Italie - Kazakhstan (Qualification JO 2018, groupe F)

La dernière journée de ce tournoi de qualification olympique débute par un match sans enjeu, entre les deux formations éliminées après leurs défaites jeudi. Tellement sans enjeu que l'organisation nettoie les tribunes et place des pancartes "Heia Norge" pour le match de 15h au moment même où les arbitres entrent sur la glace...

Devant quatre supporters italiens et une poignée d'autres spectateurs non accrédités, Italie et Kazakhstan vont tâcher d'expédier les affaires courantes. Pour le Kazakhstan, c'est finalement comme un match de pré-saison du Barys Astana, sans Nigel Dawes, absent. Après trois défaites pour entamer la KHL, travailler les automatismes ne peut pas faire de mal ! Pour l'Italie, l'occasion pour les plus jeunes joueurs de s'aguerrir un peu au niveau international.

Un match équilibré


160904 ITAKAZ IMG 9217 Mikhailis HoferLa déception visible des "Nord-Américains" après le match contre la France - Bochenski refusait notammanent les interviews - laissent à penser que la motivation sera plus grande chez les Italiens. Ils obtiennent d'ailleurs la première occasion, un deux-contre-un mené par Diego Kostner, qui ne parvient pas à trouver Morini à ses côtés. Cette première action sera la seule pour l'Italie pendant de longues minutes, durant lesquelles le Kazakhstan prend le jeu à son compte, sans obtenir plus qu'un tir dans l'axe de Nikita Ivanov. Sur la présence suivante, les Transalpins démarrent sur l'aile gauche et Giulio Scandella surprend Kolesnik d'un lancer précis en lucarne (1-0).

Peu avant la mi-période, Simon Kostner coupe une contre-attaque de manière irrégulière et sort deux minutes. Le Kazakhstan ne fait rien de bon, mais profite d'une interruption pour un souci avec la cage italienne pour une discussion tactique. Celle-ci fonctionne : Khudyakov reçoit le palet au cercle droit et ne manque pas une cage ouverte (1-1).

Le reste du tiers propose une opposition équilibrée, les deux équipes tentant de construire leurs attaques mais sans vraiment parvenir à destabiliser les défenses.

160904 ITAKAZ IMG 9195 SKostner Semyonov

Deux équipes au coude à coude

Le deuxième tiers reprend sur les mêmes bases. Deux équipes qui s'échangent les temps de possession, sans parvenir à menacer les gardiens. Un tir excentré de Diego Kostner dans la mitaine de Vitali Kolesnik apparaît comme un bien maigre spectacle. En face, Alexander Shin profite d'un travail de Khudyajov dos à la cage pour s'offrir un bon tir. D'un but à l'autre, di Casmirro débordant et trouvant dans le dos de la défense Simon Kostner pour une belle chance.

160902 ITAKAZ IMG 9228 actionLe réalisme est du côté kazakh. Shin travaille au fond et veut remettre vers la cage, et le disque passe derrière le filet. Il revient sur Bochenski, seul ligne de fond et qui piège Cloutier au deuxième poteau (1-2).

L'Italie réagit immédiatement et force Kolesnik à bloquer deux tirs avec la botte - Insam entre les cercles, et un tir de la bleue - puis obtient une action confuse devant la cage, sans parvenir à pousser le palet au fond. A la mi-match, l'Italie décide de donner du temps de jeu à Andreas Bernard, qui remplace Cloutier dans les cages.

Le Kazakhstan se crée deux occasions chaudes sur le but de Bernard, mais ne parvient pas à creuser l'écart. A une minute de la pause, la pénalité de Semyonov casse leur élan et l'Italie ne met que quelques secondes à la convertir. Tommaso Traversa, au cercle droit (2-2).

Un dernier tiers sans saveur

Roman StarchenkoRien n'est donc joué à l'orée du troisième tiers, qui débute de la même manière : beaucoup de patinage, d'un but à l'autre, mais très peu de tirs cadrés. Le compteur d'occasions de but crie famine un bon quart d'heure, avant que le Kazakhstan ne parvienne à prendre l'avantage à 3'48" de la sirène.

Les Blancs placent du monde devant la cage et l'inévitable Starchenko trompe Bernard de près (2-3). L'Italie demande un temps mort à deux minutes du terme, le Kazakhstan suit juste après et Bernard laisse sa place à un attaquant. Peine perdue, le Kazakhstan s'impose 3-2 à l'issue d'un match relativement poussif.

Il y a eu beaucoup de patinage, mais bien peu d'occasion et un spectacle assez pauvre au final. On pouvait s'y attendre pour un match sans aucun enjeu.

Désignés joueurs du match : Brandon Bochenski (Kazakhstan), Alex Trivellato (Italie)

Commentaires d'après-match :
Brandon Bochenski (attaquant du Kazakhstan) : "Oui, c'était un match sans enjeu, mais nous sommes des compétiteurs et nous voulions gagner. C'est sûr qu'il n'y avait pas le même rythme, la même intensité que lors des deux premiers matchs. Nous avions quelques blessés, ce qui nous a forcé à changer les lignes et travailler de nouveaux automatismes. C'est une préparation pour la saison."

Alex Trivellato (défenseur de l'Italie) : "Compte tenu de l'enjeu, de la possibilité d'aller aux Jeux olympiques qui s'envole, nous ne sommes évidemment pas contents du tournoi. Mais nous n'avons pas fait mauvaise figure face à des équipes techniquement supérieures à nous. Nous sommes une très bonne équipe avec des braves gars. Nous jouons pour l'équipe, nous sommes compacts. Je pense que ce n'est facile pour personne de jouer contre l'Italie. Nous travaillerons toute la saison pour être très préparés pour notre retour au Mondial élite en mai, avec le maintien pour objectif."

 

Italie - Kazakhstan 2-3 (1-1, 1-1, 0-1)
Dimanche 4 septembre 2016, 11h30. Jordal Amfi d'Oslo, Norvège. 386 spectateurs (officiellement).
Arbitrage de Jozef Kubus (SVK) et Gordon Schukies (ALL) assistés de Balazs Kovacs (HON) et Alexander Waldejer (GBR).
Tirs : Italie 15 (4, 6, 5), Kazakhstan 21 (10, 8, 3)
Pénalités : Italie 2' (2', 0', 0'), Kazakhstan 4' (0', 4', 0')

Récapitulatif du score :
1-0 à 06'47" : Scandella assisté de Ant. Bernard et Insam
1-1 à 08'51" : Khudyakov assisté deRymarev et Shin (sup. num.)
1-2 à 28'42" : Bochenski assisté de Shin
2-2 à 38'54" : Traversa assisté de S. Marchetti et Zanatta (sup. num.)
2-3 à 56'12" : Starchenko assisté de Tryasunov et Savchenko


160904 ITAKAZ IMG 9224 Bernard GKItalie

Attaquants :
Giulio Scandella - Anton Bernard (C) - Marco Insam (A)
Giovanni Morini - Simon Kostner - Diego Kostner (A)
Nathan Di Casmirro - Raphael Andergassen - Markus Gander
Michele Marchetti - Tommaso Traversa - Markus Spinell

Défenseurs :
Alex Trivellato - Thomas Larkin
Stefano Marchetti - Alexander Gellert
Luca Zanatta - Armin Hofer
Hannes Oberdörfer

Gardien :
Frédéric Cloutier puis Andreas Bernard à 30'37"

Remplaçants : Enrico Miglioranzi (D). En réserve : Gianluca Vallini (G).

Kazakhstan

Attaquants :
Roman Starchenko (C) - Ivan Kuchin - Brandon Bochenski (A)
Aleksandr Shin - Maksim Khudyakov - Yevgeni Rymarev
Nursultan Belgibayev - Nikita Ivanov - Konstantin Pushkaryov
Dmitri Grents - Nikita Mikhailis

Défenseurs :
Maksim Semyonov - Kevin Dallman (A)
Roman Savchenko - Vyacheslav Tryasunov
Aleksandr Lipin - Artemi Lakiza
Madiar Ibraibekov

Gardien :
Vitali Kolesnik

Remplaçant : Dmitri Malgin (G), Vladimir Markelov
Absent : Nigel Dawes