Une nouvelle patinoire à Nîmes

Hormis quelques stations alpines, les projets de nouvelle patinoire se sont fait rares en France ces dernières années. On ne peut donc que saluer la décision de la Ville de Nîmes de reconstruire une patinoire. La précédente avait fermé en 2002, et toute réouverture avait été définitivement compromise quand un incendie avait ravagé la patinoire alors en travaux en 2004.

Une consultation pour un marché d'assistance à maîtrise d'ouvrage a été lancée ce mois-ci pour attribution au cours de l'été : elle vise à passer un marché global de performance. La construction, d'un coût de 4,5 millions d'euros, doit commencer en mai 2017, avec des délais annoncés très courts pour une livraison en novembre de la même année. Elle sera implantée dans le même secteur que la précédente (près du stade Marcel Rouvière, quartier de Saint-Cézaire). La piste sera de 56 mètres sur 26 et comprendra des gradins de capacité très modeste (300 places).

Le hockey sur glace à Nîmes a une histoire non négligeable à Nîmes avec une participation à la Nationale B dès 1977/78, la venue du champion de France (avec Tours) Joe Fidler, un premier coup d'arrêt, un redémarrage, une première fermeture de patinoire en 1988 (cessation d'activité) avec des entraînements lointains coordonnés par Dominique Pelloux, une persévérance en D2 jusqu'au forfait général de 1994 et à la redescente en D3, dix ans avant que le feu ne consume les dernières braises du hockey nîmois.

Mieux vaut tard que jamais, donc. De quoi donner des idées à Perpignan, où la promesse de reconstruction est restée lettre morte depuis que le toit de la patinoire s'était effondré sous le poids de la neige en janvier 1992 ?