Le classement historique du tournoi de hockey sur glace olympique.
Le classement historique du championnat du monde.
La présentation et le bilan des Mondiaux 2011 en Slovaquie.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en Slovaquie, on ne s’alarme pas à l’approche grandissante des championnats du Monde. L’Orange Aréna de Bratislava vient juste d’être terminée – mais pas encore officiellement baptisée – et c’est seulement la semaine dernière que Košice a lancé ses travaux de voiries, provoquant au dernier moment embouteillages et autres gênes pour les riverains.
De fait, c’est presque tout logiquement que les organisateurs cassoviens ont effectué la répétition générale du plan de sécurité à l’occasion de la double confrontation entre la Slovaquie et la Suède dans la Steel Aréna, mercredi et vendredi derniers. Soit à un peu plus deux semaines du début des festivités internationales. Un peu ric-rac pour analyser et résoudre les éventuelles défaillances.
À leur décharge, il faut dire que c’est la première fois cette saison que la sélection fait escale dans la deuxième ville du pays. Le choix de la patinoire de la Slovakia Cup, disputée en février, a longtemps était indécis. Malgré des infrastructures à disposition dans la Métropole de l’Est et un stade en plein chantier à Bratislava, c’est la capitale qui avait été toutefois retenue. Une décision qui avait laissé perplexe, les ouvrages en cours obligeant une affluence maximale de 2000 spectateurs.
Lire la suite : Slovaquie – Suède (Euro Hockey Challenge, match 5)
A-t-on déjà vu une équipe hors du top-7 mondial battre coup sur coup les finalistes du championnat du monde, sans grande fanfare, presque en faisant la fine bouche ? C'est pourtant ce qu'a réalisé le Bélarus.
La Minsk Arena, souvent comble cette saison, n'était pourtant remplie qu'à moitié pour accueillir les Tchèques. Ce petit insuccès explique peut-être que le match ait tardé à démarrer. Il faut dire que les visiteurs sont venus en avion le jour même et ne paraissent donc pas de première fraîcheur.
Les Biélorusses s'efforcent donc de prendre le contrôle du match, et le font en accédant rarement à la cage adverse. La République Tchèque défend de manière performante et verrouille en particulier sa ligne bleue. Elle s'incline cependant en deuxième période quand Kitarov et Efimenko se sont infiltrés dans l'enclave pour tromper Stepanek (1-0). Dix tirs à huit en quarante minutes, cela fait tout de même faible...
Au cours de ce camp de préparation, l'attaquant Sergei Demagin est testé à la ligne bleue en jeu de puissance. L'expérimentation fonctionne à douze minutes de la fin avec un lancer en pleine lucarne en double supériorité. À 2-0, le Bélarus s'achemine vers la toute première victoire de son histoire face aux Tchèques.
Lire la suite : Bélarus - République Tchèque (Euro Hockey Challenge, match 3)
Après une première victoire étriquée à Halmstad (2-1), les Suédois retrouvent cette fois les Allemands dans la grande salle du Scandinavium de Göteborg. Après avoir testé Dimitri Pätzold lors du premier match, Uwe Krupp fait jouer l'alternance en alignant cette fois Dennis Endras dans les cages. Pär Mårts maintient sa confiance au gardien de l'AIK, Viktor Fasth, auteur d'un excellent premier match.
C'est la Suède qui est la première à se mettre en action avec un tir de Stefan Johansson capté de la mitaine par Dennis Endras. Puis c'est au tour de Pontus Petterström, en très bonne position devant le slot, de buter sur le portier allemand qui annonce la couleur d'entrée. Les Suédois se montrent les plus dangereux en ce début de match mais les Allemands ne s'affolent pas et parviennent à bien défendre dans les minutes qui suivent, bloquant les offensives suédoises à la ligne bleue. Avec deux défenses vigilantes, le jeu se déroule surtout en zone neutre avec peu de travail pour les deux portiers.
Lire la suite : Suède - Allemagne (Euro Hockey Challenge, match 4)
Cinq défenseurs et un attaquant physique qui a l'air d'un gag mais ne fait pas rire ses adversaires. Voici la seconde partie de la présentation de l'équipe canadienne.
Brent Burns (Minnesota)
Brent Burns a établi son record de points cette saison (46), battant de deux points son total de 2008. À l'époque, il avait été élu meilleur défenseur du championnat du monde, avant de connaître divers pépins (deux commotions et une opération de l'épaule). Maintenant qu'il est revenu à son meilleur niveau, il devrait encore être très utile pour le Canada. Défenseur offensif, il a même fait une pige à l'avant au dernier Mondial.
Alex Pietrangelo (Saint Louis)
Le meilleur défenseur du Mondial junior 2010 a tout d'un leader des lignes arrières, et les Blues n'ont donc pas hésité à échanger leur numéro 1 de draft (Erik Johnson) et leur vétéran (Eric Brewer) en début d'année. En clair, Pietrangelo a reçu les clés de l'équipe à seulement 21 ans. La seule raison pour laquelle il n'est pas "rookie" est qu'il a joué une poignée de rencontres durant les deux années précédentes (8 et 9, soit au dessus des 6 et 6 qui sont la limite réglementaire). Mais aucun des débutants n'a eu un impact aussi rapide que cet arrière à l'intelligence de jeu remarquable.
Lire la suite : Présentation des Canadiens qui viendront à Bercy (II)
La sélection du Team Canada pour les championnats du monde se dévoile, et voici le portrait des six premiers attaquants qui viendront fêter Pâques au Palais omnisports de Paris-Bercy lors de France-Canada.
Le manager Dave Nonis a sélectionné un staff aux liens étonnants : le vieux Ken Hitchcock sera l'entraîneur, et l'actuel coach de Columbus, celui qui a pris sa place quand il s'est fait démettre de son poste, Scott Arniel, sera son adjoint ! Rassurez-vous, les deux hommes se connaissent, car Hitchcock a toujours un titre de conseiller spécial pour l'évaluation des prospects à Columbus. L'autre assistant sera Peter DeBoer, ex-entraîneur des Florida Panthers, qui a souvent officié dans les staffs du Canada.
John Tavares (New York Islanders)
Meilleur joueur du Mondial junior 2009 et premier choix de la draft NHL quelques mois plus tard, Tavares est devenu le leader incontesté des Islanders. C'est certes une équipe dont on se gausse parfois mais - mine de rien - elle a un bilan positif depuis le début d'année après un automne catastrophique et miné par les blessures. Pas le joueur le plus rapide, Tavares compense offensivement par son bon placement. Surtout, il a un lancer d'exception, un des plus beaux du hockey, et il l'avait déjà prouvé en mai dernier avec 7 buts.
Lire la suite : Présentation des Canadiens qui viendront à Bercy (I)
Mauvaise soirée pour Quemener
On ne parlait que d'une chose dans les travées d'Asiago : l'absence de Michele Strazzabosco, 35 ans, pilier de l'équipe nationale d'Italie. Les motifs de cette surprenante disparition de l'équipe se dévoilent peu à peu. Mercredi dernier, une semaine après le titre de champion d'Italie, les joueurs d'Asiago était invités à une grande réception chez le maire devant de nombreux tifosi, célébration qui s'est prolongée, comme c'est la tradition locale, dans une fameuse auberge du coin, les "Due Spade". La fête a duré si tard que, le lendemain matin, Strazzabosco et les jeunes Benetti et Miglioranzi ne se sont pas présentés à la séance d'entraînement de l'équipe d'Italie. Sanction sans appel : exclus de la sélection ! Sans pitié pour "Strazza", candidat crédible au capitanat.
Le fait que le regroupement de l'équipe nationale se soit tenu "chez eux" aura finalement joué un vilain tour aux joueurs d'Asiago, qui n'ont pu résister à la tentation d'une soirée de ripailles avec leurs amis. Les Italo-Canadiens du club (Plastino et De Marchi), eux, ont fait preuve de plus de professionnalisme que les joueurs locaux et n'ont pas manqué l'entraînement matinal.
L'Italie utilise ce dernier match de préparation pour faire tourner son effectif et donner de l'expérience aux jeunes Ambrosi, Caletti, Stofner, Kostner et Traversa. La France, quant à elle, aligne son jeune gardien Ronan Quemener, le néo-Grenoblois (transfert officiel depuis deux jours) dont les sorties internationales se sont très bien passées jusqu'ici.
Une phase d'apprentissage d'un gardien passe aussi par des mauvais soirs, et celui de Quemener, avouons-le tout de suite, est franchement mauvais. Après seulement une minute de jeu, Ryan Watson sonne le tocsin en frappant le poteau sur un tir croisé, puis il récupère son palet et trompe finalement le gardien gapençais d'un tour de cage. Seize secondes plus tard, Quemener va déjà chercher un second palet dans ses filets, envoyé par Andreas Lutz (2-0, 01'28").
Lire la suite : France - Italie (match international, à Pergine)
Nabokov n'y change rien
Deux défaites de suite face à des nations de second rang, cela commence à faire tâche pour la grande Russie. Tout comme le Bélarus, la Suisse ne l'avait pas battue depuis onze ans et le Mondial de Saint-Pétersbourg, un souvenir que la Sbornaïa n'a vraiment pas envie de faire revenir à la surface.
La solution peut-elle venir d'Evgeni Nabokov ? Le moins qu'on puisse dire est que le gardien est très attendu. La saison des New York Islanders étant achevée, il est enfin sorti de son imbroglio et peut enfin essayer de rattraper son retard de préparation après quatre mois sans match.
Est-il placé dans les meilleures conditions ? Dès la septième minute, Chudinov commet une faute en zone neutre, et Martin Plüss transforme la supériorité numérique par un tir du cercle droit dans la lucarne opposée. Les Russes s'attendaient peut-être à ce que Nabokov soit le sauveur naturel, mais ils ne facilitent pas sa tâche par leur passivité. Il leur tient quand même la baraque sur un 2 contre 1 de Déruns und Ambühl. L'arrêt est décisif, car sur la contre-attaque, Yakov Rylov égalise.
La Russie domine le deuxième tiers-temps et se montre plus efficace que la veille en powerplay. Artemi Panerin lui donne l'avantage, mais la Suisse résiste ensuite à trois contre cinq et revient à parité grâce à Thibaut Monnet, après un bon travail d'Ambühl. C'était le premier tir de la période, mais ce n'est pas le dernier, et les réflexes de Nabokov sont testés à bout portant par des attaquants suisses disposant d'une grande liberté en zone offensive.
Lire la suite : Suisse - Russie (Euro Hockey Challenge, match 4)
Retrouvailles manquées
Les organisateurs de ce Suisse-Russie à Fribourg avaient bien sûr une idée derrière la tête : le retour de Slava Bykov dans la ville qu'il a marquée de son empreinte et où il est encore aujourd'hui une idole. Mieux encore, l'entraîneur russe aurait pu y affronter son fils Andrej, qui a la nationalité suisse.
Le plan n'a malheureusement pas pu se réaliser. Le père Bykov est toujours impliqué dans les play-offs de KHL, où il a atteint pour la première fois la finale. Quant au fils, il a pris un choc au dernier match et souffre de maux de tête. Désolé pour les 6000 spectateurs : il n'y a donc pas de Bykov, ni sur la glace ni sur le banc.
Ils assistent quand même à un match de belle intensité. Un choc de géants ? Le mot est juste à la troisième minute, quand l'attaquant de 196 cm Ryan Gardner bute sur le gardien de 200 cm Vassili Koshechkin. Peu à peu, les Russes prennent l'avantage et font tourner le palet avec leur technique magistrale. Les champions du monde juniors Tarasenko et Panarin sont les plus en vue, et ils frappent tour à tour le poteau. L'autre Russe en évidence est Maksim Rybin, physique mais aussi technique sur une action individuelle d'éclat.
À cette supériorité individuelle russe, la Suisse oppose son collectif, discipliné et combatif dans les duels, et son gardien Tobias Stephan, serein et concentré. Et comme les Russes ne brillent pas par leur repli défensif, les contre-attaques sont explosives. Goran Bezina lance ainsi parfaitement Martin Plüss qui contourne le jeune défenseur Chudinov et feinte Koschechkin avec classe (1-0).
Lire la suite : Suisse - Russie (Euro Hockey Challenge, match 3)
Et de six pour Ružička !
Les Autrichiens ont bien revu leur copie en vingt-quatre heures ; plus agressifs et plus en mouvements, ce sont eux qui commencent le plus activement les débats. Les Slovaques ne commettent cependant aucune erreur en défense et même si les deux camps font bien circuler le palet, leurs actions respectives ne trouvent pas de conclusion heureuse au cours des vingt-premières minutes.
Lire la suite : Slovaquie - Autriche (Euro Hockey Challenge, match 4)
La relégation du championnat du monde, subie une fois de plus face à la France, a logiquement marqué la fin d'une génération pour l'Italie. Ce soir, à la première pause du match contre ces mêmes Français, cinq joueurs retraités internationaux sont ainsi célébrés pour leurs bons et loyaux services : Roland Ramoser, un des tout meilleurs joueurs italiens de l'histoire, mais aussi Giorgio De Bettin, Carlo Lorenzi, Stefano Margoni et l'idole locale John Parco, l'Italo-Canadien qui est devenu entre-temps assistant-coach de l'équipe nationale.
Les hommages n'ont cependant qu'un temps, car l'Italie a un Mondial de division I (à Budapest) à préparer si elle veut revenir dans l'élite. Après une victoire et une défaite contre la Pologne, ces deux confrontations face à la France constituent la dernière étape de sa préparation.
Les Français, eux, commencent seulement leur regroupmement, mais cela ne l'empêche pas d'imprimer le rythme dès la première période. La première occasion est un tir croisé de Mathieu Leblond, pas convoqué initialement mais appelé en appoint après le forfait de Damien Fleury. Le premier tir italien dangereux attend la quatorzième minute, par Ingemar Gruber de la ligne bleue. Alors que la France est en supériorité numérique après une charge incorrecte de Watson, Luca Felicetti réussit cependant à s'échapper en solitaire, mais Fabrice Lhenry remporte son duel.
Lire la suite : Italie - France (match international, à Asiago)
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