Nazarov viré après l'échec du Kazakhstan

Le tournoi de qualification olympique d'Oslo a déjà fait sa première victime : Andrei Nazarov.

L'ancien "goon" de NHL a été viré de son poste d'entraîneur du Barys Astana, club qui fournissait 100% (!) des joueurs du Kazakhstan ce week-end. L'idée d'un "club de base" n'avait jamais été appliquée à ce point à ce niveau. Le destin de l'équipe nationale et du club étaient donc irrémédiablement liés. Nazarov avait l'avantage d'avoir pu préparer tous ses joueurs depuis deux mois, mais le début de saison KHL (3 défaites) n'avait déjà pas mis l'équipe en confiance.

La défaite éliminatoire et indiscutable du Kazakhstan contre la France vendredi dernier (4-1) aura donc scellé son sort. Revenu à Astana à l'automne dernier après son échec complet au SKA Saint-Pétersbourg, il n'avait déjà rempli aucun des objectifs fixés, ni la qualification en play-offs de KHL du Barys, ni le maintien dans l'élite mondiale du Kazakhstan. La popularité de sa personnalité haute en couleur l'avait alors sauvé, pour un temps.

Mais l'affaire Damir Ryspaev, suspendu à vie pour avoir cherché à se battre avec la moitié de l'équipe chinoise du Red Star Kunlun en pré-saison, avait déjà fait monter le niveau d'agacement à ras bord du vase, attendant la dernière goutte pour déborder. L'usage de ce type de "joueurs" est une spécialité de Nazarov, et nul n'imagine que Ryspaev ait agi sans son consentement, tacite ou non.

Nazarov était donc fragilisé, et le paye aujourd'hui. Est-ce pour autant la fin de sa carrière à 42 ans ? Au vu de la valse perpétuelle des entraîneurs en KHL, et de son bagou, on peut imaginer qu'il se trouvera bien quelqu'un pour lui tendre la main (tout de même pas pour lui tendre l'autre joue, il faudrait être inconscient).