NHL - Premiers qualifiés

Le premier tour des playoffs NHL se termine et l'on connaît les premiers qualifiés. Des quarts de finale de conférence particulièrement spectaculaires : aucune série en dessous des autres, des buts, du suspense !

Dans la Conférence Est, le Lightning de Tampa Bay est le premier qualifié. Le finaliste de la dernière édition s'est défait des Red Wings de Detroit 4 victoires à 1. Privés de Steven Stamkos blessé, les joueurs de Jon Cooper ont fait la différence grâce à Nikita Kucherov et Tyler Johnson. Deux des "Triplés" ont forcé la décision aux matchs 1 (3-2 avec deux buts et une passe de Kucherov) et 2 (5-2, deux buts et deux passes de Johnson).

Les Wings s'en sont remis à Petr Mrazek dans les cages en lieu et place de Jimmy Howard. Le Tchèque a blanchi Tampa au match 3 (2-0, premier but en playoffs d'Athanasiou et but de Zetterberg) mais n'a rien pu faire par la suite. L'indiscipline des Wings a coûté cher au match 4 (3-2). Kucherov y a inscrit deux buts et une passe en supériorité, servant Ondrej Palat pour la victoire à trois minutes du terme. Un crève-coeur pour Detroit, qui n'a pas réussi à reporter la série dans son antre. Tampa Bay a fini le travail à domicile au match 5 avec un succès très long à se dessiner. Ben Bishop signait 34 arrêts et Alex Killorn délivrait son public à 58'17", sur un échec-avant bien mené de Ryan Callahan. Detroit dit au revoir à Pavel Datsyuk sur cet échec.


Autres qualifiés, les Pittsburgh Penguins ont fait la différence en cinq manches face aux Rangers de New York. Des New-Yorkais bien trop limités et décimés par les blessures en défense. Henrik Lundqvist, exposé, n'a pas pu tout faire. Les Penguins remportaient le match 1 sur le score de 5-2 avec un triplé de Patric Hörnqvist, et une solide prestation de Jeff Zatkoff dans les cages. Le jeune troisième gardien de Pittsburgh signait 35 arrêts. Les Rangers réagissaient sur la glace adverse en remportant le deuxième opus 4-2. JT Miller offrait les trois premiers buts des Rangers en moins de cinq minutes en deuxième tiers, à Yandle, Brassard et Zuccarello. Kreider tuait tout suspense en début de dernier tiers, malgré un doublé de Kessel.

Pittsburgh s'en remettait à Matt Murray pour le match trois. Le jeune gardien, revenu de blessure, n'avait que 16 tirs à sauver dans une prestation solide des Penguins. Après un but de Rick Nash en infériorité dès la reprise du deuxième tiers, Pitsburgh égalisait par Crosby, puis passait devant par Matt Cullen en échappée, plus vif que deux défenseurs. Murray avait plus de travail au match 4. Ses 31 arrêts permettaient à son camp d'étriller New York 5-0 : un but de Crosby, deux de Malkin et le premier but en playoffs du jeune ailier Conor Sheary. De retour à la maison, Pittsburgh ne laissait aucune chance aux Rangers. Après un premier tiers disputé où les Rangers menèrent deux fois (Nash, Moore, contre des buts de Hagelin et Kessel), Pittsburgh accélérait au deuxième tiers. Ses jeunes pousses Bryan Rust (deux buts) et Conor Sheary inscrivaient trois des quatre buts de leur camp, le vétéran Matt Cullen complétant la marque. Une véritable déroute pour la défense des Rangers, pourtant de retour au complet. Un ultime but de Diaz ne servait à rien : New York est battu en cinq manches.


Les autres séries restent indécises. Les Capitals de Washington avaient fait le plus dur en dominant nettement les Flyers de Philadelphie dans les trois premiers matchs. Un blanchissage de Braden Holtby d'entrée (2-0) suivi de deux larges victoires 4-1 et 6-1. Huit de ces douze buts ont été inscrits en supériorité numérique. Dans le match 2, Holtby réalisait 41 arrêts et voyait son homologue Steve Mason encaisser un but gag quelques secondes après un arrêt miracle. Dans le troisième match, les Flyers explosaient en vol par indiscipline, concédant pas moins de cinq buts en supériorité. Un match marqué par une charge dangereuse et maladroite de Pierre-Edouard Bellemare, sanctionné de cinq minutes et d'une méconduite, puis d'un match de suspension par la commission de discipline. Les Flyers, donnés pour morts, ont pourtant rugi en remportant le match 4, portés par leur backup, Michal Neuvirth, auteur de 31 arrêts et décisif en fin de match. Gostisbehere et MacDonald, deux défenseurs compensaient la faillite de leurs attaquants dans cette victoire 2-1. Une défense encore plus décisive au match 5, gagné sur la glace des Capitals 2-0. Neuvirth terminait avec 44 arrêts pour blanchir l'attaque de feu des Capitals. Ryan White en deuxième tiers et VandeVelde cage vide (assisté de Bellemare) renvoyaient la série en Pennsylvanie pour le match 6. Il faudra garder cette discipline pour ne pas s'exposer au slap ravageur d'Ovechkin...


Vainqueurs de la division Atlantique, les jeunes Panthers de Floride se lançaient à l'assaut des playoffs pour la première fois depuis 2012 - et seulement la quatrième fois de leur histoire ! La série contre les Islanders de New York est loin d'être la plus médiatique sur le papier, mais c'est assurément la plus spectaculaire. New York s'emparait du premier match à l'issue d'un match fou. Thomas Greiss signait 42 arrêts dans un succès 5-4. John Tavares égalisait à 3-3 en fin de deuxième tiers puis servait Kyle Okposo en début de troisième. Ryan Strome creusait l'écart. Mais Reilly Smith terminait son doublé quelques secondes plus tard. Greiss tenait bon jusqu'à la fin.

Le match 2 tournait à l'avantage des Panthers 3-1, avec un nouveau but de Reilly Smith et de Tavares. Bjugstad et Kulikov marquaient, Luongo sortait 41 arrêts pour sa première victoire en playoffs sous les couleurs floridiennes. Les Islanders reprenaient l'avantage au match 3 avec leur première victoire en phases finales au Barclay Center. Une victoire 4-3 acquise au bout du suspense, sur un but en prolongations du défenseur Thomas Hickey. Florida menait pourtant 3-1 avec des buts de Smith (son quatrième), Barkov et Bjugstad, mais Prince et Nielsen avaient égalisé avant la fin du deuxième tiers.

Avance de courte durée, Florida prenant le match 4 sur le court score de 2-1. Purcell et Tavares marquaient en deuxième tiers, et le jeune défenseur Alex Petrovic donnait la victoire aux Panthers au milieu du troisième tiers. Encore une fois, les Islanders passaient devant en gagnant le match 5 sur le score de 2-1. Nielsen ouvrait le score, Barkov égaisait en début de troisième. Une pénalité coupable à la fin de la deuxième prolongation faisait basculer la série. Le jeune Alan Quine, rappelé en fin de saison, transformait sa reprise de volée en but gagnant et bonifiait les 47 arrêts de Thomas Greiss. Mais au vu du spectacle proposé, rien n'est joué dans cette série !


CONFERENCE OUEST

Vainqueurs de la division Centrale, les Stars de Dallas affrontent un Wild du Minnesota affaibli par plusieurs blessures-clé. Les deux premiers matchs n'ont donc pas échappé au favori, vainqueur 4-0 (Faksa, Spezza, Eaves, Benn) avec 22 arrêts de Lehtonen, puis 2-1 avec un curieux but d'Antoine Roussel de derrière la cage et 25 arrêts de Lehtonen. Le Wild, à domicile, respirait mieux après avoir dominé le match 3, 5-3, remontant même un 0-2 (doublé de Sharp). Porter, Haula, Pominville deux fois et Koivu sont les buteurs du Minnesota sur ce match. Les Stars prenaient les commandes du match 4 grâce à un gros deuxième tiers. Pominville et Hemsky s'échangeaient des buts et Coyle plaçait le Wild devant, avant des buts de Eaves et Spezza en fin de tiers. Les Texans rataient cependant l'occasion de boucler la série à domicile au match 5. Le Wild marquait deux fois en cinq minutes (Granlund, Schroeder), Dallas égalisait (Oduya, Benn), lançant un chassé-croisé. Niederreiter permettait au Wild de mener, puis Spezza et Goligoski remettaient Dallas en tête. Les visiteurs égalisaient à trois minutes de la sirène par leur capitaine Koivu, qui donnait finalement la victoire aux siens sur une déviation d'un tir de Ryan Suter après cinq minutes de prolongations. La série repart dans le Minnesota pour un sixième match.


On s'attendait à du spectacle entre les Blues de St. Louis et le champion en titre, les Blackhawks de Chicago. Cinq matchs, cinq matchs joués à un seul but : la tension est à son comble. Les Blues frappaient les premiers sur un but de raccroc de David Backes en prolongations (1-0), mais ne parvenaient pas à tenir l'avantage de la glace en s'inclinant 3-2 au deuxième match. De retour de suspension, Duncan Keith comptait un but et une passe, les Hawks marquant trois fois de suite (Keith, Shaw, Panarin) après l'ouverture du score de Tarasenko, dans un match marqué par des décisions vidéos difficiles. La réaction des joueurs du Missouri fut brillante avec deux victoires chez leur rival. Après des buts de Seabrook et Parayko (son premier en playoffs), Anisimov plaçait Chicago en tête. Mais Berglund puis Schwartz renversaient le score (3-2). Le quatrième match était celui de Tarasenko : la jeune star russe frappait à deux reprises, plus une passe, dans un succès 4-3, malgré un doublé de Duncan Keith pour les Hawks.

Menés 3 victoires à 1, les Hawks ont fait parler leur expérience au match 5. Ils marquaient trois fois en deuxième tiers (Hossa, Anisimov, Panarin) contre un but de Schwartz. Fabbri et Backes remontaient leur camp et arrachaient la prolongation, portés par Pietrangelo (trois passes). Il fallait attendre le début de la deuxième mort subite pour voir le sort basculer en faveur des Hawks : Patrick Kane réalisait un festival devant l'enclave, slalomant entre trois défenseurs, avant de reprendre son propre rebond en tour de cage (3-2). Rien n'est joué dans cette série...


Pas mieux entre Anaheim et Nashville. Les Ducks ont gaspillé l'avantage de la glace en cédant les deux premiers matchs sur le même score, 3-2. Les Predators se sont appuyés sur leurs meilleurs attaquants (buts de Neal, Wilson et Forsberg) pour effacer l'avantage adverse (Getzlaf, Kesler). Au match 2, l'écart s'est creusé dans le deuxième tiers. Ekholm répondait à Cogliano en premier tiers, Craig Smith et Weber marquaient en deuxième. La réduction du score tardive de Nate Thompson ne suffisait pas et les 27 arrêts de Rinne permettaient aux Predators de mener 2 victoires à rien.

Mais Anaheim est déjà revenu de l'enfer cette saison, réagissant après un départ catastrophique. Il en a été de même dans cette série, les Californiens gagnant nettement les deux matchs dans le Tennesse. Frederik Andersen remplaçait John Gibson dans les buts et signait 27 arrêts pour un blanchissage 3-0 au match 3 (but de McGinn, Rackell, Stewart), puis 30 arrêts dans un succès 4-1 (Getzlaf, Thompson, McGinn et Cogliano, contre Fisher). La série est à égalité 2-2.


Los Angeles a perdu le titre de division sur le fil au profit des Ducks d'Anaheim. Les Kings ont donc reçu le pire tirage pour eux : les Sharks de San José. Le voisin californien était particulièrement motivé face aux Kings. On se rappelle qu'en 2014, Los Angeles avait renversé la série au premier tour de 0-3 à 4-3 face aux Sharks, se qualifiant et gagnant la coupe Stanley...

San José arrivait avec le couteau entre les dents et a copieusement dominé la série. Les Sharks ont systématiquement marqué tôt dans les cinq matchs, se sont montrés efficaces en jeu de puissance et ont mené au score quasiment tout du long - les Kings ont été en tête moins de cinq minutes cumulées. Au match 1, le capitaine Joe Pavelski signait un doublé. Il avait déjà répondu à Muzzin au premier tiers. Burns portait le score à 2-1, avant deux buts de Los Angeles (Carter, Lewis). Hertl refroidissait les ardeurs adverses trente secondes après ce but du 3-2, et Pavelski finissait le travail après 17 secondes dans le dernier tiers. Captain' Pavelski était encore le héros du match 2 avec un but et une passe pour Couture. Martin Jones, ancien backup des Kings, sonnait son ancien club avec 26 arrêts, ne concédant qu'un but de Lecavalier en fin de match.

Meilleure équipe de la ligue à l'extérieur, San José est plus friable à la maison. Los Angeles l'a compris et s'est emparé du match 3 (2-1). Thornton et Kopitar marquaient tôt, et les deux défenses verroullaient le tout jusqu'à la mort subite. Tanner Pearson sauvait les Kings. Los Angeles avait tenu en infériorité (5/5) au match 3, mais son indiscipline n'allait pas rester longtemps impunie. Le brillant jeu de puissance des Sharks, d'une fluidité impressionnante, bonifiait trois occasions sur quatre dans le match 4. Burns, Pavelski et Marleau portaient la marque à 3-0. Luke Schenn, coupable sur l'une des pénalités, entrait en rédemption avec deux tirs lointains victorieux (déviation de Lewis et but). Mais les Kings ne remontaient pas et rentraient à la maison menés 3 victoires à 1. Cette fois, San José finissait le travail - péniblement. Les lignes de soutien sortaient de leur boîte : Donskoi, Tierney et Nieto signaient leurs premiers buts des phases finales pour porter le score à 3-0. Le match basculait quand Marleau manquait un tir de pénalité, échouant à tuer le match. Les Kings rugissaient donc en fin de deuxième tiers, marquant trois fois en dix minutes par Kopitar, Carter et Versteeg. Cependant, San José profitait de la pause pour poser son jeu à nouveau. Donskoi exploitait un bon échec-avant et une passe rusée de Burns, puis Pavelski trompait un Quick bien faible d'un tir rasant. Un ultime but cage vide de Karlsson finissait le travail (6-3). San José sort enfin sa némesis !


Les qualifiés :
Tampa Bay 4-1 Detroit
Pittsburgh 4-1 New York Rangers
San José 4-1 Los Angeles

Nuit de samedi à dimanche :

Nashville @ Anaheim match 5
St. Louis @ Chicago match 6