Le classement historique du tournoi de hockey sur glace olympique.
Le classement historique du championnat du monde.
La présentation et le bilan des Mondiaux 2009 en Suisse.
Cela fait un an que les sélectionneurs ont ouvert l'équipe de France à de nouveaux gardiens pour préparer la relève. Florian Hardy et Henri-Corentin Buysse avaient ainsi été testés la saison passée, le premier étant depuis devenu un régulier des convocations. Un troisième nouveau venu fait son baptême du feu ce soir : Ronan Quemener, le gardien breton qui s'est révélé à Gap lors du dernier championnat après avoir été doublure à Rouen.
Le gardien débutant n'a pas la tâche facile car la France a déjà perdu 5-1 le premier match hier. Il faut dire que la Pologne est regroupée depuis deux semaines sans interruption et qu'elle a participé à un tournoi de clubs pour se roder. Aujourd'hui encore, les locaux démarrent mieux. Nikolai Lopuski est l'attaquant polonais le plus dangereux. Quemener doit déjà s'interposer, notamment face à Urbanowicz tout seul dans le slot à la septième minute.
Les Français parviennent cependant à convertir une supériorité numérique : juste avant le retour du prisonnier, le Franco-Polonais Teddy Da Costa ouvre le score contre ses quasi-compatriotes. La Pologne répliquera dans la même configuration par Jakub Witecki, joueur de quatrième ligne placé devant la cage (1-1).
La patinoire d'Opole est bien remplie avec 2000 personnes, soit dix fois plus qu'en championnat pour les rencontres du club local. En dépit de cet intérêt pour l'équipe nationale, les spectateurs se disent souvent déçus du niveau de ce match internatonal. Ils se plaignent notamment d'un manque de patinage, qui est peut-être cependant aussi dû à une glace de qualité moyenne.
Si les rencontres en Pologne pour commencer la saison sont traditionnelles, l'équipe envoyée ne l'est pas. Les sélectionneurs ont choisi de ne prendre que des moins de 26 ans et ainsi de confronter la relève au maillot bleu. Une ligne offensive est ainsi constituée de parfaits débutants : Mulle-Baylacq-Arrossamena. Et il faut ajouter au chapitre des novices Maxime Moisand, appelé dans la semaine pour remplacer Quessandier blessé.
La Pologne compte quelques défections de dernière minute comme Danieluk (blessé) et Pasiut (raisons familiales), mais ses meilleurs joueurs comme Laszkiewicz sont présents. La France n'a donc pas ses leaders, en revanche. Le plus expérimenté est Kévin Hecquefeuille... mais il est aussi le plus inexpérimenté à son poste présent, celui d'arrière. Il peut y amener un profil rare de défenseur offensif capable de porter le palet et de relancer.
La Pologne met la pression d'entrée sur le but de Florian Hardy. Dès la sixième minute, Kotlorz tire le poteau. Puis la France doit jouer 1'19" à trois contre cinq et n'arrive pas à sortir la tête de l'eau. Une seconde après son retour officiel au complet, elle encaisse le premier but : Mikolaj Lopuski tente sa chance en angle, récupère son rebond derrière la cage, et s'appuie sur Marcin Kolusz pour éloigner le marquage de Kévin Igier qui le gêne. Le défenseur tombe dans le piège et, lorsque le palet est rendu à l'attaquant polonais, il a l'accès libre pour repiquer à la cage et marquer du revers (1-0, 09'50"). Le calvaire d'Igier n'est pas terminé : sur sa présence suivante, à 4 contre 4, il voit débouler en contre-attaque à 2 contre 2 le capitaine polonais Leszek Laszkiewicz, qui le fixe d'une passe-abandon puis le contourne afin de recevoir le centre imparable de Malasinski juste devant la cage.
La première équipe de France de la saison, qui partira en Pologne fin août et début septembre, est parue... et elle ressemble furieusement à l'équipe dite A' qui a récemment effectué une tournée en République Tchèque (une victoire et trois défaites contre des clubs tchèques et slovaques). Seuls deux joueurs, Damien Raux et Luc Tardif, lui ont été ajoutés pour lui donner de l'expérience.
Déjà, l'an passé (4-3 et 1-2), le staff avait choisi de retenir une équipe rajeunie lors des 2 rencontres d'ouverture de saison en Pologne. C'est encore plus vrai cette fois : il n'y a même une poignée de vétérans comme Gras et Ferhi à l'époque, car l'équipe a été exclusivement constituée à partir de joueurs de moins de 26 ans. Elle donne donc un panorama de la relève française.
Une continuité s'est établie de ce fait dans la progression voulue par le staff tricolore. Prenons l'illustration de Benjamin Dieude-Fauvel (interview), de retour en bleu après plus de trois ans d'absence. Interrogé par nos soins sur un possible test de Dieude-Fauvel en septembre avant qu'il reparte outre-Atlantique dans son club de Laredo, Dave Henderson nous expliquait au printemps le parcours qu'il devrait effectuer et qui serait même pour tous : stage à Font-Romeu en juin, tournée estivale des A', puis sélection en A pour les meilleurs.
C'est ainsi que quatre joueurs vont connaître leur première cape. Le plus inattendu est sans doute Alexandre Mulle, le seul de la liste à ne pas avoir eu de place de titulaire en Magnus jusqu'ici. Le plus jeune est Nicolas Arrosamena : le Saint-Pierrais de Grenoble a gagné sa place après une bonne tournée A' où il avait marqué deux des six buts français.
La chaîne sportive canadienne anglophone TSN s'est intéressée au cas de Robin Gusse et Xavier Ouellet, deux Français formés à Anglet et aujourd'hui en Ligue Junior Majeur du Québec, qui participent au camp de 41 joueurs sélectionnés pour l'équipe du Canada des moins de 18 ans.
Pour l'instant, les prochaines échéances sont non officielles, les Mondiaux de la catégorie n'ayant lieu qu'en avril. Cependant, le fils Ouellet (dont le père Robert était originaire du Canada mais avait représenté la France) ne cache pas son ambition de jouer des finales mondiales, donc de porter le maillot à la feuille d'érable.
Si cela se faisait, ce serait une première : il est déjà arrivé qu'un joueur formé en France représente la Suisse (cf le livre Histoire du hockey sur glace en France), mais que le Canada fasse appel à un joueur qui a appris le hockey dans un pays non traditionnel serait singulier. Reste à savoir si, dans la pondération de leur choix, Gusse et Ouellet auront vraiment de quoi porter le maillot du Canada à coup sûr tant la concurrence y est rude. Le reportage de TSN.
Même si la Hongrie a échoué à remonter dans l'élite mondiale (2e de son groupe de division I derrière la Slovénie qui évoluait chez elle), elle vient de confirmer dans ses fonctions d'entraîneur national l'ancien coach de NHL Ted Sator. Tout en précisant qu'ils étaient favorables à ce choix, les précédents dirigeants de la fédération avaient laissé la décision à leurs successeurs, et le nouveau président Miklos Nemeth a aussi considéré qu'il s'agissait de la meilleure solution.
La Hongrie a aussi fait savoir au passage qu'elle commencerait sa saison internationale en novembre à domicile, où elle recevra la France, l'Autriche et le Japon.
Voici la bande-annonce vidéo officielle du championnat du monde 2011 en Slovaquie.
La période après les Mondiaux est toujours propice aux remises en question dans chaque pays. Ici, on met en cause un imposteur accusé de ne pas être un vrai entraîneur. Là, on est prêt à ranger le hockey technique dans les oubliettes de l'histoire. Là encore, on cite en exemple le modèle français.
L'analyse des deux semaines de compétition s'accompagne donc aussi des réactions les plus saillantes et des polémiques qui font le plus parler, en essayant de distinguer leur pertinene. Que retiendra-t-on de ce tournoi mondial ? Où en est la situation dans chaque pays ? Les réponses dans le bilan complet des championnats du monde.
Pas de miracle, cette fois…
Cette petite finale vaut tout l'or du monde pour l'Allemagne, surprise du chef de ces mondiaux pas comme les autres. La bande à Uwe Krupp, qui s'est totalement replacée sur l'échiquier mondial, a fait déjouer tous ses adversaires en s'appuyant sur un bloc défensif de tous les instants. Une muraille presque infranchissable avec des gardiens solides, mais quasiment novices à ce niveau. Le Canadien naturalisé Rob Zepp, Dimitrij Kotschnew et le Bavarois Dennis Endras, déjà déterminant dans l'excellente saison d'Augsbourg, se sont relayés avec succès devant le filet.
Même la "grande Russie", par deux fois dans ce tournoi, s'est cassé les dents sur le "rideau de fer allemand" signe que la Nationnalmannschaft a passé le stade de la confirmation. Pour autant, cette demi-finale a eu raison de Korbinian Holzer, le robuste arrière de Düsseldorf, légèrement commotionné après la charge de Nikolai Kulemin. Une absence de poids, au propre comme au figuré d'ailleurs, à l'heure de croiser le fer avec la Suède.
L'enjeu du bronze décuple la motivation allemande. Il y a quelques jours encore, ramener une breloque aurait tenu du miracle, voire du fantasme. Pourtant force est de constater que le pays hôte y a toute sa légitimité. Reste maintenant à "bétonner", une dernière fois, pour commencer l'été « bronzés ». Sauf que les Nordiques, depuis trois ans maintenant, ont pris l'habitude de disputer la petite finale. C'était déjà le cas, sans succès, à Québec en 2008 (0-4, contre la Finlande) alors qu'à Berne, l'an passé, ils s'étaient défaits des États-Unis (4-2).
Lire la suite : Suède - Allemagne (Mondiaux 2010, match pour la 3e place)
Les champions de la persévérance
Cette confrontation, toute traditionnelle qu'elle soit, est inédite en finale d'un championnat du monde, même s'il y a un précédent olympique célèbre à Nagano.
À l'époque des grands duels URSS-Tchécoslovaquie, les championnats du monde se jouaient en effet en poule. Lors de la période de domination tchèque au tournant du siècle, la Russie était au fond du trou.
Et lorsqu'elle est revenue au sommet, comme c'est le cas actuellement avec une série de 27 victoires consécutives en championnat du monde avant ce match, c'est au tour de la République Tchèque de décliner... jusqu'à sa tardive résurrection dans ce tournoi où elle était au bord de l'élimination sans gloire et où elle se retrouve en finale après deux qualifications aux tirs au but !
Jaromir Jagr, toujours observé dans ces confrontations du fait de son numéro 68 hérité du Printemps de Prague (même s'il s'est toujours dit anti-communiste et jamais anti-russe), est motivé comme jamais pour offrir sans doute son dernier grand titre à son pays. Après seulement vingt secondes, il va forechecker Denis Grebeshkov en fond de zone, récupère le palet et donne une cage ouverte à Jakub Klepis, son coéquipier d'Omsk (0-1, 00'20"). La "première ligne" défensive Grebeshkov-Korneïev, déboussolée d'entrée, jouera très peu pendant le reste de la soirée...
Lire la suite : Russie - République Tchèque (Mondiaux 2010, finale)
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