Un Palet Dans La Mare (II) : Amiens

Amiens s’y prend-il bien ?

Amiens est l’équipe de ligue Magnus (avec Rouen) qui a le moins rénové sa tribu cet été.

C’était déjà le cas la saison passée et cela n’est pas la seule coïncidence malgré la présence de trois instructeurs-chefs différents durant les quatre dernières intersaisons.

On ne change pas une équipe qui gagne. Les Gothiques, eux, ne changent pas une méthode de recrutement qui... on peut le crier : ne gagne pas ! L’analogie de style n’est pas que numérique.

BERONgregory201601263091 Comme l’année dernière, l’organisation a décidé de renouveler leur confiance aux joueurs offensifs brillants (Champagne, T.Crowder), comme avec Bastien, Champagne (déjà) et Bruijsten les années passées. Comme d'habitude on fait du neuf avec du vieux (Riendeau), sans réussite les autres saisons (Bouchard, Gascon, Ouimet, Ankerst). De s'obstiner à jouer à trois lignes ou de faire confiance à de très (trop) jeunes joueurs pour une quatrième (Suire, Coulaud, Thomas). Une méthode de construction d’équipe qui n’atteint plus les demi-finales de play-offs depuis 5 ans !

Alors que Lyon, Dijon, aux saisons décevantes, mais même Strasbourg et Gap, aux saisons réussies, ont renouvelé leur contingent de plus de moitié, Amiens se contente d’à peine un tiers de nouveauté. Comme-ci, une des places historiquement fortes du hockey de plaine se satisfaisait d’un simple quart de finale des play-offs.

Certes, en deux intersaisons, presque les trois-quarts de l’effectif a changé. Parfois par nécessité car les rendements des renforts étrangers n’ont pas été jugés satisfaisants (Ouimet, Stockton, Luke...). Soit, parce que la direction n’a pas pu (voulu) conserver ses espoirs les plus prometteurs : Bazzi, Béron (revenu depuis), Bertein, Carpentier, Claireaux, Dusseau, Serer. Aujourd’hui, tous sont, ou seraient, des titulaires en ligue Magnus.

Et, lorsque l’organisation semble avoir mis la main sur un bon élément défensif, avec une vision du jeu au-dessus de la moyenne, il semble lui échapper, dans l'incapacité de fidéliser le patron de la défense (Santala, Vanderveeken, Fillman).

Après un changement de forme juridique, de président et de staff technique, on pensait que cela donnerait l’occasion de lancer un changement de méthode de construction d’équipe. Un peu plus pimenté. Mais on a constaté que les Gothiques ne changent pas de recette. Ils ne nous en voudront pas, alors, de ne pas aimer cette pitance rassie, l’ayant avalée beaucoup plus que savourée ces dernières années. À moins que le nouveau chef ait des ingrédients à y incorporer qu’il manquait aux autres pour obtenir un plat étoilé.