Classement IIHF : 9e (2010).
29 465 licenciés (8 907 hommes, 2 481 femmes, 18 077 juniors).
217 patinoires (dont 44 en plein air).
Organisation des championnats : DEL (autonome de la fédération avec délégation officielle), 2e Bundesliga, Oberliga puis ligues régionales. Juniors (U20, U17, U15).
La page du championnat d'Allemagne 2010/11.
La présentation du championnat allemand 2010/11
Le bilan du championnat allemand 2009/10.
Le palmarès du championnat.
Grands joueurs : Gustav Jaenecke, Erich Kühnhackl, Dieter Hegen, Udo Kießling, Marco Sturm.
Grands clubs : Adler Mannheim, Eisbären Berlin, Düsseldorfer EG, Cologne (KEC), EV Füssen, SC Riessersee.
Moins d'une semaine après la fin de son Mondial qui s'est déroulé comme dans un rêve, l'Allemagne a été brutalement rappelée à son quotidien avec une bataille administrativo-judiciaire dont les rebondissements tragicomiques ont égalé en coulisses les surprises survenues sur la glace.
En parallèle aux jours les plus glorieux du hockey allemand (le Mondial) a en effet eu lieu ce qui a été qualifié de "jour le plus ridicule de l'histoire de la DEL". L'enjeu, la survie du club de Kassel, en grande difficulté financière - et pas seul dans ce cas... Quelles équipes joueront en DEL l'an prochain ? Celui qui sait répondre à cette question est aussi fort que celui qui a pronostiqué le dénouement du Mondial !
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Le grand public allemand ne connaît que les grand hockeyeurs du passé comme Didi Hegen et Gerd Truntschka, qui évoluaient au pic de la popularité de ce sport vers la fin des années 80. Les noms des stars de la DEL sont inconnus, et il ne reste qu'une figure célèbre : Hans Zach, le sévère Bavarois à la mine grimaçante et presque carnassière.
Il était l'entraîneur de la dynastie de Düsseldorf (1991-1993), avec justement Hegen et Truntschka. Il s'agissait de ses premiers titres comme coach après en avoir gagné deux comme joueur (avec le Berliner SC et Rosenheim) et un comme adjoint. Depuis, il n'avait plus rien gagné. Et cette saison, le voilà couronné de manière triomphale avec les Scorpions de Hanovre. Il a imposé une dernière fois son incroyable discipline (un total de sept buts encaissés et sept pénalités concédées seulement en trois matchs de finale) puisqu'il a annoncé sa retraite.
Une retraite, vraiment ? Madame Zach s'est exprimée après la finale pour dire son bonheur de garder son mari auprès d'elle et de ne pas avoir à refaire ses valises en juillet prochain. En juillet, d'accord, mais en mai ? Zach ne serait-il pas tenté de revenir à la tête de l'équipe d'Allemagne, qu'il amenait régulièrement en quarts de finale de 1999 à 2003 ? Sa retraite vaut juste pour un job à plein temps dans un club.
"L'homme au pull-over rouge" contre "le Volcan des Alpes", telle est l'étonnante affiche de la finale la plus inattendue de l'histoire du hockey allemand, qui commence ce soir. Mais où sont donc passés tous les cadors ?
Cologne ? Il a terminé sans gloire une saison noire dès les pré-play-offs, et ce sont 16 joueurs d'un coup (!) qui ont été chassés de l'effectif, de ceux qui étaient arrivés l'été passé comme Kevin Hecquefeuille aux cadres que l'on pensait intouchables comme le défenseur aux 1000 matches de DEL Andreas Renz, qui rêvait du KEC étant petit et s'identifiait comme personne au club.
Mannheim ? Sorti également dès les pré-play-offs par une tornade nommée Augsbourg, avec son entraîneur au pull-over rouge Larry Mitchell. On sait les Canadiens superstitieux, et il n'a plus quitté son vêtement gagnant... jusqu'au troisième match de quart de finale à Berlin, face aux Eisbären qui avaient archi-dominé la saison régulière. Il a laissé son pull dans la voiture. "Il fait trop chaud dans le O2 World", a-t-il expliqué pour se justifier. C'est le lot des salles modernes, si différentes de l'antique Curt-Frenzel-Stadion d'Augsbourg où les équipes adverses gèlent durant l'hiver. L'absence de pull porte-bonheur n'a pas empêché les Panther de gagner à Berlin où ils restaient sur neuf défaites consécutives, toutes nettes.
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Le siège de la DEL se situe à Cologne, et ce n'est pas un hasard. C'est la plus grande ville de la région la plus riche du pays, avec un club incontournable présent à haut niveau depuis plus de trente ans. La Kölnarena a été un modèle de salle multifonctions qui a depuis fait des émules. Pourtant, cette vitrine s'est ébréchée ces derniers temps.
Le mois dernier, le manager de Cologne, Thomas Eichin, a annoncé qu'il fallait trouver 500 000 euros en deux semaines pour simplement finir la saison et ne pas se mettre en faillite ! La ville est alors passée en état de mobilisation générale. La municipalité a apporté une aide d'urgence. De nombreux sponsors ont annoncé des opérations caritatives/promotionnelles : telle brasserie locale a annoncé qu'elle verserait 10 centimes au KEC par pack de bière acheté. Et même le club de football de la ville a fait un geste en acceptant que soient vendus dans son stade les T-shirts "sauvez les Haie" au prix d'ami (du hockey) de 15 euros.
Après onze défaites en treize matchs, Cologne s'est enfoncé dans une crise semblable à celle de l'an passé. Le KEC a donc entrepris aujourd'hui une véritable révolution en virant tout le staff sportif pour mettre en poste un personnage pour le moins très controversé.
Il faut dire que Kévin Hecquefeuille et ses collègues ont vécu hier soir un calvaire, qui n'a d'égal que celui du club où avait failli jouer Hecquefeuille - les Brûleurs de Loups de Grenoble - au même moment au Haras.
La DEL a toujours eu l'habitude d'avoir au moins une équipe décrochée en bas de tableau, et elle n'a jamais connu une situation comme celle qu'elle est en train de vivre : après les deux victoires de Hambourg ce week-end, trois équipes (Nuremberg, Hambourg, Hanovre), toutes ayant un statut normal d'outsider, se retrouvent à égalité de points en dernière position.
Mais le classement est devenu si serré que ce trio n'est plus qu'à quatre points de la dixième place (qualificative en pré-play-offs) occupée par Cologne, dont le week-end résume l'incertitude inédite dans le championnat allemand : victoire sur le leader Berlin, puis défaite chez le "petit poucet" Straubing... qui a pris des points pour la sixième journée consécutive et trône à une improbable huitième place.
La seule constante, c'est que Wolfsburg est l'équipe du moment : elle s'est emparée de la troisième place en écrasant l'autre surprise du début de saison Augsbourg (7-2). Norm Milley, un ailier canadien qui avait marqué trois fois en 17 journées, a inscrit le premier quadruplé de la saison de DEL, lui dont le temps de jeu avait été réduit comme peau de chagrin en octobre après des performances décevantes... Le championnat d'Allemagne.
Il y a deux semaines, Straubing semblait parti pour vivre une saison difficile, fermement condamné à la dernière place de la DEL que tout le monde lui avait promis. En plus, le gardien canadien Mike Bales s'était blessé, et son collègue Markus Janka restait seul jusqu'à la trêve internationale, qui commence aujourd'hui. Or, les quatre sorties de Janka s'étaient mal passées jusque là : quatre défaites nettes avec un total de 2 buts marqués et 16 buts encaissés. Et pourtant... Dans un sursaut totalement inattendu, Straubing vient d'enchaîner quatre victoires, avec une moyenne de 1,5 buts encaissés pour Markus Janka. Non seulement les Tigers ne sont plus derniers, mais ils sont à égalité de points avec le dernier qualifié en play-offs Cologne.
La série noire du moment est en effet pour le KEC qui vient d'enchaîner six défaites, dont un week-end terrible avec un 0-4 chez le grand rival Düsseldorf puis un 0-5 à domicile contre Augsbourg. Le public s'est révolté et a chanté un message sans appel : "Vous pouvez tous partir sauf [Lars] Weibel." Le gardien suisse est en effet la meilleure recrue et continue de surnager. En revanche, Kévin Hecquefeuille commence à être chahuté. On était patient au sujet de l'adaptation du Français tant que les résultats de l'équipe étaient bons, mais la critique se renforce envers un joueur qui avait été bien vendu par le staff. On lui reproche de jouer la tête dans la mur, et ses notes de match sont parmi les moins bonnes de l'équipe.
Le défenseur slovaque Boris Zahumensky était resté dans les mémoires à Gap au début de cette année pour avoir été laissé tout nu dans les rues de la ville par ses coéquipiers (mauvais) plaisantins, qui s'étaient auparavant assurés de son ivresse. Cette péripétie paraît aujourd'hui dérisoire face au dramatique accident qu'il a vécu en match vendredi soir en Allemagne.
Après avoir commencé la saison par deux victoires, Hambourg n'en a remporté qu'une seule sur les neuf journées suivantes. Autant dire que la crise était profonde dans l'équipe hanséatique. Ce que nul n'espérait plus s'est même produit : Boris Capla, le manager le moins apprécié de l'Allemagne, a fini par être limogé par Detlef Kornett, le patron du groupe Anschutz, qui a donc tenu parole sur son implication plus grande dans les affaires du club cette saison. Mais ce mouvement en coulisses n'avait pas arrêté les mauvais résultats, et c'était au tour du coach Paul Gardner de sentir roussir ses moustaches...
Hambourg, dernier, se déplaçait hier soir chez l'avant-dernier Straubing et était privé pour ce match capital de trois attaquants ((Barta, Mueller, Brandl). Le défenseur offensif Peter Ratchuk s'est donc mué poour la circonstance en avant... et il a marqué deux buts : le 3-0 puis le 4-3 décisif alors que son équipe avait été remontée. Le succès assuré en cage vide par le buteur finlandais Kimmo Kuhta (5-3) laisse la dernière place à Straubing.
Autre fin de série, mais de bonne série celle-là, pour Cologne : le KEC était invaincu sur sa glace depuis le début du championnat et semblait avoir totalement pansé les plaies de sa saison noire 2008/09. Cet après-midi cependant, pour le retour du hockey sur la télévision publique (dans le d'un programme régional de la troisième chaîne en Rhénanie), Cologne a été blanchi à domicile par Iserlohn. Kévin Hecquefeuille a fini la rencontre avec une fiche de -2.
Une crosse qui essaie de dégager le palet dans les airs, et qui heurte en fait une tête de plein fouet ; la victime de ce geste unanimement reconnu comme accidentel qui reste inconscient sur la glace pendant un quart d'heure... C'est par cette scène horrifique que la DEL s'est ouverte.
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