Allemagne

drapeauClassement IIHF : 10e (2012).
28 932 licenciés (8 224 hommes, 2 580 femmes, 18 128 juniors).
216 patinoires (dont 44 en plein air).

Organisation des championnats : DEL (autonome de la fédération avec délégation officielle), 2e Bundesliga, Oberliga puis ligues régionales. Juniors (U20, U17, U15).

Le bilan du championnat allemand 2012/13.

La page du championnat d'Allemagne 2012/13.

La présentation du championnat allemand 2012/13

Le palmarès du championnat.

Grands joueurs : Gustav Jaenecke, Otto Schneitberger, Erich Kühnhackl, Dieter Hegen, Udo Kießling, Marco Sturm.

Grands clubs : Adler Mannheim, Eisbären Berlin, Düsseldorfer EG, Cologne (KEC), EV Füssen, SC Riessersee.

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Top/flop européen de septembre 2008 : Cologne (flop)

CologneDepuis son émancipation en 1972, le KEC est la valeur sûre du hockey allemand : il n'a jamais connu de vraie saison noire et est depuis plusieurs années un modèle de stabilité sportive, moins titré que d'autres à court terme mais toujours présent.

Voir ce fidèle des play-offs commencer la saison par cinq défaites, c'était tout simplement du jamais vu. L'entraîneur Doug Mason gardait pourtant la confiance des joueurs et des dirigeants. Mais, quand la série de défaites est passée à 7, même les meilleures intentions ne tenaient plus. Il n'y avait d'autre solution que de mettre le Canado-Néerlandais à la porte.

Son assistant Clayton Beddoes a pris le relais. Il a tout de suite obtenu une victoire, mais s'est empressé de rendre hommage à Mason qui a mis en place tout le travail de fond. Seule modification, essayer de jouer plus simple pour provoquer cette réussite qui fuyait.

L'incompréhensible déroute de Cologne s'explique surtout par la faillite des cadres de la défense (Stéphane Julien, Mirko Lüdemann et Mats Trygg), qui ont accumulé les erreurs inhabituelles.

Signes d'éclaircie : d'une part, le jeune gardien Stefan Horneber a obtenu une part prépondérante dans les succès tant attendus (3-1 à Francfort et 4-0 contre Hanovre) ; d'autre part, son aîné Robert Müller va reprendre en douceur l'entraînement après une nouvelle opération réussie de sa tumeur au cerveau.

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Top/flop européen de février 2008 : Düsseldorf (top)

DEG Metro StarsLa saison régulière 2007/08 ne restera de toute façon pas un bon souvenir à Düsseldorf. Les résultats et les affluences en berne vont obliger à raccourcir le budget de 4,1 à 3,6 millions d'euros l'an prochain. Mais le club s'y prépare déjà, et le manager Lance Nethery a engagé Harold Kreis, qu'il a côtoyé à Mannheim et qui arriver cet été. En attendant, il continue de s'occuper de l'équipe.

On pourrait croire qu'il a tiré un trait sur le championnat en cours. Mais avec neuf victoires en dix matches, le DEG a assuré une qualification qui semblait compromise. Et aujourd'hui, plus personne n'a envie de le croiser en play-offs. Ce qu'il faut signaler, c'est que deux des principaux responsables de cette résurrection sont deux jeunes Allemands qui ne sont pas actuellement dans les plans d'Uwe Krupp pour l'équipe nationale.

Le cas de Patrick Reimer (25 ans) fait râler à Düsseldorf tant ses performances actuelles le justifieraient. Il a été placé sur la ligne de Rob Collins et du parfois nonchalant Jamie Wright, il a transformé cette ligne qui est en très grande forme depuis deux mois.

Quant à Korbinian Holzer, qui a fêté ses 20 ans ce mois-ci, il a tout simplement la meilleure fiche +/- parmi les défenseurs, et forme une très solide première paire avec le vétéran naturalisé Marian Bazany (l'ex-Strasbourgeois). Les deux spécialistes défensifs compensent les erreurs des leaders attendus des lignes arrières, les plus offensifs Peter Ratchuk et Andy Hedlund qui se sont brûlés et n'ont pas assumé leur temps de glace. Il faut dire que Düsseldorf n'a pas été épargné par les blessures. La révélation de Holzer compense la saison presque blanche d'un autre espoir, Robert Dietrich. Après avoir eu la cheville droite fracturée en partant pour un camp NHL à Nashville, il n'a rejoué que six fois avant de se blesser à l'autre jambe dans un choc à l'entraînement avec Bazany. Il rentrera début mars.

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Top/flop européen de janvier 2008 : Nuremberg (top)

En déclarant à un journal local qu'il n'était plus très sûr de vouloir continuer à financer le hockey à Nuremberg de sa poche, le mécène - depuis peu - Günther Hertel a été dépassé par les conséquences de ses propos. Ils ont été repris dans tous les médias nationaux, créant un doute sur l'avenir du club. Il a été obligé de s'expliquer en disant que la saison suivante était assurée mais qu'il tenait à tirer un signal d'alarme sur la faiblesse des recettes. Le budget a en effet été affecté par le retrait imprévu des cuisines Schmidt (qui ne voulaient plus s'associer à un club ayant remplacé dans son nom la mention de la ville par un médicament). De plus, l'affluence reste inférieure à cinq mille spectateurs, dans une patinoire qui est considérée comme la moins agréable et la moins bien conçue de toutes les salles modernes construites ces dernières années en Allemagne.

Il n'est pas certain que déballer ses états d'âme en public ait été le signe le plus judicieux à envoyer aux supporters ou aux partenaires à prospecter... Les dirigeants ont ensuite essayé de rattraper le coup en mettant en avant de nouvelles offres de parrainage individuel : 30 000 euros pour disposer d'un joueur donné pour deux opérations de relations publiques, plus deux tickets VIP à l'année.

Cette polémique pour rien (car Hertel continuera à diriger le club et à boucher les trous jusqu'à nouvel ordre) est d'autant plus regrettable qu'elle a occulté médiatiquement les succès sportifs de son équipe. Nuremberg, vice-champion en titre, a pris la tête du classement.

Dans leur patinoire si décriée, les Ice Tigers en sont à 12 victoires consécutives. Ils disposent de la meilleure défense du championnat. Sean Brown, l'ex-joueur de NHL bien plus solide qu'à Düsseldorf, en est le patron. Le vétéran Shane Peacock sera certes absent un mois après une charge avec la crosse dans le dos de Martin Hlinka, mais son remplaçant a été trouvé : Alan Letang. Placé dans un coma artificiel l'an dernier après une occlusion intestinale et opéré six fois, le Canadien pensait avoir une place réservée à Hambourg mais le manager Boris Capla n'était plus en mesure de la lui garantir. Une aubaine pour Nuremberg qui gagne un hockeyeur stable et apprécié.

Le gardien allemand Dmitrij Kotschnew confirme lui aussi sa valeur : il a les meilleures statistiques de DEL (sans compter Travis Scott qui est reparti en Russie). Quant au jeune attaquant germano-canadien Ahren Spylo, c'est la révélation de la saison. Le buteur a su bien prendre les fréquentes critiques de son entraîneur Benoît Laporte : il y a réagi positivement pour mieux utiliser son physique et son talent, et cela sert son développement.

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Top/flop européen de décembre 2007 : Düsseldorf (flop)

Longtemps, le DEG a été le club-symbole du hockey sur glace allemand. Parce qu'il a mis fin à la domination des clubs bavarois, et surtout parce qu'il rassemblait régulièrement plus de huit mille spectateurs, dès les années 70, dans sa patinoire mythique de la Brehmstraße. Il a surmonté ce qu'on pensait être sa plus grande crise dans les années 90 après l'avènement de la DEL, avec scandale de double billetterie, problèmes financiers et rétrogradation.

Mais aujourd'hui, c'est une crise presque plus profonde qui submerge le DEG, une crise morale. Quinze mois après le déménagement dans le nouvel ISS-Dome, censé incarner l'entrée dans la modernité, la transition ne s'est toujours pas effectuée. L'ambiance s'est diluée dans cette grande enceinte, et avec guère plus de six mille spectateurs de moyenne, c'est moins un pas en avant qu'un retour en arrière. Cette affluence est la conséquence de résultats décevants : Düsseldorf occupe la dixième place au classement, la dernière qualificative en play-offs, mais c'est uniquement parce que le calendrier bancal de la DEL lui a fait jouer trois ou quatre matches de plus sur ses concurrents directs au classement. Il est en fait douzième "virtuel"...

En virant l'entraîneur tchèque Slavomir Lener dès octobre, et en prenant sa place, le manager Lance Nethery s'est mis en première ligne. Avec un contrat qui court jusqu'en 2012, le club n'est pas trop enclin à se séparer de lui. Même l'hypothèse à la mode d'engager un "coach mental" a été écartée notamment pour raisons financières, les recettes aux guichets étant évidemment inférieures au budget. Il faut dire qu'il y a une raison aux performances médiocres du mois de décembre : la blessure au genou du gardien Jamie Storr. L'habituel n°2 Jochen Reimer, habituellement prêté à Essen au niveau inférieur pour avoir du temps de jeu, avait réussi une belle entrée en matière avec un blanchissage contre Duisburg. Mais il avait été un peu vite porté aux nues... Depuis, ses performances très moyennes expliquent le mois difficile de Düsseldorf et la situation encore dégradée. Jusqu'à mettre en danger la qualification ?

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Robert Müller remplace Travis Scott à Cologne

La puissance financière du championnat russe est en train de changer la donne dans les championnats européens, mais pas de la même façon que la NHL le fait : alors que celle-ci n'a pas le droit de recruter des joueurs en cours de saison en vertu de ses accords avec l'IIHF, les clubs de Superliga ne se gênent pas pour le faire... mais avec le consentement de leur victime ! Et pour cause : eux sont prêts à respecter les contrats et à mettre le vrai prix pour acquérir un joueur. En clair, une "indemnité de transfert". Cette expression absente du vocabulaire des franchises de NHL... qui ne rechignent cependant pas à en percevoir une quand le cas se présente : Ak Bars Kazan a payé plus de 500 000 euros aux Blues de Saint-Louis pour racheter le contrat de l'attaquant tchèque Petr Cajanek.

Le transfert le plus remarquable, c'est cependant celui de Travis Scott au Metallurg Magnitogorsk. Il retourne dans l'Oural six mois après en être parti, et multiplie par huit le salaire qu'il touchait à Cologne. Si le club allemand a accepté ce départ qui couvait depuis plusieurs semaines, c'est qu'il a empoché en retour un million d'euros. Une somme qui est bien supérieure à tous les fonds de compensation versés par la NHL. Cela crée un précédent intéressant au moment où l'IIHF a décidé réouvrir les négociations avec la NHL pour modifier les conditions de l'accord sur les transferts, après l'insatisfaction exprimée par la ligue suédoise

Un club comme Cologne n'est pas du genre à se priver de son joueur le plus important sans pouvoir se retourner. S'il l'a fait, c'est que ce transfert lui permettait d'embaucher un remplaçant, et il fallait que celui-ci soit allemand, sinon cela aurait coûté une licence d'étranger supplémentaire. Un seul nom s'imposait à l'esprit : celui de Robert Müller.

Grâce à son prêt à Duisburg, l'ancien gardien de Mannheim a pu enchaîner les matches pour la première fois depuis son cancer. Il a même fait gagner quatre fois de suite cette équipe, qui paraissait promise à la dernière place et qui était incapable d'enchaîner deux victoires. Du coup, on a arrêté de regarder Müller comme un "accidenté de la vie", et on l'a considéré à nouveau comme un gardien d'exception, abandonnant cette insidieuse arrière-pensée non exprimée selon laquelle il n'était plus comme avant Mannheim ne s'est pas opposé à ce transfert définitif, qui lui économise un de ses plus gros salaires et évite un conflit potentiel : les Adler savaient depuis le début de saison que la situation était intenable avec deux gardiens au potentiel de n°1 indiscutables.
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Top/flop européen de novembre 2007 : Iserlohn (top)

Bientôt seize ans. 1992. C'était avant la création de la DEL. Et c'est la dernière fois qu'un Allemand, Didi Hegen en l'occurrence, a terminé meilleur buteur du championnat. L'attente pourrait prendre fin cette saison avec Michael Wolf. Qui ? C'est la question que pourraient poser bien des Allemands... Là où Hegen est un des sportifs les plus connus de son pays, Wolf est un hockeyeur anonyme. Mais peu à peu, il commence à faire parler de lui. À son rythme, lui qui a débuté en DEL à 24 ans après avoir progressivement gravi les divisions inférieures. Dangereux partout où il passe, il transpose en effet ses performances en équipe nationale, comme en mai dernier à ses premiers championnats du monde. "Wolf est le premier joueur que j'envoie sur la glace dans les situations de jeu difficiles", selon Uwe Krupp.

Et pourtant, il est sous contrat jusqu'en 2010 avec Iserlohn, en compagnie de son centre Robert Hock, l'homme qui lui délivre ses passes décisives. Avec un tel buteur, le petit club du Sauerland peut rêver concurrencer les grands. Wolf a marqué 26 fois en 24 matches, et Iserlohn a résolument pris place parmi les six premiers, ceux qui seront directement qualifiés en quarts de finale. Le gardien Norm Maracle, auteur d'un excellent mois de novembre à 94% d'arrêts, a du coup été lui aussi prolongé jusqu'en 2010.

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Encore du remue-ménage à Duisburg

Ralf Pape, le président de Duisburg, n'en est plus à une décision surprenante près. Mais qu'il puisse prendre comme première (bonne ?) résolution de la nouvelle année de virer son entraîneur, personne ne l'aurait cru. Après tout, même si Peter Draisaitl n'a pas fait décoller son équipe de la dernière place depuis qu'il a succédé à Didi Hegen fin octobre, il lui a tout de même assuré des résultats plus dignes. Il a même fini l'année sur une victoire à l'extérieur à Wolfsburg. Cela n'a pas suffi. Depuis la fin de la pige de Robert Müller, l'entraîneur s'était plaint qu'aucun des deux gardiens Christian Rohde et Lukas Lang ne s'imposait comme n°1. "Sans confiance et sans soutien, ils ne peuvent pas livrer de bonnes performances", a rétorqué le patron. Les deux hommes ne s'étaient jamais entendus.

La saison prochaine, où il faudra de nouveau lutter contre la relégation, Duisburg engagera un entraîneur étranger. En attendant, c'est l'adjoint et entraîneur des gardiens Karel Lang qui termina le championnat en cours. Et même si tout le hockey allemand se gratte la tête devant le cas Duisburg, force est de constater que le premier match sans Draisaitl s'est bien passé : victoire 4-3 ce soir contre Hambourg.
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Allemagne : Mannheim gagne avec Dave King

On pensait le champion Mannheim sorti d'affaire après un début de saison raté. À domicile en particulier, il n'avait plus perdu depuis deux mois. Il aura suffi d'une fois... Vendredi, la défaite contre le promu Wolfsburg (4-7) a provoqué le licenciement de l'entraîneur Greg Poss, qui avait pourtant été prolongé jusqu'en 2010 dans des circonstances qui avaient fait rire toute l'Allemagne. Le contrat avec l'Américain avait en effet été signé durant l'été, et le club voulait l'annoncer en début de saison, mais les mauvais résultats avaient sans cesse retardé l'échéance. Sauf que les Adler avaient déjà imprimé des cartes destinées aux supporters pour recueillir les autographes, cartes sur lesquelles figurait la mention "Greg Poss - contrat jusqu'en 2010". Les plus observateurs n'avaient pas manqué de le remarquer, et le "secret" était ainsi éventé. Mannheim l'a officialisé en novembre... pour virer son entraîneur un mois plus tard.

Immédiatement, les Adler présentaient son successeur : Dave King ! Le vieux lion canadien jouait très gros hier soir : son premier match contre Düsseldorf était d'autant plus capital que les matches de Mannheim des trois prochaines journées ont été avancés et déjà joués pour que l'équipe aille participer à la Coupe Spengler. La victoire fut une formalité (7-2). Il faut dire que Düsseldorf, autrefois le club-phare du hockey allemand, est en pleine crise avec neuf défaites dans les dix dernières journées et des tribunes à moitié vides. Le manager Lance Nethery, qui avait décidé de virer le coach Lener et de prendre les rênes de l'équipe, avait annoncé qu'il embaucherait un nouvel entraîneur si le besoin s'en faisait sentir. Le moins que l'on puisse dire est que ça presse...

Les changements d'entraîneur vont vite en DEL. Il y a dix jours, c'était Paulin Bordeleau (Augsbourg) qui devait rendre son tablier au lendemain d'une demi-finale de coupe perdue à plate couture chez la terrible attaque berlinoise (10-4). Bordeleau, qui avait affiché de grandes ambitions à son arrivée, a ainsi échoué dans le seul trophée qu'il pouvait éventuellement gagner avec un petit club comme Augsbourg, et au même stade - demi-finale - que son prédécesseur Benoît Laporte avant lui. Pourtant, par rapport à ses moyens, Augsbourg était plutôt mieux classé que prévu en championnat. Mais les dirigeants ne voulaient pas perdre de vue l'espoir d'une place en play-offs.

Ils ont donc engagé Larry Mitchell, un entraîneur canadien peu connu qui vient de se tailler une réputation en emmenant le petit club de Landsberg de la troisième au haut de la deuxième division, avant de partir à cause de sérieux problèmes financiers. Libre, Mitchell se retrouvait convoité. Il se permettait même de refuser un poste d'entraîneur-adjoint à Ingolstadt et de repartir dans son pays. C'était osé car il aurait pu tomber dans l'oubli... En fait, il aura suffi de deux semaines pour qu'il soit rappelé. Ironie du sort, c'est Max Fedra qui l'a contacté : le manager d'Augsbourg avait pourtant eu des prises de bec la saison passée avec l'entraîneur de Landsberg au sujet de certains prêts de joueurs, ce qui avait conduit à la fin de la coopération entre les deux clubs. Aujourd'hui, ils travailleront ensemble. Larry Mitchell avait un calendrier favorable dans une certaine mesure, mais aussi une forte pression : il commençait par trois matches à domicile. Ils ont été gagné tous les trois (dont deux aux tirs au but), et Augsbourg, effectivement, reste à portée de la dixième place.

Les Eisbären de Berlin sont toujours en tête du classement, devant Francfort. Quant à la finale de coupe, elle opposera les deux mêmes équipes, Berlin et Francfort.
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Allemagne : Hambourg en crise

C'est la crise à Hambourg, qui reste sur trois défaites consécutives et n'a plus qu'un point d'avance sur Krefeld pour la dixième place, la dernière qualificative en play-offs. Même si l'entraîneur Bill Stewart a vu un "grand match entre deux super équipes" contre Francfort (0-1), il est bien le seul. L'ambiance est de plus en plus morose à la Color Line Arena où les prestations médiocres à domicile se succèdent.

Ingolstadt s'est en revanche éloigné de la zone dangereuse depuis l'arrivée du nouvel entraîneur Mike Krushelnyski. Le Canadien, passé par la Superliga russe l'an dernier, est plus expansif que son prédécesseur Ron Kennedy, et son hockey est plus offensif. Son équipe, exempte dimanche, a remporté ses deux rendez-vous de suite à domicile, le dernier hier soir face au leader Berlin (3-2). Yorick Treille en a profité pour marquer son deuxième but de la saison.

L'autre nouvel entraîneur Bob Manno (Straubing) avait l'avantage de connaître déjà la DEL pour l'avoir fréquentée à Francfort et Augsbourg. En mettant en place son hockey simple et efficace, il a comme transformé son équipe d'un coup de baguette magique : une victoire-record 7-1 sur Düsseldorf ! Même si Straubing a perdu les deux matches suivants à Berlin et contre Cologne (un 0-1 frustrant face au gardien Travis Scott), il s'agissait des deux premiers du championnat et la tendance est positive.

Elle l'est même chez la lanterne rouge Duisburg, que l'on croyait perdue. Depuis le remplacement de l'entraîneur Didi Hegen par Peter Draisaitl, les résultats sont meilleurs à chaque match. Les défaites sont plus serrées et, mieux encore, les Füchse viennent d'enchaîner deux victoires de suite. Le club a admis les ratés de son recrutement, et tant pis si des licences de joueur étranger ont été gâchées : Dan Tessier, arrivé en tant que meilleur marqueur du championnat britannique, a ainsi été renvoyé. À vrai dire, la raison de la métamorphose de Duisburg est toute trouvée : elle coïncide peu ou prou avec l'arrivée d'un gardien nommé Robert Müller...
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Allemagne : deux entraîneurs tombent d'un coup

La journée d'hier soir a fait des ravages en DEL puisqu'elle a fait tomber deux têtes d'un coup. Straubing, battu 1-4 à domicile par Duisburg dans un triste duel de bas de tableau, a accumulé sa neuvième défaites en dix matches. Le "joueur allemand du siècle" Erich Kühnhackl, à qui les dirigeants avaient réaffirmé leur soutien avant la trêve, n'y a pas résisté. Son autorité sur l'équipe s'amenuisait, et les supporters manifestaient de manière de plus en plus soutenue leur défiance à son égard. Son assistant Jürgen Rumrich prendra le relais mais n'aura pas la partie facile : Straubing vit un peu le syndrome de la seconde saison et découvre la difficulté et les crises après des années de progression.

Du côté d'Ingolstadt, la purge a été encore plus sévère. L'équipe bavaroise a pourtant battu Iserlohn 3-1 hier soir (deux assistances pour Yorick Treille), mais les dirigeants avaient déjà pris leur décision : déçus par la piètre dixième place au classement, ils ont annoncé après le match qu'ils se séparaient de l'intégralité du staff sportif : l'entraîneur Ron Kennedy, son adjoint Jamie Bartman et le manager Stefan Wagner sont montés ensemble dans la charrette ! Cette décision brutale voire excessive a beaucoup surpris : les dirigeants savent-ils réellement qui mettre à la place ?