempart phocéen, même en sortant Rio dans les derniers instants du match pour créer le surnombre.

L'ultime coup de sifflet laisse donc une petite touche de tristesse dans les travées, et d'abattement dans les regards des joueurs alsaciens. Cette tristesse est renforcée par un chambrage complètement inutile et déplacé d'un joueur visiteur, visiblement motivé pour tenir le rôle du fada jusqu'à la rentrée au vestiaire des Strasbourgeois, qui se fait sous tension.

Face au métier de quatre gros joueurs marseillais (Novotny, Sorokin, Tardif et Niclot), la bonne volonté des jeunes Strasbourgeois n'a pas suffi. La réserve alsacienne devra jouer un barrage pour éviter de descendre en Division 3.

Marseille, de son côté, évite de peu la correctionnelle. Reste maintenant au club phocéen à encrer durablement ses fondations sportives dans cette Division 2. La première des missions sera sans aucun doute de renforcer le nombre de "cadres" composant l'équipe fanion. En effet, le temps où les résultats d'un club de cette division ne dépendaient que d'une seule et même ligne est révolu, sous peine de ne pas y rester durablement.


Strasbourg - Marseille 0-3 (0-1, 0-2, 0-0)
Samedi 26 mars 2016 à 18h30 à la patinoire de l'Iceberg. 250 spectateurs.
Arbitrage de M. Dehaen assisté de MM. Roulet et Zaegel.
Pénalités : Strasbourg 4' (2', 2', 0') ; Marseille 22' (8'+10', 0', 4').
Tirs : Strasbourg 24 (13, 5, 6) ; Marseille 30 (12, 12, 6).

Évolution du score :
0-1 à 05'39" : Coufal assisté de Sorokin et Anglès (sup. num.)
0-2 à 29'10" : Tardif
0-3 à 34'12" : Huerta assisté de Sorokin


Strasbourg

Attaquants :
Nathan Grabherr – Nicolas Siegfriedt – Kevin Leguen
Yannick Maillot – Erwan Agostini – Valérian Mathieu
Pierre Schultz (C) - Alex Blandin – Jordan Brenans (A)
Romain Schmitt (A) – Karl Messinger – Maxence Leroux

Défenseurs :
Maxime Deplanque – Luc Baillis
Colin Morillon – Paul Adrien Grasser
Alistair Franc – Johan Desplan

Gardien :
Ludovic Rio

Remplaçants : Hugo Souchère (G), Matthieu Mehl.

Marseille

Attaquants :
Duos d'ailiers Luc Tardif – Roman Novotny (C) - Julien Rives (A)
Robin Garnier – Vladimir Sorokin - Jordy Anglès
Lucas Orts – [Novotny] - Morgan Pagni
Vivien Capocci – [Sorokin] - Audrick Alga

Défenseurs :
Andrea Ricca – Viktor Coufal
Vivien Huerta – Baptiste Schmittlin
Thomas Lebailly (A) – Joris Cella

Gardien :
Benoit Niclot

Remplaçants : Cyprien Bautru (G), Romain Lecoq.