Allemagne

drapeauClassement IIHF : 10e (2012).
28 932 licenciés (8 224 hommes, 2 580 femmes, 18 128 juniors).
216 patinoires (dont 44 en plein air).

Organisation des championnats : DEL (autonome de la fédération avec délégation officielle), 2e Bundesliga, Oberliga puis ligues régionales. Juniors (U20, U17, U15).

Le bilan du championnat allemand 2012/13.

La page du championnat d'Allemagne 2012/13.

La présentation du championnat allemand 2012/13

Le palmarès du championnat.

Grands joueurs : Gustav Jaenecke, Otto Schneitberger, Erich Kühnhackl, Dieter Hegen, Udo Kießling, Marco Sturm.

Grands clubs : Adler Mannheim, Eisbären Berlin, Düsseldorfer EG, Cologne (KEC), EV Füssen, SC Riessersee.

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Robert Müller remplace Travis Scott à Cologne

La puissance financière du championnat russe est en train de changer la donne dans les championnats européens, mais pas de la même façon que la NHL le fait : alors que celle-ci n'a pas le droit de recruter des joueurs en cours de saison en vertu de ses accords avec l'IIHF, les clubs de Superliga ne se gênent pas pour le faire... mais avec le consentement de leur victime ! Et pour cause : eux sont prêts à respecter les contrats et à mettre le vrai prix pour acquérir un joueur. En clair, une "indemnité de transfert". Cette expression absente du vocabulaire des franchises de NHL... qui ne rechignent cependant pas à en percevoir une quand le cas se présente : Ak Bars Kazan a payé plus de 500 000 euros aux Blues de Saint-Louis pour racheter le contrat de l'attaquant tchèque Petr Cajanek.

Le transfert le plus remarquable, c'est cependant celui de Travis Scott au Metallurg Magnitogorsk. Il retourne dans l'Oural six mois après en être parti, et multiplie par huit le salaire qu'il touchait à Cologne. Si le club allemand a accepté ce départ qui couvait depuis plusieurs semaines, c'est qu'il a empoché en retour un million d'euros. Une somme qui est bien supérieure à tous les fonds de compensation versés par la NHL. Cela crée un précédent intéressant au moment où l'IIHF a décidé réouvrir les négociations avec la NHL pour modifier les conditions de l'accord sur les transferts, après l'insatisfaction exprimée par la ligue suédoise

Un club comme Cologne n'est pas du genre à se priver de son joueur le plus important sans pouvoir se retourner. S'il l'a fait, c'est que ce transfert lui permettait d'embaucher un remplaçant, et il fallait que celui-ci soit allemand, sinon cela aurait coûté une licence d'étranger supplémentaire. Un seul nom s'imposait à l'esprit : celui de Robert Müller.

Grâce à son prêt à Duisburg, l'ancien gardien de Mannheim a pu enchaîner les matches pour la première fois depuis son cancer. Il a même fait gagner quatre fois de suite cette équipe, qui paraissait promise à la dernière place et qui était incapable d'enchaîner deux victoires. Du coup, on a arrêté de regarder Müller comme un "accidenté de la vie", et on l'a considéré à nouveau comme un gardien d'exception, abandonnant cette insidieuse arrière-pensée non exprimée selon laquelle il n'était plus comme avant Mannheim ne s'est pas opposé à ce transfert définitif, qui lui économise un de ses plus gros salaires et évite un conflit potentiel : les Adler savaient depuis le début de saison que la situation était intenable avec deux gardiens au potentiel de n°1 indiscutables.
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Allemagne : Hambourg en crise

C'est la crise à Hambourg, qui reste sur trois défaites consécutives et n'a plus qu'un point d'avance sur Krefeld pour la dixième place, la dernière qualificative en play-offs. Même si l'entraîneur Bill Stewart a vu un "grand match entre deux super équipes" contre Francfort (0-1), il est bien le seul. L'ambiance est de plus en plus morose à la Color Line Arena où les prestations médiocres à domicile se succèdent.

Ingolstadt s'est en revanche éloigné de la zone dangereuse depuis l'arrivée du nouvel entraîneur Mike Krushelnyski. Le Canadien, passé par la Superliga russe l'an dernier, est plus expansif que son prédécesseur Ron Kennedy, et son hockey est plus offensif. Son équipe, exempte dimanche, a remporté ses deux rendez-vous de suite à domicile, le dernier hier soir face au leader Berlin (3-2). Yorick Treille en a profité pour marquer son deuxième but de la saison.

L'autre nouvel entraîneur Bob Manno (Straubing) avait l'avantage de connaître déjà la DEL pour l'avoir fréquentée à Francfort et Augsbourg. En mettant en place son hockey simple et efficace, il a comme transformé son équipe d'un coup de baguette magique : une victoire-record 7-1 sur Düsseldorf ! Même si Straubing a perdu les deux matches suivants à Berlin et contre Cologne (un 0-1 frustrant face au gardien Travis Scott), il s'agissait des deux premiers du championnat et la tendance est positive.

Elle l'est même chez la lanterne rouge Duisburg, que l'on croyait perdue. Depuis le remplacement de l'entraîneur Didi Hegen par Peter Draisaitl, les résultats sont meilleurs à chaque match. Les défaites sont plus serrées et, mieux encore, les Füchse viennent d'enchaîner deux victoires de suite. Le club a admis les ratés de son recrutement, et tant pis si des licences de joueur étranger ont été gâchées : Dan Tessier, arrivé en tant que meilleur marqueur du championnat britannique, a ainsi été renvoyé. À vrai dire, la raison de la métamorphose de Duisburg est toute trouvée : elle coïncide peu ou prou avec l'arrivée d'un gardien nommé Robert Müller...
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Top/flop européen de novembre 2007 : Iserlohn (top)

Bientôt seize ans. 1992. C'était avant la création de la DEL. Et c'est la dernière fois qu'un Allemand, Didi Hegen en l'occurrence, a terminé meilleur buteur du championnat. L'attente pourrait prendre fin cette saison avec Michael Wolf. Qui ? C'est la question que pourraient poser bien des Allemands... Là où Hegen est un des sportifs les plus connus de son pays, Wolf est un hockeyeur anonyme. Mais peu à peu, il commence à faire parler de lui. À son rythme, lui qui a débuté en DEL à 24 ans après avoir progressivement gravi les divisions inférieures. Dangereux partout où il passe, il transpose en effet ses performances en équipe nationale, comme en mai dernier à ses premiers championnats du monde. "Wolf est le premier joueur que j'envoie sur la glace dans les situations de jeu difficiles", selon Uwe Krupp.

Et pourtant, il est sous contrat jusqu'en 2010 avec Iserlohn, en compagnie de son centre Robert Hock, l'homme qui lui délivre ses passes décisives. Avec un tel buteur, le petit club du Sauerland peut rêver concurrencer les grands. Wolf a marqué 26 fois en 24 matches, et Iserlohn a résolument pris place parmi les six premiers, ceux qui seront directement qualifiés en quarts de finale. Le gardien Norm Maracle, auteur d'un excellent mois de novembre à 94% d'arrêts, a du coup été lui aussi prolongé jusqu'en 2010.

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Allemagne : deux entraîneurs tombent d'un coup

La journée d'hier soir a fait des ravages en DEL puisqu'elle a fait tomber deux têtes d'un coup. Straubing, battu 1-4 à domicile par Duisburg dans un triste duel de bas de tableau, a accumulé sa neuvième défaites en dix matches. Le "joueur allemand du siècle" Erich Kühnhackl, à qui les dirigeants avaient réaffirmé leur soutien avant la trêve, n'y a pas résisté. Son autorité sur l'équipe s'amenuisait, et les supporters manifestaient de manière de plus en plus soutenue leur défiance à son égard. Son assistant Jürgen Rumrich prendra le relais mais n'aura pas la partie facile : Straubing vit un peu le syndrome de la seconde saison et découvre la difficulté et les crises après des années de progression.

Du côté d'Ingolstadt, la purge a été encore plus sévère. L'équipe bavaroise a pourtant battu Iserlohn 3-1 hier soir (deux assistances pour Yorick Treille), mais les dirigeants avaient déjà pris leur décision : déçus par la piètre dixième place au classement, ils ont annoncé après le match qu'ils se séparaient de l'intégralité du staff sportif : l'entraîneur Ron Kennedy, son adjoint Jamie Bartman et le manager Stefan Wagner sont montés ensemble dans la charrette ! Cette décision brutale voire excessive a beaucoup surpris : les dirigeants savent-ils réellement qui mettre à la place ?
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La DEL remet en place la relégation

Face à la contradiction des supporters, médias, experts, joueurs, et même de ses propres clubs, la DEL allemande a finalement accepté de ré-instaurer la relégation, supprimée au nom de la "sécurité de planification" il y a deux ans à l'initiative notamment du groupe américain Anschutz. Un barrage aura donc lieu à terme entre le dernier de DEL et le premier de 2e Bundesliga. Mais avant d'en arriver là, le processus d'élargissement en cours - faute de relégation - se poursuivra puisque la DEL se retrouvera à 16 équipes. Cette perspective redoutée, pour cause de calendrier alourdi, redevient possible parce que la ligue allemande a décidé de s'inspirer d'autres championnats (nordiques notamment) en abandonnant l'idée d'un simple aller-retour (60 journées) pour celui d'un calendrier où les équipes rencontreraient certains adversaires quatre fois et d'autres deux fois (52 journées), la répartition se faisant d'après le classement de la saison précédente. Ce n'est pas tout à fait ce que souhaitaient les grands clubs, qui espéraient un championnat avec promotion/relégation, mais à douze équipes. Chacun s'est néanmoins rangé derrière ce compromis.
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Allemagne : Lener viré

Après une saison noire, les Eisbären de Berlin sont revenus en tête de la DEL. Paradoxalement, les recrues sont plutôt décevantes, mais les joueurs déjà en place sont totalement libérés depuis l'éviction de leur entraîneur Pierre Pagé. La bonne série berlinoise s'est cependant arrêtée hier à Mannheim (5-4). C'est la troisième victoire de rang pour le tenant du titre qui voit enfin le bout du tunnel. Notons que son gardien Robert Müller, qui cirait le banc depuis qu'il a terminé sa chimiothérapie parce que le club n'avait pas vraiment anticipé son retour, a été envoyé chez la lanterne rouge Duisburg... où il devrait avoir beaucoup, beaucoup de travail.

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La DEL réduit (un peu) le nombre d'étrangers

La DEL a annoncé que le nombre d'étrangers autorisés sur la feuille de match serait réduit de 11 à 10 à partir de la saison prochaine. La mesure est certes modeste par rapport à ce que réclament certains autour de l'équipe nationale, mais c'est un pas en avant après des années de gel. L'argument avancé par le gérant de la ligue Gernot Tripcke est qu'il n'y avait pas assez de bons joueurs allemands disponibles. C'est de moins en moins vrai à une époque où Brian Burke (manager des New Jersey Devils qui vient de signer un partenariat avec Cologne pour son réseau de recrutement) annonce qu'il y aura bien une cinquantaine d'Allemands en NHL ! La phrase paraît exagérée, mais on retrouve actuellement trois Allemands parmi les six meilleurs marqueurs de DEL (Robert Hock, Michael Wolf et Dennis Seidenberg), ce qui n'était plus arrivé depuis très longtemps.

Le nombre de licences d'étrangers reste lui fixé à 12 par club. La nouvelle mesure a donc aussi pour effet de laisser un peu plus le droit à l'erreur aux clubs. Un étranger sur lequel on se trompe, c'est une licence gâchée et cela coûte cher. C'est par exemple ce qui est arrivé à la lanterne rouge Duisburg : elle a pris le risque de miser sur Jade Galbraith, attaquant "aux mains d'or" venu seulement d'Oberliga, pour le renvoyer après seulement six journées alors qu'il avait déjà été recalé en quatrième ligne. Le joueur a retrouvé une place un cran en dessous à Munich, mais Duisburg a gâché un joker alors qu'il ne peut guère se le permettre.

NB : Yorick Treille (Ingolstadt) était blessé cette semaine (contusion à la cheville) et ne pouvait donc espérer marquer son premier but en DEL, après lequel il court toujours.
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Hegen quitte Duisburg

Après plus de cinq ans à Duisburg, Dieter Hegen voit sa première expérience comme entraîneur s'achever. Lanterne rouge - comme prévu - de la DEL, l'EVD avait vu plusieurs pistes de recrutement échouer ces derniers jours. Comme il fallait quand même "faire quelque chose", le président Ralf Pape a donc décidé de démettre son entraîneur, par accord commun. Hegen s'en va en même temps que son adjoint, et c'est le directeur sportif Franz Fritzmeier qui est chargé de le remplacer. Celui-ci avait déjà réussi un intérim du même genre (si c'est un intérim...) il y a deux ans avec Krefeld, en obtenant quatre victoires en six journées. Mais vu l'effectif à disposition cette fois, l'objectif affiché de 15 points en 9 journées d'ici la trêve paraît irréaliste, même si c'est le seul moyen de pour revenir dans la course aux play-offs. En dix journées, Duisburg n'a jusqu'ici marqué que cinq petits points...

Autres équipes en crise : les formations à connotation "Europe de l'est". À Wolfsburg, les recrues de prestige David Moravec et Lubomir Hurtaj déçoivent beaucoup. À Krefeld, le "joueur de l'année" letton Herberts Vasiljevs n'a plus du tout son efficacité de l'an dernier. Son coéquipier tchèque Jan Alinc a par contre réussi à redevenir le meilleur marqueur de l'équipe... juste avant de se blesser à l'épaule. Il en a pour trois semaines.
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Top/flop européen de septembre 2007 : Mannheim (flop)

Le manager Marcus Kuhl a vite prévenu : "Il y a une chose que nous ne ferons pas : céder à la panique". En commençant le championnat par quatre défaites, même l'entraîneur Greg Poss parlait de crise. Mannheim se veut cependant au-dessus de cela, après avoir survécu à une saison noire pour réussir un impérial doublé l'an dernier. Mais les Adler ont du mal à se sortir de la nasse. Ils sont toujours en bas de classement avec les petits clubs, alors qu'ils paraissaient presque invincibles.

Et pourtant, l'effectif de Mannheim faisait peur sur le papier, avec une quatrième ligne (Martinec-Ullmann-Arendt) de très haut niveau. Et c'est vrai : cette 4e ligne est bien la meilleure de la DEL. Le problème... c'est qu'elle est aussi la meilleure de son équipe, car les trois autres font peine à voir ! "Je n'ai jamais vu autant de joueurs en crise à la fois", se désolait l'assistant-coach Teal Fowler après la dernière défaite en date contre Nuremberg, où l'adversaire a même marqué à trois contre cinq grâce à un cadeau d'un Trépanier usé en fin de présence. Le meilleur marqueur de l'an passé Colin Forbes n'est que l'ombre de lui-même. Le capitaine René Corbet est totalement hors de forme. La recrue Michael Hackert, alignée à l'aile et non au centre, peine à convaincre. Quant au duo de coaches, après un temps mort pris à 5 contre 3 en milieu de match, il n'échappe pas aux critiques. Les Adler n'ont plus la même vitesse de jeu et le même entrain que lors de leur grande saison, et l'inquiétude monte.

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Allemagne : Mannheim ou la malédiction du favori

C'est l'évènement de la DEL : l'archi-favori Mannheim vit un début de saison catastrophique. Si les premières défaites contre les bonnes équipes de Düsseldorf et Berlin n'étaient pas inquiétantes outre mesure, les Adler sont vraiment en crise après deux défaites supplémentaires, 3-8 chez l'autre équipe à zéro point Hambourg vendredi, puis 2-3 aux tirs au but à domicile face au promu Wolfsburg. Avec un tout petit point, Mannheim est bon dernier du championnat avec la plus mauvaise défense. À force d'entendre que le titre leur était prédestiné, les champions sortants n'ont pas réussi à trouver l'envie nécessaire au hockey de haut niveau.

Autre équipe à avoir raté son entame (un incroyable score partiel de 0-5 dans le derby présumé facile contre Augsbourg), Ingolstadt relève progressivement la tête mais le Français Yorick Treille n'a toujours aucun point au compteur. Il a été remplacé sur la première ligne par Brad Leeb ce week-end. Un changement efficace : le centre du premier trio, l'ancien joueur de NHL Eric Boguniecki, a enfin marqué en égalisant contre Nuremberg hier soir.

Il s'agissait du premier point perdu par les hommes de Benoît Laporte, qui se sont quand même imposés en prolongation sur un but de Petr Fical. Ils sont toujours seuls en tête de la DEL après quatre journées. Leur attaquant Ahren Spylo cartonne depuis un mois. Entre la préparation, la coupe et le premier week-end de championnat, il a enchaîné cinq doublés et un triplé, dans un incroyable 10-9 à Iserlohn qui a fait grimacer Laporte malgré la victoire ("du hockey d'il y a trente ans" selon l'entraîneur franco-canadien). Impressionnant par son gabarit et son jeu aimanté vers le but, Ahren Spylo avait fait pourtant des débuts discrets en Allemagne en arrivant en janvier à Hambourg en provenance de Suisse. Laporte sait cependant mieux l'utiliser et l'a décrit comme le joueur peut-être le plus doué du championnat. Les médias se sont emparés du phénomène car Spylo, de père canadien et de mère allemande, pourrait être sélectionnable d'ici deux ans. Il s'est quand même calmé ce week-end avec un seul but.