Le classement historique du tournoi de hockey sur glace olympique.
Le classement historique du championnat du monde.
La présentation et le bilan des Mondiaux 2011 en Slovaquie.
Un "moment important dans l'histoire du hockey français". C'est ainsi que Luc Tardif a introduit la conférence de presse de signature de l'accord de co-organisation des championnats du monde 2017 entre la France et l'Allemagne, en présence du président (Uwe Harnos) et du secrétaire général (Franz Reindl) de la fédération allemande, dans la salle de presse du Palais Omnisports de Paris-Bercy.
Cette organisation s'inscrit dans le cadre des travaux de rénovation du POPB, qui porteront sa capacité en version hockey de 13364 à 15700 spectateurs, tout en aménageant des box VIP. Luc Tardif a également précisé que la candidature avait permis de conserver la petite patinoire Sonja-Henie, dont l'existence après les travaux était un temps mis en doute. "Quand on est allé voir le POPB à la création de la fédération, on était plutôt mendiants qu'autre chose. Aujourd'hui, il n'y a plus de doute sur notre capacité à organiser cet évènement dans de bonnes conditions."
Lire la suite : Conférence de presse sur la candidature Allemagne-France 2017
Après avoir passé un tournoi sous l'emblème des A', l'équipe de France, redevenue A pour le tournoi en Norvège (où elle retrouvera aussi le Danemark et la Lettonie), se pare donc de cinq débutants d'un seul coup, fait rare. On y retrouve quatre jeunes, Grégory Béron et Robin Gaborit, qui ont fait leurs preuves en A', mais aussi deux juniors, Anthony Rech et Nicolas Ritz, qui ont participé à la récente promotion de l'équipe de France des moins de 20 ans. Enfin, il y a un plus ancien, puisque le Canadien naturalisé Alexandre Rouleau a 28 ans.
Vaincue la veille en prolongation par le Belarus, la Slovaquie, dont l’objectif sur cette Österreich Cup était une participation en finale, a donc échoué dans sa mission. Au-delà de la défaite, c’est la manière qui agace le plus la formation à la Double-Croix, assez apathique en attaque. Contre le pays organisateur, l’Autriche, c’est ainsi les retrouvailles avec le beau jeu qui primera sur l’anecdotique accessit que représente la troisième place. Hormis un « légionnaire » (Stefan Ulmer), la sélection autrichienne ne réunit que des éléments évoluant dans la locale Erste Bank Liga. Sur le papier en tout cas, l’issue du duel ne fait aucun doute.
La bande du capitaine Milan Bartovič est très en jambes dès le coup d’envoi de la rencontre et elle se créé déjà deux grosses occasions dans les deux premières minutes : Štefan Ružička, d’abord, frappe sur le poteau droit puis un défenseur autrichien dévit un peu plus tard un dangereux palet flottant. C’est ensuite la troisième ligne, formée uniquement d’attaquants du HC Košice, qui menace à deux reprises René Swette (qui évolue dans sa patinoire de club). Martin Cibák sert Branko Radivojevič à hauteur de la ligne centrale et l’archer d’Atlant Mytishchi s’avance dans le cercle droit avant d’armer. Malgré le retour de Johannes Reichel, le tir termine dans la lucarne droite autrichienne (0-1, 6'19).
Lire la suite : Autriche – Slovaquie (Österreich Cup, match pour la 3e place)
La Deutschland Cup a fait un bien énorme à la Slovaquie, vainqueur surprenant mais méritant de la compétition bavaroise en novembre. Le succès a eu le don d’inverser d’un coup d’un seul la tendance, la Double-Croix troquant la morosité d’un Mondial sabordé contre une confiance et des performances enfin retrouvées. Face à une concurrence qui semble à portée (dont la Suisse, déjà croisée à Munich), Vladimír Vůjtek, le nouvel entraîneur tchèque de la sélection, entend poursuivre en Autriche son heureuse invincibilité depuis sa prise de fonction cet été.
Pour ce faire, il a reconduit l’équipe lauréate le mois dernier, à quelques exceptions près. Dominík Graňák, capitaine en Allemagne, a dû renoncer dans la semaine à défendre les couleurs nationales. Le OHK Dinamo Moscou, son club, ne dispose plus que de six défenseurs en bonne santé et le coach Vůjtek l’a donc laissé à ses prérogatives moscovites. C’est surtout l’arrière qui pâtit des absences : Peter Podhradský (raisons familiales), Ivan Baranka, qui n’a pas joué les deux derniers matches avec le Spartak Moscou, et Denis Rehák, le remplaçant de Graňák (blessé) ont décliné l’invitation.
Lire la suite : Slovaquie – Belarus (Österreich Cup, demi-finale 1)
La Russie était peut-être allée un peu vite en besogne à tresser des louanges au nouveau sélectionneur Zinetula Bilyaletdinov pour son entrée en matière réussie. Son second tournoi se passe moins bien. Or, à Moscou, la Sbornaïa a toujours fait le spectacle et gagné. Le public lui aurait peut-être pardonné sa tactique plus défensive s'il avait pu savourer des victoires à gogo comme d'habitude. Mais après avoir gagné les cinq dernières éditions de leur tournoi, les Russes ont été dépossédés de leur bien par la Suède, avant même la dernière journée. C'est donc pour l'honneur - et la deuxième place - qu'ils affrontent les Tchèques.
A priori, cette équipe tchèque n'a rien pour elle, elle qui accumule les malheurs depuis son arrivée à Moscou. Tout avait commencé avec le problème de visa de Jakub Nakládal, qui a passé plusieurs heures seul à l'aéroport avant de recevoir l'assistance de son ambassade. Le soir, seuls sept joueurs ont pu s'entraîner sur la glace de la patinoire "Megasport" car les équipements des autres étaient bloqués dans les fameux embouteillages moscovites. Malgré ces déboires, les Tchèques ont pourtant battu la Finlande 5-1 !
Lire la suite : Russie - République Tchèque (Euro Hockey Tour 2)

C'est un match pour se rassurer du côté des Finlandais, balayés cette semaine 3-0 par la Russie puis 5-1 par la République Tchèque. Deux claques, embarrassantes, qui mettent peut-être en lumière les limites de l'habituel "turn over" opéré par l'entraîneur Jukka Jalonen alors que sa sélection avait pourtant bien figuré le mois dernier au Tournoi Karjala.
Les Suédois vont mettre beaucoup de rythme dès le début, à l'image de leurs deux rencontres précédentes. Oskar Osala va en subir les conséquences, se retrouvant sur le banc des pénalités. Carl Söderberg, toujours aussi bouillant, offre une occasion en or à Patrik Zackrisson qui place un missile instantané : 1-0.
La Suède est omniprésente dans le jeu, quelle que soit la configuration, y compris à 4 contre 4 suivi de quelques secondes de supériorité numérique bonus. Les espaces se créent, Mattias Ekholm trouvera le poteau. À deux minutes et trente secondes de la fin, Petteri Wirtanen remporte l'engagement en zone offensive, Osala souhaite prendre le relais et se ravise puisque Ville Uusitalo arme et tire dans le mille. Les Suomis ne seront pas menés à la pause.
On attendait une Suisse de feu mercredi, en Slovénie. Une "Nati" qui devait faire parler sa puissance offensive matérialisée par la présence des meilleurs attaquants du moments en LNA (excepté Damien Brunner). Mais privée tous ses NHLers, les Josi, Weber, Diaz, Streit et Sbisa, qui constituent presque une défense à part entière. Mercredi, Robert Kristan, le portier slovène, ne s'est incliné qu'une fois devant Ivo Rüthemann avant que Julien Sprunger, le Fribourgeois, n'offre la victoire aux Helvètes en tirs de barrage.
Sean Simpson, le sélectionneur national suisse, a expliqué cette disette offensive par l'efficacité d'une défense slovène bien regroupée. "C'est vraiment très compliqué de rencontrer de tels adversaires. Mais dans l'optique du Mondial, nous avons appris pas mal de choses." À Klagenfurt, en ouverture de l'Österreich Cup, la "Nati" doit donc se rassurer quant à ses possibilités contre un adversaire d'un calibre équivalent à celui de la Slovénie. Une Autriche privée du "banni" Oliver Setzinger. Manny Viveiros, le coach autrichien, peut néanmoins compter sur ses quelques-uns de ses expatriés suédois (Thomas Raffl, Thomas Pöck... mais pas Konstantin Komarek, qui dispute les mondiaux U20) ainsi que sur le jeune défenseur luganais Stefan Ulmer.
Lire la suite : Autriche - Suisse (Österreich Cup, 1re journée)
Bleus de Noël
Alois Hadamczik a préparé le grand retour en équipe nationale de Tomas Pöpperle, un gardien dont l'unique sélection s'était très mal passée : deux buts encaissés en quatre tirs et en sept minutes en 2006 ! Revenu depuis l'an dernier dans son club formateur du Sparta Prague (où Hadamczik l'avait entraîné à ses débuts en senior), Pöpperle remet sa carrière sur les bons rails et retrouve de la stabilité.
L'autre nouveauté est l'incorporation de Jakub Krejcik, un défenseur du Slavia Prague qui a tapé dans l'oeil du sélectionneur dans le derby contre le Sparta. Et pour une première sélection, c'est un triomphe : un tir du poignet de la ligne bleue déflore la lucarne droite à la huitième minute de jeu. Le débutant en oubliera même de garder le palet en souvenir.
Confirmation en revanche, comme avant-hier contre la Suède (1-2), Hadamczik reste décidé à rassembler sur la même ligne Petr Hubacek et Zbynek Irgl, deux joueurs qu'il avait eux aussi entraînés à Vitkovice. Et les deux hommes ne tardent pas à fêter leurs retrouvailles. Un tir excentré de Hubacek tape la jambière droite du gardien Koskinen, orientée idéalement (pour les Tchèques) pour un rebond dans l'axe dont profite aussitôt Irgl.
C'est une obstruction de Nemec qui permet à la Finlande de revenir dans le match. Harri Pesonen est tout seul au rebond dans le slot et peut contourner le gardien pour réduire la marque à 2-1. Le deuxième tiers-temps commence par une pénalité de Prucha, donc une occasion d'égaliser. Mais le plus expérimenté des arrières finlandais, Mikko Mäenpää, se fait voler le palet à la ligne bleue par Michal Vondrka qui part en 2 contre 1 en infériorité et sert une jolie passe du revers sous le dernier défenseur couché pour le doublé d'Irgl (3-1).
Lire la suite : République Tchèque - Finlande (Euro Hockey Tour 2)
C'est désormais un mur qui accueille l'équipe aux trois couronnes. La Russie, outre le fait d'être encore invaincue dans cet Euro Hockey Tour, n'a concédé que trois buts en quatre rencontres grâce à une physionomie de jeu totalement différente de la part de Zinetula Bilyaletdinov : une solidité défensive à toute épreuve. L'exercice est donc d'envergure pour une troupe suédoise qui a montré de son côté face aux Tchèques beaucoup de célérité et d'investissement physique.
La première occasion franche interviendra à la quatrième minute avec un lancer de Nikolaï Zherdev, proche de la cage, mais Viktor Fasth répond présent. Vadim Shipachev est ensuite sanctionné quelques minutes après. Les Russes tiennent bon mais vont finir par céder. Jonas Andersson cherche une solution, il choisit l'option Staffan Kronwall qui s'avance dans l'axe, contrôle du patin et tire. La solution est la bonne, la Suède ouvre le score. Niklas Persson également en prison, la Russie tentera également de convertir un jeu de puissance mais la grosse occasion sera celle de Dmitri Kalinin avec un tir de... l'intérieur du pied droit ! Igor Makarov reçoit une rondelle de derrière les filets, il dribble dans un périmètre minuscule mais ses adversaires parviennent à dégager le brûlot. L'avantage est toujours de 1-0 pour les visiteurs à la première pause.
Après cinq minutes de jeu dans le deuxième tiers, ils vont même parvenir à doubler la mise. Sous la pression, la défense russe repousse comme elle peut, c'est à dire jusqu'à Kronwall qui ne se pose pas de question. Barulin ne voit qu'une étoile filante, battu une seconde fois. Puis, la Tre Kronor se met dans une situation délicate lorsque Jonas Frögren arrête dangereusement l'élan de Makarov, les deux poings au visage. Et quand Carl Söderberg adresse un coup de crosse, également au visage, à Shirokov, l'occasion est trop belle pour les Russes de revenir dans le match à cinq contre trois. Aleksandr Radulov fait mine de repiquer au centre mais il parvient à délivrer une passe à Sergei Shirokov, qui a retrouvé ses esprits en s'installant au poteau gauche. Comme à l'école, l'ailier du CSKA Moscou ne laisse pas filer sa chance. Cependant, après les deux périodes, la Suède garde un avantage d'une unité.

Pour leur premier tournoi d'Euro Ice Hockey Challenge sous le qualificatif d'équipe de France A' (c'était d'habitude toujours l'équipe A officielle qui était envoyée), les représentants français ont très bien figuré. Battus en ouverture par la Russie B (4-2), les Bleus ont battu leur bête noire du moment, la Norvège (3-1), puis ils ont vaincu la Slovénie sur un pénalty gagnant de Brian Henderson (5-4).
Les Slovènes, qui alignaient sans embages leur meilleure équipe puisqu'ils étaient chez eux, ont remporté quand même le tournoi puisqu'ils avaient battu les Russes. La Norvège termine dernière alors qu'elle alignait ses deux meilleurs gardiens plus cinq titulaires des derniers Mondiaux (sept en comptant deux défenseurs qui étaient blessés et qui l'auraient été), soit autant que l'équipe de France. Elle était donc guère moins "A-prim" de ce point de vue.
Cette équipe de France dite A' était essentiellement U25, hormis les défenseurs Baptiste Amar, sélectionné parce qu'il avait manqué aux Bleus depuis une saison du fait de sa blessure, et Kevin Hecquefeuille. Elle comptait six joueurs qui n'ont jamais connu de sélection avec la "grande" équipe de France : Besson, Claireaux, Gaborit, Custosse, Dusseau et Béron, l'Amiénois ayant été le plus en vue avec trois buts (statistiques complètes ci-dessous).
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