Présentation de la Coupe du Monde

La saison 2016-2017 de la NHL commence par une compétition ressortie du placard : la coupe du Monde. Ses précédentes éditions, en 1996 et en 2004, avaient vu les victoires des États-Unis et du Canada.

 

On ne peut pas dire que septembre n'a pas connu de compétitions majeures par le passé, avec la Série du Siècle de 1972 ou les cinq Coupes Canada entre 1976 et 1991.

Mais cette année, la compétition prend des allures de bras de fer entre Gary Bettman et le reste du monde. La coupe du Monde reste une compétition NHL, avec les règlements qui vont avec. Dans ce cadre, si l'on peut regrouper les meilleurs joueurs du monde dans un calendrier contrôlé, pourquoi s'embêter avec les Jeux olympiques ?

Au passage, Bettman s'est épargné le casse-tête de choisir les huit pays invités. C'est que, derrière le top-6 traditionnel, la Slovaquie a fortement décliné, et personne ne sait vraiment qui serait le huitième pays tant les niveaux se sont resserrés. Bettman a donc sorti de son chapeau magique deux équipes "hybrides" sans aucune histoire : une "Team Europe", qui permet de mobiliser les stars des pays plus modestes - il aurait été dommage de ne pas afficher Anze Kopitar - et une "Team North America", qui permet de placer judicieusement les "produits marketing" de demain : Connor McDavid, Jack Eichel, Auston Matthews dans la même équipe, celle des moins de 23 ans. Exit la Slovaquie et l'Allemagne, qui participaient aux éditions de 1996 et 2004 avec un bilan cumulé de 1 victoires et 11 défaites...

Pur produit commercial, la coupe du Monde a reçu son lot féroce de critiques, ajoutant des matchs intenses à un calendrier déjà démentiel. Ajoutons à cela une réglementation anti-dopage "à la carte", qui a fait bondir de son fauteuil la ministre de la Culture et des Sports finlandaises, et l'on obtient une compétition assez bancale.

Bancale ? En apparence seulement ! Car les médias nord-américains ont bel et bien suivi l'engouement, tout comme le public, qui a rempli les patinoires en matchs de préparation. Quant aux joueurs, ils ont tout d'abord traîné des pieds avec une cascade de forfaits, avant de se prendre au jeu. Les matchs amicaux n'avaient d'amical que de noms et proposaient déjà une intensité de playoffs...

 

Groupe A

CROSBY Sidney 150509 082Canada

Depuis la défaite à la coupe du Monde 1996, le Canada a joyeusement raflé trois des cinq titres olympiques, la coupe du Monde 2004 et six des vingt derniers championnats du monde. Triple champion olympique et double champion du monde, le Canada affiche une gigantesque pancarte "favori" dans le dos.

Hockey Canada a donc choisi les mêmes recettes avec l'entraîneur Mike Babcock, triple médaillé d'or avec le Canada, et une partie des joueurs titrés à Sochi.

L'équipe à la feuille d'érable dispose d'une profondeur de banc inégalée, qui lui permet de remplacer au pied levé Duncan Keith par Jay Bouwmeester et Tyler Seguin par Ryan O'Reilly, deux profils différents mais tout aussi pertinents. Quand on voit que l'équipe se passe de Taylor Hall, expérimenté des tournois internationaux, ou encore PK Subban... Mieux, elle peut se permettre de renvoyer en tribunes Corey Perry ou Claude Giroux, faute de place !

Offensivement, on trouve donc 3662 buts NHL cumulés, 9924 points, soit le plus gros total des huit équipes. Sidney Crosby a déjà trouvé une bonne entente avec le duo de Boston Patrice Bergeron et Brad Marchand, permettant au Canada de disperser son talent sur les autres lignes.

Entre les purs passeurs - Thornton, Getzlaf - et les purs buteurs - Tavares, Stamkos, Perry, cela ne devrait pas être difficile de marquer des buts.

Si l'absence de Keith est handicapante à l'arrière, on trouve tout de même des lanceurs de missile comme Brent Burns et Shea Weber, et des modèles de relance, comme Drew Doughty et Alex Pietrangelo.

Couplons cela avec un Carey Price de retour après dix mois d'absence, qui devance le récent vainqueur du Vezina Braden Holtby et le double vainqueur de la coupe Stanley Corey Crawford - sélectionné par Hockey Canada pour la première fois - et il sera difficile d'aller chercher cette équipe chez elle. Sauf si les stars acceptent mal de jouer en quatrième ligne dans un rôle ingrat.

Composition :
Gardiens : Carey Price, Braden Holtby, Corey Crawford
Défenseurs : Jay Bouwmeester, Brent Burns, Drew Doughty, Jake Muzzin, Alex Pietrangelo, Marc-Edouard Vlasic, Shea Weber
Attaquants : Patrice Bergeron, Sidney Crosby (C), Logan Couture, Matt Duchene, Ryan Getzlaf, Claude Giroux, Brad Marchand, Ryan O'Reilly, Corey Perry, Steven Stamkos, John Tavares, Joe Thornton, Jonathan Toews.


États-Unis

JOHNSON Erik 130504 084Le champion 1996 a bâti une équipe avant tout destinée à se mesurer au Canada. Pour cela, USA hockey est allé chercher John Tortorella, le bouillant entraîneur de Columbus. Son style de jeu très physique, exigeant défensivement - bloquer les tirs, se montrer agressif - , aura pour but de contrer la puissance canadienne. Reste à voir si la discipline suivra...

Les Américains ont montré ces prédispositions de sacrifice au drapeau national tant voulue par "Torts", qui a clairement indiqué que tout joueur qui resterait assis pendant l'hymne national ne quitterait pas le banc. L'ambiance patriotique est donc au rendez-vous.

Sur le papier, l'effectif a fière allure. De nombreux joueurs spectaculaires ont été laissés de côté - Okposo, Ryan, Stastny, Shattenkirk, Kessel... - le manager Dean Lombardi ayant clairement choisi la rudesse, le travail défensif. Justin Abdelkader, David Backes, Brandon Dubinsky correspondent parfaitement à ce moule revendiqué. Il reste fort heureusement des joueurs "flashy", notamment Patrick Kane, MVP de la dernière saison. Mais même ces stars offensives sont réputées pour le travail défensif, comme Zach Parise, Blake Wheeler, Ryan Kesler ou encore le capitaine Joe Pavelski.

La défense propose là aussi des joueurs de devoir, mais tous excellents relanceurs. Ryan McDonagh et Ryan Suter mèneront les lignes arrières, où le shoot de John Carlson devrait être utilisé en supériorité numérique.

Du côté des gardiens, il y avait l'embarras du choix. Brillant en préparation, Jonathan Quick semble avoir pris le poste de numéro un, mais Ben Bishop et Cory Schneider sont en embuscade.

Composition :
Gardiens : Jonathan Quick, Ben Bishop, Cory Schneider
Défense : Dustin Byfuglien, John Carson, Erik Johnson, Jack Johnson, Ryan McDonagh, Matt Niskanen, Ryan Suter.
Attaquants : Justin Abdelkader, David Backes, Brandon Dubinsky, Patrick Kane, Ryan Kesler, TJ Oshie, Max Pacioretty, Kyle Palmieri, Zach Parise, Joe Pavelski (C), Derek Stepan, James van Riemsdyk, Blake Wheeler.


République Tchèque

VORACEK Jakub 150510 231Les Tchèques font figure de petit poucet dans ce tournoi improbable, mais restent expérimentés dans les tournois internationaux. Clairement, on imagine mal les Tchèques sortir de cette poule...

La fédération tchèque a d'ailleurs un peu souffert pour sortir sa composition d'équipe. Privé de Jágr, retraité international, le staff a cherché à remplacer les forfaits en appelant Jiri Hudler, qui n'a même pas répondu au coup de fil, vexé d'avoir été écarté par le passé. Ambiance... Avec trois forfaits de dernière minute, il a fallu rappeler l'ancien Roman Červenka de son club suisse pour boucher les trous. Vladimír Sobotka, pour sa part, a connu des pépins physiques, mais devrait tenir sa place.

Le manager général Martin Rucinsky, ancien attaquant du CH, doit donc se passer de David Krejci, et de la valeur montante du pays, Tomáš Hertl. Un forfait qui laisse l'attaque orpheline de vitesse et de jeunesse, même si l'on trouve d'autres jeunes prometteurs, comme Radek Faksa, David Pastrňák ou Dmitrij Jaškin. Les stars offensives restent Jakub Voráček et Tomáš Plekanec, qui ont su mener leur camp à des résultats meilleurs que prévus face à la Russie en préparation.

La défense ne compte aucun grand nom, et bien peu affichent une expérience NHL. Roman Polák ou Andrej Šustr ne sont guère de grandes références, pas plus que Michal Jordán. Le vétéran Zbyněk Michálek devrait jouer un grand rôle.

Il faudra donc défendre en groupe et compter sur des miracles des trois gardiens de bon niveau. Michal Neuvirth paraît avoir pris l'ascendant sur Ondrej Pavelec et Petr Mrázek. Le salut des Tchèques viendra sans doute des cages.

Composition :
Gardiens : Michal Neuvirth, Ondrej Pavelec et Petr Mrázek.
Défenseurs : Michal Jordán, Michal Kempný, Tomáš Kundrátek, Jakub Nakládal, Roman Polák, Andrej Šustr, Zbyněk Michálek.
Attaquants : Michal Birner, Roman Červenka, Radek Faksa, Michael Frolik, Martin Hanzal, Aleš Hemský, Dmitrij Jaškin, Milan Michálek, Ondřej Palát, David Pastrňák, Tomáš Plekanec, Vladimír Sobotka, Jakub Voráček.


Europe

JOSI Roman 150503 554La "créature" de Gary Bettman permet à la Slovaquie de participer (6 joueurs) ainsi qu'à l'Allemagne (6 joueurs). Pour le reste, Miroslav Satan a dû composer avec ce qu'il a pu trouver. L'ancien sélectionneur suisse Ralph Krueger dispose donc d'un effectif expérimenté - dont quatre Helvètes -, pour ne pas dire d'un âge canonique. Team Europe cumule 29 ans de moyenne d'âge, sera la doyenne du tournoi, et a clairement montré ses limites en préparation. L'équipe est lente...

L'effectif paraît pourtant relativement homogène. On y trouve un schéma classique avec des attaquants de top-6, menés par Anze Kopitar, le Norvégien Mats Zuccarello, l'Allemand Leon Draisaitl - dont le père a participé à l'édition 1996 - ou le finisseur autrichien Thomas Vanek. Le Danois Mikkel Bødker et l'Allemand Tobias Rieder apportent de la vitesse. Frans Nielsen est un excellent centre défensif. Et Pierre-Édouard Bellemare représentera la France dans son rôle traditionnel de quatrième ligne tueur de pénalités, ce qui, avouons-le, donne un intérêt chauvin à encourager cette équipe de bric et de broc...

Défensivement, c'est donc lent, très lent. Zdeno Chara, Mark Streit, Denis Seidenberg et Christian Ehrhoff apparaissent tous en bout de course, et on se demande si Roman Josi pourra faire des miracles à lui tout seul.

Bref, si le duo des Islanders de New York Thomas Greiss - Jaroslav Halak prend feu, pourquoi pas. Mais on n'y croit guère.

Composition :
Gardiens : Philipp Grubauer, Jaroslav Halak, Thomas Greiss
Défenseurs : Zdeno Chara, Christian Ehrhoff, Roman Josi, Luca Sbisa, Dennis Seidenberg, Andrej Sekera, Mark Streit.
Attaquants : Pierre-Édouard Bellemare, Mikkel Bødker, Leon Draisaitl, Marian Gaborik, Jannik Hansen, Marian Hossa, Nino Niederreiter, Frans Nielsen, Tobias Rieder, Tomas Tatar, Thomas Vanek, Mats Zuccarello.

 

Groupe B

Suède

FORSBERG Filip 150501 542La Tre Kronor a perdu en route des cadres comme Henrik Zetterberg, Alexander Steen et Niklas Kronwall, mais pour le reste, elle se porte bien, merci.

Le gros, gros point fort de la Suède, c'est la défense. Et sur ce plan, difficile de trouver un groupe d'arrières aussi mobiles, relanceurs et dynamiques que les Scandinaves. Le multiple vainqueur du Norris, Erik Karlsson, côtoie le sniper Oliver Ekman-Larsson, le grand Victor Hedman et les défenseurs purs en couverture, Anton Stralman et Mattias Ekholm. Solide, varié : la Suède dispose d'un réservoir hallucinant en défense pour les dix ans à venir. Il suffit de regarder les listes des scouts NHL pour les prochaines drafts...

Et dans les cages, Henrik Lundqvist, alias "The King", a l'habitude des grands rendez-vous. Le champion olympique de Turin ne devrait guère souffrir de concurrence à son poste.

Sécurisée à l'arrière, la Suède dispose d'un arsenal offensif de qualité, basé sur la vitesse. Le passeur Nicklas Bäckström devrait alimenter la jeune star Filip Forsberg, alors que les frères Sedin ont déjà montré une belle complicité avec Loui Eriksson, leur nouveau camarade à Vancouver. Du physique - Gabriel Landeskog, du jeu défensif - Marcus Krüger, il y a de tout, de quoi aller loin, en somme.

Composition :
Gardiens : Henrik Lundqvist, Jhonas Enroth, Jakob Markström.
Défenseurs : Mattias Ekholm, Oliver Ekman-Larsson, Victor Hedman, Niklas Hjalmarsson, Erik Karlsson, Hampus Lindholm, Anton Stralman.
Attaquants : Mikael Backlund, Niklas Backström, Patrik Berglund, Loui Eriksson, Filip Forsberg, Carl Hagelin, Patric Hornqvist, Marcus Kruger, Gabriel Landeskog, Daniel Sedin, Henrik Sedin, Jakob Silfverberg, Carl Söderberg.

 

Russie

OVECHKIN Alexander 150516 936La coupe du Monde motive la Russie pour enfin faire tomber les deux nations d'Amérique, mais remplace-t-elle la saveur des Jeux olympiques ? Clairement non, la star Alexander Ovechkin annonçant haut et fort qu'il disputera les Jeux de 2018, peu importe qu'il soit encore sous contrat NHL ou non. Gary Bettman est prévenu !

Revanchards, les Russes alignent encore une pléiade de stars offensives. Outre Ovechkin, Evgeny Malkin, Vladimir Tarasenko seront là, de même que Pavel Datsyuk, pour un adieu aux glaces nord-américaines. Les jeunes valeurs montantes que sont Artemi Panarin et Nikita Kucherov complètent un alignement résolument tourné vers l'attaque. Même avec plusieurs joueurs de KHL - Shipachev, Telegin, Dadonov - il y a de quoi faire...

Pour autant, cette profondeur de banc s'arrête lorsque l'on parle de la défense. La sélection initiale de Voïnov - expulsé du sol américain pour une affaire de violence domestique - a été rejetée par la NHL qui a forcé les Russes à revoir leur copie (avec Nesterov en substitution). Andrei Markov fait partie des rares joueurs à avoir connu la coupe 2004 - avec Ovechkin et Datsyuk - et mène un groupe sans grand relief, composé de profils de défenseurs purs comme Emelin, Nesterov ou Marchenko. Dmitry Orlov et Dmitry Kulikov semblent les deux seuls relanceurs de l'équipe, mais n'apportent guère une grande sécurité.

Dans ces conditions, tout reposera sur Sergei Bobrovsky ou Semyon Varlamov, deux portiers extrêmement inconstants. Dans une poule aussi relevée, le moindre mauvais match coûtera très cher.

Composition :
Gardiens : Sergei Bobrovsky, Semyon Varlamov, Andrei Vasilevskiy.
Défenseurs : Alexei Emelin, Dmitry Kulikov, Alexey Marchenko, Andrei Markov, Nikita Nesterov, Dmitry Orlov, Nikita Zaitsev.
Attaquants : Artem Anisimov, Evgenii Dadonov, Pavel Datsyuk, Nikita Kucherov, Evgeny Kuznetsov, Evgeni Malkin, Vladislav Namestnikov, Alexander Ovechkin, Artemi Panarin, Vadim Shipachev, Vladimir Tarasenko, Ivan Telegin.

Finlande
KOIVU Mikko 160506 724Pays montant dans le paysage du hockey, la Finlande, championne du monde U20 et U18, finaliste du dernier Mondial, est en pleine bourre. Le tout nouvel entraîneur Lauri Marjamäki n'a eu que l'embarras du choix pour composer son effectif, et a choisi l'homogénéité, en mélangeant anciens et modernes.

Les jeunes talents Patrik Laine et Sebastian Aho vivront donc un "camp d'entrainement" intense pour les acclimater aux patinoires nord-américaines. Baptême du feu pour les deux prodiges avant leurs débuts NHL... La Finlande dispose de tous les profils : de l'expérience (Mikko Koivu, Jussi Jokinen, Jori Lehterä), de la jeunesse (Alex Barkov), des besogneux (Joonas Donskoi, Leo Komarov)... Un mélange bien mené, avec la mentalité finnoise habituelle de travail défensif de tout le bloc d'attaquants.

Ce qui facilitera grandement la tâche d'une défense plutôt jeune. Olli Määttä, Rasmus Ristolainen, Sami Vatanen, Ville Pokka, Jyrki Jokipakka et Esa Lindell ont tous moins de 25 ans. Ce petit déficit d'expérience pourrait coûter cher au vu du niveau des attaques de la poule.

Fort heureusement, la Finlande produit des gardiens de haut vol à tour de bras. Avec Pekka Rinne et Tuukka Rask, le dernier rempart sera quoiqu'il arrive au rendez-vous.

Composition :
Gardiens : Pekka Rinne, Tuukka Rask, Mikko Koskinen.
Défenseurs : Jyrki Jokipakka, Sami Lepisto, Esa Lindell, Olli Maatta, Ville Pokka, Rasmus Ristolainen, Sami Vatanen.
Attaquants : Sebastian Aho, Aleksander Barkov, Joonas Donskoi, Valtteri Filppula, Mikael Granlund, Erik Haula, Jussi Jokinen, Mikko Koivu, Leo Komarov, Lauri Korpikoski, Patrik Laine, Jori Lehtera, Teuvo Teravainen.

Amérique du Nord
McDAVID Connor 160506 304Dans ce tournoi si critiqué, la "Team North America" a tout d'abord fait sourire, tant ce montage des meilleurs U23 canadiens et américains paraissait artificiel. Puis, lorsque les noms ont été annoncés, l'intérêt est monté d'un cran. S'il y a bien une équipe que tout le monde attend de voir jouer, c'est bien celle-là. Les matchs de préparation ont ébouriffé les cheveux des observateurs. Vitesse, technique, audace, un effectif raffraichissant et dynamique, qui éclabousse de talent. Evidemment, cela manque d'expérience... Mais cet effectif est probablement le plus rapide jamais aligné, et l'entraineur Todd McLellan devra sans doute réfrêner les ardeurs de ces jeunes mustangs.

L'attaque est donc explosive. Connor McDavid, muet en préparation, reste le point central, mais les autres ne sont pas en reste. Auston Matthews est passé en trois matchs de treizième attaquant à centre de la deuxième ligne, et avec Johnny "Hockey" Gaudreau, Jack Eichel, les fusées Dylan Larkin et Nathan MacKinnon, le sniper Jonathan Drouin, le pivot émergent Mark Scheifele, et... et... n'en jetez plus !

La défense n'est pas en reste, mais à ce poste si particulier, l'expérience demeure toujours importante. Ceci dit, Aaron Ekblad joue comme un vétéran, Colton Parayko a brillé toute la saison à St Louis, Seth Jones est déjà un roc. Et Shayne Gostisbehere ajoute encore une touche de vitesse et de finition...

Pour couronner le tout, les trois gardiens arrivent avec des références. John Gibson et Connor Hellebuyck ont mené les États-Unis au bronze aux Mondiaux 2013 et 2015, et Matt Murray a porté Pittsburgh à la coupe Stanley. Tout pour jouer les trouble-fêtes...

Composition :
Gardiens : John Gibson, Connor Hellebuyck, Matt Murray
Défenseurs : Aaron Ekblad, Shayne Gostisbehere, Seth Jones, Ryan Murray, Colton Parayko, Morgan Rielly, Jacob Trouba.
Attaquants : Sean Couturier, Jonathan Drouin, Jack Eichel, Johnny Gaudreau, Dylan Larkin, Nathan MacKinnon, Auston Matthews, Connor McDavid, JT Miller, Ryan Nugent-Hopkins, Brandon Saad, Mark Scheifele, Vincent Trocheck.