Un Palet Dans La Mare (I) : Arrossamena

JAMAIS DEUX SANS TROIS POUR NICOLAS ARROSSAMENA ?

Déjà sacré champion de France en 2015, avec Gap, le Saint-Pierrais Nicolas Arrossaména a décroché un nouveau titre, l’année dernière avec Rouen. En signant à Epinal à l’intersaison, l’attaquant pourrait donc être champion de France pour la troisième année consécutive, le seul joueur de la ligue Magnus à pouvoir rêver à cette passe de trois, de plus avec trois clubs différents !

Nicolas Arrosaména, qui a débuté le hockey à trois ans et demi, a quitté la petite île de Saint-Pierre et Miquelon à l’âge de 15 ans en suivant les traces de son père Rémi à Grenoble (85-86), où, âgé de tout juste 19 ans, Nicolas gagne son premier titre de champion de France en 2009. Il s’engage ensuite en 2013 à Gap pour y remporter le titre en 2015, puis en 2016 avec Rouen.

ÀARROSSAMENAnicolas20160122026A 26 ans, celui qui a poursuivi son hockey en Europe, plutôt qu’au Canada, afin de poursuivre ses études jusqu’au BAC (obtenu), a réussi son objectif de 2011 en se faisant une belle place en championnat. Nicolas Arrossaména est désormais un cadre de la ligue Magnus. La concurrence qui règne en attaque avec l’Équipe de France, que l’ex-champion du monde U18 (D2) accepte positivement « cela nous pousse à nous surpasser », l’a empêché de disputer les derniers championnats du monde mais il a toujours fait sa « part de travail » sous le maillot bleu en « rendant les autres meilleurs ».

Enrôlé par sa nouvelle équipe pour remplacer un des meilleurs ailiers (Ograjensek, Kuralt et Plch ont quitté les Vosges) du championnat, celui qui pourrait rentrer dans le top 100 des meilleurs pointeurs français en phase régulière du championnat (ils ne sont qu’une dizaine encore en activité en élite à y figurer) a donné « du cachet » au recrutement de la passionnée équipe d’Epinal qui, à défaut de titre, sème un enthousiasme débordant sur la ligue Magnus.

Les ambitions affichées des Spinaliens et leurs bilans récents (finaliste 2015, dauphin de la phase régulière et demi-finaliste en 2016) pourrait aider à réaliser un exploit au Saint-Pierrais : mettre la main sur la coupe Magnus pour la troisième fois d’affilée. C’est sans doute ce à quoi aspire ce fan des Canadiens et de Tomas Plekanec.