Las Vegas en NHL, Québec recalé

Le "Board of Governors" a approuvé l'ajout d'une trente-et-unième franchise à la National Hockey League cette semaine. Le commissionnaire Gary Bettman a annoncé l'entrée de Las Vegas dans la conférence Ouest, division Pacifique, pour la saison 2017-2018, à l'occasion de la cérémonie de remise des trophées, à Las Vegas justement.

La nouvelle franchise, qui n'a pas encore de nom, coûtera 500 millions de dollars à son architecte, Bill Foley, qui oeuvre depuis des mois pour cette entrée. Le chèque sera partagé entre les trente autres propriétaires, unanimement d'accord pour cette arrivée.

Las Vegas dispose d'une arène flambant neuve, la T-Mobile arena, qui a ouvert ses portes il y a quelques mois à deux pas du "Strip", la grande artère des casinos. Une campagne promotionnelle avait permis en février de mobiliser près de 14 000 personnes pour acquérir tickets et abonnements, montrant à la NHL la viabilité d'une franchise de sports d'hiver au cœur du désert.

Gary Bettman et la NHL souhaitent rendre la nouvelle équipe compétitive le plus rapidement possible. Aussi, la draft d'expansion qui aura lieu fin juin 2017 contraindra les autres équipes à protéger seulement une petite partie de leur effectif (un gardien, trois défenseurs, sept attaquants ou un gardien et huit joueurs de champ). Las Vegas piochera un seul joueur par équipe. La nouvelle franchise recevra par ailleurs un choix parmi les six premiers au repêchage de 2017, avec des chances de gagner la loterie équivalentes à une vingt-huitième place au classement.

Bill Foley a annoncé avoir une préférence pour le nom de "Black Knights", surnom de l'équipe de l'armée, dont il vient, mais le magnat de l'immobilier n'a pas encore arrêté le choix.

Ce sera la première franchise d'un sport majeur dans la ville "du jeu et des pêchés". Le Nevada ne compte qu'un seul joueur en NHL, l'attaquant du Wild Jason Zucker. Mais l'État a enregistré une progression de 57% du nombre de licenciés cette année.

Un coup dur pour Québec

L'autre candidat, Québec, n'a donc pas reçu l'aval des propriétaires pour faire revivre les Nordiques, qui avaient quitté la ligue en 1996 pour déménager dans le Colorado. Pierre Dion, représentant de Québecor sur le podium de cette annonce, a expliqué vouloir continuer le combat.

Gary Bettman s'est appuyé sur trois points pour refuser la candidature. Le déséquilibre des conférences d'une part - seize franchises à l'Est, désormais quinze à l'Ouest, rendait la tâche difficile à Québec. Il aurait fallu déplacer une autre franchise, or les négociations avaient déjà été très difficiles au retour de Winnipeg.

Deuxième critère, le souhait de ne pas faire entrer deux équipes en même temps, ce qui aurait coûté deux joueurs à chaque autre franchise et compliqué la tâche de gestion du plafond salarial.

Enfin, le critère primordial fut la faiblesse du dollar canadien. En effet, les revenus de cette franchise auraient été en dollars canadiens, et les salaires des joueurs en dollars américains. Un écart qui inquiétait les propriétaires.

Si la porte n'est pas fermée à une seconde expansion, avec une autre candidature de Québec, elle semble en revanche close à une relocalisation d'une franchise existante, Gary Bettman annonçant qu'aucune équipe n'est actuellement concernée par ce processus.