Leçon de réalisme

Réaction attendue ! Les Bleus n'ont pas brillé dimanche et ce match contre le promu hongrois tombe à point nommé pour revenir à des bases plus sereines. Les trois points sont impératifs pour conserver un peu d'ambition, et ne pas se contenter d'un maintien automatique...

Pour cela, Dave Henderson a choisi de modifier ses alignements (voir les interviews de veille de match). Mais Teddy Trabichet s'est blessé à nouveau et la défense, déjà fragilisée, va devoir faire sans. Maxime Moisand est donc en tenue pour la première fois du tournoi et aura à coeur de prouver à son entraîneur qu'il mérite mieux qu'une place en tribune. Il débute d'entrée aux côtés d'Auvitu.

Pour la Hongrie, c'est l'un des deux match-clés en vue du maintien. La France et la Biélorussie lui paraissent les adversaires les plus prenables. Les centaines de bruyants supporters aux couleurs rouge, blanche et verte ont envahi les travées. Dans la tribune opposée, la vingtaine de supporters français vêtus de bleu sont prêts également.

Hongrie France 700 160510 482

Leçon de réalisme

La première occasion est hongroise. Un palet mal contrôlé aboutit derrière le but de Huet et revient plein axe : le tir d'Erdely est hors cadre. Sur l'engagement, Bence Stipsicz fait tinter le métal et Huet réagit bien pour geler le rebond... Coup de froid, car les mises au jeu posent problème. Sur l'une d'entre elles, Bartalis teste la jambière de Huet.

La France commence à prendre le contrôle du jeu, manquant encore un peu de précision. Mais il y a quelques bonnes séquences, à l'image d'une passe de Desrosiers en entrée de zone pour Raux lancé, dont le tir teste Rajna. Une bonne montée de Yorick Treille force Jesse Dudas à l'accrocher : le jeu de puissance entre en piste, mais rien de bon n'en sort. La Hongrie sort et Sarauer dégage vers Huet. Le palet rebondit et le gardien laisse un retour exploité par Sarauer : arrêt du portier français. Tout va mieux sur la présence suivante. Ritz vient gagner un duel dans le coin, remet à la bleue pour Moisand qui transmet à Auvitu. Le meilleur défenseur de Liiga envoie un tir flottant vers la cage, que Ritz vient dévier pour le premier but de sa carrière au Mondial (0-1).

But S.Treille 160510 578Dudas puni à nouveau, le jeu de puissance français obtient une deuxième chance. L'équipe spéciale a meilleure allure cette fois avec notamment un bon tir de Bellemare avec écran et un tir de Tim Bozon.

Malheureusement ce momentum français s'efface sur une faute inutile de Chakiachvili en zone offensive. Cette crosse haute redonne espoir aux Magyars. Sanction rapide : tir de l'aile dévié de l'épaule par Huet, et le capitaine Marton Vas transforme l'essai (1-1).

Les Hongrois jouent bien dans la neutre. Béron rattrape bien une interception, mais une nouvelle perte de palet un peu plus tard force Huet à un bel arrêt sur Benk. Le gardien sauve encore son camp, avec l'aide de Moisand, sur une nouvelle percée dans l'axe.


Il y a le feu, mais la France ne panique pas. Bellemare gagne un duel en entrée de zone et relance la France vers l'avant. Sacha Treille travaille fort dans le coin, ressort le long de la bande et repique dans l'axe. Béron attire un défenseur et libère donc Treille, qui feinte son défenseur et ajuste le gardien (1-2).

But Fleury 160510 613Janos Vas commet un cinglage à une minute du terme et la France creuse l'écart. Bellemare entre en zone, et décale sur sa gauche Fleury. Le buteur de DEL arrive ligne de fond et cherche le centre en retrait. Le disque tape un patin et entre au fond des filets (1-3). Il n'est pas impossible que ce fût l'intention de Fleury dès le départ !

À la pause, la France mène donc 3-1 : sauvée par Huet sur plusieurs actions très chaudes - et un poteau - la France a connu un maximum de réussite dans ce tiers. Avec ce treizième but au Mondial, Fleury rejoint Philippe Bozon et Roger Dubé à la première place des buteurs français au Mondial élite. Sacha Treille inscrit lui son septième, et quatorzième point, égalant Stéphane Barin.

Les Bleus verrouillent

La France reprend avec de bonnes intentions. Les joueurs ne prennent aucun risque, assurent leurs passes et, grâce à quelques bonnes transversales, arrivent à se créer quelques situations, à l'image de Perret, qui attaque la cage. Le duo Erdely-Gallo commence cependant à faire des misères à la défense bleue. Patinant en retard, la défense concède deux minutes lorsque Tim Bozon commet une faute dans le coin. En infériorité, la France repousse bien les assauts et empêche le jeu hongrois de s'installer. Il faut même un retour de Bartalis pour voler un tir de Yorick Treille, après un palet mal géré par le gardien.

Hongrie France 160510 697Bozon à peine sorti de prison, Bertrand est sanctionné pour crosse haute. La pénalité ne coûte aucun tir cadré et les Bleus reprennent possession. Desrosiers sert Teddy Da Costa qui rate le cadre, puis Bertrand attaque la cage sans succès.

Les mises au jeu restent un problème pour la France. Sur l'une d'elles, Sziranyi envoie un tir dangereux, dévié juste devant Huet qui repousse de la botte. C'est la seule vraie occasion hongroise, car les Bleus maîtrisent bien leur sujet. Un échange précis en entrée de zone envoie Bertrand vers le but et il cherche Béron qui avait suivi : la passe est détournée.

Cet excellent jeu français se trouve récompensé à deux minutes de la pause. Une relance hongroise est coupée dans la neutre et Yorick Treille lance un 3 contre 1. Il patiente avec un défenseur sur la glace et trouve Chakiachvili, qui glisse le disque entre les jambes (1-4). La dernière occasion revient aux Hongrois lorsque Jesse Dudas, servi en retrait, envoie un tir puissant en tête de cercle. Huet repousse sans peine de la jambière et le palet est dégagé.

Une période très solide des Français, concentrés en défense, qui n'ont pas laissé grand chose (cinq tirs) et ont capitalisé sur une rare occasion (3 tirs). Chakiachvili marque lui aussi son premier but au Mondial, tout comme Ritz.

Hongrie France 700 160510 648

Sacha Treille en feu

Hongrie France 160510 493Après onze secondes dans le troisième tiers, Fleury profite d'un palet cafouillé à la bleue pour s'avancer au but. Il ne peut ajuster vraiment son tir, mais cela en dit long sur les intentions françaises et le déchet dans le jeu hongrois. Ceci dit, la moindre petite erreur peut devenir dangereuse et Huet doit s'interposer sur Nagy, qui avait volé un palet derrière la cage.

Il y a beaucoup de sérieux dans ce jeu français, appliqué, sans prise de risque inutile. Sarauer sortant pour une charge avec la crosse, la France tente d'installer son jeu de puissance mais n'y parvient pas vraiment.

La Hongrie revient à cinq et cherche quelques accélérations, bien bloquées par la défense française : bloc de Teddy Da Costa, intervention solide de Janil... tout le monde contribue. Malheureusement, à douze minutes de la fin, une séquence dangereuse finit au fond des filets. Auvitu cafouille un palet et il y a un flottement devant la cage. Le disque revient à la pointe et le tir termine au fond, dévié par Sofron. Le but est logiquement validé (2-4).

La Hongrie a repris des couleurs et pousse, exploitant quelques relances moins précises des Français. Huet sort quelques arrêts importants. Les duels deviennent accrochés : Chakiachvili, déséquilibré, percute violemment la balustrade.

But S.Treille 160510 579La pression hongroise pèse, mais elle dépasse la limite et Kovacs prend deux minutes en zone offensive. Yorick Treille en pivot, Desrosiers de volée testent le gardien. Le deuxième groupe finit le travail. Auvitu remonte le palet avec Bellemare et Fleury, Sacha Treille le reçoit, s'avance au cercle et expédie un lancer en pleine lucarne (2-5). Soulagement, mais sur l'engagement, Huet doit sortir un bel arrêt.

Une faute de Ritz survient et, dans l'échauffourée qui suit, Claireaux donne un coup au visage d'un Hongrois qui s'écroule. Les deux Français sortent et offrent un double avantage complet... La défense est superbe : Bellemare mange le temps dans le camp adverse, Meunier, Janil, Yorick Treille et Moisand effectuent un solide travail.

À peine de retour au complet, Sacha Treille récupère le palet au deuxième poteau sur une action de Bellemare, et finit son tour du chapeau (2-6). La Hongrie abdique et Wehrs commet une crosse haute dans les deux dernières minutes, qui ne donne rien.

La victoire française est large, grâce à une grosse efficacité devant la cage. Il aura tout de même fallu un Cristobal Huet des grands jours pour éteindre les ambitions hongroises, vaillants jusqu'au bout.

Désignés joueurs du match : Sacha Treille (France) et Marton Vas (Hongrie)

Hongrie France 700 160510 823

Commentaires d'après-match

Hongrie France 160510 842Nicolas Ritz (attaquant de la France) : "Il ne fallait pas les prendre à la légère, c'était le risque contre une équipe réputée en dessous. Nous avons joué avec sérieux, une intensité pendant soixante minutes. Nous sommes allé vite devant, avec des transitions rapides. Le but était de monter vite derrière la défense et de frapper. Sur mon but, c'est un palet au fond, je recoupe et c'est une déviation. L'an dernier, j'avais raté le Mondial sur blessure mais le rôle aurait été le même : en quatrième ligne, apporter de l'énergie. Avec Valentin, on se connait depuis longtemps, et nous avons le même style, l'énergie. Julien Desrosiers nous a rajouté quelque chose, une touche offensive et plus de danger. Demain c'est repos, après, nous prenons match après match et nous savons que nous sommes capables d'aller chercher des points. On l'a vu contre le Canada ou la Russie ces dernières années."

Yohann Auvitu (défenseur de la France) : "Il fallait faire attention car au Mondial, cela peut aller très vite si on prend deux ou trois buts. Notre philosophie, c'est de rentrer sur la glace en jouant pour gagner. Contre les grosses équipes, il faut résister longtemps pour qu'ils doutent, et que l'on puisse en profiter. Ce serait prétentieux de dire que les Etats-Unis sont plus abordables... C'était important de gagner car nous n'avions pas envie de donner l'image d'avoir tout perdu car nous étions assurés du maintien. Nous avons notre fierté, nous sommes des joueurs de haut niveau et on se doit de bien faire. L'entente avec Moisand s'est bien passée : c'est plus facile avec un défenseur droitier et un gaucher, cela facilite les transitions, les passes entre défenseurs. On a fait le job. Le tournant du match, c'est peut-être le 5 contre 3 hongrois en fin de match où nous leur avons laissé peu d'occasions, et après, cela les a tués."

Dave Henderson (entraîneur de la France) : "Nous avons appris depuis des années qu'il fallait travailler dur et ne jamais sous-estimer personne. Nous avions joué la Hongrie cette année et cela avait été difficile. Nous devions rester disciplinés, envoyer le palet à la cage. Dans les matchs précédents, ils avaient bloqué beaucoup de tirs. C'était donc difficile de jouer à l'intérieur, nous avons choisi d'envoyer à la cage de loin. Nous avons eu des rebonds favorables, et de la réussite. L'expérience a fait la différence, en travaillant dur de la première à la soixantième minute. Le score de 6-2 est lourd car ils nous ont fait travailler pour chaque pouce de terrain. Sacha était en feu et Cristobal aussi."
Satisfait de l'ampleur du score ?
Je suis content de ce score, car nous n'avions pas marqué beaucoup jusque là. La dernière fois que nous avions marqué six buts, c'était le Danemark à Minsk et il y en avait eu cinq je crois contre la Slovaquie. C'est rare, mais là, Sacha était chaud et nous en avions besoin. La différence c'est qu'à Minsk nous avions été portés par une ligne, qu'ici, tout le groupe a participé, chacun a mis la main à la pâte.
Ce changement de blocs a bien fonctionné ?
Sacha a travaillé fort et a donné raison au changement de ligne, il a été récompensé. Ces changements de blocs ont fonctionné. Sacha a apporté la percussion sur la ligne Bellemare, Desrosiers a apporté du dynamisme offensif à la ligne Claireaux, qui a eu des occasions.
Une comparaison avec le match contre la Slovaquie ?
J'ai regardé trois ou quatre fois la vidéo du match de dimanche contre la Slovaquie et étudié avec chaque bloc. On ne méritait pas de gagner, mais sur les cinq buts, il y a beaucoup d'erreurs individuelles, marquage, repli défensif... Nous n'étions pas si mal en possession et le score ne reflète pas le match, même s'ils méritaient de gagner. Aujourd'hui, cela a été rectifié, grâce au caractère des joueurs. Le début de match a été une partie de nerfs. il y avait l'envie de bien jouer, de gagner, mais aussi de ne pas faire d'erreurs qui coûtent un but. La force, c'est qu'ils ont tous joué pour l'équipe, face à une équipe de Hongrie qui pensait que son salut passait par nous.
Quel est l'objectif maintenant ?
Être plus constants et confirmer les victoires, ce que nous avons du mal à faire ces dernières années, comme après le Canada ou la Russie. On va voir l'état des troupes, demain c'est journée de congé.
Un mot sur Maxime Moisand, qui a débuté le Mondial ce soir ?
C'est un joueur vif, parfois un peu trop enthousiaste dans le jeu offensif. Dans notre système, nous avons besoin d'un gars sûr. En Magnus, il joue beaucoup vers l'avant et prend des risques car il patine fort, seulement ici, ça joue plus vite. Je suis plutôt content de son match.
Vous avez fini à cinq défenseurs, avec peu de temps de jeu pour Benjamin Dieudé-Fauvel (moins de deux minutes)
Dans un Mondial, il y a des temps forts et faibles pour chaque joueur. Là Maxime est en phase montante, Benjamin en descendante, mais il a fait quelques apparitions. Il y a une évaluation constante, car nous avons besoin de tout le monde et ils doivent tous travailler fort à l'entraînement.
Et Loïc Lampérier ?
Il connait son rôle. J'ai trouvé qu'il avait manqué de vitesse contre l'Allemagne, c'est pourquoi je l'ai remis sur le banc. aujourd'hui, j'avais besoin de quelqu'un de responsable défensivement et je l'ai inséré en troisième période. Il connait son rôle dans l'équipe, qu'il doit être prêt quand c'est le moment, et ce soir c'était le moment.
Cristobal Huet, mais comment fait-il ? Il se dit vieux, qu'il ne s'entraîne plus trop...
Il a 22 ans de moins que moi, il n'est pas vieux ! Il s'entraîne peu oui, mais c'est une adaptation que nous faisons avec tous les vétérans aussi. Yorick n'a pas fait le dernier entraînement, parfois c'est Meunier... Nous aménageons les temps car c'est en match qu'ils doivent être prêts. Parfois, c'est le cas avec un jeune aussi qui a les jambes lourdes, a besoin de plus de temps de massage... Huet, il est surtout très fort mentalement. Les défenseurs savent ce qu'il est pour eux, ils se jettent devant lui. C'est un monument du hockey français avec une coupe Stanley, All-Star game NHL, des titres en Suisse... C'est un exemple pour tous nos joueurs, il montre le chemin. Si tous les jeunes avaient son implication, on serait plus haut au classement ! Il y a des bons exemples dans cette équipe, comme Pi-Ed, Meuns... Ils mettent leur corps comme ligne de défense pour la France, chapeau.

Rich Chernomaz (entraineur de la Hongrie) : "La France nous a donné une leçon. Notre état d'esprit dans le tournoi, notre croyance et notre espoir, c'était que, parmi les équipes qui étaient régulièrement dans le groupe A ces dernières années, la France et l'Allemagne n'étaient pas dans le premier échelon. Mais la France nous a appris que ça n'a aucune importance, il faut jouer de la même manière contre toutes les équipes de ce niveau. La France a été patiente, disciplinée, bien positionnée dans son jeu défensif. Nous, nous avons pris de mauvaises décisions avec le palet, ce qui leur a créé des opportunités, qu'ils ont converti en buts. Nous les avons limité à 21 tirs, mais ils mettent six buts dont quatre étaient des occasions inratables à ce niveau de compétition. Donc Dave Henderson, merci pour la leçon et le coup de pied au cul (sic)."

Hongrie France 160510 744


Hongrie - France 2-6 (1-3, 0-1, 1-2)
Mardi 10 mai 2016, 20h15. Yubileyny arena de Saint-Pétersbourg. 3340 spectateurs.
Arbitrage de Roman Gofman (RUS) et Jozef Kubus (SVK) assistés de Roman Kaderli (SUI) et Miroslav Lhotsky (TCH)
Tirs : Hongrie 24 (10, 3, 11), France 21 (8, 5, 8)
Pénalités : Hongrie 12'(6', 0', 6'), France 10' (2', 4', 4')

Récapitulatif du score
0-1 à 09'14" : Ritz assisté de Auvitu et Moisand
1-1 à 13'10" : M. Vas assisté de Nagy et Wehrs (sup. num.)
1-2 à 17'28" : S. Treille
1-3 à 19'26" : Fleury assisté de Bellemare et Auvitu (sup. num.)
1-4 à 38'03" : Chakiachvili assisté de Y. Treille
2-4 à 47'58" : Sofron assisté de M. Vas et Bartalis
2-5 à 53'03" : S. Treille assisté de Bellemare et Fleury
2-6 à 56'11" : S. Treille assisté de Bellemare et Claireaux

Hongrie France 160510 790

Hongrie

Attaquants :
Gergo Nagy (-3) - Janos Vas (A, -3, 2') - Daniel Koger (-2)
Vilmos Gallo (-2) - Andrew Sarauer (2') - Csanad Erdely (-1)
Balazs Sebok - Istvan Bartalis (A) - Istvan Sofron (+1)
Csaba Kovacs (A, +1, 2') - Kisztian Nagy (-2) - Andras Benk (-1)
Frank Banham (-1)

Défenseurs :
Kevin Wehrs (-1, 2') - Jesse Dudas (-1, 4')
Kalvin Sagert - Bence Sziranyi (-2)
Marton Vas (C) - Bence Stipsicz
Szombor Garat (-2)

Gardien :
Miklos Rajna

Remplaçant : Adam Vay (G). En tribunes : Zoltan Hetenyi (G), Balint Magosi (A), Istvan Mestyan (D)

France

Attaquants :
Sasha Treille (+2) - Pierre-Edouard Bellemare (A, +2) - Damien Fleury (A, +1)
Yorick Treille (A, +1) - Laurent Meunier (C, +1) - Jordann Perret (+1)
Tim Bozon (-1) - Teddy Da Costa (-1) - Charles Bertrand (-1)
Nicolas Ritz (+1) - Valentin Claireaux (+2) - Julien Desrosiers (+1)
Loïc Lampérier

Défenseurs :
Yohann Auvitu (+1) - Maxime Moisand (+1)
Grégory Béron (+1) - Florian Chakiachvili (+2)
Jonathan Janil - Damien Raux (+1)
Benjamin Dieudé-Fauvel

Gardien :
Cristobal Huet

Remplaçant : Ronan Quemener. Réserviste : Florian Hardy (G). Blessé : Teddy Trabichet (D).

Statistiques : Alex Mondin

Hongrie France 160510 562