Le classement historique du tournoi de hockey sur glace olympique.
Le classement historique du championnat du monde.
La présentation et le bilan des Mondiaux 2011 en Slovaquie.
À deux semaines d'affronter la France en ouverture du Mondial, la Suisse paraît en bonne forme. Après ses deux victoires sur la Russie vice-championne du monde, mais sans Goran Bezina qui s'est bloqué le dos, peut-elle également "taper" les champions du monde tchèques ? Ceux-ci comptent certes dix médaillés d'or dans leurs rangs, mais les Karel Rachunek (victime d'un virus), Rolinek, Cervenka, Prucha et Koukal sont toujours au repos. Hadamczik aligne donc aussi cinq joueurs inexpérimentés, dont un parfait débutant, Petr Vrana, tout juste battu en finale tchèque avec Vitkovice.
Au début du match, le hockey est plutôt rapide et offensif. La première ligne helvétique place les premières banderilles avec des tirs de Rüthemann et Plüss, mais Stepanek ne sera plus guère inquiété après ses premières tentatives. La meilleure occasion est tchèque après dix minutes : Martin Skoula sert une passe parfaite à Marek Kvapil qui ne trouve que le poteau de la cage ouverte. Malchanceux, Kvapil, aujourd'hui, et à double titre : il ne finira pas le match en raison d'un étirement des ligaments latéraux du genou.
Lire la suite : République Tchèque - Suisse (Euro Hockey Challenge, match 5)
La défense française a perdu ses joueurs les plus physiques ces jours derniers : les premiers championnats du monde de Yohann Morant sont très compromis après sa blessure à l'épaule droite jeudi, et Antonin Manavian s'est blessé le lendemain lors du match à Lyon. L'équipe de France a donc rappelé Jonathan Janil en renfort : le défenseur caennais a réalisé une solide première saison à Rouen, a le goût du jeu physique et s'est confronté au haut niveau en Coupe Continentale.
Les Bleus sont-ils armés pour le défi physique ? La réponse ne tardera pas à venir, vu que le prochain adversaire est le Canada à Bercy...
Le soir des premières
Après les défaites en Allemagne et en Slovaquie, l'Autriche effectue ses débuts à domicile dans l'Euro Hockey Challenge. L'occasion pour Bill Gilligan de convoquer deux novices à ce niveau, le gardien Marco Wieser (20 ans), qui a partagé sa saison entre le Texas et le Nouveau-Mexique (en NAHL) et le nouveau phénomène du hockey autrichien, Konstantin Komarek. À 18 ans, le Viennois expatrié à Luleå fait ses grands débuts en équipe nationale après s'être imposé comme titulaire en Elitserien, disputant récemment les demi-finales du championnat face au Skellefteå de Pierre-Édouard Bellemare.
Comme ses congénères Grabner (NY Islanders), Nödl (Philadelphie) et Vanek (Buffalo), Komarek rêve de NHL, lui l'admirateur de Pavel Datsyuk. Mais ce soir à Innsbruck, le jeune prodige de Luleå honore sa première sélection au sein d'une Nationalmannschaft rendue expérimentale par l'absence des NHLers et des finalistes d'Erste Bank Liga, en lice pour un septième match décisif entre Salzbourg et Klagenfurt.
Pénalités fatales…
Devant leur public, réduit ce soir à peau de chagrin (700 spectateurs), les Autrichiens se mettent en difficulté avec leur propension à cumuler les pénalités. Trois en première période dont celle de Michael Raffl, forcé d’intervenir pour gêner Gints Meija, bien lancé dans l’axe par Roberts Jekimovs vers un duel repoussé de la botte par Jürgen Penker (01’04’’).
Lire la suite : Autriche - Lettonie (Euro Hockey Challenge, match 5)
Voilà presque douze ans jour pour jour que l'équipe de France n'avait pas griffé la glace de la patinoire Charlemagne. C'était face à l'Autriche et la rencontre s'était soldée par un match nul (1-1), en préparation pour les Championnats du Monde 1999 en Norvège. Laurent Meunier, Fabrice Lhenry et Cristobal Huet étaient déjà là, tout comme Philippe Bozon qui est désormais installé dans la cabine de commentateur. En tout cas, le public venu en nombre ce soir espérait voir un peu plus de buts qu'à l'époque !
La première bonne surprise de la soirée se trouve devant la cage bleue avec la présence de Cristobal Huet, pour son premier match depuis un mois et demi. Damien Fleury et Stéphane Da Costa retrouvent aussi le maillot bleu pour cette rencontre. Ce sont ces deux là qui portent la première fois le danger sur la cage d'Andrej Hocevar. Le cerbère slovène effectue son premier arrêt de la soirée sur le tir de Fleury (57''). L'entame de match est française et un premier vent de panique souffle dans la défense visiteuse lorsque Laurent Meunier remonte le palet et slalome entre les joueurs adverses. Il est stoppé irrégulièrement par le Briançonnais Jaka Ankerst ce qui offre un powerplay aux protégés de Dave Henderson et Pierre Pousse (3'52'').
Lire la suite : France - Slovénie (match international, à Lyon)
Malgré quelques polémiques pour pimenter le tout à la sauce italienne, l'équipe nationale azzurra du coach italo-canadien Rick Cornacchia ira à Budapest pour récupérer la place au soleil perdue l'année précédente à Mannheim et Cologne après les défaites contre la France (1-2) et les États-Unis (2-3 en prolongation).
Le renoncement forcé du Japon a enlevé un possible rival, il reste la Hongrie qui, jouant à domicile, peut être un obstacle difficile à surmonter, mais il est inutile de chercher des arguments pour donner à ce championnat l'incertitude qu'il n'a pas : Italie favorite, Hongrie unique possible surprise, Pays-Bas avec peu de possibilités de brouiller les cartes, Espagne et Corée du sud qui chercheront de l'expérience internationale.
But de la tête contre millième but
Les Tchèques s'inquiètent-ils des résultats peu probants de ce début de préparation, eux qui ont perdu pour la première fois de leur histoire contre le Bélarus ? Pas vraiment. Au contraire de l'an dernier, l'optimisme règne à la pensée de la future équipe.
Les expérimentés Rachunek, Vasicek et Jagr se reposent avant de venir, et le capitaine Rolinek doit aussi arriver. Trois champions du monde (Nemec, Novotny, Hubacek) ont été dispensés du voyage, et trois autres sont en finale de KHL. Tout cela sans compter les joueurs de NHL qui disent "oui" quand l'an dernier ils disaient "je ne peux pas j'ai piscine". C'est fou ce qu'une médaille d'or change la perception des choses.
Là où certains supposés bouche-trou avaient été gardés jusqu'au bout l'an passé, chacun sait cette fois que la concurrence sera forte. La moindre faute peut coûter cher. Même la faute du vététan de NHL Martin Skoula sur Pavlovich ? En tout cas, le Bélarus en profite. Le buteur d'hier Demagin casse sa crosse en début de jeu de puissance... mais le défenseur Nikolaï Stasenko le remplace à la bleue et marque du même endroit, à la faveur d'un écran de Meleshko (1-0).
Les Tchèques réagissent mais sont imprécis. Gulas manque une cage ouverte, puis une reprise de Kvapil frôle le poteau après une passe du coin de Cervenka. C'est finalement aussi en supériorité numérique que la République Tchèque trouve la faille. Skoula se rattrape en envoyant un missile sous la barre. Puis, toujours à 5 contre 4, le but-gag : un lancer de Mojzis monte sur crosse de Graborenko, défenseur débutant de 190 cm qui vient de Cap Breton en ligue junior majeur du Québec, et... ricoche sur le casque de Petr Prucha, buteur parfaitement involontaire. Ralenti, car l'arbitre veut vérifier l'absence de crosse haute (1-2).
Lire la suite : Bélarus - République Tchèque (Euro Hockey Challenge, match 4)
Troisième partie de la présentation du Canada, avec les six autres attaquants et les deux gardiens. Les Canadiens n'ont donc pas attendu la fin du premier tour NHL et ont complété la majorité de leur équipe avant (il reste quand même six places selon les règles IIHF). L'affiche de Bercy ne sera donc pas au rabais : on a rarement vu un aussi bel effectif pour un match de préparation.
Jeff Skinner (Carolina)
31 buts et 32 assists à 18 ans. Les chiffres suffisent à comprendre ce que le très probable Rookie de l'année en NHL fait là. Il s'est établi si vite en pro qu'il n'a même pas eu le temps de porter le maillot canadien en junior. Il brûle les étapes, alors qu'il n'a pas fait que du hockey... Même si cet ancien médaillé aux championnats juniors canadiens de patinage artistique n'est pas très grand, oubliez les préjugés : il est solidement ancré sur ses appuis et ne fuit pas jeu physique.
Evander Kane (Atlanta) - en photo
Ce fils de boxeur - d'où son prénom en hommage à Evander Holyfield, l'homme aux oreilles savoureuses - aime l'affrontement physique et a un style canadien moderne, c'est-à-dire combiné à un très bon patinage qui en font un joueur très dynamique. Ce numéro 4 de la draft 2009 enthousiasme et régale donc les spectateurs canadiens.
Lire la suite : Présentation des Canadiens qui viendront à Bercy (III)
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en Slovaquie, on ne s’alarme pas à l’approche grandissante des championnats du Monde. L’Orange Aréna de Bratislava vient juste d’être terminée – mais pas encore officiellement baptisée – et c’est seulement la semaine dernière que Košice a lancé ses travaux de voiries, provoquant au dernier moment embouteillages et autres gênes pour les riverains.
De fait, c’est presque tout logiquement que les organisateurs cassoviens ont effectué la répétition générale du plan de sécurité à l’occasion de la double confrontation entre la Slovaquie et la Suède dans la Steel Aréna, mercredi et vendredi derniers. Soit à un peu plus deux semaines du début des festivités internationales. Un peu ric-rac pour analyser et résoudre les éventuelles défaillances.
À leur décharge, il faut dire que c’est la première fois cette saison que la sélection fait escale dans la deuxième ville du pays. Le choix de la patinoire de la Slovakia Cup, disputée en février, a longtemps était indécis. Malgré des infrastructures à disposition dans la Métropole de l’Est et un stade en plein chantier à Bratislava, c’est la capitale qui avait été toutefois retenue. Une décision qui avait laissé perplexe, les ouvrages en cours obligeant une affluence maximale de 2000 spectateurs.
Lire la suite : Slovaquie – Suède (Euro Hockey Challenge, match 5)
A-t-on déjà vu une équipe hors du top-7 mondial battre coup sur coup les finalistes du championnat du monde, sans grande fanfare, presque en faisant la fine bouche ? C'est pourtant ce qu'a réalisé le Bélarus.
La Minsk Arena, souvent comble cette saison, n'était pourtant remplie qu'à moitié pour accueillir les Tchèques. Ce petit insuccès explique peut-être que le match ait tardé à démarrer. Il faut dire que les visiteurs sont venus en avion le jour même et ne paraissent donc pas de première fraîcheur.
Les Biélorusses s'efforcent donc de prendre le contrôle du match, et le font en accédant rarement à la cage adverse. La République Tchèque défend de manière performante et verrouille en particulier sa ligne bleue. Elle s'incline cependant en deuxième période quand Kitarov et Efimenko se sont infiltrés dans l'enclave pour tromper Stepanek (1-0). Dix tirs à huit en quarante minutes, cela fait tout de même faible...
Au cours de ce camp de préparation, l'attaquant Sergei Demagin est testé à la ligne bleue en jeu de puissance. L'expérimentation fonctionne à douze minutes de la fin avec un lancer en pleine lucarne en double supériorité. À 2-0, le Bélarus s'achemine vers la toute première victoire de son histoire face aux Tchèques.
Lire la suite : Bélarus - République Tchèque (Euro Hockey Challenge, match 3)
Après une première victoire étriquée à Halmstad (2-1), les Suédois retrouvent cette fois les Allemands dans la grande salle du Scandinavium de Göteborg. Après avoir testé Dimitri Pätzold lors du premier match, Uwe Krupp fait jouer l'alternance en alignant cette fois Dennis Endras dans les cages. Pär Mårts maintient sa confiance au gardien de l'AIK, Viktor Fasth, auteur d'un excellent premier match.
C'est la Suède qui est la première à se mettre en action avec un tir de Stefan Johansson capté de la mitaine par Dennis Endras. Puis c'est au tour de Pontus Petterström, en très bonne position devant le slot, de buter sur le portier allemand qui annonce la couleur d'entrée. Les Suédois se montrent les plus dangereux en ce début de match mais les Allemands ne s'affolent pas et parviennent à bien défendre dans les minutes qui suivent, bloquant les offensives suédoises à la ligne bleue. Avec deux défenses vigilantes, le jeu se déroule surtout en zone neutre avec peu de travail pour les deux portiers.
Lire la suite : Suède - Allemagne (Euro Hockey Challenge, match 4)
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