Classement IIHF : 9e (2010).
29 465 licenciés (8 907 hommes, 2 481 femmes, 18 077 juniors).
217 patinoires (dont 44 en plein air).
Organisation des championnats : DEL (autonome de la fédération avec délégation officielle), 2e Bundesliga, Oberliga puis ligues régionales. Juniors (U20, U17, U15).
La page du championnat d'Allemagne 2009/10.
La présentation du championnat allemand 2009/10
Le bilan du championnat allemand 2008/09.
Le palmarès du championnat.
Grands joueurs : Gustav Jaenecke, Erich Kühnhackl, Dieter Hegen, Udo Kießling, Marco Sturm.
Grands clubs : Adler Mannheim, Eisbären Berlin, Düsseldorfer EG, Cologne (KEC), EV Füssen, SC Riessersee.
La DEL a publié pour la première fois de son histoire un calendrier "sous réserve". En plus du cas Kassel (le club vient de voir son retrait de licence confirmé par la commission d'arbitrage de la DEL, mais ne reconnaît pas son autorité), les Scorpions de Hanovre ont fait passer un week-end chaud.
L'attitude de leur propriétaire Günther Papenburg a été fustigée de partout : il utilise le club comme instrument d'un chantage avec les autorités régionales, qu'il veut voir rentrer au capital de la TUI-Arena, à l'équilibre financier difficile. Les joueurs ont été choqués d'être ainsi l'otage d'une négociation politico-économique. Daniel Hopp, le patron de Mannheim, a menacé dans le quotidien Die Welt de demander des dommages à Papenburg et aux Scorpions, qui ont obtenu une licence et se sont donc engagés "moralement et légalement" à participer au championnat.
Ah, l'été, saison des grandes sagas avec leurs rebondissements éternels pour maintenir le suspense. On connaissait la coproduction NHL/KHL "Où ira Kovalchuk", où un jeune premier au grand patrimoine est courtisé par les plus belles filles (une Russe aguicheuse et une Californienne sexy en bikini) avant qu'une jeune fille du New Jersey le persuade qu'elle était le parti le plus sérieux pour une union à très long terme. Dans l'épisode de cette semaine, l'autorité implacable refuse de croire le jeune premier quand il explique candidement qu'il jouera encore au hockey sur glace à 44 ans...
Mais un autre feuilleton prétend concurrence le favori des audiences : une série allemande plus austère, dont les personnages centraux sont des avocats et des comptables. Les épisodes "T'as tort" - Kassel - et "Un cas pour deux (millions)" - Francfort - n'ayant pas suffi à passionner les foules, on nous ressort les grosses ficelles du champion sur le point de disparaître. En bande sonore, une ballade sirupeuse des Scorpions...
Le gardien allemand Dennis Endras, après avoir été élu meilleur gardien et meilleur joueur des championnats du monde, a été particulièrement convoité, de la KHL à la NHL. Mais il avait une requête particulière : honorer sa dernière année de contrat avec son club actuel, Augsbourg. D'étranges scrupules de la part d'un athlète professionnel ?
Rien ne l'y oblige en effet. Certes, les autres clubs de DEL, ou même ceux de KHL comme le Vityaz Chekhov qui a suivi sa piste, auraient dû se mettre d'accord avec son club pour racheter son contrat. Mais ce n'est plus nécessaire pour la NHL, puisqu'elle vient de signer un accord de transferts avec l'Allemagne. Un accord qui est resté théorique pour l'instant, car il n'y a eu aucun mouvement de la DEL vers la NHL cet été.
On pensait en fait que l'accord risquait de ne concerner qu'un seul joueur, Endras en l'occurrence. S'il était parti par ce biais, un dédommagement de 225 000 dollars aurait été partagé en quatre entre le club avec lequel il est sous contrat (Augsbourg) et ceux avec lequel il a joué depuis trois ans (Augsbourg deux fois, et une saison répartie entre Landsberg et Ravensburg en deuxième division). Personne n'aurait rien pu y redire...
Cependant, Dennis Endras ne se voyait pas oublier si facilement Augsbourg pour simplement jouer en AHL. Et cet attachement est compréhensible. Il y a deux ans, le club bavarois avait tenté un vrai pari en donnant le poste de titulaire à ce gardien sans expérience dans l'élite, mais que son entraîneur Larry Mitchell connaissait bien pour l'avoir eu sous ses ordres à Landsberg. Si les dirigeants d'Augsbourg et Mitchell n'avaient pas osé ce choix rare, jamais Endras n'aurait connu deux ans plus tard ce printemps de rêve où il a atteint la finale de DEL et la demi-finale des Mondiaux. Cette confiance témoignée à l'époque, Endras la rend aujourd'hui.
La DEL se jouera - normalement - à 14 la prochaine saison (contre 15 cette année). Le promu Munich a été admis, tandis que Francfort et Kassel n'ont pas obtenu de licence en raison de leur situation financière.
Une décision commune pour les deux clubs de la même région (la Hesse, au centre du pays), mais deux situations très différentes. Le cas Francfort s'est dénoué vite et a fait l'effet d'une douche froide, tandis que l'affrontement judiciaire continue dans le cas Kassel.
Moins d'une semaine après la fin de son Mondial qui s'est déroulé comme dans un rêve, l'Allemagne a été brutalement rappelée à son quotidien avec une bataille administrativo-judiciaire dont les rebondissements tragicomiques ont égalé en coulisses les surprises survenues sur la glace.
En parallèle aux jours les plus glorieux du hockey allemand (le Mondial) a en effet eu lieu ce qui a été qualifié de "jour le plus ridicule de l'histoire de la DEL". L'enjeu, la survie du club de Kassel, en grande difficulté financière - et pas seul dans ce cas... Quelles équipes joueront en DEL l'an prochain ? Celui qui sait répondre à cette question est aussi fort que celui qui a pronostiqué le dénouement du Mondial !
Lire la suite : L'avenir de la DEL se joue dans une bataille d'avocats
Le grand public allemand ne connaît que les grand hockeyeurs du passé comme Didi Hegen et Gerd Truntschka, qui évoluaient au pic de la popularité de ce sport vers la fin des années 80. Les noms des stars de la DEL sont inconnus, et il ne reste qu'une figure célèbre : Hans Zach, le sévère Bavarois à la mine grimaçante et presque carnassière.
Il était l'entraîneur de la dynastie de Düsseldorf (1991-1993), avec justement Hegen et Truntschka. Il s'agissait de ses premiers titres comme coach après en avoir gagné deux comme joueur (avec le Berliner SC et Rosenheim) et un comme adjoint. Depuis, il n'avait plus rien gagné. Et cette saison, le voilà couronné de manière triomphale avec les Scorpions de Hanovre. Il a imposé une dernière fois son incroyable discipline (un total de sept buts encaissés et sept pénalités concédées seulement en trois matchs de finale) puisqu'il a annoncé sa retraite.
Une retraite, vraiment ? Madame Zach s'est exprimée après la finale pour dire son bonheur de garder son mari auprès d'elle et de ne pas avoir à refaire ses valises en juillet prochain. En juillet, d'accord, mais en mai ? Zach ne serait-il pas tenté de revenir à la tête de l'équipe d'Allemagne, qu'il amenait régulièrement en quarts de finale de 1999 à 2003 ? Sa retraite vaut juste pour un job à plein temps dans un club.
"L'homme au pull-over rouge" contre "le Volcan des Alpes", telle est l'étonnante affiche de la finale la plus inattendue de l'histoire du hockey allemand, qui commence ce soir. Mais où sont donc passés tous les cadors ?
Cologne ? Il a terminé sans gloire une saison noire dès les pré-play-offs, et ce sont 16 joueurs d'un coup (!) qui ont été chassés de l'effectif, de ceux qui étaient arrivés l'été passé comme Kevin Hecquefeuille aux cadres que l'on pensait intouchables comme le défenseur aux 1000 matches de DEL Andreas Renz, qui rêvait du KEC étant petit et s'identifiait comme personne au club.
Mannheim ? Sorti également dès les pré-play-offs par une tornade nommée Augsbourg, avec son entraîneur au pull-over rouge Larry Mitchell. On sait les Canadiens superstitieux, et il n'a plus quitté son vêtement gagnant... jusqu'au troisième match de quart de finale à Berlin, face aux Eisbären qui avaient archi-dominé la saison régulière. Il a laissé son pull dans la voiture. "Il fait trop chaud dans le O2 World", a-t-il expliqué pour se justifier. C'est le lot des salles modernes, si différentes de l'antique Curt-Frenzel-Stadion d'Augsbourg où les équipes adverses gèlent durant l'hiver. L'absence de pull porte-bonheur n'a pas empêché les Panther de gagner à Berlin où ils restaient sur neuf défaites consécutives, toutes nettes.
Lire la suite : La finale la plus inattendue de l'histoire allemande
Le siège de la DEL se situe à Cologne, et ce n'est pas un hasard. C'est la plus grande ville de la région la plus riche du pays, avec un club incontournable présent à haut niveau depuis plus de trente ans. La Kölnarena a été un modèle de salle multifonctions qui a depuis fait des émules. Pourtant, cette vitrine s'est ébréchée ces derniers temps.
Le mois dernier, le manager de Cologne, Thomas Eichin, a annoncé qu'il fallait trouver 500 000 euros en deux semaines pour simplement finir la saison et ne pas se mettre en faillite ! La ville est alors passée en état de mobilisation générale. La municipalité a apporté une aide d'urgence. De nombreux sponsors ont annoncé des opérations caritatives/promotionnelles : telle brasserie locale a annoncé qu'elle verserait 10 centimes au KEC par pack de bière acheté. Et même le club de football de la ville a fait un geste en acceptant que soient vendus dans son stade les T-shirts "sauvez les Haie" au prix d'ami (du hockey) de 15 euros.
Après onze défaites en treize matchs, Cologne s'est enfoncé dans une crise semblable à celle de l'an passé. Le KEC a donc entrepris aujourd'hui une véritable révolution en virant tout le staff sportif pour mettre en poste un personnage pour le moins très controversé.
Il faut dire que Kévin Hecquefeuille et ses collègues ont vécu hier soir un calvaire, qui n'a d'égal que celui du club où avait failli jouer Hecquefeuille - les Brûleurs de Loups de Grenoble - au même moment au Haras.
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