Le classement historique du tournoi de hockey sur glace olympique.
Le classement historique du championnat du monde.
La présentation et le bilan des Mondiaux 2011 en Slovaquie.
Voir sur le site FFHG le calendrier de l'équipe de France aux prochains championnats du monde à Helsinki.
L'heure est venue pour les analyses, les enseignements et les anecdotes. C'est le bilan complet des championnats du monde, avec le point sur la situation de chaque pays.
Le bilan historique des championnats du monde permet d'observer la progression ou la régression des pays dans la hiérarchie internationale : le classement mondial 1920 - 2011.
Le Kirghizstan a été accepté la semaine dernière comme 70e membre de l'IIHF. Le hockey sur glace y est pratiqué sur glace naturelle, et la patinoire artificielle, condition nécessaire, a été construite l'an dernier. Contrairement à certaines nations membres pour le moins discètes, le Kirghizstan semble avoir les moyens de s'intégrer dans la hiérarchie mondiale. Il a en effet ramené une médaille d'or "B" des Jeux Asiatiques disputés chez son voisin d'Asie Centrale, le Kazakhstan.
Le niveau qu'il a montré peut l'amener en division II. Reste à savoir si cette équipe n'inclut que des joueurs éligibles, problème qui a cloué comme pilori l'Arménie par exemple. Les principaux joueurs ont été formés à Ust-Kamenogorsk (Kazakhstan), une des plus grandes écoles de l'ex-URSS. Selon les règles IIHF, il faut qu'ils jouent deux saisons pleines au Kirghizstan pour pouvoir représenter ce pays. Un délai porté à quatre ans pour un des joueurs qui a porté le maillot du Kazakhstan chez les moins de 20 ans. Le championnat ayant un an d'existence, on peut estimer que les Kirghizes tenteront leur chance en 2013. Reste à voir si ces "importés" peuvent se combiner efficacement avec la pratique traditionnelle du hockey dans les montagnes pour développer le hockey au Kirighizstan.
Dans les groupes définitifs confirmés aujourd'hui par l'IIHF, l'équipe de France se rendra finalement l'an prochain en Finlande, pays organisateur principal du championnat du monde, celui qui accueillera seul les phases finales (à partir des quarts de finale). Ses autres adversaires sont inchangés. La Suède, pour sa part, aura les équipes qui déplacement le plus de supporters.
Groupe de Stockholm : Suède, Russie, République Tchèque, Allemagne, Norvège, Danemark, Lettonie, Italie.
Groupe de Helsinki : Finlande, Canada, USA, Suisse, Slovaquie, Bélarus, France, Kazakhstan.
Glen Hanlon est le principal responsable de la déroute de l’équipe hôte des derniers championnats du Monde. C’est en tout cas le message transmis cette après-midi par la Fédération slovaque de hockey-sur-glace (SZĽH) qui a pris la décision de rompre le contrat du technicien canadien, premier entraîneur étranger de la sélection slovaque qui avait pris ses fonctions il y a un peu plus d’un an en remplacement de Ján Filc. Seules deux voix sur neuf se sont prononcées pour le maintien de l’entraîneur, dont celle du président controversé de la « fédé », Juraj Široký. Il est vrai que sous la direction de l’ancien gardien, la Slovaquie n’a guère brillé par ses résultats.
L’an dernier, pour son baptême du feu en Allemagne, il avait mené ses ouailles à une très médiocre douzième place, soit la dernière des formations qualifiées pour la seconde phase. Cette année, Hanlon avait pu bénéficier d’un groupe ultra compétitif sur le papier : tous les joueurs opérationnels évoluant en NHL excepté Zdeno Chára (Marián Gáborík, Ľubomír Višňovský, Marián Hossa, Michal Handzuš, Milan Jurčina…) et les principaux cadres historiques de la Zlatá Generácia (Miroslav Šatan, Pavol Demitra, Jozef Stümpel, Ľuboš Bartečko, Ladislav Nagy…). Le fiasco provoqué par la dixième place finale aura donc eu raison de Glen Hanlon dont la crédibilité avait pourtant était vantée à outrance par ses actuels bourreaux.
Elle a tout d’une grande. Non, ce n’est pas le slogan d’une pub des années 90 mais la réflexion que beaucoup ont eu à l’esprit hier avant le coup d’envoi de ce qui n’était qu’une « petite » finale, une simple lutte pour la médaille de bronze, entre la République tchèque, encore tenante du titre pour peu, et la Russie, première puissance mondiale du hockey. Trop d’ingrédients étaient en effet réunis à Bratislava pour faire de ce remake de la finale 2010 la rencontre la plus palpitante de la journée. Il y a tout d’abord une petite brochette de stars dans les deux formations, dont les plus vendeurs restent Jaromír Jágr, Alex Ovechkin ou Ilya Kovalchuk.
Les motifs pour déclencher le branle-bas de combat sont par ailleurs divers et partagés. Pour la Russie, c’est l’occasion de prendre une double revanche après l’or perdu en Allemagne (3-1) et la défaite en deuxième phase de ces Mondiaux slovaques (3-2). Pour les Lions, notamment Karel Rachůnek et Milan Michálek, c’est l’occasion de faire payer au molosse Evgeny Artyukhin ses attentats à répétition lors de la dernière rencontre qui ont laissé des traces aussi bien physiques que mentales. Et aussi d’augmenter l’écart de temps qui les sépare de leur ultime échec en championnat contre les Slaves. C’était en 2008, au premier tour à Québec (5-4 a.p.).
Lire la suite : République tchèque – Russie (Mondiaux 2011, match pour la 3e place)
La fin des complexes
La Finlande veut exorciser ses démons. Dix ans de défaites en match officiel contre la Suède, incluant la plaie béante de Helsinki et le souvenir cuisant de Turin. Il s'agissait lors des JO italiens de la dernière finale de la Finlande, et cette fois encore, le destin lui fait croiser la route de la Suède, dans un derby nordique qui reste le plus traditionnel du hockey international.
Après un match très offensif pour la médaille de bronze, les spectateurs s'attendent à un duel plus fermé, comme il est de coutume entre ces voisins. Leur dernier affrontement en finale d'un championnat du monde en 1998 a laissé le souvenir de la finale la plus ennuyeuse de l'histoire (1-0 et 0-0). L'affrontement prend forme dès les premières minutes : ligne bleue bien gardée avec un message physique, marquage homme à homme en zone défensive, partie d'échecs tactique entre rivaux qui connaissent toutes leuts combinaisons respectives.
Les styles de jeu s'affirment tout de même dans leurs particularités. La protection de palet des Suédois est exceptionnelle, à l'instar des jeunes David Rundblad et Mattias Tedenby, capables de se dessiner des itinéraires touristiques dans la zone offensive sans que jamais les défenseurs ne puissent les arrêter. De son côté, la Finlande joue de façon plus directe, avec un jeu vertical qui n'aboutit cependant qu'à des tirs excentrés. Les jaunes semblent plus efficaces pour ce qui est des intrusions dans l'enclave, même si la défense adverse est suffisamment bien placée pour les empêcher de lancer dans de bonnes conditions.
L'IIHF a proposé une répartition des groupes entre la Suède et la Finlande (pays qui accueillera les finales) en 2012 pour la première année de la formule en deux poules de huit. C'est donc en Suède qu'iraient les Bleus, pour retrouver leurs vieux adversaires décrits hier.
Groupe de Stockholm : Suède, Canada, USA, Suisse, Slovaquie, Bélarus, France, Kazakhstan.
Groupe de Helsinki : Finlande, Russie, République Tchèque, Allemagne, Norvège, Danemark, Lettonie, Italie.
Ce découpage doit être validé par l'ensemble des participants, car normalement, en suivant strictement le classement IIHF, Suède et Finlande sont dans le même groupe (ce qui n'est évidemment pas le but logistiquement). Russie (numéro 1) et Suède (numéro 3) ont ici été intervertis.
Ces deux équipes ont connu une trajectoire identique : elles ont commencé la poule de relégation par une victoire, mais sont tombées de haut au deuxième match et sont donc au pied du mur dans cette confrontation directe.
Il n'en restera qu'une, et la faveur des pronostics va clairement au Bélarus. La Slovénie a semblé avoir laissé passer sa chance et a perdu sa révélation, le convoité Rok Ticar, que son agent Ivo Jan a mis en contact avec Hanovre et son ex-club de Krefeld. Le Bélarus, pour sa part, cherche toujours ses bons alignements et a fait monter Sergei Demagin sur le premier trio.
Une modification qui semble fonctionner. Après seulement six minutes, Demagin ouvre la marque depuis le cercle gauche, à la faveur d'un écran de Dmitri Meleshko qui masque Robert Kristan. Une minute plus tard, Andrei Kostitsyn prend le palet sur l'aile, repique dans l'axe, fait croire au gardien qu'il va tenter au premier poteau et fait le tour de la cage pour marquer à l'opposé le plus beau but de la soirée (2-0). Le défenseur Damjan Dervaric, qui aurait dû tenir le joueur de Montréal, ne réapparaîtra plus de la soirée. La ligne offensive Sivic-Hocevar-Pance, qui a encaissé ce but, ne reviendra plus avant la fin de match. Mais même à trois lignes, la Slovénie semble bien en peine de remonter ses deux buts de retard. Ses attaques se limitent à quelques longues passes qui essaient de trouver Hebar ou Pajic dans le dos de la défense adverse.
Lire la suite : Slovénie - Bélarus (Mondiaux 2011, poule de relégation)
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