La nouvelle Ligue des Champions ne sera pas reconduite en 2009/10, suspendue un an par manque de financement.
La Coupe Victoria doit opposer chaque année le champion d'Europe à une équipe de NHL.
Compétitions européennes : les palmarès de la Coupe d'Europe, de l'EHL et de la Coupe Continentale.
Le dernier match du tournoi est une véritable finale, ce qui ne paraissait pas acquis d'avance. Outre les Roumains de Miecurea-Ciuc, invités-surpries battus mais pas ridicules, ce groupe comptait en effet un troisième prétendant sérieux en la personne du club ukrainien du Sokil Kiev. Il est arrivé par avion deux jours avant le début du tournoi, preuve de ses intentions sérieuses. Il s'agit d'un luxe pour un club qui paye toujours ses salaires en retard et qui s'est fut couper l'eau dans ses vestiaires...
Igor Karpenko, champion d'Europe en 2000 et gardien titulaire en l'absence de Simchuk de retour de blessure, avait déclaré que, pour réussir dans cette Coupe Continentale, la priorité du Sokil devait être d'améliorer ses unités spéciales défaillantes. Mission accomplie : ces deux derniers jours, les Ukrainiens ont marqué quatre fois en supériorité et n'ont rien encaissé en infériorité. Malheureusement pour eux, leur bilan à cinq contre cinq est de 1 but marqué pour 6 buts concédés. Ils se sont donc inclinés contre les deux favoris Asiago (3-4 aux tirs au but) et SønderjyskE (2-3).
Le scénario de cette dernière rencontre est donc simplissime : le vainqueur se qualifie pour la Superfinale à Minsk, que ce soit dans le temps réglementaire ou après. SønderjyskE, le club de Vojens, n'avait pas a priori la faveur des pronostics : la seule équipe danoise à avoir accédé à une finale européenne était Aalborg en 2008 aux dépens de Grenoble. Mais depuis ce temps, la crise financière a durement frappé le championnat du Danemark, moins flambeur et du coup moins flamboyant. Vojens est la seule ville à échapper un peu aux restrictions, mais les blessures auraient pu s'en charger : si l'attaquant suédois Dejan Matejic s'est coincé un nerf dans une chute contre le Sokil, l'international Christoffer Kjærgaard ne s'est en revanche pas fracturé d'os dans le pied comme on le craignait.
Le tournoi équilibré laisse augurer d'une confrontation intéressante, dans un bon esprit. Les fans d'Aalborg déploient un grand drapeau italien, mélangé des couleurs danoises sur la partie rouge, et qui porte la mention "Grazie Asiago" de la part du VIK (Vojens IK). Les Italiens, eux aussi, vouent un grand respect aux Danois, et surtout à leur entraîneur Mario Simioni, dont la saison à 109 points (il en a mis plus de 500 sous le maillot d'Asiago) n'a jamais été oubliée ici. Il est même devenu une espèce de mythe, sur lequel circule divers fantasmes : du genre, on raconte qu'il était capable d'atteindre la barre transversale tirant du poignet du milieu de glace...
Lire la suite : SønderjyskE - Asiago (Coupe Continentale, troisième tour, groupe E)
Paul Thompson (entraîneur de Coventry) : "Nous avons été idiots. Stupides. Égoïstes. Nous leur avons donné le match. Leur powerplay est leur arme, et nous avons pris des pénalités paresseuses. Je suis très déçu. Nous avions l'équipe pour progresser au tour suivant, pour la première fois dans la compétition sans doute. Avec l'équipe nationale, nous avons réussi à arrêter ces pénalités stupides. À 5 contre 5, ils ne sont pas meilleurs que nous, mais en powerplay, ils ont plus de talent. Quand on tue des pénalités, on n'a plus d'énergie ensuite sur nos supériorités. On a fait tout ce qu'on avait dit ne pas faire. On n'a jamais pris le rythme parce qu'on n'a pas cessé de reprendre des pénalités. On n'a pas maintenu notre niveau au match 3. La fin est décevante mais ce fut une expérience magnifique."
Marc-André Thinel (attaquant de Rouen) : "Normalement, les Anglais jouent un peu salaud, ils ne sont pas très rapides et ils donnent des coups. On savait qu'il fallait patiner, c'est ce qu'on a fait. On n'a pas joué sur les talons, on a foncé. Contre Cracovie, on n'avait pas réussi à rentrer dans le match, mais on savait que, plus le tournoi allait, mieux ça irait. C'est ma troisième Coupe Continentale, à chaque fois on avait moins de jambes au premier match. On n'a pas toujours de gros matches en France, quand on la chance de le faire, il faut qu'on se donne à fond. Maintenant, tout le monde se sent confiant."
Être à la hauteur
Rouen tient sa finale, son dernier match décisif, ce qu'il fallait pour attirer les grands médias, de L'Équipe à France 3 avec une équipe de Tout le sport. L'ambiance dans les tribunes est clairement montée d'un cran. Il faut donc que les Dragons soient à la hauteur de l'évènement, dans une patinoire qui déborde dans les escaliers et qui n'attend que ça. Si Coventry a réussi un tournoi sans faute, solide et discipliné, le RHE n'a pas encore évolué à son meilleur niveau, celui qu'il est capable d'atteindre. Les leaders normands sont attendus au tournant, et en particulier la ligne Desrosiers-Mallette-Brunelle, muette depuis le début du tournoi.
Dès la première minute, Julien Desrosiers est accueilli en zone offensive par une mise en échec de Zanon sur première attaque. Le match sera physique. Janil prouve que Rouen est capable de répondre avec une charge pleine glace. Les deux premières actions sur la cage rouennaise se finissent en petite échauffourée, parce que Lhenry arrête le palet en deux temps et que les Britanniques cherchent à tout prix à exploiter le rebond.
La ligne Mallette se montre beaucoup plus active et tenace en zone offensive. C'est elle qui provoque la première faute de Brian Lee. Les Dragons installent bien leur powerplay, et Julien Desrosiers trouve une superbe passe transversale de Desrosiers pour Mallette à travers le slot. Le but paraît acquis mais Brett Jaeger réussit à bloquer ce palet sous sa botte en déplacement latéral ! Un arrêt exceptionnel du gardien canadien, dont on se rappelle qu'il a été très bon depuis le début du tournoi. Un écueil à franchir pour Rouen.
Lire la suite : Rouen - Coventry (Coupe Continentale, 3e tour, groupe D)
L'an passé en Coupe Continentale, Liepâja avait battu Cracovie 6-5. Les spectateurs rouennais aimeraient bien un score du même genre et un match aussi animé pour en avoir pour leur argent. Mais c'était alors le premier jour du tournoi à domicile, et les Lettons jouaient devant leur public. Le contexte a changé. Nous sommes le dernier jour, les deux équipes sont déjà éliminées, et c'est sûrement la plus motivée qui l'emportera.
Les premières minutes sont équilibrées et ouvertes, mais la première salve est polonaise. L'inévitable Leszek Laszkiewicz place un tir du poignet précis en entrée de zone, à mi-hauteur côté plaque de Maris Jucers (1-0, 03'50"). La deuxième ligne polonaise essaie d'enchaîner avec un centre appuyé de Michal Piotrowski pour Mikolaj Lopuski arrivé seul devant la cage, mais celui-ci n'arrive pas à exploiter ce bon palet.
Cracovie n'a pas d'unités spéciales et alterne ses lignes de façon régulière à la mode de l'est. C'est donc le troisième bloc qui hérite d'une situation de 5 contre 3, après une crosse haute de Katulis et une obstruction de Knikts. Il s'acquitte de cette mission avec brio, avec un tir de la bleue de Patryk Prokop que Rafal Martynowski dévie parfaitement en lucarne (0-2, 08'46").
Lire la suite : Cracovie - Liepâja (Coupe Continentale, 3e tour, groupe D)
Rodolphe Garnier (entraîneur de Rouen) : "L'important, c'est la victoire, parce qu'elle nous laisse nos chances pour demain. C'est étonnant qu'on joue avec autant de nervosité. Il a fallu un grand Lhenry pour nous empêcher d'être menés. Au deuxième tiers, on a joué plus classique avec du trafic devant la cage, cela correspond plus à ce qu'on doit présenter en jeu de puissance. Même au troisième tiers, on n'a pas joué avec confiance malgré le score. On a pris trop de pénalités. Coventry est une équipe bonne en powerplay, il faudra être plus calmes et appliquer les consignes."
"Il y a dans notre équipe de très bons joueurs qui voudront sauver leur tournoi demain. Je ne sais pas pourquoi le bloc de Carl Mallette est aussi tendu. Au moins, ils ne donnent pas de but, on va s'en satisfaire, mais c'est vrai qu'on attend de ces joueurs qu'ils puissent marquer. Les prisons que Julien Desrosiers a pris, c'est plus de la frustration, parce qu'il ressent qu'il n'y arrive pas. Mathieu Brunelle, je l'ai mis sur le banc à la fin parce qu'il ne joue pas comme il en est capable, mais il sera aligné demain."
"Janil essaie de mettre une charge, et il laisse alors un 2 contre 1 devant la cage qui devient un but, mais sur cette action, je cherche encore le troisième homme, qui est dans le coin. Bien sûr, c'est un jeune défenseur qui manque d'expérience sur ce genre de tournoi, mais dans ce cas-là, que fait-on ? On ne fait pas jouer les jeunes Français, et on ne joue qu'avec des étrangers ? Janil est un jeune joueur qui s'engage physiquement, qui donne des mises en échec, ce soir je l'ai vu se coucher devant un lancer en infériorité. Quand on ne marque qu'un but comme hier, je ne pense que le problème soit en défense."
Rouen est redevenu maître de son destin grâce au résultat de l'après-midi et est désormais la seule équipe à pouvoir empêcher Coventry d'accéder à la Superfinale à Minsk. Une défaite ce soir enlèverait tout suspense avant même la dernière journée. Autant dire que les Dragons n'ont pas le droit à l'erreur s'ils veulent préserver l'intérêt de la compétition qu'ils organisent.
Méfiance. Il paraît que le vestiaire et le bus du Metalurgs résonnent encore de l'engueulade que se sont pris les joueurs de Liepâja après leur non-match contre Coventry (1-6). Même s'ils sont déjà éliminés, les Lettons n'ont donc pas l'intention de présenter le même visage qu'hier. Leur honneur est en jeu. Le coach Valeri Voronin a changé toutes ses lignes. Les dynamiques Stals et Skvorcovs entourent désormais Blinovs, et Maris Gravitis est promu entre les vétérans Mamonovs et Filimonovs. C'est Edgars Brancis qui en fait les frais, rétrogradé de la première à la quatrième ligne.
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Incident diplomatique au cours de la première journée de la Coupe Continentale à Rouen. La raison en est l'initiative d'organiser entre les tiers-temps un concours de chant d'hymnes nationaux par des supporters volontaires. Déjà, le principe en avait un peu avorté dès le premier match, faute du moindre Letton présent. On s'était retrouvé avec une "Marseillaise" par défaut à opposer à un "God Save the Queen" qui conduisait à se demander si la Reine n'aurait pas préféré la version des Sex Pistols, plus mélodique.
Le châtiment pour les oreilles s'était poursuivi le soir lors de Rouen-Cracovie, où une nouvelle "Marseillaise" avait été comparée à un hymne supposé, asséné par un Polonais. À l'écoute de ce chant hurlé avec enthousiasme, et repris par ses congénères, on avait un peu froncé les sourcils et cherché une personne susceptible de parler polonais pour confirmer qu'il n'en avait pas profité pour beugler une chanson paillarde à un public qui ne la comprenait pas.
Les doutes se sont avérés fondés. Il s'agissait en fait d'un chant de haine contre l'équipe de football du Wisla Cracovie. En effet, le Cracovia est un club multisports, et ses supporters proviennent souvent des tribunes du stade. Le derby Cracovia-Wisla est un des plus violents du football européen, avec régulièrement des morts à l'arme blanche. Le représentant du quotidien sportif polonais à Rouen a rapporté l'incident, et on n'entendra plus d'hymnes à l'île Lacroix. Nos oreilles remercient chaleureusement ce supporter polonais...
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Cela fait deux ans que la France organisait la Superfinale de Coupe Continentale, avec à la clé une belle deuxième place pour Rouen en 2009 et une décevante quatrième place Grenoble en 2010. Le représentant de la Ligue Magnus va maintenant devoir prouver qu'il mérite cette place dans le carré final de la seule compétition européenne restante. Rouen en a les moyens à domicile face à des adversaires à sa portée, encore faut-il concrétiser.
Cracovie, vice-champion de Pologne qui prend la place du champion (Podhale Nowy Targ) mis en faillite, présente certaines similarités avec le RHE. Ces deux équipes dominent leur championnat, elles sont donc capables de produire un jeu de haut niveau, mais elles ont aussi une propension à l'inconstance car elles ne sont pas poussées à leur meilleur niveau à chaque match.
Luc Tardif, qui s'est fait un lumbago hier lors d'une séance de musculation, sera absent pour Rouen dans ce tournoi. Comme pendant sa suspension, Alexandre Mulle prend sa place sur les lignes titulaires.
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Les supporters de Coventry remplissent leur tribune, et même un peu plus. Venus avec leur mascotte, un Dragon vert, ils mettent l'animation dans une patinoire où l'on cherche vainement le moindre partisan letton. Sur la glace, le rapport de force sera-t-il le même entre deux formations au profil très différent ? D'un côté, un club britannique classique avec ses Nord-Américains, son jeu physique et son banc court. De l'autre, un club de l'est classique avec ses qualités techniques, ses quatre lignes et son "K" sur le maillot pour désigner le capitaine.
Très clairement, Coventry, qui a changé ses trios habituels du championnat, aborde le match de manière plus dynamique. Dès la deuxième minute, Dan Carlson centre du coin gauche vers Jonathan Weaver. Monté entre les cercles, le capitaine de l'équipe nationale de Grande-Bretagne ajuste le gardien côté bouclier (1-0). Bobkov est pénalisé dans la foulée pour retenir, et une passe de derrière la cage de Greg Chambers est reprise à ras glace d'Owen Fussey, sous la botte du gardien dans son déplacement (2-0). Deux tirs, deux buts : Dmitrijs Zabotinskis confirme la réputation inénarrable des gardiens lettons...
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