Le classement historique du tournoi de hockey sur glace olympique.
Le classement historique du championnat du monde.
La présentation et le bilan des Mondiaux 2011 en Slovaquie.
Le Canada est donc contraint de disputer un match de barrage contre l’Allemagne suite à sa défaite face aux États-Unis (5-3). Un mal pour un bien, diront certains, car ce match donne l’opportunité à Mike Babcock d’effectuer une revue d’effectif et de peaufiner les réglages vu que le Team Canada ne s’est pas vraiment montré à son aise. Seul inconvénient mais il est de taille : le vainqueur de ce match devra se frotter à la Russie en quart de finale alors que celle-ci aura bénéficié d’une journée de repos supplémentaire.
L’Allemagne, battue à trois reprises en poule, n’a rien à perdre sur ce match si ce n’est tenir le plus longtemps possible et essayer de créer l’exploit. Du côté canadien, le changement attendu dans les cages a eu lieu : après sa prestation en demi-teinte face aux États-Unis, Martin Brodeur a dû laisser sa place au local de l’étape, Roberto Luongo, confirmé gardien partant pour le reste du tournoi. Mike Babcock a également revu ses lignes : Sidney Crosby et Rick Nash sont séparés pour la première fois du tournoi.
Lire la suite : Canada - Allemagne (JO 2010, premier tour des play-offs)
La Suisse a encore tenu tête aux meilleures équipes dans ce tournoi olympique, mais c'est en play-offs qu'elle doit être enfin performante. Ce premier tour a tout d'un piège face à une équipe du Bélarus qui subit le jeu mais fait preuve d'une efficacité redoutable sur ses rares occasions : 16,7% d'efficacité aux tirs, la meilleure statistique de la compétition.
Le scénario cauchemardesque pour la Nati serait donc de prendre un but en contre-attaque d'entrée. Et devinez ce qui se produit ? Viktor Kostyuchenok, l'ancien défenseur de Brest dans le Super 16, envoie une superbe longue passe vers Aleksei Kalyuzhny qui n'arrive qu'à toucher le palet sans le contrôler. La rondelle file donc tranquillement vers Jonas Hiller qui pose son bouclier sur elle... et la voit filer sur le côté ! Incroyable erreur du gardien suisse, qui se replace face au revers de Kalyuzhny, mais celui-ci part à la pêche en enfouissant son bâton entre les bottes de Hiller comme dans un terrier. L'arbitre canadien Paul Devorski accorde le but après vidéo alors qu'il avait semblé vouloir siffler l'arrêt du jeu dans un premier temps (0-1). Rien ne va plus pour le gardien d'Anaheim, qui avait fait douter le Canada mais avait déjà flanché contre la Norvège.
Commence alors un attaque/défense dans lequel la Suisse met la pression en zone offensive face à un bloc très regroupé et à Andrei Mezin, titularisé en alternance avec Koval. On sait, pour avoir déjà vu des situations semblables, que ça peut continuer longtemps comme ça sans but...
Lire la suite : Suisse - Bélarus (JO 2010, premier tour des play-offs)
C’est le grand choc attendu de ce groupe A entre les voisins et frères ennemis, le Canada et les États-Unis. Les Américains abordent ce match en position de force avec deux victoires en deux matchs dans le temps règlementaires face à la Suisse et la Norvège alors que les Canadiens ont abandonné un point en route face à la Suisse, ne s’imposant qu’au terme de la séance des tirs au but après un match mi-figue, mi-raisin.
Cette confrontation avec les boys de Ron Wilson fait donc figure de test grandeur nature pour le Team Canada qui doit s’imposer pour accéder directement aux quarts-de-finale. Convaincant dans la séance de tirs au but face à la Suisse, Martin Brodeur est titularisé dans les cages canadiennes tandis que Mike Richards est aligné sur le premier bloc offensif aux côtés de Sidney Crosby et Rick Nash.
Dés les premières secondes, Martin Brodeur se fait une première frayeur derrière le filet en dégageant mal la rondelle. Un loupé qui préfigure de la suite de la rencontre. Brian Rafalski récupère le palet à la ligne bleue et expédie un slap qui traverse une forêt de jambes et trompe Brodeur après une déviation involontaire du patin par Sidney Crosby (0-1, 00'41"). L’euphorie de la foule canadienne exprimée au coup d’envoi en prend un coup alors que le scenario ne pouvait être meilleur pour une équipe américaine adepte de la contre-attaque.
Les Canadiens sont fébriles en ce début de match et Ryan Callahan est tout près d’en profiter derrière la cage en provoquant une grosse frayeur à Brodeur qui voit le palet traîner le long de sa ligne de but. Sidney Crosby sonne alors le réveil canadien sur une accélération plein axe mais Ryan Miller s’impose avec autorité.
Si la Finlande gagne, elle remporte la première phase et s'offre un quart de finale contre le vainqueur de Suisse-Bélarus, en envoyant les Suédois face aux Tchèques (et en retrouvant le vainqueur en demi-finale). La Suède a quant à elle besoin de gagner de plus de cinq buts pour inverser cette situation. Une victoire "normale" la mettrait deuxième au classement général, ce qui lui donnerait la qualification directe mais la placerait dans le tableau de Canada/Russie.
Il ne peut y avoir d'arrière-pensée. Pour ces deux équipes, c'est l'heure de vérité. C'est par leurs performances contre la Finlande que se définissent les meilleurs joueurs suédois. C'est par leurs performances contre la Suède que se définissent les meilleurs joueurs finlandais.
Un seul changement de ligne finlandais : le décevant Antti Miettinen est envoyé sur le banc, remplacé par Jarkko Immonen qui joue pour la première fois du tournoi. L'attaquant de Kazan prend la place de centre en troisième ligne, et Olli Jokinen passe donc à l'aile. La Suède n'a prévu aucun changement, mais c'est sans compter avec la gastro qui s'est invitée à la fête. Peter Forsberg a été malade mais joue quand même, pas Påhlsson.
La Finlande se retrouve immédiatement en supériorité numérique, domaine où elle a excellé. En face, ce n'est plus l'Allemagne, la boîte suédoise est la plus agressive, mais le danger n'en est pas moins grand quand un revers de Mikko Koivu passe juste au-dessus de la cage.
Une obstruction de Timonen est suivie une minute plus tard d'une faute de Pitkänen qui met sa crosse entre les jambes de Franzén. La Suède joue donc à 5 contre 3. Pour la première fois elle a mis en place une ligne spéciale pour le jeu de puissance, avec Johansson et Alfredsson à la bleue, Franzén, Bäckström et Eriksson. Cette nouvelle unité concrétise par Loui Eriksson près de la cage sur un rebond laissé par Jiprusoff (1-0). La Tre Kronor maîtrise la suite du premier tiers-temps dans les deux sens de la glace avec une incroyable qualité de passe : zéro défaut.
Haut du tableau
Suisse 60% - Bélarus 40% / le vainqueur affronte les États-Unis
République Tchèque 90% - Lettonie 10% / le vainqueur affronte la Finlande
Bas du tableau
Canada 95% - Allemagne 5% / le vainqueur affronte la Russie
Slovaquie 80% - Norvège 20% / le vainqueur affronte la Suède
Dessine-moi un mouton...
Ce dimanche, c'est la grande messe du hockey. Dans l'ordre, Vancouver va assister aux revanches des trois dernières finales olympiques : 1998 (ce match), 2002 (Canada - États-Unis) et 2006 (Suède - Finlande). Trois défis qui donnent déjà l'eau à la bouche. L'ambiance dans la patinoire est digne des matchs du Canada et le public est chaud bouillant.
La surprenante défaite contre la Slovaquie a peut-être servi d'électro-choc pour la Russie qui joue un peu ce match à quitte ou double : une victoire et elle est première de poule, une défaite et elle n'est que troisième de poule avec un tour de plus à jouer contre la Norvège. Elle n'a pas hésité à échanger les centres de ses deux premières lignes (Malkin et Datsyuk) et à former ainsi un trio de choc : Ovechkin-Malkin-Semin.
Lire la suite : Russie - République Tchèque (JO 2010, groupe B)
La promenade de santé des Slovaques
Le vent tourne bien vite du côté de Vancouver et plus encore lors du tournoi de hockey sur glace où les certitudes d’un jour sont balayées par de nouvelles le lendemain. En l’espace de trois jours, la Slovaquie a ainsi vu son statut de formation vieille et apathique se transformer en celui d’une équipe redoutable pouvant mettre son grain de sel dans une compétition olympique finalement plus ouverte qu’il ne pouvait y paraître. Les commentaires élogieux vont désormais certes bon train mais il est clair que cette génération dite de « pré-retraités » en a surpris plus d’un après sa victoire aux penalties contre les champions du monde russes. Et la défaite contre les frangins tchèques fait déjà partie du passé…
Alors, au moment d’aborder l’ultime match de poule, on ne donne pas cher de la peau des Lettons encore bredouilles de points dans un groupe il est vrai peu à même de leur laisser une moindre lueur d’espoir. Les ouailles d’Oleg Znarok avaient encaissé huit buts contre Ovechkin & Co en ouverture ; ils en ont encore pris cinq contre les Lions la veille. Les premières secondes contre les représentants de la Double Croix laissent malheureusement pour eux entrevoir le même régime.
Qui veut affronter la Suisse ?
À moins que ce match ne se termine par un écart de plus de quatre buts, son enjeu est relativement clair : le vainqueur sera neuvième de la première phase et rencontrera donc la Suisse en play-offs ; le perdant sera onzième et se retrouvera face à un des favoris, qui peut être n'importe lequel des six gros puisque le classement ne sera connu qu'après les trois affiches au sommet de dimanche soir.
Pour gagner, encore faut-il marquer au moins un but. L'Allemagne ne l'a pas fait jusqu'ici, mais elle montre rapidement que les filets ne sont pas une terre inconnue pour elle. Un trident de NHL déroule une combinaison collective à la première supériorité numérique : Marcel Goc à la ligne bleue pour Marco Sturm ligne de fond qui sert Dennis Seidenberg au poteau opposé. Vitali Koval essaie de se déplacer rapidement mais le défenseur des Florida Panthers le bat de justesse puisque le palet ricoche sur le dessus de sa jambière (1-0).
Les erreurs de Bakos
Les Allemands semblent contrôler le jeu, une impresion qui se retourne contre eux pour leur plus grand malheur. Michael Bakos se fait presser et contrer à la ligne bleue à la ligne bleue offensive par Aleksei Ugarov, qui s'échappe et lève le palet en lucarne avec une grande maestria technique (1-1).
Le génie du hockey
Ces deux équipes n'ont jamais eu la réputation d'être les plus spectaculaires du hockey mondial. On peut craindre qu'elles soient rendues encore plus prudentes par l'enjeu. Et pourtant... Mes aïeux, quel match !
La première action étonnante arrive déjà après seulement une minute du jeu. Thierry Paterlini croit pousser le palet dans la cage ouverte, mais le défenseur norvégien Jonas Holøs le sauve du patin, sur la ligne de but, d'un magistral... tacle ! Mais comme il garde le palet enfoui sous lui, l'arbitre signale sans hésiter un tir de pénalité. Hnat Domenichelli s'élance mais son lancer bas échoue sur le bouclier de Grotnes. On réengage toujours dans la zone norvégienne, et la mise au jeu est gagnée par Anders Bastiansen vers Mats Trygg... qui ne contrôle pas le palet sur la ligne de fond. Ce cafouillage profite à Hnat Domenichelli qui passe en retrait à Julien Sprunger. Après avoir évité deux fois le but, la Norvège n'y "coupe" pas en fin de compte (1-0).
La Lettonie a le groupe le plus difficile dans ce tournoi olympique. Elle affronte trois adversaires de grand talent et risque donc de terminer douzième et dernière tous groupes confondus à la différence de buts. Cela la condamnerait à un tour de play-offs impossible contre le cinquième.
Sa paire Lavins-Galvins, qui a concédé cinq buts avant-hier, en encaisse un de plus à sa première présence. Une absence explicable car Guntis Galvins s'est sérieusement blessé à l'épaule sur cette action : son tournoi s'est terminé. Cela a aidé David Krejci à se retrouver seul face à Masalkis. Le centre tchèque fait faire le premier geste au gardien et le contourne alors facilement par la droite pour son premier but en équipe nationale (1-0, 02'30").
La République Tchèque réussit un excellent départ : intensité sur toute la surface de la glace et recherche permanente du partenaire en mouvement. Les buts s'enchaînent donc. Plekanec finit le travail après un tir de la bleue de Zidlicky, et, après une pénalité de Vasijevs, Jagr dans le cercle droit place le palet sous la barre (3-0, 05'07"). Avec une telle avance, les Tchèques patinent moins, mais font preuve d'une grande maîtrise du palet qui leur permet de garder le contrôle du match.
Lire la suite : République Tchèque - Lettonie (JO 2010, groupe B)
Plus d'articles...
Page 99 sur 126


