Classement IIHF : 4e (2010).
61 684 licenciés (21 746 hommes, 3 527 femmes, 36 411 juniors).
247 patinoires (dont 27 en plein air).
Organisation des championnats : SM-liiga (14 clubs), Mestis (14 clubs), Suomi-Sarja, II divisioona. Juniors (A = U20, B = U18, C = U16).
La saison finlandaise 2009/10.
Le bilan du championnat finlandais 2008/09.
Résultats des années passées : 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2003, 2002, 2001, 2000...
Grands joueurs : Urpo Ylönen, Veli-Pekka Ketola, Jari Kurri, Esa Tikkanen, Saku Koivu, Teemu Selänne.
Le Jokerit Helsinki a perdu 3-5 hier contre les Pelicans, équipe avec laquelle il était à égalité de points, et il n'arrive donc pas à décoller de sa dernière place au classement de la SM-liiga finlandaise. Il vient donc de licencier aujourd'hui l'ex-sélectionneur national Hannu Aravirta, l'homme qui devait pourtant redonner son âme au club, et son adjoint Antti Törmänen.
Aravirta était censé amener un nouveau système de jeu après trois années d'entraîneurs canadiens, mais il n'a jamais réussi à le mettre vraiment en place. La dernière recrue en date traduit d'ailleurs un total reniement par rapport aux déclarations du patron Harkimo au printemps : il s'agit en effet d'Alex Brooks, un défenseur qui s'était révélé au Jokerit en 2001/02 à sa sortie d'université avant de signer un contrat avec les Devils du New Jersey (il a depuis disputé sept saisons d'AHL avec un passage en NHL de 19 matches). Cet Américain est un arrière purement physique qui contredit totalement la politique de retour aux traditions tant claironnée cet été.
Lire la suite : Tourmente au Jokerit, "deal de rêve" pour Lukko

Le Jokerit Helsinki était le grand favori du championnat finlandais. Il avait enfin constitué l'équipe que les fans espéraient : un effectif entièrement finlandais avec le retour des anciennes gloires (Niemi, Hentunen) et l'ex-sélectionneur Hannu Aravirta sur le banc pour remplacer les Nord-Américains. Les attentes étaient grandes et la déception est à cette mesure : l'équipe se retrouve dernière du classement après 16 matches !
Juuso Riksman, censé être un des meilleurs gardiens du championnat, plafonne à 88% d'arrêts. Les stars Esa Pirnes et Jukka Hentunen ne suffisent pas à une attaque qui est la moins efficace de la SM-liiga. Toute l'équipe est en panne de confiance et semble manquer d'énergie dans le patinage et au repli défensif.
Pour réveiller l'offensive, Fredrik Bremberg, l'ancien marqueur de Djurgården, a été pris à l'essai après son aventure avortée en Russie : avec trois assistances en trois rencontres et une fiche de +4, le Suédois devrait sans doute être gardé. L'expérience "100% finlandaise" aura donc duré guère plus d'un mois : un revirement qui fera encore râler sur le management à court terme du club du milliardaire Harkimo, qui change d'avis comme de chemise.
Le record de victoires en début de saison était bloqué à 6 depuis que la SM-liiga a été fondée il y a 34 ans, et il vient d'être battu. Par qui ça ? Jokerit ? Kärpät ? Rien de tout ça, par un petit club qui a joué le barrage de maintien l'an passé : Lukko Rauma. Il a enchaîné 7 victoires de suite dans le temps réglementaire, et a bien failli en ajouter une huitième hier, mais il s'est fait rejoindre par Tappara à trois minutes de la fin avant de s'incliner aux tirs au but.
Alors que le championnat finlandais compte de moins en moins d'étrangers, suivant la mode du champion en titre JYP qui a gagné avec un effectif 100% national, les jaune et bleu du Lukko - qui restent quand même leaders - doivent ce bon début de saison à deux joueurs américains. L'attaquant californien Justin Morrison, après avoir joué dans six clubs européens de cinq pays différents en deux ans, est revenu dans celui où il avait le mieux réussi (Lukko) et paraît devoir s'y stabiliser maintenant qu'il a retrouvé la confiance. Ce grand gaillard est un joueur qui fonctionne au moral. Le défenseur Charlie Cook était déjà présent l'an passé, mais il a franchi un cap car il est actuellement le meilleur marqueur du championnat chez les arrières.
Si ces deux joueurs pointent autant, c'est que le jeu de puissance fonctionne à merveille. Les unités spéciales du Lukko sont les meilleures du pays, et les pires sont celles du... Kärpät Oulu, triple champion sur les cinq dernières années.
La SM-liiga continue de bousculer la hiérarchie. Le favori (Jokerit) et le dernier club dynastique en date (Kärpät) traînent en onzième et douzième position du classement, non qualifiés à l'heure actuelle pour les play-offs.
Après avoir remporté le titre finlandais, le petit club du JYP Jyväskylä a vu s'exiler deux joueurs-clés, sa vedette offensive Jarkko Immonen (Kazan) et son pilier défensif Ville Mäntymaa (Frölunda). Fatalement, il lui sera difficile de confirmer. La conquête de la SM-liiga, qui commence aujourd'hui, aiguise donc d'autres appétits.
Le favori désigné, c'est le Jokerit Helsinki. Les jokers, eux, ont fait revenir des internationaux renommés de Russie (Esa Pirnes et Jukka Hentunen) ou de Suède (le plus vieillissant Antti-Jussi Niemi). La décision du milliardaire Harkimo de renoncer aux étrangers n'est donc pas synonyme de repli des ambitions. Même l'ex-entraîneur canadien Glen Hanlon, pas rancunier, y a un peu contribué : en constituant son Dynamo Minsk à partir de ses connaissances finlandaises, il s'est certes servi dans son ancien effectif en emmenant avec lui Mikko Jokela à Minsk, mais il a aussi pioché chez les concurrents avec Geoff Platt (Ilves), Mika Oksa (KalPa), Jussi Makkonen (HPK), Josef Boumedienne et Jonas Andersson (tous deux de Kärpät).
La "dynastie" Kärpät est donc affaiblie malgré l'arrivée du défenseur offensif Teemu Aalto et de l'attaquant tchèque Pavel Rosa. Quant au challenger des Blues d'Espoo, les années folles sont terminées puisqu'il a diminué son budget de 25%. Des places à prendre, alors ?
Les supporters de l'ancienne lanterne rouge, le KalPa Kuopio, après avoir goûté à la médaille de bronze grâce à un phénoménal leader - et co-propriétaire du club - nommé Sami Kapanen, se prennent même à rêver au titre. Le nouveau gardien Ari Ahonen n'était-il pas un grand espoir avant de se morfondre cinq longues années en AHL dans l'équipe-ferme des New Jersey Devils (comme s'il y avait un quelconque poste à prendre derrière Martin Brodeur...) ? La défense, très stable, a été dotée du seul renfort étranger de l'équipe, le Suédois Adam Andersson. Et surtout, Kapanen fait des émules puisque deux beaux attaquants reviennent dans leur club formateur quitté il y a longtemps : Tommi Miettinen, un excellent technicien exilé en Suède (Luleå), et Kalle Kerman, sélectionné en équipe de Finlande aux derniers championnats du monde.
Il était une fois un "petit club"... qui domine aujourd'hui la SM-liiga avec 15 points d'avance !
L'homme qui a conduit le JYP à ce niveau, c'est Risto Dufva. L'ancien entraîneur national des moins de 20 ans est un formateur reconnu, et il a mis en place un système unique en Finlande de coopération avec les écoles de la ville. Une académie qui combine apprentissage du hockey et éducation.
Le principe du club est de ne jamais fixer de barrière au cursus scolaire des joueurs. Bien sûr, il arrive parfois qu'ils arrêtent d'eux-mêmes leurs études pour se lancer dans une carrière pro, mais ils sont libres. Et ils savent qu'ils ont un exemple vivant de réussite complète en la personne de Sinuhe Wallinheimo, gardien formé au club qui combine 94% d'arrêts dans la saison avec trois diplômes universitaires, tout cela en se faisant élire conseiller municipal de Jyväskylä en octobre dernier pour le parti de droite Kokoomus...
Dufva n'est évidemment pas seul. Il a déjà initié une collaboration totale avec l'autre club de Jyväskylä, le D-Team, qui connaît une réussite parallèle puisqu'il est troisième en Mestis. Et il bénéficie de tout le travail des formateurs qui se sont relayés depuis vingt ans. Il y a quelques années, le JYP avait du mal à faire percer ses bons jeunes en équipe première. Les joueurs partaient frustrés sous d'autres cieux. L'exemple de Juha-Pekka Hytönen prouve que cette époque est révolue : c'est sur place qu'il est progressivement devenu un des cadres.
Quant à ceux qui étaient partis, ils reviennent peu à peu. Tuomas Pihlman en est le meilleur exemple. Il est revenu il y a un an après avoir peu eu sa chance en NHL pendant quatre années en Amérique du nord. Il vient de connaître un mois exceptionnel avec 12 points en 7 matches, dont un phénoménal quadruplé contre Espoo avec le but en prolongation comme cerise sur le gâteau. Il complète parfaitement le meilleur marqueur de la ligue Jarkko Immonen, et après son 5-1 chez le deuxième (KalPa) pour finir l'année, on voit mal qui peut se dresser sur la route du JYP pendant cette saison régulière.
Longtemps, "TPS" a été la meillure traduction finnoise du mot victoire. Entre 1988 et 2001, le club de Turku avait atteint 11 fois la finale du championnat en 13 ans et l'avait remportée 8 fois, avec deux entraîneurs : Hannu Jortikka, auteur de deux triplés à dix ans d'intervalle (1989-1991 et 1999-2001), et le Russe Vladimir Yurzinov qui aussi amené les deux titres de champion d'Europe (1994 et 1997).
Cela fait des années que le TPS court après son passé. Après l'échec du retour de Jortikka, le destin du club avait été confié depuis l'an dernier à Hannu Virta, un des quatre joueurs du club à avoir eu son numéro retiré avec Timo Nummelin, Juhani Wahlsten et Saku Koivu. L'ancien défenseur vient maintenant de marquer l'histoire du club d'une autre manière : Virta est le premier entraîneur à s'y être fait virer en cours de saison !
Pour en arriver là, faut-il que le TPS soit en mauvaise posture. C'est le cas puisqu'il est... dernier. L'attaque est inoffensive (1,7 buts par match) et Aki-Petteri Berg n'est plus le leader des lignes arrières qu'il était encore l'an passé. Les vieilles gloires du club semblent plus un poids qu'autre chose : Marko Kiprusoff, qui a connu les grandes années, effectue désormais des prestations désastreuses à 36 ans.
Lire la suite : Top/flop européen d'octobre 2008 : TPS Turku (flop)
Après avoir troqué le jaune pour le bleu comme couleur de maillot à domicile cette saison, le Lukko Rauma tutoie le ciel, en tête de la SM-liiga. Rien ne semblait pourtant destiner cet habitué du ventre mou à prendre les commandes du championnat finlandais. Si l'on excepte le tournoi de rentrée de la fin juillet qui a peu de signification à ce stade de la préparation, la pré-saison n'avait apporté qu'un seul succès sur les neuf matches suivants, et face à une équipe de deuxième division suédoise (Björklöven).
La verve offensive retrouvée du Lukko se résume à un nom : Juha-Pekka Haataja, élu joueur du mois après avoir totalisé 5 buts et 7 assistances en 8 matches. Le gardien Petri Vehanen, considéré comme la seule star de l'équipe, faisait aussi partie des nominés. On comprend mieux maintenant combien Haataja a manqué l'an passé, quand sa saison s'est arrêtée après 33 matches en raison d'une blessure à la jambe.
Sa position flatteuse rend du même coup Lukko attractif : le centre de 21 ans Perttu Lindgren, revenu d'une saison un peu précoce en AHL, vient de signer à Rauma au grand dam des supporters de son club formateur Ilves.

Normalement, cette rubrique top/flop est censée s'équilibrer sur la durée pour un club donné, tout club connaissant des hauts et des bas. Comme l'aurait dit La Palice, quand on est monté tout au sommet, on ne peut que redescendre...
À ce titre, le Kärpät Oulu est un défi aux lois de la logique. Il a déjà eu droit à sa flèche verte durant les saisons 2000/01, 2001/02, 2003/04, 2004/05 et 2006/07. Bref, cinq fois en sept ans... et maintenant six en huit ans ! Excès de compliments ? Honneur immérité ? Même pas. Un simple constat. Alors que tous les clubs qui connaissent des succès à répétition sont confrontés au risque de sclérose, Kärpät arrive à conserver une attention soutenue même si les play-offs de l'an passé ont été remportés sans perdre un match. L'affluence en saison régulière est la meilleure depuis cinq ans.
À chaque fois, le club arrive à se fixer de nouveaux défis. C'est le cas dans le marketing, avec le lancement de vin et de bière "Kärpät", mais cela ne se limite heureusement pas à ça. La vraie progression et le vrai challenge concernent bien le domaine sportif. Et ce qui fait rêver Oulu, c'est la nouvelle Ligue des Champions que l'IIHF mettra en place l'an prochain. L'Europe, c'est ce qui maintient la soif de victoire dans les tribunes de la Energia Arena.
Et pourtant, Kärpät n'est même pas sûr d'y participer ! L'IIHF a pourtant imposé aux pays concernés que ce soit le champion et le vainqueur de la saison régulière qui y soient qualifiés. Avec dix points d'avance à trois matches de la fin, l'hermine est donc assurée de la première place. Sauf que la Finlande est le seul pays à avoir obtenu une dérogation exceptionnelle de la fédération internationale afin que, pour la première saison, ce soient les deux finalistes qui soient retenus. La raison de ce cas d'espèce, c'est justement la domination d'Oulu : la SM-liiga voulait ainsi ménager le suspense, puisque, dès janvier, il n'y en avait déjà plus pour la fin de saison régulière.
Ce n'est pas pour autant que le public s'est lassé. Il a encore vécu un bon mois de hockey et enregistré avec plaisir le retour du centre très apprécié Jari Viuhkola, après son escapade nord-américaine et une blessure qu'il traîne depuis plusieurs mois. Pour son premier match, il a inscrit quatre assistances. Il y a toujours un motif pour se réjouir dans le Grand Nord finlandais.
L'international tricolore passera donc la suite de sa saison en Mestis, la deuxième division finlandaise, dont les meilleurs joueurs sont toujours les ex-Grenoblois Tero Forsell (meilleur marqueur) et Pasi Järvinen (meilleur +/-).
Le Sport Vaasa y occupe actuellement une décevante huitième place sur douze au classement. Cette équipe compte trois étrangers dans ses rangs, tous canadiens. Deux attaquants, Blake Robson (venu d'ECHL) et Ian McNeil, cet ex-joueur d'AHL qui a fait deux courts remplacements en LNB suisse en octobre, l'une à Sierre à la place de Derek Cormier rentré au Canada en raison du décès de sa mère, l'autre à Lausanne à la place d'Eric Himelfarb blessé. Le troisième est un francophone, le gardien Jocelyn Guimond (venu de NCAA). Les étrangers ne tiennent cependant pas un rôle majeur dans l'effectif du Sport Vaasa, dont les éléments moteurs sont Finlandais.
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