Le classement historique du tournoi de hockey sur glace olympique.
Le classement historique du championnat du monde.
La présentation et le bilan des Mondiaux 2011 en Slovaquie.
Vainqueurs de leur premier match la veille, l'Allemagne et la Slovaquie s'affrontent pour la première opposition de cette deuxième journée. Quelques changements sont effectués dans les alignements et surtout devant le filet. Dimitri Pätzold passe en tribune au profit de Jochen Reimer, tandis que Julius Hubacek se substitue à Peter Hamerlik. Tout cela confirme la volonté des deux sélectionneurs de donner un maximum de temps de jeu à tous leurs joueurs.
Jochen Reimer doit vite entrer dans son match pour faire face aux assauts slovaques, pas aidé par l'inutile cinglage de Denis Reul. Il est même sauvé par son montant droit sur un tir flottant de Dominik Granak à la ligne bleue (3'). Peu après, Köbi Kölliker perd Benedikt Schopper qui rentre au vestiaire touché au visage. Il faut attendre la huitième minute pour que la "Nationalmannschaft" porte sérieusement le danger sur la cage slovaque. Le capitaine Michael Wolf entre en zone, réceptionne une passe aérienne, contrôle de la main et lance à la cage. Hudacek bloque le disque.
Milan Bartovic répond par un raid côté droit, mais son tir coin court est dévié par Jochen Reimer. Sur l'engagement, Rene Skoliak transmet à Tomas Starosta qui tire de la bleue dans le trafic. Son tir surprend le portier qui ne peut que dévier la rondelle dans son but (0-1, 8'31"). Réaction immédiate avec Thomas Greilinger qui décale Patrick Hager mais son slap est repoussé par la mitaine de Julius Hudacek. Rapidement les locaux regrettent ce manque de réalisme. Parti dans le dos de Christopher Fischer, Libor Hudacek transmet du revers à Radoslav Tybor. Il évite le bon déplacement du gardien par une reprise croisée qui fait trembler le filet (0-2, 15'22").
Lire la suite : Allemagne - Slovaquie (Deutschland Cup, jour 2)
La France battue par la Norvège
Pour sa première sortie de l'année dans sa configuration principale (les rencontres estivales ayant été attribuées à la A'), l'équipe de France a intégré trois débutants : le défenseur Johann Morant, bien établi en LNA à Berne et qui avait raté la sélection en avril sur blessure, l'attaquant grenoblois de formation caennaise Graham Avenel et le cométaire Charles Bertrand. Il y a moins d'un an, Bertrand n'avait même pas été pris en équipe de France des moins de 20 ans, après une performance transparente un an plus tôt. Moins de onze mois plus tard, il a été invité dans la grande équipe de France, devenu incontournable car il s'est établi pleinement titulaire en SM-liiga, avec 7 points inscrits en 11 journées.
Face à une équipe norvégienne aux nombreux noms nouveaux, l'équipe de France n'aura pas réussi à inverser la tendance négative contre cet adversaire. À Lyon, tout se sera joué dans les supériorités numériques. La France y a ouvert le score par un puissant lancer plein centre de la ligne bleue de Kevin Hecquefeuille, incontournable dans ce domaine, mais elle a fini avec un 1/7 dans cet exercice.
Lire la suite : France - Norvège (match international à Lyon)

Le nouveau sélectionneur suisse de l'Allemagne, Köbi Kölliker, affronte en baptême du feu "son" équipe nationale, qu'il connaît parfaitement puisqu'il était encore adjoint de Ralph Krueger il y a dix-huit mois. Après des championnats du monde 2010 réussis à domicile et le quart de finale joué par les hommes d'Uwe Krupp en mai dernier, la pression est sur les épaules du nouvel arrivant.
Côté suisse, l'équipe sort d'un match de gala joué et gagné mardi soir face à une sélection d'étrangers de LNA. Ce match cumulé à la Deutschland Cup est utilisé par le sélectionneur Sean Simpson pour faire une très large revue d'effectif avec une sélection spécifique à chaque évènement. En effet, du contingent utilisé mardi soir il ne reste qu'un défenseur (Gobbi) et cinq attaquants (Brunner, Bykov, Moser, Schnyder et Sprunger), et le cadre élargi pour ce tournoi s'élève à vingt-neuf unités. Ajoutons également que la Suisse n'a plus battu l'Allemagne en tournoi depuis les Mondiaux 2009 à Berne (3-2). Enfin, ce match est aussi placé sous le signe du souvenir. En mémoire de Robert Dietrich, disparu dans le crash de l'avion du Lokomotiv Yaroslavl, une photo du défunt international a été mise en place dans le vestiaire allemand.
Le début de match est doré, comme la couleur des chandails allemands. Le premier tir vers Leonardo Genoni est adressé par Thomas Greilinger. Le forecheck local étouffe les relances suisses et offre donc cette première occasion à l'attaquant d'Ingolstadt (47"). Les hommes de Köbi Kölliker pressent haut et pratiquent un jeu agressif. La première punition sanctionne un surnombre suisse. Les Allemands sont bien installés et cherchent les positions de tir à la ligne bleue. Mais tous les tirs sont bloqués, et lorsque Felix Petermann manque le palet à la bleue, Kevin Romy en profite pour partir dans son dos et aller tromper Dimitri Pätzold entre les jambières (0-1, 5'23"). Réussite totale pour les joueurs à la croix blanche dont c'est le premier tir cadré de la partie.
Lire la suite : Allemagne - Suisse (Deutschland Cup, jour 1)

Quelle incroyable histoire que celle de Petr Nedved. En 1993, le hockeyeur tchèque était en dispute contractuelle avec les Canucks de Vancouver, et comme il venait d'obtenir la nationalité canadienne, il accepta alors la proposition du Team Canada de le rejoindre pour la saison olympique. Il a ainsi obtenu une médaille d'argent aux JO de Lillehammer... mais s'est privé du même coup de la possibilité de jouer pour son pays d'origine. Une seule fois, il a pu porter le maillot tchèque, c'était à la Coupe du monde 1996 organisée par la NHL. Mais dans les compétitions IIHF, il n'était plus éligible. Lorsqu'on veut changer de nation, il faut en effet jouer quatre ans dans le championnat du pays qu'on représente. Or, Nedved a passé l'essentiel de sa carrière en NHL.
En 2007, Nedved est rentré au pays. Nous sommes quatre ans plus tard et il peut donc de nouveau être sélectionné pour la République Tchèque. À un détail près : il a 39 ans et 11 mois. Un âge qui ne l'empêche pas d'être loin devant au classement des marqueurs de l'Extraliga et de passer plus de 25 minutes par match pour le leader Liberec. Il a donc été appelé en sélection tchèque, dont il est le plus vieux joueur de champ de l'histoire. Seul le gardien Hasek le dépasse. Et pour couronner le tout, il a été nommé capitaine.
Nedved lui-même ne savait pas trop comment justifier cet étonnant dénouement : "Je suis désolé. J'aurais pu vivre les années dorées aux championnats du monde, mais je ne peux rien y faire. Je n'en suis que plus reconnaissant d'être en équipe nationale. Le coach Alois Hadamczik m'a surpris. je ne savais même que cette possibilité existait. Je pensais que je ne pourrais jamais rejouer pour les Tchèques à cause de ma sélection pour le Team Canada et de mon âge."
Lire la suite : Il n'est jamais trop tard pour devenir tchèque !
Petite rétro avant les deux confrontations de vendredi 20h (à Lyon) et samedi 20h (à Grenoble, en différé sur Sport+ à 23h30)
Norvège - France 6-3 en novembre 2009 au Bélarus
France - Norvège 3-1 (à Strasbourg) et 1-1 (à Mulhouse, arrêté) en décembre 2009
Championnats du monde 2010 : France - Norvège 1-5
Championnats du monde 2011 : France - Norvège 2-3

Le livre L'incroyable histoire de l'équipe de France est disponible auprès de la Fédération Française de Hockey sur Glace et peut être commandé sur le site www.hockeyfrance.com.
L'auteur Tristan Alric nous confie en avant-goût un second extrait de son ouvrage, relatif à l'ancien sélectionneur national Jacques Tremblay.
À force de pousser le bouchon trop loin en profitant de son poste fédéral stratégique, et en encourageant les joueurs qu’il dirigeait à porter parfois la contestation, Jacques Tremblay exacerba incontestablement les esprits. C’est ainsi qu’au mois de février 1983, lors du match de championnat Tours-Saint-Gervais, le bouillant coach canadien fut victime d’une agression spectaculaire. Trois voyous surexcités profitèrent de l’absence de protection autour de la patinoire tourangelle et d’un attroupement de spectateurs près du banc des joueurs haut-savoyards pour ceinturer l’entraîneur des Aigles du Mont-Blanc. L’un d’entre eux lui asséna alors un violent coup de pied dans le bas ventre touchant ses "bijoux de famille". Jacques Tremblay perdit un moment connaissance avant d’être évacué dans les vestiaires par ses joueurs. Le célèbre entraîneur devait s’en remettre fort heureusement sans conséquences graves malgré un gros hématome sur les parties génitales...
À la suite de cette affaire retentissante tragi-comique qui irrita beaucoup les dirigeants de la FFSG, Jacques Tremblay dut abandonner son poste de coach du club de Saint-Gervais et il devint uniquement entraîneur national à plein temps partir du mois d’avril 1983. Son rôle fut alors redéfini et il prévoyait, outre la direction de l’équipe de France, l’obligation de superviser les trois sections sport-études de hockey sur glace (Chamonix, Le Fayet et Gap) ainsi que l’observation de certains matches du championnat de France.
Lire la suite : L'incroyable histoire de l'équipe de France : 2e extrait
Jamais une défense de l'équipe de France n'aura été autant composée d'expatriés ! Ils n'évoluent pas tous dans de grands championnats, puisque c'est la conséquence des exils de Moisand et Besch à des niveaux de compétition pas supérieurs à la Ligue Magnus. C'est aussi la rançon du succès de Johann Morant, bien établi en LNA, et qui avait manqué sa première sélection en avril par une blessure.
Ils sont trois nouveaux dans cette équipe qui jouera deux fois contre la Norvège (le 11 à Lyon et le 12 à Grenoble). Les deux autres sont Graham Avenel, seul représentant des Brûleurs de Loups hormis le gardien Quemener, et le cométaire Charles Bertrand. Il y a moins d'un an, il n'avait même pas été pris en équipe de France des moins de 20 ans, après une performance transparente un an plus tôt. Moins de onze mois plus tard, il est invité dans la grande équipe de France, devenu incontournable car il s'est établi pleinement titulaire en SM-liiga, avec 7 points inscrits en 11 journées.
Lire la suite : Bertrand, Morant et Avenel débuteront en équipe de France
Tristan Alric vient d'ajouter un nouveau livre à la collection fédérale avec "L'incroyable histoire de l'équipe de France". Dans cet ouvrage, qui pourra être commandé sur le site de la FFHG, le créateur de la Coupe Magnus relate le parcours de la sélection nationale depuis sa création, illustré de photos, de témoignages mais aussi d'anecdotes. L'extrait ci-dessous en donne un exemple.
Une autre anecdote concernant indirectement l’équipe de France se déroula également en 1977. En effet, le renfort franco-suisse Jean-Pierre Frutiger qui jouait à Dijon (après avoir été le renfort de Megève) devint célèbre du jour au lendemain en participant à une émission de télévision très regardée et qui était intitulée La Tête et les Jambes. C’est lors d’un stage de l’équipe de France organisé à Gap en 1977 auquel il participa que l’attaquant international fut contacté par un journaliste de la TV française. Ayant donné son accord, Jean-Pierre Frutiger se lança donc dans l’aventure cathodique comme cela avait été déjà le cas quatorze ans plus tôt du défenseur international Raymond Gilloz qui avait concouru dans cette même émission : « Après un match de championnat que j’avais disputé à Clermont-Ferrand avec l’équipe de Dijon, je suis parti en avion à Paris (via Lyon) pour me rendre à la patinoire d’Asnières où se déroulait la partie sportive de ce jeu télévisé qui était animé par Pierre Bellemare et Jacques Rouland. Le président de Dijon, Pierre Bouot, me servait de manager. Finalement, je n’ai participé qu’à deux émissions seulement car le candidat que je devais aider sportivement, un médecin, ne put donner toutes les réponses exactes concernant des appareils de photographie anciens. Mais l’impact de mon passage à la télé française a été incroyable ! Après cette fameuse émission, plusieurs entreprises voulaient que je mette de la publicité sur ma crosse mais c’était interdit à l’époque. J’ai reçu aussi beaucoup de messages venant de la Suisse où ce jeu était également très suivi à la télévision. »
Lire la suite : Livre sur l'incroyable histoire de l'équipe de France
La volonté de la France de co-organiser le Mondial 2017 avec l'Allemagne, qui existait depuis plus d'un an et dont on a souvent reparlé sur Hockey Archives (voir article de mai dernier), s'est concrétisée au congrès IIHF d'Istanbul puisque la FFHG a fait acte officiel de candidature. L'Allemagne, le Danemark et la Lettonie en ont fait autant.
Le principal évènement du congrès est le report du vote d'attribution, qui aura lieu en 2013, soit quatre ans en avance et non plus cinq. Une décision favorable à la France, qui pourra ainsi mieux se préparer. Son problème numéro un étant le manque d'infrastructures d'envergure internationale, cela permettra au projet de modernisation du Palais omnisports de Paris-Bercy - qui sera voté au prochain Conseil de Paris - d'avoir avancé dans l'intervalle.
La décision de report est motivée par la volonté d'analyser le retour d'expérience des co-organisations suédo-finlandaises de 2012 et 2013. Un bilan positif favoriserait le rapprochement d'organisateurs. L'Allemagne, frontalière de deux autres candidats (France et Danemark), y serait en position de force.
Voici l'offre améliorée de l'agence XLA pour que les supporters de l'équipe de France puissent se rendre aux championnats du monde à Helsinki en 2012, mise à jour après prise en compte des retours sur les premières propositions (11 ou 13 nuits, départ de Paris ou de Lyon).
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